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nadingue76
8 critiques
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5,0
Publiée le 4 mai 2025
Je me suis laissée embarquer dans cet univers complexe et glauque. Je suis sortie bouleversée par cette histoire d'amour et de mort. Les scènes d'amour sont magnifiques. J'aime ce cinéma qui peut déranger mais qui nous change de tous ces supers films aux scenarii un peu attendus pourtant. J'ai été surprise qd le film est arrivé à sa fin, j avais envie que ça dure encore...
Avec Les Linceuls, David Cronenberg signe un film à la fois glaçant et profondément intime. Il aborde le deuil sous un angle très original, à travers une technologie qui permet de rester connecté aux morts. C’est troublant, parfois malaisant, mais on sent que Cronenberg exprime une douleur personnelle sincère. Vincent Cassel est très juste dans le rôle d’un homme brisé, enfermé dans sa solitude. L’ambiance, froide et presque clinique, renforce le malaise autant que l’intimité du récit. Ce n’est pas un film qui plaira à tout le monde, mais il reste en mémoire longtemps après le générique, comme une expérience troublante et marquante.
L’idée est gé-niale : Karsh (Vincent Cassel dans son meilleur rôle, d’une distinction folle, et d’un jeu admirable entre naïveté et pouvoir) a créé le caveau connecté grâce à un ingénieux linceul aux propriétés quantiques, qui recouvre le mort. La tombe est sobre, munie d’écrans reliés à une application sur smartphone qui permet d’apprécier le corps en décomposition. Il a été jusqu’à imaginer un complexe spectral-chic composé d’un restaurant genre lounge aux verrières avec vue sur le cimetière connecté.
Pour lui qui ne se remet pas de la disparition de sa femme, Becca, son invention ultra-moderne le soulage du désespoir, dans son loft sombre et japonisant, entre rêves vaporeux et visions cauchemardesques sur son lit ceint d’une mare de carpes géantes et fluorescentes. Dans cet antre sophistiqué, il domine la ville comme avec son installation high-tech il régit vie et mort.
Jusqu'à ce jour où il aperçoit des ganglions énigmatiques dans le crâne de Becca. Il grossit l’écran jusqu’à les pixelliser : formes douteuses.
Pour le moment Les Linceuls de Cronenberg est passionnant, tellement crédible et réaliste de futurisme incongru. J’étais accrochée à mon fauteuil, mon corps tout uniment tendu vers la résolution. C’est alors que tout dérape et, pour ma part, je n’ai plus rien compris au film qui s’abracadabrantise. Les hypothèses se multiplient, toutes plus invraisemblables. D’abord, il est question de piratage informatique. L’affaire se corse et se politise : les Chinois versus les Russes sur fond d'avancées technologiques et d’empires dominant l’humanité. Puis se réhumanise en se concentrant autour des deux frères séparés des deux sœurs (l’une morte et l’autre divorcée), avec en arrière-plan, la jalousie. Le propos se sexualise sur fond d’excitation obscurantiste et conspirationniste (glauque). Il est aussi question de cancer et d’explorations médicales en laboratoires (gores). enfin, voyage en pays de l’Est avec une aveugle richissime et ultra-puissante. Il est aussi question de toilettage canin. Et surtout... de corps, objet de toutes les fascinations.
Qu’importe cet entrelacs : Vincent Cassel est vraisemblable, campant un David Cronenberg réel à s'y méprendre. Quant à Diane Kruger, qui interprète Becca et sa sœur, elle fascine, magnétique. Dans le rôle de la sœur de Becca, j’ai cru voir apparaître Jessica Lange dans American Horror Story… frissons garantis.
Complètement tiré par les cheveux ! C’est mou et monotone. Dommage, l idée aurait pu donner un super thriller ! Là, on est plutôt dans un genre erotique-drame lol
Cette réalisation de David Cronenberg est très difficile à classer ..... Le ton du film est donné dès les premières images, précises, sobres et intrigantes.... J' ai été conquis par ce scénario certes un peu froid mais soulevant tellement de techniques médicales et Cyber très captivantes. Réunir Vincent Cassel et Diane Kruger, elle-même s'offrant un double rôle. Interprétation magistrale de Vincent Cassel dans un rôle taillé sur mesure, tandis qu' on retiendra - enfin pas obligatoire - la superbe plastique de Diane Kruger, y compris atrocement "cicatrisée". Superbes effets spéciaux, et un mode mystérieux omniprésent bien vu. A l' époque de l' . mais aussi des interrogations post-mortem, je trouve assez osé d' avoir accouché de cette comédie originale. Dommage que certaines pistes d' espionnages restent floues, car l' ambiance, la mise en scène et ainsi que les 2 interprétations principales sont colossales..... Ne le ratez pas....!!**
Les linceuls est un film d'amour fou postmortem dont la froideur esthétique n'est jamais un frein à l'humour. Film en partie autobiographique, les linceuls développe une intrigue de véritable thriller conspirationniste qui le rend aussi passionnant que déroutant . En double de Cronenberg, Vincent Cassel livre une belle performance face à une Diane Kruger qui joue aussi avec un humour salvateur une IA. Les linceuls est moins un film testamentaire comme l'était les crimes du futur, mais une œuvre moderne dans laquelle on retrouve tout ce qui fait le sel du cinéma cronenbergien, un érotisme à la Crash, une critique du capitalisme à la cosmopolis et une paranoïa à la Spider. Bref déjà un futur classique, un film qui finira par rester.
Oeuvre Crépusculaire de David Cronenberg très certainement écrit en Hommage à son épouse décédée en 2017 se situant quelque part entre le Deuil et le Complot ! Film assez macabre , normal vu la Thématique , difficilement compréhensible et où il est bien difficile de s’y retrouver !
