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CH1218
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5,0
Publiée le 28 juillet 2026
Absolument stupéfiant. « Limbo » est un polar hongkongais d’une noirceur abyssale, glauque, violent et si poisseux qu’on en arrive presque à en sentir la puanteur à travers l’écran. Les décors des sordides bas-fonds dans lesquels se déroule l’essentiel de l’action sont incroyables, tout comme la mise en scène ultra-sophistiquée de Soi Chaeng et son l’esthétisme hypnotique d’un noir-blanc somptueux. Les acteurs principaux - Ka Tung Lam, Yase Lui, Mason Lee (fils d’Ang Lee), Hiroyuki Ikeuchi - contribuent eux aussi à l’atmosphère malsaine et électrisante de l’un des films les plus crépusculaires que j’aie vu. Quelle claque, un vrai choc !
Une enquête qui ne cherche pas à divertir mais à enfermer. Limbo transforme le polar en expérience de suffocation morale, où chaque image semble déjà condamnée.
Réalisé par Soi Cheang, figure majeure mais atypique du cinéma hongkongais contemporain, Limbo s’inscrit dans une trajectoire marquée par le polar sombre, la violence morale et les personnages en chute libre. Alternant productions commerciales et œuvres plus personnelles, Cheang signe ici un film clairement situé dans cette seconde veine. Le noir et blanc très contrasté n’est pas pensé comme un effet élégant, mais comme un outil d’écrasement visuel. Le film refuse les codes du thriller classique et privilégie une immersion sensorielle éprouvante, demandant au spectateur d’accepter le malaise plutôt que d’attendre une résolution.
Adapté d’un roman initialement situé en Chine continentale, Limbo a été déplacé à Hong Kong par choix artistique. La ville y devient un espace presque abstrait, saturé de déchets, de ruelles étroites et d’obscurité, plus proche d’un paysage mental que d’un portrait réaliste. Sans discours politique explicite, le film renvoie à un climat d’épuisement et d’impasse morale, donnant l’image d’un monde bloqué, où la violence et la culpabilité deviennent permanentes.
Le film aborde frontalement la violence systémique et la manière dont elle contamine les corps et les consciences. La justice n’y apparaît jamais comme une force réparatrice, mais comme un mécanisme usé, incapable de restaurer quoi que ce soit. Les personnages qui tentent de conserver une ligne morale sont soit brisés, soit contraints de transiger, chaque décision semblant déjà compromise.
En filigrane, Limbo interroge la valeur accordée aux existences marginales et la banalisation de la brutalité. La ville, filmée comme un amas de rebuts, renvoie à une société qui relègue certaines vies à l’état de déchets. Le film ne cherche pas la démonstration, mais répète son constat par l’espace, les corps et la fatigue accumulée, jusqu’à rendre toute rédemption illusoire.
J’ai trouvé le film particulièrement éprouvant et claustrophobisant. Tout y est glauque, sale, presque puant, au point d’enfermer le spectateur par la force de l’image et de l’atmosphère. La misère et la violence morale et physique sont omniprésentes, et c’est là que réside la force de l’œuvre. Les plans sont somptueux, et le travail sur le contraste en noir et blanc est remarquable, à la fois brutal et fascinant. Le film ne ménage rien et impose une cohérence sensorielle rare.
Reste que Limbo n’est pas exempt de limites, directement liées à ses choix radicaux. La narration adopte une progression parfois trop linéaire, avec des phases où l’intrigue piétine, créant une sensation de longueurs. Certains personnages demeurent plus fonctionnels que véritablement incarnés, ce qui affaiblit ponctuellement l’impact émotionnel. La noirceur visuelle, volontairement suffocante, ne laisse quasiment aucun espace de respiration et exige un spectateur prêt à encaisser cette radicalité.
Limbo s’impose ainsi comme un polar radical et marquant, moins attaché à l’intrigue qu’à l’état du monde qu’il met en scène. Un film dur, cohérent et visuellement puissant, qui transforme la noirceur en expérience totale, au prix d’un confort spectatoriel sacrifié.
Ce polar hongkongais déploie certes une intrigue convenue mais offre en contrepartie une esthétique sophistiquée marquante avec son choix du noir et blanc conférant un contraste lumineux /obscur très bien exploité par le réalisateur d’autant que le film bénéficie d’une photographie soignée. On regrette simplement un scénario un poil confus usant de facilité scénaristiques. Il s’agit tout de même d’un long-métrage au suspense montant crescendo, crépusculaire à souhait.
"Limbo" est d'abord une claque visuelle, il arrive à sublimer des décharges et des immeubles en ruine avec un noir et blanc somptueux et une réalisation virtuose. Côté histoire c'est extrêmement violent et j'ai rarement ressenti autant d'effroi que devant l'éprouvante scène spoiler: de viol . Sinon le scénario en lui même est assez classique, et il est évident que ce n'est pas sur ce point que "Limbo" sait se faire remarquer. C'est un film qui s'adresse à un public averti et plutôt adepte d'un cinéma asiatique qui n'hésite pas à bousculer ses spectateurs.
