Avis : Chronique d'une liaison passagère - Page 10
Chronique d'une liaison passagère
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tuco-ramirez
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4,5
Publiée le 10 octobre 2022
Un homme, une femme, une histoire d’amour ; un sujet maintes fois traités ; mais dans les mains du maitre de la comédie romantique made in France, Emmanuel Mouret, ce film atteint des sommets d’intelligence, d’élégance et de subtilité. Un homme marié un peu gauche (Qui mieux que Vincent Macaigne pour ce rôle) vit une relation adultérine avec une femme célibataire et libérée (Sandrine Kimberlain : actrice phare de sa génération) ; les deux se jurent de ne pas trop s’attacher et de ne vivre que des bons moments. Mais rien ne va se passer comme prévu ; cadenasser ses sentiments relève de l’inimaginable surtout pour ces deux êtres sensibles et emplis d’humanité. Emmanuel Mouret, de par sa finesse d’écriture et sa fluidité de mise en scène, nous entraine dans une comédie romantique solaire, drôle dans un esprit 18ème siècle jusqu’à un final mélancolique ; un enchantement. L’entame du film a des accents Woody Allen qui donne un ton rassurant. On est en face d’un petit bijou, le type de film qui ne paie pas de mine, qui flirte entre légèreté et gravité ; et dont on sort conquis sans avoir vu passer le temps. Un de mes gros coups de cœur 2022 pour un scénario fin comme une feuille de cigarette ; car le réalisateur mise avant tout sur notre sensibilité et notre intelligence… Et çà fait du bien de ne pas être pris pour un con. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
un film bien écrit et bien interprété, sorte de marivaudage moderne, léger et profond à la fois qui explore gentiment le monde de la liberté amoureuse plus ou moins assumée avec ce qu'il faut de naturel, de bienveillance et de rebondissements
Déçu cette fois ci d’Emmanuel Mouret, dont je suis habituellement le fan. D’abord le choix du comédien masculin. Non pas qu’il soit mauvais comédien, loin de là, mais le look pour un amateur de rencontres extraconjugales dans un film, en plus couronnées de succès, j’ai du mal, mais bon, il en faut pour tous les gouts. Ensuite que de bavardages à la Rohmer, trop c’est trop. Ceci dit, j’apprécie toujours les choix de prise de vue et de bande sonore du réalisateur, la réalisation sauvant le film. J’espère mieux la prochaine fois.
Emmanuel Mouret c'est vraiment le Woody Allen français! Des films sur les la complexité des relations amoureuses, de l'adultère, des remords, des envies, des incompréhensions, de la passion, etc...Beaucoup de finesse dans les dialogues qui sont superbement écrits. Les lieux choisis pour chaque scène du film nous rappelle à quel point Emmanuel Mouret aime la culture avec un tableau de Kandinsky au mur d'un salon, un autre de Matisse dans une chambre, une visite de musée ou encore un cinéma d'art et d'essai. De la même façon que Woody Allen, on pourrait reprocher à Mouret l'impression de revoir la même chose, les films se suivent mais le thème reste exactement toujours le même. Du très bon cinéma tout de même malgré des acteurs (Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne) vraiment laids.
