Portrait plein de charme d'une jeunesse qui entre dans la vie adulte à Paris, avec les maux d'une certaine précarité, mais portée par ses rêves et ses envies d'aimer.
SANS TOI NI TOIT. Chez moi, un bout de toi. On s'y bouscule et on s'y aime. On y vit d'amour et d'eau fraiche. De la place pour deux, quelque soit l'enjeu. William Schaller a aimé.
Film touchant qui donne à réfléchir. C'est un bon film d'auteur. Scénario bien ficelé et personnages réalistes. Je vous conseille . La BO est juste sublime. C'est un film clairement sans prétention mais sur le principe il y a du fond. C'est le principal. Peut être le rythme a revoir qui est particulier et un peu inégal.
Un premier film très riche en contenu qui n’a malheureusement pas eu le succès public en salles qu’il méritait. C’est l’histoire d’un jeune homme qui voudrait sortir de la condition qui lui est promise pour profiter de la vie parisienne avec celle qu’il aime, quitte à utiliser ses armes à lui, faites de débrouille et d’arnaques. Tour à tour naïf (cf. le visionnage des vidéos « comment gagner beaucoup d’argent en très peu de temps ») ou inspiré (cf. ses techniques de drague ou la rédaction de son œuvre littéraire), ce personnage est crédible dans sa découverte du monde qui l’entoure. En témoigne, son apprentissage des 4 styles de personnalité représentées par des couleurs ou le fait que s’il passe du temps à gagner sa vie comme livreur de repas, il n’a plus l’énergie et l’inspiration pour créer son œuvre littéraire. Le casting est parfait : Aurélien Gabrielli a un charisme certain et j’avais découvert Louise Chevillotte dans « Le Sel des Larmes » il y a deux ans et elle m’avait déjà marqué par son naturel. Ce film est une très bonne surprise qui sent le vécu et le récit autobiographique.
c est le premier film de louda ben salah cazanas la signification du titre du film d apres le roman le monde passe apres le nous du couple des amis de la famille , la musique a ete composer par jean charles bastion des sons organiques, des défauts dans les cordes qui ajoutent du corps à la musique j’ai filmé des moments que j’ai réellement vécus l’image du film soit patinée et a pensé cette histoire comme un souvenir un bon film a voir pour un bon moment
Ce premier film honnête et très touchant de Louda Ben Salah-Cazanas séduit par sa générosité, son envie de raconter un vécu très concret, et celui de la génération de milléniaux. Avec un petit côté Nouvelle Vague, le filme offre de bons moments, parvenant tout de suite à rendre ses personnages fragiles et très attachants, notamment grâce à l’humour, la tendresse, la sincérité et l’autodérision qui règne dans ce film, servi il faut par deux jeunes acteurs Aurélien Gabrielli , Léon Cunha Da Costa et Louise Chevillotte épatante dans Les hautes herbes, la mini-série de Jérôme Bonnel pour Arte. Malgré le côté un peu foutraque du scénario et une écriture à l’arrache, il ressort de ce film fauché une mélancolie très contemporaine, dans un univers urbain plutôt bien rendu.
Une romance parisienne contemporaine sans prétention mais sans grande ampleur non plus. La jolie chanson de William Sheller, qui conclut le film semble faite pour celui-ci. Dommage toutefois que le thème de la lutte des classes soit trop minoré, car à travers le cas d'un prolétaire tentant de "réussir", il aurait permis d'apporter plus de profondeur à l'ensemble.
Découvert en avant-premiere. Un très joli 1er film. Tout en sentiments et en élégance. Un film frais et franc, émouvant et souvent drôle, qui parle de la vraie jeunesse qui galère. Les comédiens sont tous formidables et de vraies découvertes. On peut prédire un bel avenir à ce cinéaste dont on a envie de découvrir les prochains films.
