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Cordelia
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2,5
Publiée le 29 septembre 2022
Assez déçue par ce film dont j'attendais la sortie avec impatience. Une histoire à l'eau de rose avec pour point de départ les attentats du Bataclan (mais ça aurait pu être n'importe quel autre drame). C'est convenu et attendu, la mise en scène manque d'originalité et les acteurs ne semblent pas donner le meilleur d'eux-mêmes. Un film sur les suites de ces événements tragiques pour les survivants aurait mérité mieux.
Jeu de piste mémoriel assez subtil avec comme toile de fond les attentats parisiens de 2015. Une femme survivante d'une attaque terroriste tente de surmonter son traumatisme en recollant les morceaux de cette soirée qu'elle a oublié. Les différentes rencontres l'aideront à retrouver la mémoire et par effet de ricochets, passer un cap pour une nouvelle vie. Virginie Efira est comme d'habitude très juste et toute en retenue , bien secondé par un Magimel fidèle à lui même et plus en retrait dans l'histoire. La ville de Paris est un perso à part entière et le titre est bien justifié, on aime s'y promener, de La porte de La Chapelle à République en passant par la Tour Eiffel. Comme pour montrer la beauté intemporelle d'une ville meurtrie par ces années sombres.
Ennui total. De beaux plans de Paris mais sinon le thème du PTSD avec son lot de réapprendre à vivre normalement et crise d’angoisse à la sauce bobo, c’est pas fou hein. Bonne interprétation de Virginie.
Jusqu'ici j’ai aimé tous les films d’Alice Winocour (avec un petit bémol pour Augustine). La bande-annonce était alléchante, le sujet fort et Virginie Efira en tête d’affiche. D’entrée on est mis dans le bain avec une scène de tuerie qui nous choque et nous cloue au siège. Le reste sera plus calme et on assiste à l’enquête du personnage dans sa propre mémoire pour un retour à la vie bien difficile. Le tout est écrit (sans pathos aucun) et mis en scène avec infini tact, sensibilité et délicatesse. L’émotion nous gagne progressivement pour monter crescendo jusqu’au dénouement. Virginie Efira porte le film, comme à son habitude, avec tout son talent et son charisme, tout en restant très sobre. Benoit Magimel (plus un second rôle) et Grégoire Colin (vu dans le récent Avec amour et acharnement). On en ressort bouleversé. Une fois de plus Alice Winocour réussit son coup et nous offre un film aussi magnifique et subtil que dur et émouvant, tout en retenue. Un très beau film sur l’espoir et la résilience, un des plus beaux de l’année.
Abordé avec une pudeur de violette, ce film saucissonne cet événement funeste en fades anecdotes et sans jamais en approfondir aucune. Le tout devient vite indigeste et désincarné et dégouline vers l'ineptie. C'est dommageable pour la mémoire collective pourtant touchée à coeur. C'est évidemment indécent pour les victimes reléguées à l'arrière plan comme un motif décoratif au service de la dérive sentimentalo-nunuche du personnage principal... Les attentats sont un traumatisme qui méritait autre chose qu'une feuille larmoyante à l'eau de rose. Difficile de comprendre l'engouement général des critiques pour cet épisode sans intérêt. Gageons qu'un auteur digne de ce nom saura reprendre ce sujet avec la rigueur nécessaire et moins de sensiblerie.
Un scénario peu original, encore sur les attentats de Paris. La prise de son est pas terrible et les acteurs secondaires n'articulent pas toujours bien.
Jeu d'acteur de Virginie Effira sauve un peu le film, beaucoup d'émotions, mais le film reste quand même très lent . Un scénario avec une bonne idée mais je trouve qu'il n'a pas été approfondi dans le sens où des scènes aurais du écourter comme d'autre ou on aurais aimer avoir un peu plus de détail.
Revoir Paris est le grand film qu'on attendait sur les attentats de 2015, et leurs conséquences.
Alice Winocour réalise un tour de force : s'attaquer frontalement à la réalité de l'attentat (ce qu'esquivait le très beau Amanda, assez proche dans son style), tout en maintenant tout au long de ses développements une délicatesse admirable.
Tout est en effet esquissé dans cette errance presque fantastique : les fantômes rôdent sous différentes formes sans jamais être envahissants, les voix off constellent le film d'éclairs de poésie, Paris semble un décor de film de zombie qu'il s'agit de reconquérir, comme l'indique le titre, splendide.
