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Beachben
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4,0
Publiée le 31 décembre 2023
Très bel esthétisme dans ce film tourné dans les bas-fonds de Hong-Kong. Très bon polar, violent, rythmé, haletant... Très bonne performance des acteurs ! Le noir et blanc ajoute énormément à l'ambiance pesante. Grand moment de cinéma mais pas forcément un chef d'œuvre. Le film divisera. Pour moi, le bémol reste l'introduction qui annonce un peu la fin de l'histoire.
Présentant de faux airs de roman graphique par son atmosphère glauque, cette enquête policière fait entrer en collision deux affaires dont les rebondissements psychologiques et émotionnels constituent l'intérêt d'une narration d'abord aussi froide que son blanc et noir esthétisé. Montant crescendo dans les plongées interlopes et l'insalubrité humaine (difficile scène de viol) le récit devient tragédie avec une cynique brutalité émouvante. Poisseux, douloureux, âpre.
Tout de suite, Limbo a un air de déjà vu. Un serial killer, des flics fatigués, des traumas, une pluie incessante, un décor urbain sombre et crasseux, des scènes de dialogues limitées, une ambiance poisseuse, un noir et blanc hyper stylisé, des accès de violence de plus en plus longs et prononcés au fil des minutes... On pense pas mal de thrillers asiatiques qui nous ont régalés au cours des décennies passées (Seven, The chaser, Memories of murder, The Murderer…)
Si la première partie du film est assez prometteuse, avec la traque du tueur habilement mise en scène, avec quelques moments même assez bluffants, le réalisateur finira par nous lasser, d’abord par un suspense qui finira par s’essouffler assez vite, mais surtout par son goût trop prononcé pour les scènes de violences complaisantes, dont une scène de viol gratuite et qui n’apporte rien au film. On aurait aimé plus de nuances et plus de finesse. Ce sera sans doute pour le prochain film de Soi Cheang. https://www.hop-blog.fr/limbo-film-de-soi-cheang/
Dans les bas-fonds d’un Hong-Kong crasseux ; deux flics que tout opposent vont mener une enquête sur une série de meurtres terrifiants. Un rookie fait équipe avec un flic aguerri dont il est le supérieur ; un flic au flaire incroyable mais aux méthodes contestables. Deux flics antagonistes confrontés à leurs propres démons ; cà vous rappelle un film ; mon problème majeur, c’est que ça m’en rappelle un grand nombre ; dire qu’il n’y a rien de novateur dans celui-ci est une lapalissade. Le tout est traité en mode thriller sec, noir et violent ; une marque du cinéma hongkongais qui renait de ces cendres ; mais cela aussi n’est pas nouveau. David Fincher dans « Se7en » nous a déjà fait le coup avec un tel brio que nos rétines en restent encore imprégnées des décennies après. Surtout qu’ici le scénario est assez bancal ; le manque d’unité du récit rend le film pénible à regarder. On peut accorder à celui-ci un traitement graphique de cette mégalopole enfouie sous les ordures dans un noir et blanc glauque et stylisé miroir d’un mal consubstantiel des lieux qui est une belle réussite esthétique. Le cinéma asiatique coche toujours cette case ; il y a un sens de l’esthétisme bien particulier dans cette partie du monde ; mais cela ne suffit pas à faire un bon film. Une vraie déception TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Filmé au cœur d’une Hong Kong plus sombre, pluvieuse et poisseuse que jamais, ce polar ultra-violent nous embarque aux côtés de deux flics aux méthodes iconoclastes qui tentent d’arrêter un tueur en série passionné par spoiler: le découpage de mains de jeunes femmes. Très stylisé, filmé dans un noir & blanc superbe, Limbo prend néanmoins une tournure dérangeante lorsque ses personnages s’acharnent pendant de longues minutes – et à plusieurs reprises – sur une junkie spoiler: certes coupable d’un homicide dans des temps passés, mais pas responsable de tous les malheurs du monde non plus. Mais dans cette ville jonchée d’ordures, même les âmes pures finissent vraisemblablement par s’encrasser.