Certes il faut s'accrocher pour entrer dans cet univers futuriste-macabre-halluciné, mais quand on se dit "OK", on se régale de tous les clins d'oeil (intelligence artificielle, Tesla, etc.) et références à un avenir géo-politico-économique possible, le tout enveloppé, voire justifié, par la douleur et la folie dans lesquelles a sombré notre anti-héro. Le jeu des acteurs, la couleur du film, le scénario qui lève peu à peu le voile sur les questions qu'on peut se poser au départ, et la fin du film qui m'a fait penser à la fin de "Inception" - tout cela est du grand art !
Sur un sujet ambitieux : communiquer avec et visualiser ses morts, Cronenberg nous balade dans un monde post moderne, le nôtre, hyper connecté, froid et impersonnel. Une réalisation sans fioritures,'un Vincent Cassel "à l'os", on se laisse emporter ds un premier temps, espérant un dénouement à la hauteur du sujet. Hélas le scénario se prend les pieds ds le tapis, toute cette histoire n'est que vengeance et sexe. On est loin des promesses du début, et on sent le temps passer...
Le debut du film est tres comprehensible, mais bout de 30minutes arrivent des personnages et on ne comprend plus tres bien Et la fin du fim est incomprehensible Film tres compliqué, passez votre chemin
Nouveau film de Cronenberg qui parle du rapport aux corps et à son évolution, thèmes centraux de sa filmographie. Ici, le film toujours très froid (rien de bien déstabilisant chez le réalisateur) suit un récit pas des plus passionnants et dont le final est assez lunaire. Pour autant, la proposition est marqué par le style du cinéaste (ceux qui l'apprécie y trouveront leur compte) et sort ainsi nettement des sorties actuelles, franchement pas excellentes ces dernières semaines...
J'aime et g pearce. Deja ca aide. Cronenberg aussi. On ne déroge pas a la tradition maison: c tordu absurde et parties de jambes en l'air au programme. Et à la fin on ne sait toujours pas si c'est de l'art ou du cochon
La touche "Cronenberg" est indéniable, et nous plonge ainsi dans cette univers aux frontières du mystique. Le charisme d'un Vincent Cassel ne peut néanmoins pas masquer les carences d'une écriture ambitieuse mais inutilement complexe, caricaturée par un final au bas mot, intriguant. Une navigation hasardeuse entre le monde des morts et des vivants.
Karsh (Vincent Cassel) est un riche quinquagénaire rendu fou de chagrin par la mort de sa femme. Avec sa fortune, il a commercialisé un procédé technologique futuriste permettant de suivre, grâce aux capteurs qui tapissent le linceul dans lequel le cadavre est enterré, la lente putréfaction du corps de l’être cher. Or, le cimetière où repose Rebecca son épouse (Diane Kruger) est profané. Qui est à l’origine de cet acte de vandalisme ? Une ONG écologiste basée en Islande ? L’investisseur hongrois qui souhaite prendre des parts dans la société de Karsh ? Les services de renseignement chinois ou russe ? Le propre frère de Karsh (Guy Pearce), brisé par son divorce ? L’ex-oncologue de Rebecca mystérieusement disparu à l’occasion d’un congrès international ?
David Cronenberg, à quatre-vingts ans passés, fait partie de ces géants du cinéma, dont l’oeuvre impressionnante ("La Mouche", "Le Festin nu", "Crash", "A History of Violence"…) suscite une admiration révérencieuse. Chacun de ses nouveaux films – dont on peut craindre légitimement qu’il soit le dernier – est ipso facto sélectionné à Cannes (ce fut le cas de "Maps to the Stars" en 2014 et des "Crimes du futur" en 2022) quelles que soient ses qualités intrinsèques. Et d’ailleurs, si je suis allé voir dès sa sortie son dernier film, c’est précisément à raison de l’admiration respectueuse que je porte à l’un des plus grands réalisateur canadiens contemporains (ex aequo avec Denis Villeneuve, Xavier Dolan et James Cameron).
Pour autant, quitte à passer pour un ilôte, force m’est de confesser que je n’aime pas Cronenberg. Je n’ai jamais compris ses névroses, ses pulsions refoulées, son obsession pour le corps humain et sa mutilation. "Crash" par exemple sur l’érotisation de l’accident de la route et la fusion de l’humain et du mécanique (une thématique faussement transgressive plagiée par Julia Ducournau dans "Titane" dont je soutiens qu’il ne méritait pas la Palme d’or) m’a profondément mis mal à l’aise.
Aussi très logiquement n’ai-je pas aimé ces Linceuls. J’ai trouvé son idée de départ peu réaliste. Qui aurait sérieusement l’idée de filmer le lent pourrissement du cadavre de sa femme ? D’autant que Vincent Cassel, un acteur toujours aussi sautillant et débordant d’énergie, n’est guère crédible dans le rôle d’un veuf inconsolable. Le jeu des acteurs, à commencer justement par celui de Vincent Cassel, qu’on sent à chaque réplique obsédé par sa prononciation anglaise, m’a semblé particulièrement mauvais. J’ai également trouvé le film terriblement bavard, enchaînant les longs face-à-face paresseusement filmés en plans/contre-plans mettant en présence le héros avec tous ceux qu’il suppose successivement de l’abuser. Le scénario enfin m’a semblé excessivement filandreux, qui multiplie, comme un mauvais James Bond, les fausses pistes.
C’est à ma déférence au vieux maître que le film doit sa seule étoile. Si j’avais été moins respectueux, je ne lui en aurais mis aucune.