Commençons par le positif ! La photographie est vraiment belle c'est certain avec quelques plans vraiment beaux. Et la mise en scène.
Pour le reste, j'ai trouvé le film catastrophique. je ne comprends vraiment pas les notes parlant de chef d'oeuvres (terme galvauder qu'on voit partout désormais)
Pour la partie négative. L'intrigue qui sur le papier partait plutôt bien, a le droit un développement incrompréhensible, l'enquête n'a ni queue ni tête. Le tueur en serie est un abruti fini et le scénariste nous dit qu'il tue car il c'est japonais et les japonais sont forcément mauvais... (en gros ca n'est rien de plus).
Les acteurs en font des tonnes et des tonnes (surtout l'actrice principale). Le montage est franchement mal foutu, on ne comprend rien, le ryhtme est mauvais, ca n'avance pas!!! spoiler: Le plus jeune des deux enquêteurs passe une demie decénnie à chercher son arme et (comme par magie) il trouve une empreinte au sol et est persuadé que c'est la même que sur les scènes de crimes.
ET POUR FINIR (SPOIIIIL) spoiler: La scène finale est sans doute le plus enervante et mauvaise que j'ai eu à voir depuis longtemps...
Un enquêteur qui a plusieurs années de métier cherche à retrouver une jeune femme dans la nuit, dans une décharge, poursuivie par un assassin et il n'a pas l'idée de crier son nom ?! Au lieu d'ouvrir cette porte comme un abrutis sans prevenir.
Bref c'était vraiment pas terrible. (Et Pourquoi cette interdiction au moins de 16 ans) ?
Dans la lignée de "Seven" ou encore "Memories Of Murder", "Limbo" est un film policier sombre et violent. Dans un Hong-Kong sale et pluvieux deux flics se servent d'une jeune délinquante pour retrouver un tueur en série. Limbo est un film terriblement efficace de part sa mise en scène et sa photographie. Une belle découverte !
Une grande œuvre a voir en salle. J’ai été impressionnée par le traitement des décors: Hong Kong de ses grands immeubles à ses petites rues, les parkings, les parcs, les déchèteries, dans la nuit, sous le vent ou la pluie. C’est une beauté plastique impressionnante que la salle de cinéma magnifie parfaitement. Le jeu des acteurs est aussi pour moi un grand point fort dans ce films qui reprend des poncifs connus pour les retravailler, les remodeler à son compte. Il nous livre en terrain narratif connu une histoire qui lui est propre en embarquant le spectateur avec lui. Seul défaut du film: le côté émotion est parfois un peu trop gros sabots à mon goût et une ou deux scènes manquent de subtilité à mon goût. Mais ce sont des défauts minimes!
Un film policier, noir en noir et blanc qui se déroule dans la pourriture des bas-fond. Une certaine lenteur et un rythme mou. Mais les images sont belles et illustrent parfaitement ce thriller. Des scènes difficiles qui ne ménagent pas les âmes sensibles, et pourtant on ressort pas entièrement satisfait de cette histoire. Bien construite, bien narrée, manque juste ce petit panache qui pourrait émotionnellement nous toucher. Lourdeur, moite, certainement voulue vu où se déroule le lieu de l'action. 3.12 sur 5 sera ma note. Bien.
Une vraie claque. La photographie du film est d’un noir et blanc tout à fait singulier. Des prises de vues d’un Hong Kong comme on ne l’a jamais vu. On sent toute la poisse, l’horreur de la folie et de la psychopathie. La toute fin du film confine au sublime. Elle ponctue avec force un des enjeux majeurs du film résidant dans la culpabilité et le pardon, et dans leurs rapport avec l’irréversible et l’irrémédiable ! Très beau
Je ne partage pas l'enthousiasme pour ce film. L'ensemble est très caricatural et ne laisse pas de place à la complexité que l'on peut attendre d'un bon polar.
Pas aussi bien qu'il est décrit Décors surchargés et ambiance asiatique théâtrale aux dialogues parfois minimalistes et à la mise en scène parfois pas cohérente. Le noir et blanc est artistique, mais le scénario reste déjà vu même s'il y a quelques surprises et une émotion certaine retenue comme à chaque fois dans cette industrie chinoise. C'est culturel et volontairement extrême dans le jeu des acteurs. Mais le film ne laisse pas une trace indélébile à part la pluie et l'ambiance boueuse qui rythme ce long métrage. L'interdiction au moins de 16 ans laisse dubitatif. À cause de la scène de viol ? Surprenant
Une nouvelle fois le cinéma asiatique frappe fort et juste.Hong Kong en noir et blanc nous montre sa face cachée avec les ordures comme lieu de crime et ses habitués comme victime et meurtrier. Et à la fin la rédemption pour notre héroïne sauvée par 2 flics inclassables Photo géniale Des acteurs super Une légère arôme de Seven Alors qu attendez vous,?