Atmosphère étrange, le comportement des personnages, même en prenant en compte la distance culturelle, n'obéit à aucune logique, la malheureuse fille subit tous les outrages, toutes les brutalités, sans qu'on comprenne pourquoi. Rien ne tient la route, même la météo est invraisemblable. Les deux * ne sont là que parce que sinon, il faudrait mettre des étoiles négatives à certains films
Soi Cheang, dans "Limbo", offre une plongée sombre et stylisée dans les bas-fonds de Hong Kong, avec un polar noir qui se détache par son esthétique léchée et un noir et blanc granuleux, signe d'une métropole déchue. Le film réussit à captiver par sa photographie et ses performances, bien qu'il pâtisse de certaines longueurs et d'une trame parfois confuse.
Adapté du roman "Dent de sagesse" de Lei Mi, "Limbo" présente un jeune officier, Yam Hoi, incarné avec une intensité nerveuse par Mason Lee, qui, associé à Chin, campé par un Gordon Lam toujours aussi puissant, navigue dans une enquête tortueuse de meurtres en série. Leur dynamique apporte un équilibre intéressant entre l'idéalisme juvénile et la désillusion cynique, même si le scénario manque parfois de profondeur pour pleinement explorer leur relation.
Cya Liu, dans le rôle de Wong To, livre une performance remarquable, tout en subtilité et retenue, qui apporte une touche de fragilité nécessaire au milieu de l'atmosphère lourde et oppressante du film. La caméra de Cheng Siu-keung se fait le reflet de cette ville fantomatique, capturant chaque goutte de pluie et chaque ombre avec une précision chirurgicale, ce qui lui a d'ailleurs valu un prix bien mérité.
Cependant, le film souffre de certains écueils narratifs. Si la première partie s'engage dans un rythme tendu, la seconde peine à maintenir cette intensité, se perdant dans des détails superflus qui alourdissent l'intrigue plutôt que de l'enrichir. Le récit se veut complexe et riche, mais la complexité tend par moments à l'abstraction, laissant le spectateur dans l'expectative face à des éléments peu exploités.
La musique de Kenji Kawai enveloppe avec brio cette descente aux enfers, tantôt lancinante, tantôt explosive, mais toujours en parfaite adéquation avec la tonalité du film. "Limbo" excelle dans sa capacité à créer une atmosphère, bien que le souffle épique qui devrait animer le dénouement se perde dans un final qui manque de clarté et de résolution.
En conclusion, "Limbo" est un film qui marque par son esthétisme et son ambiance, doté d'une photographie et de performances qui méritent les éloges. Néanmoins, la réalisation de Soi Cheang, si elle est maîtrisée, aurait pu bénéficier d'une écriture plus serrée pour éviter certains déséquilibres. Cela reste une œuvre qui se distingue dans le paysage du cinéma de genre asiatique et qui mérite d'être vue pour ses qualités visuelles et sa proposition cinématographique osée.
Belle esthétique. Histoire sordide et glauque à souhait (espérons que Hong Kong ne soit pas aussi sale que dans le film par contre). Très bon jeu d'acteur. Quelques longueurs et violons. J'aurais aimé en apprendre plus sur l'histoire du tueur. Le combat final n'est pas du tout crédible;spoiler: le gars a reçu un coup de surin près du cœur, du verre planté sur minimum 5 cm dans le flanc et il met à terre deux policiers bien nourris...
Porté par un noir et blanc maginifque, le film est une plongée dans la fange Hong-kongaise. Un polar d'une noirceur rare comme on est supris de voir dans un genre souvent balisé et censuré specialement dans la Chine actuelle.Revisitant le film de serial killer, Limbo se pose en référence et fera surement date dans son genre un peu comme Seven á son epoque,
Lire d'autres critiques ici : https://doisjelevoir.com/
Lorsqu'on pénètre dans l'univers sombre de Limbo, on est immédiatement saisi par une ambiance polar noir. Le choix judicieux du noir et blanc contribue à accentuer cette froideur. L'esthétique visuelle du film met en évidence les recoins sombres de Hong Kong. Limbo réussit à porter un regard fort sur les parias de la ville, les sans-abris et les toxicomanes, qui vivent en marges de la société. Cependant, malgré l'équilibre bien maîtrisé jusque-là, le film bascule vers une violence visuelle trop appuyée vers sa conclusion. Cette surdose d'images percutantes, semble superflue et aurait pu être évitée.
L'un des points faibles réside dans le peu de clarté de son enquête. Par moments, on se perd dans les méandres de la vie personnelle du protagoniste, sans que cela n'apporte grand-chose à l'histoire principale. Le récit lui-même est trop souvent enchevêtré inutilement. C’est clairement une complexité superflue. Malheureusement, pour ne rien arranger, la révélation finale laisse un goût d'amertume. Cette déception vient du fait qu’elle n’est pas assez percutante.
