Dans ce qu'on imagine être un futur proche, un entrepreneur qui vient de perdre sa femme invente un système de caméra permettant de voir les défunts jusque dans la tombe. Il doit toutefois composer avec une mystérieuse attaque informatique et la dégradation de plusieurs tombeaux connectés. Difficile de faire plus cronenbergien que ce scénario traversé par la mort, le progrès technologique et le désir. Cependant, à rebours d'autres films du réalisateur dont l'abject Les Crimes du futur, Les Linceuls est assez peu graphique dans son traitement, presque pudique malgré son sujet fondamentalement morbide. Si son aspect autobiographique est particulièrement intéressant, il ne sauve toutefois pas un scénario bâclé, incapable d'exploiter les pistes pourtant prometteuses initialement lancées. C'est donc un nouveau film décevant pour le réalisateur canadien, qu'on aimerait voir à nouveau capable de trousser un film convaincant du début jusqu'à la fin.
Film de science-fiction dramatique écrit et réalisé par David Cronenberg, Les Linceuls est un bon long-métrage. L'histoire nous fait suivre Karsh, un cinquantenaire, chef d'entreprise qui, peinant à se remettre de la mort de sa femme, Becca, emportée par un cancer, a créé une technologie permettant de voir le corps des proches récemment disparus se décomposer dans leur cercueil. Mais, quand plusieurs tombes, dont celle de sa femme, sont profanées, Karsh se lance à la recherche des responsables, appuyé par Terry, sa belle-sœur, et Maury, son beau-frère ayant participé à la conception du chiffrement des données et au système de surveillance. Ce scénario s'avère intéressant à visionner tout du long de sa durée d'un peu moins de deux heures. En effet, l'intrigue traite d'un sujet aussi important que délicat puisqu'il parle de la mort et de la façon de faire son deuil. Et cela est bien traité avec cette technologie à la fois macabre et nécessaire pour certains. Hélas, la tournure que prend le récit au fil des minutes n'est pas vraiment celle espérée, mais elle reste satisfaisante en semant le doute sur l'identité et les motivations des profanateurs. Surtout, il met en exergue un amour post-mortem douloureux autant centré sur l'esprit que le corps, beau à voir. Tout cela donne lieu à des scènes à l'action très limitée mais marquantes par leur aspect corporel à la fois morbide et charnel. Le ton se veut triste et aussi solennel qu'un enterrement. L'ensemble est porté par des personnages à la psychologie suffisamment développée. Des rôles correctement interprétés par une distribution comprenant Vincent Cassel, Diane Kruger, Guy Pearce, Sandrine Holt ou encore Al Sapienza. Tous ces individus entretiennent des rapports procurant quelques petites émotions. Des échanges soutenus par de bons dialogues. Sur la forme, la réalisation du cinéaste canadien n'est malheureusement pas des plus inspirées. Sa mise en scène est assez pauvre et basique, à base de champs-contrechamps. Seuls les passages dans le cimetière et les séquences organiques de mutilations sortent esthétiquement du lot. Les décors sont pour leur part appréciables. Ce visuel banal est accompagné par une bonne bande originale signée Howard Shore. Hélas, ses compositions ne se font quasiment pas entendre alors qu'elles confèrent une véritable atmosphère lorsqu'on entend leurs notes. Quel dommage de ne pas les avoir davantage utilisées. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Les Linceuls qui, en conclusion, est un long-métrage de bonne facture méritant d'être découvert.
J’ai vu ce film et je me suis simplement posé une question jusqu’où et c’est ce que ce film veut nous laisser poser comme question sommes-nous prêt à aller pour rester au plus près de nos proches même après la mort eh bien c’est ce que David Cronenberg explore à travers les linceuls, avec une écriture et un sens des plans à mes yeux, très réfléchi, une question sur la vie et aux avis variés sur la mort, ce film explore, non pas seulement le décès, mais ce qu’on est prêt à faire pour surmonter le deuil
Cette trame de fond aurait peut être pu donner un excellent Cronenberg à sa grande époque. Mais sur cette fin de carrière où même ses plus fidèles aficionados ont du mal à le défendre cela vire à la tristesse. C est un film extrêmement pauvre. Pauvreté des moyens dont il semble bénéficier et cela se voit à l écran, mais surtout et cela est bien pire: pauvreté des intentions et des idées. C est un film cacochyme qui donne l impression d être à bout de souffle à peine après avoir débuté. Un film a la fois brouillon et creux, qui semble sonner le glas d un artiste ayant perdu la flamme qui avait pourtant brûlé si fort.
