Avis : Contes du hasard et autres fantaisies - Page 6
Contes du hasard et autres fantaisies
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PL06
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2,5
Publiée le 22 avril 2022
Un film japonais magnifiquement filmé, avec un montage impeccable… mais qui m’a profondément ennuyé. Rien ne me parle dans ces histoires à la limite de l’absurde, dans ces dialectiques verbales sur l’amour et la destinée. De plus la quantité de paroles à lire (sous titrage) empêche de profiter pleinement des images. Déception après Drive my car que j'avais bien aimé.
Trois jolis contes féminins entre babillage et fariboles. Agréable à écouter plutôt qu’à voir, tant la mise en scène est minimale. Le scénario du troisième conte est subtil et bien tourné, le deuxième un peu sulfureux, le premier bavard mais intéressant avec deux épilogues différents proposés à la suite. Les actrices sont excellentes et pleine de charme, particulièrement les deux héroïnes du premier conte. C’est du Rohmer minimaliste en peut-être moins moraliste, mais on se laisse volontiers porter par la petite musique.d’Hamaguchi. Pas tout à fait au niveau de « Drive my car » cependant, à mon avis.
3 contes sur l émancipation et les errances amoureuses de femmes japonaises. Un film très bavard et d'une qualité de dialogue un peu inégale, Des trois contes le dernier est le plus surprenant scénaristiquement.
C’est à Ryūsuke Hamaguchi que l’on doit un des meilleurs films de 2021, Drive my car, mais aussi Asako I & II, ou Senses… bref un très grand du 7ème Art. C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais ces nouvelles 120 minutes… un quasi moyen-métrage pour ce réalisateur. Un triangle amoureux inattendu, une tentative de séduction qui tourne mal et une rencontre née d’un malentendu. La trajectoire de trois femmes qui vont devoir faire un choix… Si ce cinéaste ne se complait pas dans la forme, souvent réduite à sa plus simple expression, c’est décidément un maître du scénario – et ici on en a 3 pour le pris d’un -, et du dialogue. Envoûtant. Décidément, le cinéma d’Hamaguchi a une petite reconnaissable entre toutes. Encore une fois récompensé au plus haut niveau - Grand Prix du jury (Ours d'Argent) au Festival de Berlin -, le cinéaste a conçu ces 3 histoires comme les premières d’une série de sept épisodes sur un thème commun hasard et imagination - traduction littérale du titre original, Guzen to sozo -. Notre réalisateur et scénariste revendique sa filiation avec Eric Rohmer… et c’est incontestable. Il est de toute évidence plus attiré par l’idée de mettre en scène des parcours féminins. Ce qui frappe donc, ici, c’est l’extrême sobriété des moyens comparée à l’incroyable richesse du fond. Profondeur psychologique des personnages, dialogues foisonnants, lenteur calculée qui n’exclut pas les nombreux rebondissements et la virtuosité dans la direction des acteurs et des actrices. Fascinant. Bien sûr, je peux citer les Kotone Furukawa, Ayumu Nakajima, Hyunri, Kiyohiko Shibukawa, Katsuki Mori, Fusako Urabe, qui occupent l’écran. Ces noms ne nous parlent pas beaucoup mais ce sont tous d’étonnants comédiens et comédiennes. Sensualité, érotisme larvé, - souvenir encore vivace d’une relation amoureuse, lecture déplacée d’un texte indécent dans un bureau, reconnaissance et partage d’émotions enfouies de l’adolescence -, voilà résumé le cinéma d’Hamaguchi. Là où certains s’ennuieront peut-être, d’autres, dont je suis, adorent ces moments rares d’un cinéma qui prend son temps, devant ce nouveau bijou délicatement taillé dans le plus pur minerai humain qui parlede dépit, de déni et de désir... Incontournable.
