Nous
Note moyenne
2,7
136 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

18 critiques spectateurs

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Solène Haillard
Solène Haillard

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 novembre 2025
Mais quelle chienlit ce film. Il était à l'inauguration d'un festival de films européens dans une Alliance Française. Je me suis ennuyée du début à la fin. Trop lent, pas de transition entre les différents portraits. On passe du coq à l'âne sans comprendre ce qui nous arrive. D'un migrant mécanicien qui dort dans son van à la messe/lecture des dernières volontés de Louis XVI à Notre Dame, mais quoi?! Il y a eu un changement de réalité entre les deux plans ou quoi ? Je suis tombée dans un univers parallèle au moment de cligner les yeux?
Je comprends l'intention qui est par ailleurs louable mais la manière de le faire n'est pas la bonne. Et puis bon, les portraits choisis...je sais que c'est l'essence du film, montrer ceux qu'on ne montre jamais mais j'ai déjà vu des docu sur ce thème et y'a quand même une manière d'amener ça. Les images sans parole et sans commentaire, il y en a trop et ils sont définitivement trops longs. J'étais presque mal à l'aise pour le reste du public qui venait découvrir un film "francophone".
Vraiment je suis sortie de la salle très remontée car je ne crois pas que ce film est contribué au rayonnement de la France à l'étranger.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2023
Alice Diop nous présente des individus ou des groupes qui vivent le long de la ligne de train RER B en région de Paris. Concept à priori intéressant, mais ce n'est pas un sujet. Elle nous montre des individus : par exemple, des personnes sans domicile fixe, des retraités dépendants, des adeptes de la chasse à court.
Certains font partie de sa famille. D'autres non. Des parties documentent, comme le garagiste originaire du Mali qui vis dans une camionnette et qui répare sur des parkings. Ou comme l'infirmière qui visite les personnes âgées, section qui possède le plus d'hystérésis. Elle nous montre aussi des individus hétéroclites avec un intellectuel et des fanatiques du protocole de chasse à court.
L'ensemble est décousu, pas linéaire dans son déroulé et donc dans son message. Ce qui sur la durée suscite l'ennui (presque 2h pour un documentaire est trop long). Nous comprenons bien le côté personnel de la chose de certains sujets avec l'évocation du père de la réalisatrice, et sa soeur dans le segment de l'aide à domicile. Mais l'ennui s'installe. Et ce n'est pas arrangé par beaucoup de plans de transition sur des paysages, qui rythme les déplacements. Avec aussi beaucoup de plans de la ville (la banlieue parisienne), des jardins ou des bois. Ils contribuent à l'atmosphère. Mais ils contribuent aussi au sentiment de durée, mais comme ils ne véhiculent pas d'information sur le sujet, ils nous ennuient.
Alberti21
Alberti21

14 abonnés 16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 novembre 2022
Encensé par les critiques, ce documentaire est très décevant. Par les images d’abord, brouillonnes, une conventionnelle admiration aux quartiers populaires qui s’entend, des longueurs, on ne sait pas où veut en venir la réalisatrice. En combattant les clichés, la réalisatrice les renforcent au final : la basilique Saint-Denis, les garçons de banlieues, le philosophe.
Filmer des événements, avec quelques citations et de belles chansons suffisent peut-être à séduire les critiques, le public non. Tout juste bon à passer tard sur une chaîne culturelle même si La réalisatrice est une bonne élève.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 797 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2022
Très beau documentaire, intelligent, recherché et subtil. Un manque de rythme par instants mais l'ensemble reste passionnant et doux.
Tine 75001
Tine 75001

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2022
Un peu de mal, avec ce film, on ne sait pas très bien où veut en venir la réalisatrice avant qu'elle ne l'explique, en fin de film, mais ça se regarde avec sympathie. En revanche, je me serais bien passée de la dernière scène de chasse à courre...
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2022
Nous c’est le nous familial d’Alice Diop et le Nous de lieux et d’habitants proches du RER B. Le film ne prétend pas à une exhaustivité de ces lieux ni à une veritable sociologie. Il donne à voir des fragments de vie essentiellement de jeunes ou de personnes âgées, avec quasiment pas d’adultes de 40-50 ans. L’avant-dernière séquence dévoile le rapprochement de l’obsession d’Alice Diop avec celle de Pierre Bergougnoux. Ca aurait dû être la fin du film et une belle fin. Hélas, pour finir, Alice Diop, jouant le transfuge de classe jusqu’à l’indécence, nous donne à voir les protagonistes d’une chasse à courre en forêt de Fontainebleau. Cette séquence est d’autant plus gênante que la forêt de Fontainebleau n’est pas sur le parcours du RER B et que qu’on a du mal à comprendre la complaisance pour cette bande de fossiles sanguinaires.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2022
Dans Nous, Alice Diop s’attelle à montrer la vie en banlieue en sortant des sentiers battus. La démarche, elle l’explique presque à la fin du documentaire dans un touchant dialogue avec un philosophe qui a raconté des moments de vie chers à sa Corrèze ; comme pour faire perdurer l’existence de cette vie la. Alice Diop nous montre donc des moments de vie touchant, entremêlés à des moments de sa vie à elle, un parcours réussit qui montre la diversité de la France, aussi diverse que celle de la chanson de Jean Ferrat.
P ow HFT
P ow HFT