Une émotion brute et digne sourd de tous les plans. La composition de Virginie Efira, une fois de plus au sommet, emporte Revoir Paris vers des sommets de sensibilité. Il faut absolument découvrir ce film, un des plus beaux réalisés sur la résilience.
A l’opposé d’Hollywood et des Américains, le cinéma français prend souvent le temps de revenir sur les blessures de son histoire comme si une respiration était nécessaire afin d’accoucher d’œuvres intègres et de trouver le bon geste artistique pour raconter l’irracontable. « Revoir Paris » réalisé par Alice Winocour (« Proxima ») est de celle-ci, un film cathartique et qui parlera à tout ceux qui ont vécu le le 13 novembre comme une déflagration ( j’en étais). Ici point de film choral dispersant le récit mais un personnage central interprété par une excellente Virginie Efira et qui traverse le film tel un ange à la recherche de la lumière et des réponses à une question qui la hante dès les premières minutes. Que s’est il passé dans ce restaurant qu’elle s’apprêtait à quitter après y avoir pris un dernier verre. La rencontre avec les protagonistes et survivants de ce drame rend l’ensemble humain le tout servi par une photographie délicate et une caméra qui suit Mia alors qu’elle parcourt Paris sur sa moto, habillée de la même tenue de « super héroïne » (on pense à Catwoman) déterminée à reconstituer le puzzle de son « blackout ». Un point particulièrement bien mis en valeur par la réalisatrice est le sort réservé aux invisibles, travailleurs sans papier qui ont disparu des rapports de police et des statistiques. Finalement un beau film, excellent complément à « Novembre » filmé d’un point de vue des forces de polices engagés cette nuit du 13.
paris attentats un film pour ne jamais oublier les victimes de ces attentats Le titre du film appuie l'idée de regarder Paris autrement. Après l’attentat, le personnage de Mia est dans les limbes, étrangère à elle-même et à la ville. Alice Winocour explique : "Elle commence à faire le point sur sa vie avec le sentiment diffus qu’elle doit la reconfigurer, que quelque chose doit changer. Il y a aussi le sens plus direct : Mia revoit Paris après le trou noir de l’attentat. Elle va « revoir Paris » Alice Winocour s'est rendue sur les forums des victimes regroupées par secteurs. Voir que des centaines de personnes se cherchaient, essayaient de se retrouver et de retrouver des objets perdus dans les attentats a été une expérience impressionnante pour la réalisatrice Lors de sa phase de documentation, Alice Winocour a rencontré des psychiatres qui lui ont parlé de la notion de diamant au cœur du trauma. Il s'agit de choses positives qui surviennent autour d’un événement traumatique (des liens forts qui se nouent et qui ne se seraient pas noués sans l’événement) Le film s'intéresse aux conséquences des attentats pour les victimes et pas du tout aux terroristes et leurs motivations Alice Winocour explique pourquoi elle a choisi Virginie Efira : "J'ai trouvé chez elle ce que j’aimais dans ce personnage de Mia : sa liberté. Elle n’est pas complaisante avec sa souffrance, elle est dans une quête, dans l’ouverture aux autres." Alice Winocour a filmé la séquence de l'attentat via un parti pris radical : le spectateur ne voit que les pieds des terroristes et entend principalement le son des mitraillettes : "J’ai décidé d’adopter le point de vue strict de Mia qui est à plat ventre et ne voit que les pieds des assaillants. C’est tout ce dont elle se souvient clairement. De façon plus générale, comment montrer l’attaque pour ne jamais oublier que le mal est toujours la et que nous sommes tous vulnerables pour la democratie pour faire face au fanatqiues
Avancer, sans oublier. Alice Winocour revient sur Terre après son magnifique Proxima pour panser des plaies qui sont cette fois-ci bien réelles : celles des victimes et familles des défunts de l'attentat du Bataclan. On suit donc une jeune victime, traumatisée par ce qu'elle a vécu au point de confondre ce qu'elle a vu ou entendu (est-elle vraiment cette femme qu'elle revoit fermer la porte des toilettes, et condamner les autres clients qui la supplient d'ouvrir ?), au point d'être bouleversée par un bruit suspect, au point d'avoir des absences à répétitions dans ses journées, sortes de moments suspendus où l'on ressent toute la difficulté à tourner la page, si tant est qu'il soit vraiment possible de la tourner. Comment se relever, faire sienne cette blessure que l'on transporte comme un fardeau, partager avec ceux qui ne peuvent pas comprendre ? On vit tous ces questionnements dans Revoir Paris, un film qui a du cœur pour ses personnages (on aime énormément Virginie Efira et Benoît Magimel dans ces rôles, tous deux très touchants), malgré un certaine sensiblerie et une mise en scène définitivement moins inspirée que le précédent Proxima... On n'enlèvera pas toute la passion que l'on ressent pour son sujet, tout le respect et l'hommage rendu à ceux qui sont victimes de traumatismes (dans la généralité), aux groupes de soutien qui font un travail formidable sur la rémission, aux psys qui sauvent des vies, à tous ceux qui aident à avancer, sans jamais oublier. Revoir Paris, dans son hommage, se souvient (généreusement) de tous.
