Atmosphère réussi, pour le scénario faudra repasser. Le film profite à plein de la cinégenie de Hong Kong, sa densité humaine, ses lignes d'horizons, et ses bas fonds. Bas fonds dans lesquels végètent les abandonnés de la société, mais qui sont réduits à des silhouettes. En fait, le film répète des formules vues dans les Blade Runner, Seven... Sans proposer de vrai nouveauté. Surtout du style ce film, et c'est vrai que le montage vif, les bagarres en imposent, le reste...
Un film d'un très beau noir et blanc avec des scènes interminables, bruyantes et boursouflées, si bien qu'arrêté en cours.. C'est trop, ça en fait toujours trop.... Sans grands intérêts..
Film noir et difficile, mais bouleversant et très bien réalisé. Le tournage en noir et blanc accentue cette vision de Hong Kong sale et pauvre. L'immersion est complète, et l'enquête troublante. Film qui fait réfléchir dès la sortie de la salle. Super trio d'acteurs.
Plusieurs problèmes : - l'esthétisation de glauque, du sale, du répugnant : on connait ce procédé, mais un tas de sacs poubelle dans un joli noir et blanc, ça reste tout de même une décharge ; - une violence gratuite qui finit vraiment par porter sur les nerfs, est-il utile de massacrer cette jeune femme du début jusqu'à la fin du film ? Le réalisateur a t'il un problème avec les femmes ? Franchement, on se demande... - un scénario qui n'en est pas vraiemnt un : il n'y a plus rien au bout d'une heure et pourtant le film continue... et moi je baille.
En somme, un film qui aurait tout aussi bien pu rester inédit , a t'on vraiment besoin de connaitre tous les Luc Besson du monde ? Ma réponse est non.
Un film au visuel assez léché, quelque part entre "Blade runner" et "Resurrection" avec Christophe(r) Lambert! Le noir et blanc fait beaucoup pour l'atmosphère, mais pour le fond, le contenu, c'est complètement banal hélas. Trop de clichés avec le flic coriace traumatisé, la paumée qui sert de punching ball humain pendant presque deux heures (les féministes apprécieront!), l'imagerie christique appuyée (vierge Marie, culpabilité, rédemption, pardon final) un tueur pathétique sans intérêt, des envolées mélodramatiques risibles à coups de ralentis et de simili Lisa Gerard, un combat final qu'on croirait sorti du "Cyborg" avec Jean Claude Van Damme ou du "Héros" avec Chuck Norris. Enfin bref, en dehors des cadrages et de l'atmosphère léchés ça reste un petit thriller de série, au mieux divertissant mais complaisant, à la noirceur forcée et au final assez creux.
Un film à voir, meme si c'est en noir et blanc. J'ai apprécié ce film, filmé un peu à l'ancienne mais qui à un suspense et une tension prenante. On est happé par l'histoire dès les premièrs instants. Des films comme en voit trop peu. un film qui va rester dans les mémoires de ceux qui iront le voir.
Si on aime voir les filles se faire défoncer la gueule, se faire violer, se faire couper les membres, etc... tout en les entendant demander pardon, ça peut plaire, mais le mieux à mon avis c'est plutôt d'aller consulter un médecin. Sinon le scénario est débile. Alors oui l'image était prometteuse, la mise en scène avec ses passages d'axe et ses dédoublements aussi, mais c'est juste une pose, un emballage pour faire passer un propos que je nommerai d'extrême droite.