Une enquête qui ne cherche pas à divertir mais à enfermer. Limbo transforme le polar en expérience de suffocation morale, où chaque image semble déjà condamnée.
Réalisé par Soi Cheang, figure majeure mais atypique du cinéma hongkongais contemporain, Limbo s’inscrit dans une trajectoire marquée par le polar sombre, la violence morale et les personnages en chute libre. Alternant productions commerciales et œuvres plus personnelles, Cheang signe ici un film clairement situé dans cette seconde veine. Le noir et blanc très contrasté n’est pas pensé comme un effet élégant, mais comme un outil d’écrasement visuel. Le film refuse les codes du thriller classique et privilégie une immersion sensorielle éprouvante, demandant au spectateur d’accepter le malaise plutôt que d’attendre une résolution.
Adapté d’un roman initialement situé en Chine continentale, Limbo a été déplacé à Hong Kong par choix artistique. La ville y devient un espace presque abstrait, saturé de déchets, de ruelles étroites et d’obscurité, plus proche d’un paysage mental que d’un portrait réaliste. Sans discours politique explicite, le film renvoie à un climat d’épuisement et d’impasse morale, donnant l’image d’un monde bloqué, où la violence et la culpabilité deviennent permanentes.
Le film aborde frontalement la violence systémique et la manière dont elle contamine les corps et les consciences. La justice n’y apparaît jamais comme une force réparatrice, mais comme un mécanisme usé, incapable de restaurer quoi que ce soit. Les personnages qui tentent de conserver une ligne morale sont soit brisés, soit contraints de transiger, chaque décision semblant déjà compromise.
En filigrane, Limbo interroge la valeur accordée aux existences marginales et la banalisation de la brutalité. La ville, filmée comme un amas de rebuts, renvoie à une société qui relègue certaines vies à l’état de déchets. Le film ne cherche pas la démonstration, mais répète son constat par l’espace, les corps et la fatigue accumulée, jusqu’à rendre toute rédemption illusoire.
J’ai trouvé le film particulièrement éprouvant et claustrophobisant. Tout y est glauque, sale, presque puant, au point d’enfermer le spectateur par la force de l’image et de l’atmosphère. La misère et la violence morale et physique sont omniprésentes, et c’est là que réside la force de l’œuvre. Les plans sont somptueux, et le travail sur le contraste en noir et blanc est remarquable, à la fois brutal et fascinant. Le film ne ménage rien et impose une cohérence sensorielle rare.
Reste que Limbo n’est pas exempt de limites, directement liées à ses choix radicaux. La narration adopte une progression parfois trop linéaire, avec des phases où l’intrigue piétine, créant une sensation de longueurs. Certains personnages demeurent plus fonctionnels que véritablement incarnés, ce qui affaiblit ponctuellement l’impact émotionnel. La noirceur visuelle, volontairement suffocante, ne laisse quasiment aucun espace de respiration et exige un spectateur prêt à encaisser cette radicalité.
Limbo s’impose ainsi comme un polar radical et marquant, moins attaché à l’intrigue qu’à l’état du monde qu’il met en scène. Un film dur, cohérent et visuellement puissant, qui transforme la noirceur en expérience totale, au prix d’un confort spectatoriel sacrifié.
Limbo est un polar plutôt prenant, qui nous entraîne dans une plongée au cœur des bas-fonds de Hong Kong.
L'aspect esthétique avec le parti pris du noir et blanc donne un style efficace. On se retrouve immergé dans des quartiers sales et poisseux, plein d'ordures.
On y suit un duo de flics qui travaille sur une enquête de disparition et de merutres sordides. Je m'attendais cependant à davantage de gore ou de crime tordu dans cet environnement poisseux. Même si le film ne nous épargne pas une plongée au cœur des bidonvilles. C'est une véritable décharge à ciel ouvert où les malheureux qui y survivent dont livrés à leur propre sort.
[Spoiler] La confrontation finale avec le tueur dans la décharge est vraiment efficace en termes de mise en scène et de scénarisation des combats [Spoiler].
Bien qu'il ne révolutionne ni son genre ni la narration, Limbo donne un vent de fraîcheur au polar/thriller.
Mêlant du Lands of murder, du True détective ou même du decision to leave, la narration du film est assez classique avec des enjeux et des retournements de situations déjà vus. Cependant, elle bénéficie de deux avantages certains : le rythme, bien soutenu et très bien équilibré ainsi que la relation entre les deux personnages principaux. Là encore ces rapports ont l'air tout à fait classiques avec le fameux schéma nouveau/gentil flic et expérimenté/méchant flic comme on pourrait le voir dans L.A confidential mais en plus taciturne.
