Tori et Lokita
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Patrick L.
Patrick L.

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2022
Le propos des frères Dardenne est clair
Film choc qui vous frappe en pleine poitrine
Ça donne à réfléchir sur les conséquences profondes de la consommation ordinaire de cannabis et les conséquences humanitaires de la défaillance de l'état sur l'accueil des migrants
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2022
Très bon film très bouleversant qui dénonce l'exploitation des gens qui n'arrivent pas à avoir des papiers par des fraudeurs peu scrupuleux et méchants, ce film fait réfléchir sur les difficultés de certaines personnes dès le plus jeune âge à survivre
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2022
Très belle histoire je connaissais pas les acteurs ils sont touchants et émouvants il y a une belle morale sur l'immigration à voir.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2022
Les pérégrinations d’une jeune immigrée (clandestine au sens « sans papiers ») et d’un enfant, sous protection étatique quant-à lui, présenté ou supposé comme étant son frère. L’administration doute de ce lien de parenté. Le spectateur attentif (et lui seul) en apprendra davantage à ce sujet au détour de ce qui filtre des dialogues de ce scénario. Le récit est très factuel, sans pathos. C’est la patte des frères Dardenne. La survie, les trafics (disons la complicité pour ces trafics, les véritables auteurs et coupables étant des résidents du cru). Ce n’est pas une jolie image de la société belge, y compris de certains membres de la communauté religieuse de ces déracinés en souffrance qui essayent, tant bien que mal, si tant est que leurs soutiens intéressés dans la clandestinité leur laissent quelque chose, de subvenir aux besoins de la famille restée au pays. Ce sont des choses qu’on voit aussi en France ou qu’on préfère ne pas voir. La réalisation ne faisant pas (à dessein ?) vibrer les émotions, chacun est laissé à sa conscience. Les uns vibreront intérieurement. Les autres moins ou pas. Après tout, penserons certains, nul ne leur a demandé de traverser les mers pour venir jusqu’ici en croyant que l’herbe y était plus verte. Elle l’est assurément mais à condition de ne pas être cantonné en marge de la société. L’ambition professionnelle pour un avenir meilleur de la jeune fille est de devenir « aide-ménagère ».
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2022
Ai vu "Tori et Lokita" de Luc et Jean-Pierre Dardenne. Les frères Dardenne parlent régulièrement de l'enfance dans leurs films et particulièrement des enfants confrontés à la vie rugueuse des adultes et à une société sans état d'âme (Le Fils, Le jeune Ahmed, Rosetta...) ici tel est à nouveau le cas. Tori et Lokita se présentent comme frère et soeur mais se sont rencontrés lors de leur migration en traversant la Méditerranée. L'Etat Belge doute de leur lien de parenté et pendant que Lokita espère obtenir des papiers, les deux jeunes adolescents sont rackettés, exploités, humiliés, battus... Les Dardenne reproduisent sur un scénario très bien écrit et très bien documenté (à leur habitude) une forme qui fait leur marque de fabrique et artistique, mais qui les enferme de plus en plus dans un style unique qui devient mécanique. Pas de musique, une caméra souvent à l'épaule, des cadrages en fonction de l'action, de l'improvisation... tout cela fonctionne à merveille quand les comédiens sont excellents qu'ils soient professionnels ou amateurs, mais ici les deux acteurs sont souvent maladroits et manquent beaucoup de fluidité dans leur jeu et de spontanéité surtout dans les dialogues. C'est dommage et cela enlève une bonne partie de la magie des Dardenne. Le film qui commence comme un documentaire et qui évolue à toutes petites touches vers un thriller est bien trop prévisible pour surprendre le spectateur. Il faut dire que la barque scénaristique est bien chargée. On aimerait être bouleversé par la trajectoire de ses deux personnages qui se raccrochent l'un à l'autre comme à une bouée par temps fort. On est loin de la magie des grands chefs d'oeuvre des Frères et également du dernier opus "Le Jeune Ahmed" qui m'avait bouleversé. Peut être faudrait il que les Dardenne prennent plus de risque pour sortir de leur zone de confort formelle pour nous surprendre à nouveau, malgré leur immense talent d'observateur.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2022
J'aime beaucoup la filmographie des frères Dardenne, mais " tori et lokita" à mes yeux, ne tient pas la route et constitue leur premier gros ratage depuis " la promesse" ( sans doute un de leurs meilleurs film).

Reprenant la problématique des immigrés qui fuient un enfer pour en retrouver un autre sous nos latitudes, thème que les Dardenne avaient déjà abordé dans " la promesse" justement, "Tori et Lokita" prend cette fois le point de vue des migrants.