C'est choquant et puissant mais profond et brut en émotions. Virginie Efira porte un film qui permet de retracer une diversité de traumatismes suite à un attentat. C'est réussi !
Un film ultra académique sans grandes prises de risque, n'arrivant pas à faire découvrir un côté inconnu aux traumatismes post-attentat. Néanmoins, la mise en scène est propre avec une scène d'attentat sobre mais efficace. Le casting est bon avec en premier plan une Éfira qui offre une prestation réussie avec de l'émotion ressortant de son personnage.
Il fallait choisir entre montrer l’attentat suivi de la reconstruction individuelle par un exil à la campagne, ou commencer le récit au retour à Paris, en incarnant le traumatisme par des apparitions spectrales, qui ne se révèlent de prime abord pas comme telles, et la nécessite d’une adhésion à une communauté de victimes. Le long métrage d’Alice Winocour refuse de choisir, préfère tout dire, tout étaler, tout signifier par souci (légitime) de bien faire ; il n’est en que plus indécent puisqu’il se sert de l’attentat comme d’un nœud dramatique initialement retardé au nom du suspense – un coup porté à la fenêtre d’un autre café – ensuite exploité en qualité de reconquête artificielle de la mémoire et de l’identité. L’ellipse qui contient ces deux temporalités constitue une erreur importante : elle nous empêche de connaître Mia, elle ne filme pas l’essentiel, à savoir l’exode temporaire dans un ailleurs où chercher le repos, s’interroger et voir naître la nécessité de revenir, de « revoir Paris ». Jamais nous ne ressentons la solitude et l’égarement de Mia dans une capitale où tout semble avoir repris vie, et où le personnage erre tel un fantôme : le registre fantastique, qui procède par superposition de disparus sur des visages et des corps hôtes, ne questionne pas la mémoire fragmentaire de Mia et ne l’aide guère à avancer, dans la mesure où nous avons vu ces disparus en début de long métrage et que cela les dégage du mystère qu’ils doivent incarner. La parole laissée à des rescapés qui témoignent face caméra s’intègre mal au récit-cadre qui perd de vue la complexité de l’être humain pour lui préférer sa version aseptisée et lacrymale. Les personnages sont des pions exécutés sur le grand échiquier du scénario : la mauvaise conduite du mari, supposée au début puis explicitée en clausule, sert de prétexte à une dislocation de l’unité familiale antérieure et à la refondation d’une nouvelle cellule conjugale ; les dossiers apportés à l’hôpital par l’épouse de Thomas légitiment, par l’ombre du divorce qu’ils font planer, l’union des deux survivants. Quelques belles scènes, notamment les retrouvailles entre Mia et son sauveur près de la tour Eiffel, réhaussent çà et là l’intérêt pris devant ce film plein de bonnes intentions, mais incapable de représenter le traumatisme et le travail de la mémoire.
Magnifique Virginie ELFIRA qui joue le rôle d'une rescapée des attentats meurtriers des terrasses de PARIS. Elle passera tout le film à essayer de se reconstruire et de se remémorer le fil des évènements car comme souvent dans ces cas là , sa mémoire s'est protégée en tout effaçant!! Bouleversant et magnifique. Magimel n'apporte strictement rien au film car comme souvent il est transparent et mauvais !