Revoir Paris
Note moyenne
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465 critiques spectateurs

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petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 septembre 2022
Sur un sujet sensible que sont les attentats du 13/11, la tâche n'était pas facile de vouloir retracer le parcours de reconstruction des victimes ici incarnés par Virginie Efira et Benoit Magimel. L'interprétation n'est pas mauvaise et le sens des choses assez bien construit. La réalisation est bonne et la mise en scène est correcte. Voici les bons points que l'on peut donner car le message politique est désastreux à mon sens. La seule remarque sur les bourreaux est "une gueule d'ange" alors que l'on a tous vu les visages haineux et laids des terroristes. Aucun mot sur l'idéologie de mort non plus même si ce n'est pas une enquête et attention au "padamalgames". Ensuite les contres vérités sont nombreuses, pas un employé d'origine africaine ou arabe n'a été exécutée. La propagande pro sans papiers est hallucinante, c'est même une insulte aux victimes de vouloir les remplacer par d'autres qui n'y étaient pas. Nombreuses autres maladresses que je ne décrirai pas par respect à ce tragique événement.
Un cinéma bien pensant qui me fait mal tellement les ficelles sont grosses ...
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 septembre 2022
On attend sagement le feu d'artifices émotionnel propice à ce genre de films mais celui-ci ne vient jamais...!
Notre victime est bien fade. Sans aspérité. Tout au plus apprend-t-on qu'elle ne finit pas ses yaourts (ciel!) et qu'elle aime bien mettre un pull ras du cou sous son perfecto.
Elle va suivre un chemin post traumatique très stéréotypé, tellement convenu que l'on ne sait plus après une heure s'il s'agit d'un documentaire ou d'un TELEFILM. La fin laisse de marbre; oui on est bien dans un téléfilm.
Tom P
Tom P

15 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2022
Voilà un film plein de cette prétention Artistique. Vu le sujet, on se sent obligé de l'aimer et la réalisatrice le sait. Elle en abuse. Des scènes interminables , des silences pas pesant du tout : juste ennuyeux.
Les personnages basculent dans des stéréotypes navrants et vu le manque de dialogue et de partage d'émotions on ne peut que projeter ces stéréotypes opiniâtres et terriblement bien pensant. Il y a les gens biens et les gens pas biens.
Bref encore un film ou finalement on se moque du spectateur landa et qui s'adresee à un publique engagé qui acquiessera d'office, comme des photos de famille.
Si la prestation de Virginie Eiffira est exemplaire , je déplore la fainéantise intellectuelle de la réalisation et cette manière de surfer sur la vague.
Ce film ravivra des souvenirs mais en aucun cas fera bouger, comprendre et même partager ce qui s'est passé dans la tête des victimes.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2022
Les acteurs font leur job à la perfection. Pourtant hormis la scène de l'attentat et la dernière scène, on éprouve trop peu d'émotion. Les reportages télévisés, les témoignages dans la presse des victimes et de leurs proches sont malheureusement beaucoup plus poignants et révoltants. Et sans avoir besoin de filmer les cicatrices. Sur le sujet des attentats, la réalité dépasse la fiction. On aimerait que ce ne soit qu'un scénario de cinéma. Or ce n'est pas le cas.
Pour ce qui est de voir Paris autrement, on attend moins de démonstration et davantage de conviction. Le spectateur a suffisamment d'imagination pour se dispenser des explications bavardes et infantilisantes données dans les répliques ou la voix off . On n'est pas à l'école!
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2022
Un film avec Virginie Effira ne peut pas être mauvais ! C'est MON parti-pris. Ceci étant posé, le film est plein de sensibilité, de bons sentiments ... et de résilience, ce mot tellement à la mode ! Certaines scènes tirent les larmes mais dans l’ensemble, ça manque de rythme. La volonté de montrer qu’une reconstruction psychologique ne peut se faire qu’à plusieurs est très louable. Mais alors, peut-être eût-il été préférable de ne pas troubler le message avec une romance inutile.
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2022
Evidemment avec un tel sujet on est conduit à l'empathie. Cela dit c'est longuet, parfois ennuyeux et pour tout dire plutôt mauvais. Virginie E. fait le job et les autres acteurs aussi. C'est la réalisation qui pêche et aussi ce côté "dans le coup" avec le passage obligatoire par la case "clandestins" ... Non vraiment c'est trop mal fichu pour aller au delà des deux étoiles.
Ismael
Ismael

