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Une comédie logorrhéique qui se laisse regarder. Un début alerte mais ça tourne vite en rond, à tel point que le scénariste a cru bon, pour pimenter l'affaire, d'ajouter une scène de ménage à trois qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Les acteurs sont bons, notamment Vincent Macaigne qui colle parfaitement au personnage.
Simon et Charlotte veulent la même chose à savoir une relation de plaisir sans attache, mais ils ne s'y prennent pas de la même manière, car ils n'ont pas les mêmes contraintes. Simon, qui est marié, est prudent, maladroit et très mal à l'aise face à cette situation même s'il en a terriblement envie. Quant à Charlotte, qui est célibataire, elle est plus directe et aventureuse. Après l'hésitation et les maladresses du début, les deux se prêtent au jeu au risque que les attentes et leurs sentiments évoluent... Si les premiers instants sont charmants, car il y a une certaine insouciance et fraicheur due à la nouveauté et à la crainte d'être surpris, c'est un sentiment qui disparaît au fil des minutes alors que les deux ressemblent de plus en plus à un vrai couple. Les deux personnages sont caricaturaux et n'évoluent quasiment pas durant le film. C'est la même chose pour le récit qui stagne et qui ne sait plus où aller comme en témoigne l'ajout d'une troisième personne. C'est dommage, car il y a du charme, une certaine fraicheur et quelques dialogues amusants, mais cette parenthèse ne m'a pas enchanté et m'a lassé.
Mozart et Poulenc au menu de ce nouveau Mouret.
Poulenc ce nouveau romantisme exacerbé pour cet amour fragile, décomplexé et passionnel.
Un film tout à fait formidable où les sentiments humains sont empreints d’une véritable humilité. Sans arrière-pensée aucune. Seul le plaisir d’être heureux compte. Comme un amour pur.
Mouret est formidable aussi car il met des mots sur nos pensées intimes et secrètes, sur nos fragilités. Je pense par exemple à « J’écoute des musiques mélancoliques. Et quel bonheur d’être triste ».
La vie est ce mélange doux-amer du bonheur et du chagrin et les deux s’entremêlent ici avec bonheur.
Poulenc ce nouveau romantisme exacerbé pour cet amour fragile, décomplexé et passionnel.
Un film tout à fait formidable où les sentiments humains sont empreints d’une véritable humilité. Sans arrière-pensée aucune. Seul le plaisir d’être heureux compte. Comme un amour pur.
Mouret est formidable aussi car il met des mots sur nos pensées intimes et secrètes, sur nos fragilités. Je pense par exemple à « J’écoute des musiques mélancoliques. Et quel bonheur d’être triste ».
La vie est ce mélange doux-amer du bonheur et du chagrin et les deux s’entremêlent ici avec bonheur.
Je vais être gentil et juste dire que je n ai pas aimé. J ai trouvé ce film plus verbeux que bavard, je n ai pas cru à ces deux personnages sur écrits malgré toute la sympathie que peuvent dégager Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne. C est de plus d une grande pauvreté esthétique et la légèreté, le côté pétillant que le film voudrait avoir ne se voit pas à l image.
On s'était promis qu'on ne se promettrait rien, et puis…
Portée par le duo attachant Kiberlain/Macaigne, une chronique adultérine sympathique et raffinée mais manquant par moment d’intensité, qui reflète merveilleusement la valse-hésitation des sentiments.
Portée par le duo attachant Kiberlain/Macaigne, une chronique adultérine sympathique et raffinée mais manquant par moment d’intensité, qui reflète merveilleusement la valse-hésitation des sentiments.
Un vrai bijou, une pépite que cet Opus de Emmanuel Mouret . Et pourtant le thème de départ n’est pas si « orignal » : la relation de deux amants qui veulent seulement se voir pour une relation « sex friends » ,car l’homme est déjà marié ,et la jeune femme très libre, fière de son indépendance, ne veut pas s’engager dans une relation, mais qui va dériver sur autre chose ( thème souvent vu, même dans le cinéma hollywoodien). Mais ici la puissance et le talent absolu c’est la vision de le thématique, son analyse, l’explication et surtout les dialogues de Mouret. Probablement, les plus beaux textes écrit sur l’amour léger, l’ amour futile, puis l’amour sensuel vs l’amour passionnel. Même dans la littérature il y a peu d’exemple de si beaux textes sur ces thématiques romantico/libertines. Car petit à petit ce couple qui se retourne pour des rendez-vous « coquins », frivoles, va s’aimer profondément. Le dernier tiers du film est une vraie surprise, inattendue, ce couple, toujours dans la recherche de liberté, va organiser une rencontre libertine et un trio avec une autre jeune femme, pour vivre un fantasme commun. Il faut remarquer que le passage à l’acte sexuel, dans une scène d’une grande émotion, n’est absolument pas montré, pas un bout de corps, pas un sein découvert . Mouret arrive à rendre cette scène absolument électrique, érotique, sensuelle , sans dévoiler les corps, simplement par des dialogues forts. Une incroyable prouesse, une performance , assez magique .Idem pour la plus belle scène du film , un peu auparavant où le couple découvre sa passion naissante. Un long plan fixe sur le sur dos de Sandrine Kiberlain, sur sa chevelure blonde, pas sur son visage, arrive à nous transmettre, à « exprimer » qu’elle réalise son amour ,qu’elle est surprise, émue, attendrie, et choquée, on « comprend » ses sentiments, incroyable de force. A la suite de cette expérience de trio, Mouret nous livrera alors un double twist, comme il les aime, enchaînant surprise sur surprise. Les deux acteurs principaux sont exceptionnels : Vincent Macaigne est dans une finesse de jeu formidable, désabusé, un peu cynique, pas romantique , et qui pourtant tombera fou d’amour , Sandrine Kiberlain tient là un de ses meilleurs arrivant à trouve un ton léger , très juste, adhérant parfaitement à l’univers Mouret, assez loin de ce qu’elle fait d’habitude. Et le dernier membre du trio, la moins connue Georgia Scalliet assure le job, jouant de sa fausse-candeur ingénue mais qui cache des aspirations libératrices. Une qualité d’image frôlant la perfection et une bande son envoutante. Emmanuel Mouret a gagné en maturité, en gravité, il est probablement le meilleur réalisateur français contemporains, le plus talentueux.