Il existe bon nombre de polars a l'écriture tout aussi classique et efficace. Si on s'arrêtait ici on en aurait pour notre argent. Seulement voilà, Limbo ne se contente pas de cela. L'action et l'intrigue entrent dans une nouvelle approche grâce à la mise en scène, au cadrage et au découpage du montage. C'est avec ces atouts que le film va pouvoir créer un suspens bien plus pesant que la plupart des polars connus. Par exemple, le choix de certains angles de vue permet d'avoir une double lecture de l'action tout en exploitant au mieux les décors notamment lors de séquences de poursuites. Ce qui en prime rajoute un effet esthétique vraiment plaisant.
En situant l'action dans la ville d'Hong Kong, le titre, Limbo, semblait tout trouvé. Cette ville tentaculaire et au chaos omniprésent sont retranscrits très fidèlement et de manière très organique.
Tout cela est sublimé par un magnifique Noir et blanc qui vient rendre encore plus organique et palpable la ville en mettant en avant les reliefs de la matière, les contrastes et la crasse des bas fonds.
concernant les personnages, les deux enquêteurs sont des archétypes déjà vus. Mais c'est peut être une force pour le film car le spectateur est en confiance avec ce shela qu'il a pu voir tant de fois. Cela évite de trop s'attarder sur une caractérisation trop poussée des personnages et de leur rapport mais cela permet également de renforcer les moments d'humanité notamment ceux de Cham, la brute au coeur abîmé. L'interprétation rendue par l'acteur est clairement très bonne mais on sent qu'il y a beaucoup trop de retenue, plus qu'il n'en aurait fallu. Son camarade paraît bien plus terne non seulement dans sa personnalité mais également dans son écriture et dans son interprétation. C'est un personnage mettant en avant son partenaire et ça fonctionne.
La meilleure interprétation revient a l'actrice jouant le personnage de Wong To. Rarement une interprétation depuis Le mépris avec Bardot ou Casino avec Stone m'avait fait a ce point ressentir un personnage. Il faut dire que le personnage avait beaucoup de matière à faire étalage du jeu de l'actrice car c'est un véritable chemin de croix , un chemin de repentance et de punition qu'elle subie.
Seul point faible a mon sens, l'antagoniste manque d'écriture ou son développement et sa caractérisation ne sont pas assez montrés. alors oui c'est un antagoniste de Polar comme on a pu en voir dans Lands of murders par exemple et ça suffit amplement a faire un travail efficace mais le film créé autour de lui un décors très riche en détails et lui confère des effets personnels, notamment une photo ainsi que cette obsession pour les mains et les corps. On nous montre beaucoup sur cet antagoniste, plus même que sur nos deux policiers mais on a l'impression que tout cela visait a créer un climat et un personnage fou juste pour caractériser le fait qu'il est fou mais l'on ne sait rien sur ses motivations.
Limbo est une excellente surprise en cette année 2023. Sous ses aspects des plus classiques du genre, le film est renforcé par une maîtrise époustouflante de réalisation. ajoutez à cela un lieu de tournage et des décors bien exploités et vous obtiendrez un excellent polar.
Faire de jolies images, mettre de la pluie un peu partout et habiller les personnages en guenilles ne peut cacher que ce film sadique et pourri est un énorme navet. Des policiers si mauvais qu'on imagine souvent qu'ils sortent d'un asile, une ville si vide d'habitants, un serial killer qui "habite" un 500m2 à ciel ouvert où il expose ses mannequins en plein milieu de la ville sans jamais être dérangé, une héroïne qui arrive à chaque fois à s'échapper des mains de 15 types, un dénouement qui dépasse les limites du burlesque et surtout ce qui semble être le plaisir du réalisateur : mettre partout dans son "film" de la violence injustifiée et beaucoup de souffrance gratuites enrobées de sadisme. L'arnaque cinématographique de l'année avec le concours des "critiques" de la presse.
La bande annonce est convaincante : photographie léchée, images crues, acteurs plutôt bons, enquête policière intriguante...
Mais la déception grandit au fur et à mesure que l'on avance dans le film. On se dit que cela ne peut pas empirer, mais si. Les personnages sont des caricatures, bad cop bad cop, sans un pour rattraper l'autre. La femme, Wong To, est agressée pendant tout le film, on en devient vite mal à l'aise et agacé par tant de violence gratuite. Pas mal d'incohérences et de facilités scénaristiques. La bande originale est passable, mais elle surenchérit dans certaines scènes et les tourne au ridicule. Un antagoniste à la puissance physique injustifiée, amplifiée par le manque de logique du comportement du duo de flics.
Heureusement, Hong Kong est "sublimée" et l'on est rapidement plongé dans les bas fonds de la ville grâce au travail sur la lumière, le cadrage et les textures.