Un film de guerre naturaliste. Natural Light ne montre pas des scènes de bataille, ou de massacre, mais décrit dans une nature millénaire des hommes en proie aux ténèbres. Le rythme est très lent, la volonté de décrire un cauchemar dont les personnages ne peuvent s extirper touche à son but. C est austère mais il se dégage par moment une vraie beauté.
Film vu en vo sous titré , lent, peu de dialogues , de longs silence , de la grisaille , de la boue , peu d'action en conclusion un cinéma austère mais intéressant . Lire le résumé de l'histoire pour comprendre de quel bord sont les soldats . Surtout s'armer de patience . A voir pour les passionnés de la seconde guerre mondiale .
Natural light est un film sobre qui évoque l'armée hongroise face aux Russes pendant la 2nde guerre mondiale ; ce qui est rarement le cas dans le cinéma relatif à cette période. On ressent très bien la psychologie du personnage principal avec ses tourments grâce à la qualité du jeu de l'acteur.
Dans la catégorie sobre et laconique, une vision de la guerre contre les partisans russes par les hongrois. Le rythme lent sert une présentation de cette guerre sous l œil assez désabusé d un caporal observant l absurdité de cette guerre. Cette réalisation sert le message de cette répression qui dessert les civils, néanmoins ce déroulement peu rapide de l intrigue ne sert pas trop le spectateur, ça devient limite ennuyeux, même en gardant à l esprit l approche documentée et historique.
Un film magnifique, pudique et d'une grande force. Une façon de filmer et de traiter la guerre de manière originale, sans effet inutile avec une mise en scène sobre et magnifique. Le spectateur est happé par l'ambiance et ses personnages. Natural Light est l'histoire d'un groupe de soldats hongrois pro nazis, chargé d'investir en Russie et de nettoyer les zones des partisans ennemis dans un village rudimentaire, enneigé et vide, fait de rien, peuplé de paysans sans le sous, mort de faim, inoffensifs, vivant dans la crasse et le manque de tout avec une certaine lenteur à cause du froid. L'absurdité des situations et de la guerre rappelle le désert des tartares. Un film à voir absolument, dont la mise en scène et une façon de filmer singulière et accessible.
En 1943, l’armée allemande occupe une partie de l’Union soviétique. Elle s’appuie sur des forces supplétives hongroises pour protéger son arrière-garde des partisans communistes qui mènent des actions de guérilla dans les marécages et dans les forêts. Après que son peloton a été pris sous le feu et que son chef est mort, le sous-lieutenant Semetka en prend le commandement.
Une mode se répand. Elle consiste à placer la caméra juste au-dessus de l’épaule du héros et de filmer, en longs plans-séquences, plus ou moins flous, tout ce qu’il voit. Ce parti pris, j’imagine, se veut immersif : il s’agit de nous donner à voir (sic) la réalité comme elle se présente au personnage principal. Cette réalité est chaotique, floue, mal cadrée. Cette grammaire là n’est pas celle du cinéma traditionnel qui cadre ses sujets, fignole la mise au point et isole le son en l’expurgeant des bruits ambiants qui pourraient le polluer. Me vient à l’esprit "Le Fils de Saul", un autre film hongrois, filmé selon le procédé. Mais j’en ai vu d’autres similaires, dont je ne me souviens plus au moment d’écrire la critique de "Natural Light".
On comprend fort bien le postulat qui préside à une telle mise en scène : il s’agit de nous immerger de la façon la plus réaliste possible dans un chaos, sans lui donner, comme le ferait une mise en scène plus orthodoxe, une rationalité et une organisation qu’il n’a pas spontanément. Soit. Mais le résultat est passablement déconcertant. Il est d’abord, à proprement parler illisible ou inregardable. On passe la séance à plisser les yeux, en se disant qu’il serait temps de retourner chez l’ophtalmologue, pour essayer de discerner des arrière-plans volontairement flous. Il est ensuite – et ceci est la conséquence de cela – incompréhensible. On ne comprend rien à ce qui se passe, à l’endroit où nous sommes, aux personnages qu’on voit surgir (paysans russes ? supplétifs hongrois ? partisans communistes ?) avant de disparaître.