127 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Attention, mieux vaut prévenir, Revoir Paris n'est pas exactement un film comme on a l'habitude d'en voir. Dépourvu de véritable intrigue ou de narration classique, il s'agit surtout d'une étude psychologique- presque clinique- qui a pour objectif de montrer, de façon trés réaliste, le traumatisme vécu par les survivants d'attaques terroristes ainsi que leur travail de reconstruction. Le tout paradoxalement (plutôt bien)interprété par des comédiens célèbres et même assez glamour en temps normal.

En celà il est trés différent du magnifique film Amanda de Mickael Hers sorti en 2018, qui était une pure fiction sur le thème du deuil et du passage de l'enfance à l'âge adulte, avec simplement une attaque terroriste en toile de fond de l'histoire.
Mais Revoir Paris n'est pas non plus un documentaire à proprement parler sur les attaques du 13 novembre 2015. Le café ou se déroule l'attentat dans le film (en face de la Bourse semble t-il) n'a jamais été un de ceux visés et les personnages montrés n'ont à priori jamais existés.

Qualitativement parlant, si le film est de bonne facture et atteint son objectif, il pâtit toutefois d'un défaut qui est un peu inhérent à son propos. Le sujet abordé est en effet tellement spécifique qu'Il est difficile pour tous ceux qui ne sont pas passés par ces moments là (c'est à dire heureusement la majorité d'entre-nous) de s'identifier aux événements montrés ou d'être en empathie avec les personnages. En celà le film semble d'abord s'adresser aux victimes elles mêmes ou à leurs proches, comme une aide ou une clé supplémentaire.
La structure et la construction du film soulèvent également certaines questions. L'idée de partir à la recherche de cet inconnu avec qui on a frôlé la mort est trés bonne, mais pour plus de force il aurait fallu en faire la trame centrale du film. Alors que là ce n'est finalement qu'une histoire et un personnage parmi tant d'autres, ce qui accentue le côté un peu "passage en revue des différentes victimes", qui contribue à donner une dimension presque médicale au film. Comme une étude de la victimologie.

Pour terminer il faut noter que Revoir Paris porte bien son nom. Malgré le contexte dans lequel nous le voyons, la capitale y est tout à son honneur à travers de trés nombreux et trés beaux plans de jour comme de nuit.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2022
Mia (Virginie Efira) et Vincent (Grégoire Colin) menaient une vie de couple sans histoire, elle interprète de russe, lui chef de service à l’hôpital, jusqu’à ce qu’un soir de pluie, après un dîner en amoureux, Mia se retrouve prise au piège dans une brasserie visée par un attentat terroriste.
Trois mois plus tard, en plein choc post-traumatique, Mia cherche à retrouver les souvenirs que sa mémoire a chassés. Elle retourne sur les lieux du drame, participe aux réunions d’une association de victimes, noue des liens d’amitié avec quelques survivants, parmi lesquels Thomas (Benoît Magimel) sévèrement blessé à la jambe. Sa quête devient vite obsessionnelle.

"Revoir Paris" courait le risque de s’échouer sur deux écueils.

Le premier était son héroïne, incarnée par Virginie Efira, dont le visage mange la moitié de l’affiche. Elle est aujourd’hui quasiment l’actrice la plus bankable du cinéma français, omniprésente pour tous les rôles de 30-40 ans de femme sensuelle, libre et aimante : "Police", "Adieu les cons", "Benedeta", "Madeleine Collins", "Lui", "En attendant Bojangles", "Don Juan"… pour ne citer que les films d’elle sortis ces deux dernières années ! Une telle omniprésence provoque un risque d’overdose, à l’instar d’Isabelle Huppert ou Catherine Deneuve chez les comédiennes plus âgées, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos chez les plus jeunes. Chaque spectateur réagira à sa façon – nul besoin ici de rappeler l’exaspération épidermique que provoque chez moi chacune des apparitions de Isabelle Huppert dont j’endure pourtant chacun des films.