3 abonnés 172 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2022
C' est un documentaire sur la vie en banlieue à travers la B du RER, Les critiques presse sont globalement bonnes, mais je ne dois pas être assez cultivé ou intello pour saisir le sens profond de ce film doc... Certes on y voit la vraie vie des vrais gens (quoique la chasse à courre ...) des vraies images en super 8, mais ce n' est pas lié, et l' émotion n' est pas là... Sauf peut-être et même certainement avec ma France de Ferrat...
Loren Ribo
Loren Ribo

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2022
Suivre le RER B et aller à la rencontre des paysages , des habitants, de son enfance , c est le voyage auquel nous convie Alice Diop. Les clichés sont tous évités, de même sur toute lourdeur démonstrative.
La banlieue peut être belle comme ce film magnifique
Leïla T.
Leïla T.

88 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2022
Un collage de scènes montrant des communautés de France irréconciliables, c'est l'inverse du politique qui pose la question d'un idéal commun qui ferait cohésion. Des situations parachutées, avec des visages tristes, comme si cela suffisait à mettre en empathie le spectateur. Il s'agit de la somme des mémoires qui habitent la France, certes, mais comment la réalisatrice ose-t-elle mettre sur un même plan son vécu personnel (somme toute assez banal car tout le monde a de bonnes chances de vivre le décès de ses parents) et la déportation des juifs ?! Un film aléatoire, fénéant, condescendant.
Raw D
Raw D

12 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2022
Splendide film d’une intelligence et d’une précision rare sur des français qu’on ne voit pas, qu’on a l’habitude soit d’invisibiliser ou de fantasmer. Certains parlent d’un manque de ligne directrice mais tout se construit au fur et à mesure de manière très subtile et qu’on peut finir de comprendre vers la fin avec la rencontre d’Alice Diop avec l’écrivain qui a inspiré sa demarche. Il s’agit d’un film d’une grande beauté tout en nuance et de tendresse, lumineux et très humain.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2022
La documentariste Alice Diop suit le tracé de la ligne du RER B pour croquer en quelques tableaux un portrait kaléidoscopique de la banlieue parisienne. Elle y filme notamment un garagiste malien dans une casse à La Courneuve, des catholiques rassemblés à la basilique Saint-Denis pour une messe à la mémoire de Louis XVI, le mémorial de Drancy, l’écrivain Pierre Bergounioux dans sa maison de Gif-sur-Yvette, etc. Elle suit les pas de sa sœur aînée, infirmière libérale en Seine-Saint-Denis dans la tournée de ses vieux patients (dont un carton final nous apprend qu’ils sont tous les quatre décédés depuis le tournage). Elle exhume enfin quelques bandes VHS de sa famille tournées sur les lieux de son enfance dans la Cité des 300.

Jean Rolin que j’adore a écrit plusieurs carnets de voyages où il décrit Paris et ses banlieues anomiques ("La Clôture", "Le Pont de Bezons"…). C’est le même principe qui avait guidé François Maspéro qui, pendant un mois, au début des 90ies, avait arpenté la ligne du RER B, de Roissy à Saint-Rémy-lès-Chevreuse pour en décrire chacune des étapes, accompagnée d’une photographe. Trente ans plus tard, une sociologue, Marie-Hélène Bacqué, reprenait le même chemin que Maspéro pour mesurer les changements survenus sur son itinéraire.

Il y a beaucoup de défauts dans le documentaire d’Alice Diop que j’étais allé voir avec peut-être trop d’attentes.

Le premier est d’avoir voulu utiliser son histoire familiale. Qu’elle se fût déroulée à la Courneuve sur la ligne du RER B ne suffisait pas à le justifier. Car cette histoire aurait pu, à elle seule, constituer la matrice d’un autre film : un film – qui aurait rappelé "Leur Algérie" de Lina Soualem – sur l’arrivée en France dans les années soixante du père d’Alice Diop, travailleur immigré sénégalais, et de sa mère, de leur installation en banlieue parisienne, de la naissance de leurs enfants et de leur éducation à cheval entre deux cultures.

Le deuxième est le choix des étapes qui enjambe la capitale "intra muros" pour aller d’une banlieue à une autre en s’achevant bizarrement dans la forêt de Fontainebleau à des dizaines de kilomètres du terminus du RER B. L’intérêt du tracé du RER B est précisément de relier un centre à sa banlieue. C’est ce lien centre-périphérie qu’ignore Nous. Le documentaire d’Alice Diop aurait pu tout aussi bien prendre l’A86 pour fil rouge.