Une œuvre délicate et sincère, bien écrite et surtout remarquablement jouée par deux comédiens qui nous semblent vrais.
Le nouveau Mourret dans la lignée direct des ses autres films et donc pas de surprise. Un assez bon millésime avec un trio d'acteurs et actrice très bien , quelques bonnes répliques mais c'est quand meme un peu trop bavard et repetitif.
Comme tous les films de Mouret c'est là une oeuvre bavarde et ultra romantique, mais ici grâce à Vincent Macaigne j'ai aimé chaque minute et chaque réplique ; cet acteur est un des meilleurs de sa génération ; la tendresse de son visage et de sa voix me font craquer à chaque fois.
C’est gouleyant en bouche, Emmanuel Mouret a un don pour les mots. Dans ce film, chainon manquant entre Woody Allen et Eric Rohmer, auquel Sandrine Kiberlan et Vincent Macaigne apportent leur tonalité, un marivaudage élégant sur le sentiment amoureux. Ou l’on disserte sur l’engagement ou son absence, la passion ou son absence. Le tout fait des souvenirs comme dit la chanson de Laurent Voulzy. On peut toujours reprocher à Mouret l’absence de chair dans ses films qui ne parlent que de désir et de rencontre, ou se dire que la sexualité est cérébrale, mais la légèreté de l’ensemble et le rythme des dialogues rend la vision de ce film bien agréable.
Bravo au réalisateur Emmanuel Mouret qui nous propose un film à la fois pudique et profond sur la relation amoureuse hors mariage. Ce thème nécessite de bons dialogues et des acteurs à la hauteur pour éviter la lourdeur ou la platitude. Et c'est le cas ici avec une Sandrine Kiberlain épatante dont les répliques fusent. J'avoue avoir été surprise dans le bon sens et trouvé l'ensemble assez divertissant également.
Le réalisateur de « les choses qu’on dit les choses qu’on fait » signe ici un nouveau scénario assez étonnant. Le même thème ici est abordé mais de manière différente, mais toujours dans le même genre, assez théâtrale et cette façon de toujours dire tout haut, et philosophé pour rien en devient un peu indigeste ! On aime l’histoire assez spontané et par moment il y a beaucoup d’humour. Certaine fois c’est agaçant de voir le duo qui manque cruellement de simplicité.. Macaigne et Kiberlain sont parfait dans leur rôle !
Au final le même film moins théâtrale aurai été parfait.
Au final le même film moins théâtrale aurai été parfait.
Le précédent film d'Emmanuel Mouret convainquait par la polyphonie de son exploration du couple et des situations amoureuses. Pour ce nouvel opus, le cinéaste se concentre uniquement sur deux personnages commettant l'adultère, toujours dans le milieu ultra bourgeois dont il semble incapable de se défaire. Le scénario qui avance à bon rythme prend la forme d'un récit en expansion, faisant germer une situation de départ fort simple pour lui donner toujours plus d'ampleur. C'est assez original, tout comme l'emploi de l'architecture (plusieurs scènes se passant notamment dans la villa Carré d'Alvar Aalto). Cependant, l'histoire qui nous est comptée pose un double problème. D'abord car on nous impose le spectacle dérisoire des petits soucis de grands bourgeois, dans un monde qui, si on annule sa télé deux secondes, va franchement mal. Et ensuite car la situation adultère est considérée sans aucun égard pour l'épouse, personnage inexistant dans le film, alors même que Mouret avait su dans son précédent film donner gravité et profondeur à ses petites saynètes par le rôle confié à Émilie Duquesne dans ce registre. La machine tourne en rond : je recommande à Emmanuel Mouret de consacrer son prochain film au siège de l’aciérie de Marioupol... ça nous changera...
Le film se déguste à la petite cuillère avec ses dialogues absolument délicieux. C'est un peu théâtral, certes, avec quelques longueurs mais le style Mouret agit, il sait délivrer énormément de plaisir au spectateur. En plus des dialogues et des situations, sa réussite tient beaucoup évidemment au jeu des deux acteurs principaux.
« Chronique … » est déroutant. Il s’acharne à décrire une relation de couple exclusivement par le dialogue, de manière rigoureuse, précise. Il exclue presque totalement toute sensation, toute émotion. C’est rembarquement écrit et interprété mais on a un peu l’impression d’assister à un cours de math : convaincant, irréfutable, mais aussi un peu rébarbatif.
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