Emmanuel Mouret nous offre une fantaisie amoureuse délicieusement bien écrite et divinement bien interprétée par Sandrine Kiberlain dont la comédie lui sied toujours aussi bien et par un Vincent Macaigne toujours égal à lui-même. Une amertume savoureuse…
Je suis fan d'Emmanuel Mouret. Ses précédents films Mademoiselle de Joncquieres et Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait m'ont convaincu qu'il était un expert du chassé-croisé amoureux. Je me suis donc laissé embarquer dans sa Chronique avec béatitude. Cela tombe bien, le film commence sur les chapeaux de roues avec deux inconnus qui se déclarent leur flamme. Sauf que c'est la chronique d'un adultère entre une femme entreprenante qui n'a pas froid aux yeux ( merveilleuse Sandrine Kiberlain ) et un homme marié, pataud, maladroit, peu sûr de lui qui se laisse emporter presque à contre-coeur dans l'aventure ( Vincent Macaigne, si peu sexy, mais parfait dans le rôle ). Ces deux-là ont décidé de laisser parler leurs épidermes, indépendamment des sentiments et des conventions sociales. Une exultation des corps qui cherche à s'affranchir des émotions du coeur. Un exercice somme toute périlleux, tant il est vrai qu'il est difficile de ne pas tomber amoureux dans des ébats intenses, ponctués d'échanges légers ou profonds où chacun se livre d'autant plus facilement que la relation est stipulée sans avenir. Une nouvelle fois, Mouret brille par l'éclat de ses dialogues. Nos deux bretteurs se font des confessions intimes où chacun, à tour de rôle, laisse des plumes. C'est une joie intense pour le spectateur qui se laisse séduire exclusivement par des mots, puisqu'aucune scène de sexe ne s'affiche. Mais Mouret ne s'arrête pas là pour dynamiter le couple classique. Il imagine ses deux lascars en quête d'expériences se lancer dans un plan à trois avec une autre jeune femme découverte sur un réseau social. Scabreux, est-on tenté de penser. Mais non, la chose paraît presque naturelle, le désir est exprimé avec une telle franchise, une telle transparence que l'incartade apparaît presque logique. La scène où les trois s'apprivoisent avant de passer à l'acte est formidable de drôlerie. Bien sûr, on ne joue pas avec le feu très longtemps, et le retour de flamme va être brutal. Vincent Macaigne, sorte de gros nounours sans grand charme, est absolument étonnant dans ce film. Il passe par toute la palette des émotions masculines face à une situation amoureuse qu'il subit plus qu'il ne la maîtrise : la crainte, l'hésitation, la vague de bonheur, la confiance, l'émotion, la résignation... Il est convaincant dans chaque étape, jusqu'à sa déclaration finale, très touchante. Le bonheur est-il une expérience recommandable quand il s'aventure sur des terrains qui le condamnent à être fugace ? Oui, répond sans hésitation Emmanuel Mouret qui nous dit qu'un coeur qui connait des grand huit est d'abord un coeur qui bat. Brillant !...
Mouret a un style reconnaissable entre tous, signe des grands réalisateurs-auteurs comme Rohmer ou Allen. Chronique fait honneur à ses prédécesseurs, avec ce mélange de charme, de raffinement et d'humour qui fait l'effet d'un champagne, frais et pétillant. Les 3 acteurs sont excellents et en particulier Macaigne qui parvient également à être touchant. Bref, une perle, surtout dans cette période sombre et difficile.
Charlotte et Simon se rencontrent lors d'une soirée et entament une liaison.
Sandrine Kiberlain, en femme libérée, et Vincent Macaigne, en homme respectueux, sont irrésistibles.
Les dialogues sont savoureux, la réalisation élégante et précise. Alliant romantisme et détachement, humour et profondeur, le récit de cette rencontre et des chamboulements qu'elle provoque chez les deux protagonistes séduit sans ennui. La prestation de Macaigne marque particulièrement. sanscrierart.com
Mouret ne fait aucun mystère de son programme, la liaison entre Charlotte et Simon ne sera que passagère. Entre temps, le spectateur est invité à observer des instants de vie entre les deux personnages, dont la relation s'approfondit à mesure qu'ils se dévoilent l'un à l'autre par des dialogues qui débordent d'une scène à l'autre. C'est la trouvaille principale de Mouret pour qui, donc, l'amour serait ce dialogue permanent où chacun essaie de se raconter à l'autre. Le procédé marche d'autant plus que les deux personnages, au même titre que les acteurs qui les incarnent, sont éminemment sympathiques. Il lasse aussi un peu, car Mouret n'est pas Rohmer, ce qui fait qu'il épuise rapidement la palette de sentiments que les deux personnages peuvent exprimer - certaines scènes paraissent ainsi répétitives et vaines. Heureusement, la conclusion est suffisamment narquoise pour laisser du film un bon souvenir ; j'ai par ailleurs trouvé la réflexion de Mouret sur la masculinité "féminine" de Simon - et les complexes qu'elle peut susciter - assez bien vue.
En voilà une bonne surprise….. Le pitch m'a intrigué et c'est sans m'attendre à grand chose que je me suis lancé dans la vision de ce film signé Emmanuel Mouret. Si le thème de l'adultère, de la complexité des sentiments à très souvent été traité au cinéma, ce film sort du lot par son côté à la fois humoristique et dramatique tout en restant léger. A la fois amusant, fin, intelligent, cette réalisation vaut franchement le détour. Sandrine Kiberlain et vincent Macaigne au sommet de leur art.