Le troisième est son titre, son affiche et la chanson de Jean Ferrat, "Ma France", qui accompagne son générique de fin. Trois éléments très forts qui revendiquent un message : faire nation. Or, loin de montrer une improbable unité nationale, "Nous" filme, du fait même du procédé choisi, des entités disparates, sans lien entre elles. Où est le "melting pot", le creuset dans lequel se construiront des valeurs communes ? Quoi de commun entre ces adolescentes qui tchipent au Blanc-Mesnil en surfant sur TikTok et ces cavaliers dans la forêt de Fontainebleau dans leur accoutrement d’un autre temps ?
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2022
Au lendemain de la manifestation du 11 janvier 2015, en réaction aux attentats de "Charlie Hebdo" et de l'Hyper Cacher, "Libération" titrait en une "Nous sommes un peuple", et la réalisatrice Alice Diop s'interrogeait sur cette foule très majoritairement blanche. A la manière de François Maspero dans son livre "Les passagers du Roissy-Express "(Seuil, 1990), où un jour de mai 1989 , il embarque avec Anaïk Frantz à bord du RER B, et se lance, lui, l'amateur de récits de grands voyages transatlantiques dans la "Traversée d’un désert de plusieurs millions d’habitants " , la cinéaste décide alors d'entreprendre un voyage au long cours en suivant la ligne B du RER, à la rencontre de tous ces "autres" qui ne figurent pas sur la photo de janvier 2015, de l’aéroport Roissy Charles de Gaule à Saint Rémy en Chevreuse…. Alice Diop replonge dans les lieux de son enfance et inscrit son histoire familiale en insérant d‘émouvantes bandes vidéos de sa mère et son père arrivait en 1966 du Sénégal et qui fièrement déclare qu’il n’a jamais pointé au chômage… et croise les destins : un mécano, malien et sans papiers qui vit dans un camion et qui téléphone à sa mère au pays…une infirmière, sa sœur qui visite à domicile chez des personnes âgées, une bande d’ados qui se font d’un carton une luge, d’autres qui se dorent la pilule sur les parterres de la Cité 212 au Blanc Mesnil, un écrivain Pierre Bergounioux, quelque peu pontifiant lisant des pages de ses carnets de notes dans sa demeure de Gif Sur Yvette pour terminer dans une chasse à courre en vallée de Chevreuse…entre temps on aura croisé l’Histoire de France à Saint Denis parmi les fidèles commémorant la mort de Louis XVI ou dans cette étape de Drancy au Mémorial de la Shoa … Alice Diop brosse ainsi un ensemble choral et offre une vision chaleureuse de la banlieue, à la recherche d’un « nous » à la fois fantasmatique et bien réel. C’est aussi le regard particulier qu’une femme d’origine sénégalaise, née dans la Cité des 3000 d’Aulnay-sous-Bois à la fin des années 1970, une intellectuelle et une artiste, porte sur ses contemporains. Ce n’est pas un portrait de groupe mais une succession de séquences dédiées souvent chacune à deux-trois individus ou à une seule personnalité…un coté patchwork … C’est intelligent, incisif et émouvant, le RER B que l’on voit finalement assez peu est un prétexte mais un « nous » existe-t-il entre les chasseurs, les royalistes, les jeunes ou les écrivains …A chacun de se faire son opinion… Le film a gagné le prix du Meilleur Film dans la compétition Encounters ainsi que le prix du Meilleur Documentaire toutes sections confondues à la Berlinale 2021.
Eva M
Eva M

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2022
Ce documentaire tourné en grande partie dans la banlieue nord, le long de la ligne du RER B, nous amène à la rencontre du quotidien des habitants de ces quartiers de béton. Il se termine dans la banlieue sud, verdoyante, avec une lecture de l’écrivain Pierre Bergounioux, et une improbable chasse à courre.
Film très statique, avec peu de dialogues, duquel se détache des personnalités attachantes, comme la sœur de la réalisatrice, infirmière libérale que l’on suit chez ses patients. Personnes âgées, isolées, fatiguées, abimées par la vie, le travail, pour lesquelles l’infirmière est un sourire dans la monotonie de la journée. Séquence pleine d’émotion, intelligence du cœur.
Jeunes, travailleur malien, aristo commémorant la mort de Louis XVI, évocation de la Shoah, enfants émerveillés par un feu d’artifice, la réalisatrice filme des visages, des émotions, des silences aussi, l’ennui, et les séquences composent un tableau de ce « Nous », complexe, multiple, qu’il importe de connaitre, et de faire connaitre, dans un geste cinématographique s’inspirant du travail de Pierre Bergounioux pour garder une mémoire des gens simples, modestes, où chacun a sa place.
thierry-xavier G.
thierry-xavier G.

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 février 2022
Décevant. On s’attend à un voyage sociologique sur la ligne B, sur laquelle j’habite, et cela tourne autour de la vie de la réalisatrice et des scènes choisies qui ne permettent pas vraiment de retrouver la réalité de « nous »
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