David Cronenberg n’est pas rassasié et nous pond un nouveau concept bien tordu entourant l’un de ses thèmes fétiches, j’ai nommé le body-horror ! Avec son casting intéressant, il nous emmène aux frontières de l’acceptable autour du deuil et de le perversion. C’est bien mis en image, souvent malaisant et bordé de quelques rebondissements intéressants. Certes c’est un peu tiré par les cheveux et un poil trop long mais l’ensemble tient en haleine et cette drôle d’atmosphère donne clairement envie d’en savoir plus. Cronenberg sait probablement qu’il ne plaira pas à tout le monde avec ce type de métrage mais il va au bout de son idée et c’est ce qu’on aime avec lui. Les Linceuls n’est pas la plus grande œuvre du réalisateur mais il trouve une certaine place dans sa filmographie. Personnellement, j’ai apprécié dans l’ensemble, pour public averti tout de même.
Les linceuls a reçu un accueil plus que tiède mais étant un film de Cronenberg, je tenais quand même à me faire mon propre avis. Ce n’est pas un flop artistique total selon moi car le film a quand même une belle esthétique, une soundtrack assez planante et angoissante qui donne une aura mystérieuse et macabre au film, qui paraît presque poétique par moment avec ce Vincent Cassel qui semble mort de l’intérieur. Cependant : le scénario reste farfelu et avance à un rythme indécemment lent. On aurait pu s’attendre à un propos sur le deuil mais au final, non, on se retrouve juste avec des personnages plus névrosés les uns que les autres, ce qui empêche de s’attacher à eux… bref, pas un échec total mais clairement : Les Linceuls est malheureusement médiocre, il faut l’avouer.
Sujet abracadantesque et vertigineux, qui allié morbidité avec sensualité dans un même élan. Vincent Cassel magistral dans le role du heros meurtri resté attaché a sa femme. Incapable d'oublier son epouse. C'est un beau geste et un beau film de David Cronenberg dans un film très personnel, lui-même ayant perdu son épouse après 40 ans de vie en commun, un film qui allié communication avec les morts et éloge des corps. En fait Cronenberg derrière ses idées un peu paranoïaque, fait un éloge de la vie, des corps et de la sexualité dans un discours brillant. Seul la piste russo-chinoise était dispensable et affaiblit un récit envoûtant aux images magnifiques.
Quelle déception: l'idée de départ est fascinante mais elle se délite dans un scénario qui part dans tous les sens sans jamais aboutir. V Cassel se regarde jouer comme souvent. A fuir
On retrouve ici la fascination morbide de Cronenberg pour les corps mutilés. Le film offre une réflexion intéressante sur le deuil et la mort et l'ambiance, austère et sombre, apporte un peu de mystère. Mais le scénario, à base de complotisme et de technologie, ne convainc pas. Le film se limite donc à un exercice de style purement esthétique, ennuyeux, avec des personnages caricaturaux.
Film très décevant. Certes, Cassel assure une présence assez impressionnante, mais le scénario est incohérent. La fascination de Cronenberg pour le mélange du sexe et du morbide tourne à vide. Il aurait sans doute mieux fait d'adapter le roman Ubik de . Dick, sur une idée voisine, mais meilleure...
Sans queue ni tête. Malgré un casting de premier ordre l’histoire est floue, ça n’avance pas, les scènes s’empilent sans véritable lien entre elles. Un peu de fesses histoire de garder le spectateur en éveil mais c’est vraiment insuffisant. Et la fin a l’image du film. Il ne manque que les aliens pour cocher les cases
Le scénario est trop confus . Il n'y a pas assez de science-fiction et de fantastique. C'est plutôt une enquête policière sur la profanation des tombes juives.
Un producteur de vidéos industrielles invente un nouveau concept permettant aux familles de défunts de voir l’avancée de la décomposition du corps grâce à des caméras filmant le cadavre en temps réel. Ce délire du réalisateur David Cronenberg mêle horreur métaphysique, transformisme humain et espionnage. Cette réflexion sur l’impact des nouvelles technologies sur notre relation à la mort et au deuil se perd dans un récit obscur et sans relief du cinéaste bien trop verbeux dans ses dialogues et approximative dans sa direction d’acteurs.