Il faut se plonger dans le dossier de presse pour y apprendre que Dénes Nagy, un jeune réalisateur hongrois, qu’on imagine hostile au nationalisme cocardier au pouvoir aujourd’hui à Budapest, a voulu, en adaptant un roman de Pàl Zàavada, renvoyer à ses compatriotes le souvenir, qu’ils voudraient ensevelir, de leurs compromissions aux côtés de l’Allemagne nazie pendant la Seconde guerre mondiale. Soit là encore. Mais qu’on ait besoin de lire le dossier de presse pour le comprendre démontre que ce film, pourtant récompensé à Berlin par l’Ours d’argent du meilleur réalisateur, est d’une lecture malaisée.
Immersion dans la conscience d'un petit gradé hongrois embarqué malgré lui et embourbé dans la conquête et la répression barbare des nazis en URSS. Sa sidération et son silence valent souvent la seule minuscule résistance possible dans cette machine de guerre absurde. La caméra opte pour ce point de vue subjectif limité.
1943, l’Union Soviétique est sous occupation allemande. Semetka, un paysan hongrois, est enrôlé comme sous-lieutenant dans une unité spéciale qui traque les groupes de partisans russes. En route vers un village isolé, sa compagnie tombe sur l’ennemi. Le commandant est tué, Semetka doit prendre la tête de l’unité... Va-t-il réussir à conserver son humanité ? Un film de plus sur l'absurdité de la guerre me direz vous, mais quelle photographie ! Et surtout , quel jeu tout en retenue où les regards en disent souvent plus long que les mots. Enfin un pan de l'histoire récente des pays de l'Est qui ne nous est pas toujours parvenu. La fin est dure ( Oradour sur Glane plane pas loin) mais un film d'une beauté dure et directe.
Un premier film à l'esthétique très maitrisée. Une ouverture de film où l'on est saisi par la beauté de la lumière, on note le souci de chaque détail, comme les mains aux ongles salis des militaires, puis on est embarqué dans un film atmosphérique, éblouissant, violent, terrible. D'une intensité et d'une maitrise rarement atteinte.
Excellent film .. Acteur principal, étonnant d'intensité. Son expression est aussi puissante que la parole. Son regard remplace les mots .. Une histoire peu connue dans un univers âpre, rude, froid .. L'enrôlement de soldats hongrois par l'armée allemande, pendant la dernière guerre, pour assurer l'ordre en territoire soviétique.. Un film authentique,avec des acteurs non professionnels, qui rendent le récit tellement réaliste et vrai. Ce film rappelle " Le fils de Saul" dans sa façon de filmer l'acteur principal de dos, de découvrir l'action par derrière ses épaules et sa nuque ... La caméra accompagne le soldat dans sa quête de l'ennemi A ne pas manquer..
Film d'une puissance exceptionnelle. On pense bien sûr à "Le fils de Saul" (2015) de László Nemes (travail sur la profondeur de champ assez similaire, école hongroise ?) et à "Dans la brume" (2012) de Sergey Loznitsa (scènes identiques dans la forêt). La scène d'ouverture au format panoramique (la rivière dans toute sa largeur) annonce le ton, avec une prise des sons de la nature aussi bonne que le ferait Terrence Malik, on est aux aguets tout de suite et on sent le danger imminent.. Les images sont extraordinaires (cheval embourbé), même avec peu de lumière. La mise en scène itou (le cadavre sur le radeau par exemple). Cette mise en scène alterne plans séquences somptueux et scènes caméra sur l'épaule. L'acteur Ferenc Szabó (Semetka) est impressionnant et ses choix ambigus nourrissent le scénario à la volée, pour le meilleur. Précipitez-vous.
On est à des milliards d'années-lumière d'Avatar. Ce film est froid, silencieux, âpre. Il narre deux journées d'un commando hongrois envoyés sur le front de l'Est face aux partisans soviétiques durant la Deuxième Guerre mondiale. Pour traiter de ce sujet difficile, Denes Nagy a choisi de suivre le chemin de son compatriote Laszlo Nemes (Le fils de Saul) en filmant un soldat. La caméra ne le lâche pas d'une semelle. Plan serré de face, de dos, caméra-épaule, pour que le spectateur ressente la violence de son ordinaire, en évitant les effets de mise-en-scène faciles ou l'usage de la musique extra-diégétique qui fictionnalise inévitablement l'histoire. La reconstitution est juste. C'est un grand film... mais qui ne séduira qu'un public qui ne limite pas le cinéma à un divertissement.
äpre au scénario tiré d' une histoire peu connue et porté par l' intensité des plans fixe montrant des visages burinés par un lieu de "vie" où tout est souffrance pour tout le monde. le "héros" regarde et ne sait que faire. film épuré de tout artifice et magnifié par des lumières sublimes.