En ce qui me concerne, j’adore Virginie Efira. J’adore la douceur de ses traits ; j’adore la volupté de ses courbes – bien qu’elle ait quelques kilos de trop à l’aune du diktat intransigeant qui prévaut de nos jours – j’adore les intonations de sa voix. Et je ne m’en lasse pas….
Je pourrais dire la même chose de Benoît Magimel qui, depuis quelques mois, connaît un retour en force. Il vient d’obtenir le César du meilleur acteur pour le rôle déchirant de cancéreux en fin de vie qu’il incarne dans "De son vivant". Désormais spécialisé dans les rôles de grand corps malade, il est sur son lit d’hôpital follement sexy dans "Revoir Paris" avec, lui aussi, une voix reconnaissable entre mille et un sourire gouailleur irrésistible.

Le second écueil sur lequel "Revoir Paris" aurait pu s’échouer est son thème. Les attentats terroristes sont en passe de devenir un marronnier du cinéma et de la littérature française. Ce sujet-là a suscité deux des livres les plus réussis de ces derniers mois : "La Mythomane du Bataclan" d’Alexandre Kaufmann et "V13" d’Emmanuel Carrère. Alors que vient de s’achever le procès du V13, on attend le 5 octobre la sortie de "Novembre", le thriller de Cédric Jimenez, avec Jean Dujardin, projeté à Cannes, sur la traque des membres du commando terroriste et celle de "Vous n’aurez pas ma haine" le 2 novembre, adapté de la lettre ouverte déchirante d’humanité d’Antoine Leiris.

L’immense qualité du film d’Alice Winocour – dont on avait aimé "Augustine", "Maryland" et "Proxima" – est sa pudeur. La réalisatrice la doit peut-être à sa propre histoire : son frère faisait partie des otages du Bataclan, miraculeusement épargné. Avec beaucoup de sensibilité, elle montre comment cet attentat a rapproché les victimes, nouant entre elles un lien indéfectible ; elle montre aussi comment elle les a douloureusement éloignées de leurs familles, de leurs amis, qui n’ont pas partagé cette expérience unique.
Elle montre aussi l’ampleur du traumatisme subi, la difficulté à le surmonter et les voies, chaque fois différentes, qu’emprunte chacun pour y parvenir. Pour Mia, avec son blouson en cuir et son jean, sur sa Triumph rugissante, cela passera par « revoir Paris » qu’elle sillonne de part en part pour ravauder l’écheveau de sa mémoire parcheminée.
chloé V.
chloé V.

146 abonnés 254 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2022
Difficile sujet dont la réalisatrice n'a pas su totalement s'emparer. On se sent "obligé" d'aimer le film et pourtant pas réellement de drame, plutôt du mélodrame. La lenteur et l'ambiance intime ne profite pas à Virginie Effira qu'on voit beaucoup jouer quand Benoit Magimel est. J'ai trouvé le film cousu de fil blanc malgré le parcours compliqué de Mia et j'ai trouvé ça vraiment dommage. J'aurai voulu être émue, j'en suis sortie déçue.
Benjamin A
Benjamin A

46 abonnés 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 janvier 2023
Film ennuyeux. Caméra épaule qui fait que l'image rebondit.
Virginie Efira qui joue par intermittence. Tout semble avoir été en scénarium en mode succession incroyable de coïncidences improbables.
Les dialogues qui répéteront encore et encore : "comment tu t'appelles ?" "je m'appelle mia".
Tout le monde qui a perdu la mémoire.

C'est long, c'est chiant...... -_-"
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2022
Pourquoi vouloir se souvenir d'un tel moment ?