Un homme marié et une femme divorcée s'engagent dans une liaison "pour le plaisir". Ils ne souhaitent pas s'attacher l'un à l'autre mais juste vivre leur relation pleinement. Dans cette nouvelle comédie sentimentale, on retrouve le personnage d'homme indécis, velléitaire et un peu maladroit qu'affectionne Emmanuel Mouret, rôle qu'il confie cette fois à Vincent Macaigne. Face à lui le premier rôle féminin est interprété par une épatante Sandrine Kiberlain, Georgia Scalliet venant compléter ce duo dans la deuxième partie du film. Des dialogues ciselés, des situations amoureuses traitées avec une rare élégance, des personnages féminins forts, c'est tout l'art d'Emmanuel Mouret dont on cite souvent les influences de Rohmer ou de Woody Allen.
Edouard Baer et Cécile De France en costume XVIII° servaient bien le film précédent de l’observateur des intermittences des cœurs. https://blog-de-guy.blogspot.com/2018/10/mademoiselle-de-joncquieres-emmanuel.html avec Cette fois Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne mettent parfaitement en lumière un propos à l’élégance très contemporaine qui veut éviter la lourdeur, les attachements. Les dialogues sont essentiels alors qu’aucune scène de sexe n’illustre la liaison joyeuse d’une mère célibataire et d’un homme marié : la maîtresse met la musique et le nounours danse. Le passage de la passade à des émotions non maîtrisées est finement observé. Nous sourions et saisissons en flânant quelques réflexions utiles sur notre place d’être humain quand est évoquée la nature pour le nid d’un oiseau mais pas pour un immeuble. La légèreté imprime, les maladresses sont des délicatesses, la fragilité une force.
Vu le réal, le casting et les notes j'avoue que je m'attendais à mieux. Une chose qui m'a fait sortir du film par moment c'est le luxe du tous les appartements que le couple traverse. On est très loin de la classe moyenne mais ce n'est jamais dit, jamais exploité. Alors, certes ce n'est pas vraiment le sujet, mais ça finit par le devenir tellement le niveau de vie de ces personnages est ultra-bourgeois et pas leur comportement
E. MOURET poursuit son exploration dans la veine ouverte depuis MARIVAUX et trouve une nouvelle pépite, avec les excellents S. KIMBERLAIN et V. CASSAIGNE. On évoque souvent la proximité de E. ROHMER et W. ALLEN, très justement. On en redemande.
Comme devant la quasi totalité des films d'@mouretemmanuel , j'ai passé un bon moment, de ceux que l'on passent lorsque l'on est en bonne compagnie. Emmanuel Mouret, à l'instar de Rohmer ou de Sautet, fait partie des réalisateurs dont on peut reconnaître les films entre mille grâce à leurs spécificités. Dans #chroniqueduneliaisonpassagere, on retrouve donc : - Le thème du sentiment amoureux, du désir, du couple et de tout ce qui peut les remettre en question. Ce sujet, inépuisable pour le réalisateur semble-t-il, est encore une fois abordé avec élégance, pudeur, humour et grande intelligence : beaucoup de questions posées, aucune réponse. Le spectateur est libre. - L'Art du dialogue. Mouret est l'un des rares réalisateurs à filmer aussi bien la parole. A lui redonner toute sa noblesse et jouer avec plaisir avec les mots qui peuvent sortir de la bouche alors que tête et cœur pensent autre chose. Dans ce film, Emmanuel Mouret excelle encore dans cet Art : les répliques vont et viennent, accélèrent, ralentissent et font battre le film au rythme des personnages.
Bien sûr ce film est magnifiquement interprété par ses deux comédiens @sandrinekiberlain = spontanée et @vincent_macaigne = raisonné. Mention particulière pour Sandrine Kiberlain qui sait décidément tout faire (et bien !) et qui insuffle à son personnage une vitalité, une luminosité solaire, un charme fou.
La réplique de la fin "Quand on ouvre une parenthèse, on sait qu'elle va se refermer"