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Mister_Ed
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4,0
Publiée le 9 septembre 2022
Je me suis pas mal renseigné sur les attentats du 13 novembre 2015. J’ai vu des documentaires et lu des livres. Je trouve que ce film complète bien l’existant. On est cette fois dans les pensées et les sensations d’une victime, ce que seul le cinéma peut offrir. Virginie Efira est parfaite de justesse, très crédible dans son rôle, elle n’en fait pas trop. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé au prétexte « De passer à autre chose ». Merci à la réalisatrice Alice Winocour de remettre ce drame dans l’actualité avec beaucoup de délicatesse et de profondeur. Les dialogues sont très justes sans grandiloquence, il y a quelques phrases qui frappent l’air de rien, notamment prononcées par les proches des victimes « J’aurai voulu être avec toi dans l’attentat ». Effectivement, quand on vit des choses aussi fortes avec des inconnus, un lien extrêmement fort se créé très rapidement ce qui peut être excluant même pour la famille proche. J’ai lu une interview d’Alice Winocour où elle évoque ce sujet avec beaucoup de justesse.
Bien mais sans plus. Ça manque d'émotions. Histoire un peu fade creuse ça manque de consistance et de rebondissement. J'ai pas trop compris l'intérêt. C'est correct mais on s'attend à un film sensationnel et on a le droit à un film qu'on peut très bien regarder à la télé dans avoir le besoin d'aller au cinéma en fait .. un peu déçu je m'attendais à ressentir une émotion mais ni l'histoire ni les personnages ne permettent d'être en empathie avec eux ....
Revoir Paris est un excellent film porté par une excellente Virginie Efira. Le film aborde un thème difficile et encore ancré dans les mémoires, ce qui n'est pas évident. Alice Winocour va ici, au lieu de nous montrer les répercussions sur l'ensemble d'un pays, nous montrer les dommage sur une seule personne, une seule vie. Une petite histoire qui s'inscrit dans la grande. Le film montre ainsi l'impact de l'attentat sur la vie de Mia et comment cela va impacter son rapport avec son entourage, ce qui est extrêmement touchant. J'adore le début du film, il est fait de pleins de "et si", à chaques moments on se dit que cela aurait pû être autrement, que les choses auraient pû se passer d'une autre manière,etc... La scène de l'attentat m'a marqué. Elle est subite, très crue, sanglante et d'un réalisme affolant (énorme travail sur le son). Dès lors, Mia va se lancer dans une quête pour la vérité, elle veut savoir comment ce qui s'est passé. Mais cette quête ne sera pas sans difficultés, en effet, elle devra faire face à ses doutes et aux regards des autres. Tout cela donne droit à des moments extrêmement touchants et dramatiques. Virginie Efira est absolument géniale, de même que le surprenant Benoît Magimel, qui est sans doute le personnage le plus intéressant du long métrage. Du côté de la technique c'est également brillant, que ça soit avec les couleurs vives ou bien ces magnifiques plans nocturnes sur Paris (qui avance et met de côté les évènements contrairement à Mia). Un excellent drame !
Je n ai pas du tout aimé le film c est lent on ne voit que virginie Effiira on adhère à aucun moment cette semaine franchement faut voir le film sur dechanelle et Clemenceau
"Revoir Paris" présenté cette année au festival de Cannes (Quinzaine des réalisateurs) est un drame essentiel. En effet la réalisatrice du film Alice Winocour s'est inspirée des tragiques attentats de 2015 pour en faire une histoire simple mais si importante pour la mémoire de tous avec une Virginie Efira toute en délicatesse dans son rôle de victime avec des moments durs et émouvants même si l'ensemble est peut être trop linéaire
Novembre 2015, Paris est frappé par une vague d'attentats sans précédent. Mia se trouve dans l'un des restaurants attaqués ce soir là. Trois mois ont passé, Mia revient sur le lieu de cette atrocité pour tenter de comprendre, de se souvenir, et surtout de tourner la page pour enfin recommencer à vivre... Filmé avec énormément de précautions et de pudeur, ce drame évoque bien sûr les attaques terroristes de 2015, mais sans jamais les montrer (sauf sur une courte séquence). Le fil conducteur est ici centré sur les victimes, pas du tout sur les assassins. La quête du personnage central, superbement interprété par Virginie Efira, est en fait une recherche de la vérité sur ce qu'il s'est réellement déroulé cette soirée là. La réalisatrice Alice Winocour nous propose une oeuvre tout en délicatesse et en retenue (ce qui est louable afin d'éviter de tomber dans le pathos), mais j'aurais tellement aimé être plus ému et plus touché face à ce choc épouvantable vécu par toutes ces victimes. Quelques séquences restent cependant bouleversantes, mais la copie finale est décidément trop sage et trop timide au regard de l'horreur absolue de cette nuit parisienne. Un film indispensable et plutôt bon pour ne jamais oublier. Site CINEMADOURG.free.fr
Un film avec Virginie Effira ne peut pas être mauvais ! C'est MON parti-pris. Ceci étant posé, le film est plein de sensibilité, de bons sentiments ... et de résilience, ce mot tellement à la mode ! Certaines scènes tirent les larmes mais dans l’ensemble, ça manque de rythme. La volonté de montrer qu’une reconstruction psychologique ne peut se faire qu’à plusieurs est très louable. Mais alors, peut-être eût-il été préférable de ne pas troubler le message avec une romance inutile.