Un sujet difficile traité avec pas mal de justesse et d'émotion.
Un récit sur la culpabilité et la résilience durant lequel on croise les fantômes du passé et les témoignages des survivants.

Reconstituer le puzzle de sa mémoire pour refermer la cicatrice qui est en soit, se retrouver et revivre.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2023
Bouleversant par son angle de vue sur les traumatismes de ces victimes et de la force de leur résilience!
Virginie est admirable de justesse, Benoit est un sacré charmeur recréant le trouble de leurs fugaces regards de ce soir là.
J'en ai encore les frissons : elle est accusée de s'être enfermée dans les toilettes empêchant les autres de se protéger (la révélation sera terrible), ils effleurent leurs cicatrices réciproques, elle recherche le cuisinier qui lui serrait la main (retrouvailles bouleversantes).
Cinéma admirable!
DRI75
DRI75

18 abonnés 169 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 octobre 2022
On finit par s’ennuyer, le scénario ne porte rien, trop de scènes filmées dans l’obscurité, il n’y a pas de relief. L’ambiguïté récurrente des gens qui veulent l’aider, son compagnon, les membres de l’association, les autres… fait que ça traîne et qu’il ne se passe rien… Ajout de passages et situations inutiles juste pour faire le timing commercial.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2022
Sept ans après les attentats du Bataclan, la blessure est toujours aussi présente. Alors que Novembre va sortir en octobre, Revoir Paris n'est pas basé sur des faits réels mais il est inévitable de voir la ressemblance avec les dramatiques événements de 2015.

Le contenu de ce drame va donc être très fort. Mia va devoir reconstruire sa vie. Pour cela, elle tente de refaire le puzzle de l’attaque. Un long travail psychologique dans lequel le spectateur l'accompagne. Il est intéressant d'avoir toutes les étapes, que ce soit par des associations, ses proches ou encore les autres victimes. Ce sont des passages émouvants.

En revanche, cela va être trop linéaire. Certes, la thématique est très puissante, son exploitation manque souvent d’impact. On se perd dans le jeu de piste de Mia. Finalement, l'émotion va être beaucoup plus élevée quand il va avoir des intervenants extérieurs car on se recentre. Les ajouts de témoignages face-caméra sont les meilleurs instants. Ils permettent un recul important. Le final aussi arrive à le tirer la petite larme.

Virginie Efira est fantastique. Elle mérite le titre de meilleure actrice francophone du moment. Pour l’accompagner, Benoît Magimel arrive à mettre de sa personne. Les autres victimes vont réussir à porter de l'émotion. Leurs interactions avec Mia sont fortes.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2022
Bien que nous songions tous aux attentats du 13 novembre 2015, il ne s'agit pas d'un récit de cette sombre soirée et de ses conséquences. Rien à voir avec "Novembre" de Cédric Jimenez (sortie le 5 octobre) qui se contente de suivre le fil des événements pour faire de nouveau l'apologie des porteurs de flingues en oubliant les victimes qui passent au second plan. Ici, c'est des victimes dont il est question, de toutes les victimes, de celles de Paris et de partout ailleurs.
Pour parler de leur traumatisme, Alice Winocour a choisi de filmer les journées d'une femme qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, et de la suivre dans sa quête de reconstitution et de vérité. Le jeu de Virginie Effira, d'une grande justesse, permet aux spectateurs de ressentir l'indicible enfermement des victimes et la difficulté qu'elles éprouvent pour sortir du passé, se projeter sur un nouvel avenir et pour communiquer avec ceux qui n'ont pas vécu le drame.
Les plans fixes alternent avec les mouvements en caméra-épaule ; les gros plans sur les corps - et en particulier les mains - rapprochent les protagonistes, montrent l'aspect à la fois charnel et psychique de cette reconstruction.
Il n'y a aucun pathos, aucun surjeu, aucune larme inutile, les sentiments ne sont pas surlignés par des effets visuels ou sonores. Alice Winocour a réussi à faire ressentir le trauma mieux qu'un documentaire n'eut pu le faire comprendre.
Un film juste grâce à une réalisation brillante.
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