Les acteurs sont indéniablement impeccables. Gordon Lam incarne brillamment le rôle du flic expérimenté. Son interprétation magistrale donne vie à un personnage au fort caractère, injectant ainsi une dose de piment dans l'histoire. D'autre part, Mason Lee se démarque par sa performance lisse et équilibrée. Elle permet un contraste intéressant avec Gordon Lam.
Visuellement splendide et bénéficiant d'une mise en scène virtuose, Limbo suit la traque infernale d'un tueur en série dans un Hong-Kong malfamé et ravagé par le trafic de drogue.
C'est dans cet univers ultra malsain et sombre que le réalisateur Soi Cheang nous plonge, usant d'une photographie en noir et blanc sublime contrastant avec l'atmosphère poisseuse des ruelles glauques arpentées par les personnages au cours de leur course poursuite. La réalisation est particulièrement soignée, les mouvements de caméra semblant épouser parfaitement les trajectoires des protagonistes en cavale.
On pourra reprocher un scénario très classique, dont l'arc narratif et notamment le dénouement semblent cousu de fil blanc, et une violence extrême, presque outrancière.
Mais le film dépeint avec force les bas fonds d'une société aux prises avec la délinquance, dont personne ne sort indemne.
La bande annonce est convaincante : photographie léchée, images crues, acteurs plutôt bons, enquête policière intriguante...
Mais la déception grandit au fur et à mesure que l'on avance dans le film. On se dit que cela ne peut pas empirer, mais si. Les personnages sont des caricatures, bad cop bad cop, sans un pour rattraper l'autre. La femme, Wong To, est agressée pendant tout le film, on en devient vite mal à l'aise et agacé par tant de violence gratuite. Pas mal d'incohérences et de facilités scénaristiques. La bande originale est passable, mais elle surenchérit dans certaines scènes et les tourne au ridicule. Un antagoniste à la puissance physique injustifiée, amplifiée par le manque de logique du comportement du duo de flics.
Heureusement, Hong Kong est "sublimée" et l'on est rapidement plongé dans les bas fonds de la ville grâce au travail sur la lumière, le cadrage et les textures.
Seulement pour les amateurs de film noir, très noir et en noir et blanc. La photographie, le décor, le son démentiels et le fil crescendo vers le pire. Bas-fonds de Hong-Kong du "Mad Max" en filigrane, ambiance polar des années 50. Une enquête policière cataclysmique... Une grande performance des acteurs et + des actrices... Film chinois (interdit) !! A voir.
Limbo marque un vrai-faux retour du cinéma chinois sur les écrans européens. Avant la crise du Covid, la production de l'Empire du milieu était parmi la meilleure au monde ; depuis, quasiment rien ne vient plus jusqu'à nous. Limbo est un film Hong-konguais (donc chinois ? Vaste débat...). Le récit nous plonge dans les bas-fonds infâmes de la ville, et leurs ordures, dans tous les sens du terme. Découverte de cadavres en putréfaction, viol, bagarres ultraviolentes, etc. : toute l'action contribue à une vision apocalyptique du monde urbain où l'enclave de Kowloon (connue pour son insalubrité) semble avoir envahi toute la ville. Les deux flics affrontant le mal dans ce chaos échappent à tout manichéisme, tant ils sont eux-mêmes traversés de contradictions. Les choix esthétiques, aussi radicaux que les quartiers dépeints, se positionnent en contraste avec ceux-ci : le noir et blanc annule le dégoût de la merde et du sang et l'hyper-esthétisation sublime l'enfer. Reste tout de même un gros souci : la violence sans limite imposée au principal personnage féminin. Martyriser une femme à ce point-là se faisait dans le cinéma des années 1980-1990 ; aujourd'hui c'est franchement décalé voire douteux, surtout quand on sait l'impact qu'aurait cette violence filmée sur la violence réelle, selon certaines analyses sociologiques.
Dans la lignée de "Seven" ou encore "Memories Of Murder", "Limbo" est un film policier sombre et violent. Dans un Hong-Kong sale et pluvieux deux flics se servent d'une jeune délinquante pour retrouver un tueur en série. Limbo est un film terriblement efficace de part sa mise en scène et sa photographie. Une belle découverte !