Pour ma part, c’est le 1er film du chinois de Hong-Kong, Soi Cheang, que je vois. Ce polar noir – très noir - tourné en 2021 arrive aujourd’hui sur nos écrans auréolé d’une nomination à Berlin et de 2 prix au festival international du polar de Reims. Eh bien, ces 118 minutes – qu’on ne voit pas passer -, méritent amplement ces titres de gloire. Dans les bas-fonds de Hong-Kong, un flic vétéran et son jeune supérieur doivent faire équipe pour arrêter un tueur qui s’attaque aux femmes, laissant leur main coupée pour seule signature. Quand toutes leurs pistes s’essoufflent, ils décident d’utiliser une jeune délinquante comme appât. C’est noir, très noir, d’une violence paroxystique, mais d’une virtuosité incroyable. Un choc ! Que ce film soit interdit aux moins de 16 ans est évidemment amplement justifié. Il s’agit de l’adaptation du roman The Wisdom Tooth de Lei Mi, de toute évidence inconnu chez nous. Le film nous montre deux Hong-Kong parallèles mais pratiquement hermétiques l’un à l’autre. La grande ville moderne – qu’on aperçoit que de manière très fugitive – et un inextricable réseau de ruelles qui semblent sortir de l’apocalypse, ce ne sont que montagnes de détritus, puanteur, amas de ferraille, et surtout la violence engendrée par tous les trafics et la misère. On est au royaume des marginaux. C’est là, et seulement là, que se noue l’intrigue entre les personnages principaux. Le noir et blanc est somptueux, les éclairages savants, l’histoire haletante et je le répète d’un niveau de violence que j’ai rarement vu atteint au cinéma. Âme sensible s’abstenir. Mais quel film ! La qualité du casting n’est pas pour rien dans la réussite de ce film dantesque. La palme revient à l’actrice Yase Liu, qui nous emporte dans un rôle plus que physique. Une révélation pour sa 1ère tête d’affiche. Elle est entourée par les excellents Ka Tung Lam et Mason Lee. Citons aussi le japonais Iroyuki Ikoshi, dans la dernière partie dans ce thriller crépusculaire et étouffant qui nous laisse l’impression étrange d’avoir frôlé les replis les plus extrêmes de l’âme humaine et d’y avoir pris plaisir. Un cauchemar éveillé submergé de morbide et de putréfaction, une plongée dans un enfer visuel dont on en sort pas indemnes. A voir pour les amateurs de grand cinéma et… de sensations fortes. A côté, Seven c’est le club Dorothée.
Très vite du grand guignol. Un scénario simplet, alourdi de mélo lourdaud, de la pluie, des sacs poubelles partout, courses poursuites constamment alternant avec combats à l'arme blanche et au poing. Affligeant même si avec les critiques officiels on peut apprécier le noir et blanc, quelques prises expressionnistes et deux vues aériennes de la ville la nuit sous la pluie.
Jouissant d'un magnifique noir et blanc, Limbo se limite malheureusement à ce parti pris esthétique. Car sur l'écriture, la réalisation, le jeu d'acteur, absolument rien ne va dans ce polar hongkongais. Se voulant héritier des films noirs des années 40, Limbo nous dépeint une ville poubelle, dans laquelle les humains ne sont que des détritus parmi tant d'autres. Mais tout cela semble dramatiquement superficiel et faux. Les décors, les personnages, les dialogues, absolument tout semble factice. Le tout pendant près de 2h de films durant lesquelles aucune intrigue n'est véritablement déployée. Bref, un film à éviter à tout prix.
Un magnifique noir et blanc, car les bidonvilles et les ordures sont plus cinégéniques en monochrome, ne saurait rattraper un scénario pauvre, truffé d’invraisemblables coïncidences et une complaisance dans la violence infligée aux personnages féminins. Et pour couronner le tout, le tueur, le plus violent des hommes, spoiler: c’est forcément l’étranger, l’ennemi héréditaire japonais, chrétien de surcroît. Histoire de se faire bien voir de Pékin sans doute.
Un excellent film qui coupe le souffle. L'image en noir et blanc est d'une grande maîtrise c'est beau , haletant, plutôt sinistre . A mille lieues du thriller classique.
S'il fallait trouver des références, je dirais Seven et Tetsuo, mais Limbo est surtout brutal et extrême. Le réalisateur élève le polar au rang d'œuvre d'art par un hypnotique noir et blanc. Hong-Kong n'est pas mort ! Ou peut être que si, tant la ville apparaît ici comme une ordure à ciel ouvert, où deux flics vont traquer un tueur en série aidés par une marginale (Wong To, un personnage dingue, fort et tragique). Je pourrais en parler pendant des heures ou juste dire que c'est un chef d'œuvre pour public averti.