Visuellement superbe, car tourné dans un noir et blanc totalement approprié, ce polar hongkongais peut se vanter d'avoir en plus un scénario bien ficelé, une mise en scène assez riche et une performance de qualité de la part du casting. D'ailleurs, il est difficile de ne pas parler de l'actrice chinoise Cya Liu qui fait une prestation en tout point exceptionnelle. Une excellente découverte pour ma part !
bof , film ennuyeux a suivre . a vrai dire , il ne ce passe pas grand chose dans ce scénario . le jeu des acteurs est pas vraiment crédible non plus . 2 / 5
Exercice de style viruose, d'une noirceur abyssale, "Limbo" s'impose comme la nouvelle référence du polar Hong-Kongais, et érige Soi Cheang en maître absolu du genre. Outre la claque formelle ahurissante, qui témoigne de son incroyable maîtrise du cadre et de la spatialisation, son film se fait l'écho impitoyable d'une société repliée sur elle-même, véritable dépotoir à l'échelle d'un ville toute entière, où surnagent encore parmi les flots de déchets et d'une pluie ininterrompue quelques individus en quête d'idendité. Des personnages ambigus et torturés, qui voient leur destin s'entrechoquer tandis qu'une vague de crime submerge leur quotidien. Séquences d'action ahurissantes, acting au sommet, noir et blanc somptueux et crépusculaire, atmosphère poisseuse à souhait, le tout porté par un scénario parfaitement maîtrisé et une réalisation aux petits oignons... N'en jetez plus, "Limbo" est la claque à ne pas manquer, qu'il vous faut rattraper de toute urgence !
Limbo, c'est pas un 36 tonne qui t'écrase et qui repasse en marche arrière comme l'était City of Darkness, mais c'est quand même sacrément bien !
On plonge au cœur d'un thriller policier angoissant, avec un tueur qui semble aimer les mains de ses victimes. Limbo c'est esthétiquement ultra soigné, ultra crasseux, accentué par l'omniprésence de déchets et surtout par un noir et blanc absolument sublime.
Le fait que l'on sache assez rapidement les motivations du tueur m'a un peu déstabilisé, mais au final, ça ne gâche en rien le film, et chaque nouvelle scène redouble d'imagination pour aller toujours vers le plus sale, jusqu'au final fight, particulièrement brutal et dérangeant.
Vu le travail sur la couleur de l'affiche, le voir en couleur m'aurai bien plu, mais au final la qualité du noir et blanc surpasse mes attentes. Mais si ils veulent sortir une version en couleur, je suis là...
Limbo c'est visuellement réussi, très brutal, bien construit, les acteurs sont convainquant, le noir et blanc est sublime, et tout est plus que réussi.
Regardez Limbo ! Mais regardez avant City of Darkness...
Une vraie claque. La photographie du film est d’un noir et blanc tout à fait singulier. Des prises de vues d’un Hong Kong comme on ne l’a jamais vu. On sent toute la poisse, l’horreur de la folie et de la psychopathie. La toute fin du film confine au sublime. Elle ponctue avec force un des enjeux majeurs du film résidant dans la culpabilité et le pardon, et dans leurs rapport avec l’irréversible et l’irrémédiable ! Très beau
Ce films est une pépite. Il frappe d’abord par sa beauté visuelle. Tourné en noir et blanc, il offre une photographie sublime, où chaque plan semble pensé pour accentuer la dureté de l’histoire.
Je l’ai regardé en VOSTFR, pour mieux capter ce que voulait faire ressentir le réalisateur les dialogues vont a l'essentiel et ne "nous prend pas par la main". IL y a beaucoup de silences, qui en disent beaucoup. Parfois plus que les dialogues.
Difficile d’éprouver de l’empathie pour la jeune femme au début mais plus l’histoire avance, plus son parcours devient bouleversant et cahotique.
La pluie, omniprésente dans la scène finale, donne à la résolution une intensité folle, a coupé le souffle.
Ayant bien aimé City of Darkness du même réalisateur, j'ai voulu regarder ce film réputé comme son meilleur. Si je lui reconnais une esthétique et une photographie tout à fait intéressantes, j'ai trouvé le récit plutôt maladroitement amené, même si le rythme et l'ambiance permettent de ne pas s'ennuyer. Ma note moyenne est subjective (bien entendu) et le film est intrinsèquement bon mais peut-être à regarder au cinéma.
Belle surprise que ce Limbo ! Un polar bien sombre, qui a défaut de révolutionner le genre à le mérite d’avoir une vrai patte à la réalisation. Le noir et blanc est un parti pris qui sublime le film. Ce qui manque pour jouer dans la cour des grands comme Seven, c’est une profondeur dans le déroulement de l’histoire, et le serial killer manque cruellement de charisme. Mais ne boudons pas notre plaisir, un bon polar ça se deguste sans modération !
Moment de ciné particulièrement éprouvant, partagé entre l'ennui dû à une intrigue qui traine, et scènes de sadisme gratuites insoutenables.Le scénario tient sur un timbre poste, une poursuite interminable, le choix du noir et blanc relève plus du snobisme que de la nécessité de montrer un univers où le bien serait introuvable. Le cinéma Hongkongais prend les couleurs de son grand voisin, qui l'asphyxie peu à peu, et dont on peut se demander si la délinquante n'est pas une métaphore
Un polar poisseux et ultra-violent, visuellement très stylé, qui nous entraîne dans une course haletante contre un tueur en série dans les bas-fonds de HK.