Les défauts de ce film sont nombreux et le prix du 75ème festival de Cannes obtenu en 2022 constitue une sacrée fleur faite au film, raté presque de bout en bout.

Les deux acteurs principaux ne sont pas bien dirigés et surtout pas convaincants ; beaucoup de longueurs pour un film de 85 minutes qui en paraît presque le double, presque aucunes scènes ne fonctionnent au milieu d'un scénario intéressant, mais dont la mise en image ne laisse place qu'à trop peu d'émotion pour les personnages principaux.

Les aficionados des réalisateurs verront ou reverront avec un meilleur bénéfice " la promesse" ou " l'enfant ".
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2022
Les frères Dardenne sont de nouveau en grande forme, et on retrouve dans "Tori et Lokita" tout ce qu’on a toujours aimé dans leur cinéma : ce côté nerveux, cette absence totale d’afféterie et de grandiloquence, la pugnacité dont font preuve leurs personnages pour s’en sortir dans des conditions difficiles. Ce thriller social, ce film de fiction qui plaide pour un accueil plus humain des migrants et, plus particulièrement, des mineurs non accompagnés, a été couronné du prix spécial du 75e anniversaire du Festival de Cannes. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-tori-et-lokita/
Eric Vollen
Eric Vollen

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2022
Un véritable chef d'oeuvre! Des acteurs brillants. Une histoire bouleversante traitée avec pudeur. Un film qui montre l'envers caché de la vie des réfugiés sans papier. À voir absolument.
Florentin Drugmand
Florentin Drugmand

8 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2022
Excellent film d'un réel saisissant et très émouvant ! Moi qui pensais m'ennuyer du fait que ce n'est pas mon genre de film habituel, je me suis trompé ! Surtout lors de la dernière demi heure où tout s'accélère. Je vous le conseille vivement.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2022
Tori et Lokita confirme cette attention aux gestes, ceux du travail, ceux de la débrouille. Leur précision détermine leur survie. La simplicité des plans ouvre à l’émotion : qu’il y ait suspense ou tranche de vie, c’est le spectateur qui construit le récit dans sa tête. Les dialogues ont leur importance, mais plus encore les métaphores. Ces enfants chantent par exemple dans un karaoké une chanson en italien (« il faut oublier tes larmes »), signe de leur passage par l’Italie dans leur périple migratoire, sans que le récit n’y fasse davantage référence. « Pas le choix » – l’argent est au cœur du drame : payer les passeurs, aider la famille au pays, obtenir des papiers… La tension monte au fur et à mesure que se tend le piège de devoir prendre toujours davantage de risques pour sauvegarder l’amitié qui les lie. C’est cette mécanique que révèle le film, jusqu’à un final qui confirme la position des cinéastes contre le système imposé par les politiques migratoires. (extrait du compte-rendu du festival de Cannes 2022 sur Africultures)
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2022
Luc et Jean-Pierre Dardenne ont fait du chemin depuis « Rosetta » et ont brassé un certain nombre de récits s’installant dans le quotidien funeste d’âmes errantes, parfois contre leur gré. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont changer leur recette, car leur caméra colle toujours au dos de personnages qui ne demandent qu’une impulsion ou un élan pour s’élever. Toutefois, l’équilibre ne tient qu’à un film, comme d’habitude et il suffit d’un rien pour que la chute soit fatale, sinon très embarrassante. Comme pour « La Promesse » ou « Le Silence de Lorna », les frères belges continuent d’explorer les difficultés d’intégration pour des migrants plutôt jeune. Cette jeunesse, ils vont ainsi les faire lutter, contre tous et entre deux chants qui pourraient bien les aider à se rapprocher de ce foyer que tout le monde recherche.

Un bateau a vu débarquer nombre de clandestins et a permis de rassembler deux enfants qui vont partager la même histoire et pratiquement les mêmes déboires. Le cadre social est parfait pour les cinéastes qui déroulent leur dénonciation avec un peu trop d’autorité, jusqu’à perdre en efficacité sur la réaction qu’ils cherchent à susciter auprès du public. Ce qui différencie les Dardenne à Ken Loach dans ce film, c’est bien l’émotion, déployée avec vigueur pour l’un et aspirée par le mécanisme du cadrage pour l’autre. Si nous les savons à l’aise avec cette caméra épaule, plusieurs petites choses pèsent dans la balance. La performance des comédiens non-professionnels peut être le premier frein, bien que l’on puisse reconnaître une certaine justesse de la part du jeune Pablo Schils en Tori. Mais pour ce qui est de Lokita, Joely Mbundu ne transpire pas toujours cette dure réalité qui se joue à l’écran. Elle, qui subit les pires situations face à un dealer trop exigeant, finit par perdre pied et ses crises en témoignent.