Contes du hasard et autres fantaisies. Toute la promotion de ce navet est fondée sur le fait qu'il s'agit du même metteur en scène japonais, dont personne ne se souvient du nom, qui a réalisé le multirécompensé "Drive my car" pourtant lui aussi exécrable. C'est un film à 3 sketches, un procédé que je n'apprécie pas trop, sketches que rien ne relie entre eux si ce n'est l'inintérêt des bavardages présentés, des histoires d'amour inutilement complexes avec des duos d'acteurs qui arrivent à parler en gros plans fixes pendant des dizaines de minutes, le plus long et le pire se passe dans un taxi pendant pas loin de la demi-heure inaugurale du film, du très mauvais théâtre filmé de deux heures au total. Pour une oreille non asiatique, la sonorité de la langue est anti-harmonieuse, ponctuée d'exclamations et d'essoufflements, loin de la modulation française ou même british et il n'y a strictement aucune image qui pourrait compenser ce naufrage. Même les japonais ne supportent plus les cérémonies du thé ou le théâtre Nô sur plusieurs heures et proposent des versions écourtées pour les étrangers comme pour eux-mêmes. Des "Contes" à dormir debout ou dans son fauteuil.
Films découpés en 3 nouvelles La première est un cran au dessus mais les 3 sont sublimes et nous poussent dans nos retranchements en ce qui concerne le type de sentiments qui peut jalonner nos vies. Peu importe les choix sentimentaux que nous ferons dans notre vie nous aurons des regrets. Mais le fait d'avoir des regrets montre qu'on a eu la chance de faire des choix. C'est ce qu'il y a de plus beau. Un film qui mérite d'être vu
Hamaguchi Ryûsuke nous montre encore une fois qu'il est capable de grandes choses, des musiques jusqu'aux dialogues très bien construits. On reconnait la patte de ce réalisateur rien qu'à la bande son. Le film est très cohérent du début à la fin sur un enchainement très linéaire avec une construction réfléchie. Les trois contes sont méticuleusement bien choisies dans un enchaînement chronologique. Les scènes ne sont jamais trop longues on pourrait avoir tendance à en "demander plus". Très beau film.
Avec son scénario en trois contes ayant rien à voir les uns les autres, Hamaguchi nous offre un film au dimension littéraire, et propose une mise en scène théâtrale avec ses dialogues et ses longs plans. Les thématiques diffèrent entre chaque conte mais se rassemble sur des détails, brillant dans la construction. Bref, c'est un très bon film que je conseille énormément.
J'aime décidément l'intelligence, la finesse, la délicatesse, la subtilité de ce cinéaste qui sait capturer des émotions à priori indescriptibles. J'ai encore été touchée au plus profond. Il y a avec ses personnages, ses histoires, sa sensibilité, quelque chose qui raisonne très fort en moi. En plus ses films sont esthétiquement très réussis, des plans simples, mais structurés, comme ce qu'il raconte. Comment dire... Je suis sous le charme... J'ai hâte de voir le reste de son travail...
Trois petits contes jouant sur le hasard et sur l'amour. Si l'on peut avoir son préféré en raison du degré d'originalité de chacun, les trois baignent dans l'atmosphère particulière que crée Hamaguchi dans chacun de ses films, à savoir une réflexion sur les sentiments et une mise en scène épurée qui en font le petit-cousin japonais de Rohmer et le cousin d'Hong Sang-soo.
Trois contes qui mêlent sentiment amoureux et petits hasards de la vie. Chaque histoire dépeint, de manière subtile et juste, le portrait de femmes qui connaissent à un moment ou un autre la loi du karma. C'est une histoire d'amour qui nous interroge sur la place du destin dans nos existences.
Hamaguchi revient en force après Senses et Drive my car. Sa profondeur psychologique et spirituelle et ses qualités de scénariste font de lui un très bon conteur.
Des dialogues interminables, de la niaiserie, de l'amour, voilà le tout nouveau somnifère, il dure deux heures et vient tout droit du pays au soleil levant.
Le film commence bien Mais cependant, très rapidement, les longueurs arrivent Ce n'est en fait que plusieurs cours métrages dont seuls deux sont corrects Ennuyeux à la longue
Hamaguchi se confirme comme un des grands réalisateurs actuels japonais. Sa sensibilité ne peut que plaire au public français car l'influence de Rohmer se perçoit immédiatement mais dans un univers totalement "exotique", le Tokyo du XXIème siècle. Les dialogues embarquent avec naturel et fluidité les spectateurs vers une compréhension complète des ambiguïtés très humaines des personnages. Tout en finesse et humanité - on ressort sur un nuage.
Quelle merveille. La poésie d'Hamaguchi fait encore une fois son travail avec une intensité et une justesse rare. Mention spéciale au troisième conte pour son histoire universelle, même si le second contient sûrement les meilleurs dialogues, empreints d'Humanité.