Ca ne m’a pas enthousiasmé, et j’ai trouvé le film plutôt ennuyeux. Surtout La manière dont c’est filmé avec d’incessants gros plans m’est assez insupportable…
Ce film rappelle l'Antoine Doinel de Truffaut : un réalisme totalement irréaliste, tant les rebonds semblent peu probables... Et pourtant ça passe comme une lettre à la Poste, avec élégance et fluidité. Une très belle surprise, pleine d'un espoir dénué de mièvrerie. C'est rare.
Le monde après nous est une sympathique découverte de mon côté. Il y a un cruel manque d'originalité, le genre de drame romantique qu'on a déjà vu 10 000 fois dans le cinéma français, avec une histoire d'amour qui s'emballe peut être un peu trop vite selon moi. Mais derrière ça, il y a un fond d'authenticité dans les personnages, qui fait que dès que le film commençait un peu à m'ennuyer, il y avait tout de suite une petite scène, une petite émotion, une once de sympathie que j'avais pour les personnages qui m'a tout de suite rattaché à l'intrigue. Ce n'est clairement pas le film du siècle mais il y a une authenticité dans celui-ci qui est difficile à atteindre pour un film avec un scénario aussi banal. Ça ne le rend pas forcément marquant mais il reste grandement appréciable, je recommande.
Excellent film au ton juste. Deux jeunes adultes font face à l'amour, aux galères diverses... Une distribution excellente, un scénario subtil et très bien écrit.
Beau et touchant, ce film réveille beaucoup d'émotions variées : on rit, on a les yeux qui piquent si on est sensibles, on est touchés par la situation des personnages (très bien construits). Quelques sensibleries néanmoins.
1er long métrage pour le jeune Louda Ben Salah-Cazanas et 85 minutes plus que prometteuses. Labidi est un jeune d’aujourd’hui : il va de petites magouilles en jobs d’appoint, habite en colocation dans une chambre de bonne et se rêve écrivain. Mais sa rencontre avec Elisa l’oblige à repenser son train de vie au-dessus de ses moyens. Un portrait réaliste d’une jeunesse entre précarité, petits boulots et désir de se réaliser, sans esbroufe, sans casting ronflant, mais avec une vraie sensibilité et une justesse appréciable. A découvrir. Il ne s’en cache pas, notre jeune réalisateur nous propose un drame teinté de romance à forte connotation autobiographique. D’où ces mots que prononcés par le héros: Quand j’écris, je le fais pour moi. Le scénario sait éviter les clichés habituels sur la jeunesse : drogue, alcool, soirées en boites, sexe à tous prix, etc. Non, les deux personnages centraux sont calmes, plutôt sages, intelligents, équilibrés, bosseurs, ce qui ne protège pas pour autant des emm… Problèmes d’argent, dilemme amoureux, chômage, emplois précaire, petites magouilles, apprentissage du deuil… Mais tous les deux sont travailleurs et leur talent les aide à surmonter les crises. J’en connais qui reprocheront sans doute l’apparente banalité des personnages et des situations, mais franchement, on peut se laisser prendre à ce marivaudage très contemporain. A remarquer le magnifique Un homme heureux de William Sheller qui accompagne le générique de fin. Excellent choix, tout comme celui que vous ferez si vous allez voir ce petit film qui a tout d’un grand. Aurélien Gabrielli, avec son côté à la fois lunaire, un peu froid et pince-sans rire, séduit d’emblée. Même si on n’est pas d’accord avec ce qu’il dit ou fait, il provoque l’empathie. Une découverte. Tout comme la craquante Louise Chevillotte qui m’a beaucoup fait penser à Sandrine Kiberlain à ses débuts avec cette grâce particulière et une vraie présence à l’écran. Citons encore Saadia Bentaïeb, Jacques Nolot et Léon Cunha Da Costa qui complètent avec bonheur le haut de l’affiche. Ce film est un véritable remède à la nostalgie. Du réalisme social en gris et rose pour une des belles surprises du moment sur nos écrans.