Dans l’attente de papiers officiels, ce deux-là vadrouille quand ils le peuvent, à la recherche de sous, par tous les moyens, même illégaux, afin de subvenir aux besoins de leur famille restée au pays. L’état restant en sourdine face à la détresse de Lokita, la responsabilité lui revient, mais ce n’est pas un choix. Ce n’est d’ailleurs plus une surprise pour les habitués de ce cinéma, qui tourne autour de héros, impuissants et qui étrangement, ne cessent de trébucher jusqu’au bout. C’est n’est donc pas le récit le plus optimiste des récits que l’on ait pu voir chez les Dardenne, pourtant, ils savent jouer sur l’empathie recherchée, notamment dans une première partie qui ne laisse pas le spectateur respirer, si ce n’est le temps d’un karaoké, qui révèle une grande sincérité dans un élan solidaire.

« Tori & Lokita » cumulent toujours plus d’obstacles et s’en créé de plus en plus à travers des concessions douteuses. Si la musique et la fraternité semblent être leur unique échappatoire dans ce quotidien chaotique et un peu trop manichéen, il sera difficile de se laisser entreprendre par un discours si sombre et révoltant, simplement parce qu’au fur et à mesure que l’on avance, nous prenons de la distance avec les protagonistes. La caricature des « vilains » n’aide pas et les quelques situations incongrues, qui manquent de réalisme. Et c’est pourtant sur ce terrain que les réalisateurs cherchent à nous emmener. Il manquera donc de la finesse et un bon recul pour qu’un tel récit, qui se positionne légitimement vis-à-vis de l’immigration, puisse pleinement captiver.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2022
Une fois n’est pas coutume, Les frères Dardenne viennent encore bouleverser nos cœurs avec un drame social. Une adolescente Camerounaise du nom de Lokita attend d’avoir ses papiers en règle tandis que son petit frère Tori les a déjà. En réalité, ce dernier, orphelin, vient du Bénin et a rencontré Lokita sur le bateau de migrants clandestins. Aujourd’hui en Belgique, ils sont inséparables et ont besoin l’un de l’autre. Le long-métrage sans prétention nous emmène dans le quotidien de ces deux enfants réfugiés qui tentent de se faire une place en Europe. Entre livraison de drogue et culture de cannabis, les enfants se retrouvent dans un monde qu’ils ne maîtrisent pas mais qu’ils tentent de gérer au moins. Tourné avec des acteurs non-professionnels, “Tori et Lokita” présente une intrigue sombre mais ne tombe jamais dans le pathos. On aurait cependant apprécié des rôles un poil mieux joués pour plus de crédibilité et des rebondissements moins linéaires pour plus d’entrain.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2022
Tori et Lokita sont liés par une amitié extrême, si bien qu’ils se font passer pour frère et sœur. Ils sont tous deux des réfugiés sans papier en Belgique, exerçant des petits boulots pour s’en sortir et réussir à envoyer de l’argent à leurs familles, mais le quotidien est rude.
C’est une belle histoire, tout simple, malheureusement commune, importante à raconter, très puissante. Les dialogues sont justes, il n’y a pas de fioritures, pas d’accessoires pour tirer les larmes et pourtant l’émotion suscitée par cette histoire est forte.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2022
A l'instar d'un Loach, le cinéma social des frères Dardenne forme un tout homogène mais dont chaque œuvre séparée possède sa structure particulière et des nuances dans le ton. Pour évoquer l'immigration africaine en Belgique et l'utilisation des enfants et adolescents qui en sont issus à des fins délictueuses, les réalisateurs ont choisi d'épurer leur trame jusqu'à l'os, nous privant de ce fait d'un certain nombre d'informations qui auraient été utiles pour comprendre les situations qui nous sont délivrées sans ménagement, nous immergeant de manière brutale dans une jungle urbaine sans pitié. Le film est entièrement focalisé sur ses deux jeunes héros, interprété par des amateurs parfois livrés à eux-même, le reste étant composé d'individus nuisibles et sans nuances aucune. La solidarité entre les deux personnages principaux est touchante mais la linéarité du film ne leur donne pas une consistance suffisante pour que l'on se prenne vraiment à les accompagner dans leur court périple hérissé de dangers. Les messages sous-jacents sont suffisamment compréhensibles pour que les Dardenne se contentent de faits (jusqu'à quel point sont-ils inspirés par la réalité ?) exposés dans leur crudité. C'est efficace mais sur un mode mineur dans un exercice tout entier tourné vers le drame et donc nécessairement frustrant pour qui attend davantage sur le plan narratif, sans parler d'une mise en scène purement fonctionnelle.
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