Je n'ai pas du tout accrocher à cette recherche de vérité de la protagoniste jouée par une bonne, comme d'habitude, Virginie Effira. Beaucoup trop de longueurs, de silences. Je ne suis pas du tout rentrée en empathie avec elle. J'attend avec impatience le film Novembre, qui sort dans un mois, sur les attentas du 13 novembre ou celui sur Simone Veil. Ceux la, je le sais, vont m'émouvoir, je le sais déjà !
Après Novembre (vu en AVP) puis Rebel, Revoir Paris nous dépeint cette fois le terrorisme vu sous l'angle de la victime survivante. Une réalisation sobre, Effira est parfaite. Des moments qui donnent la boule au ventre.
Mia (Virginie Efira) et Vincent (Grégoire Colin) menaient une vie de couple sans histoire, elle interprète de russe, lui chef de service à l’hôpital, jusqu’à ce qu’un soir de pluie, après un dîner en amoureux, Mia se retrouve prise au piège dans une brasserie visée par un attentat terroriste. Trois mois plus tard, en plein choc post-traumatique, Mia cherche à retrouver les souvenirs que sa mémoire a chassés. Elle retourne sur les lieux du drame, participe aux réunions d’une association de victimes, noue des liens d’amitié avec quelques survivants, parmi lesquels Thomas (Benoît Magimel) sévèrement blessé à la jambe. Sa quête devient vite obsessionnelle.
"Revoir Paris" courait le risque de s’échouer sur deux écueils.
Le premier était son héroïne, incarnée par Virginie Efira, dont le visage mange la moitié de l’affiche. Elle est aujourd’hui quasiment l’actrice la plus bankable du cinéma français, omniprésente pour tous les rôles de 30-40 ans de femme sensuelle, libre et aimante : "Police", "Adieu les cons", "Benedeta", "Madeleine Collins", "Lui", "En attendant Bojangles", "Don Juan"… pour ne citer que les films d’elle sortis ces deux dernières années ! Une telle omniprésence provoque un risque d’overdose, à l’instar d’Isabelle Huppert ou Catherine Deneuve chez les comédiennes plus âgées, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos chez les plus jeunes. Chaque spectateur réagira à sa façon – nul besoin ici de rappeler l’exaspération épidermique que provoque chez moi chacune des apparitions de Isabelle Huppert dont j’endure pourtant chacun des films.
En ce qui me concerne, j’adore Virginie Efira. J’adore la douceur de ses traits ; j’adore la volupté de ses courbes – bien qu’elle ait quelques kilos de trop à l’aune du diktat intransigeant qui prévaut de nos jours – j’adore les intonations de sa voix. Et je ne m’en lasse pas…. Je pourrais dire la même chose de Benoît Magimel qui, depuis quelques mois, connaît un retour en force. Il vient d’obtenir le César du meilleur acteur pour le rôle déchirant de cancéreux en fin de vie qu’il incarne dans "De son vivant". Désormais spécialisé dans les rôles de grand corps malade, il est sur son lit d’hôpital follement sexy dans "Revoir Paris" avec, lui aussi, une voix reconnaissable entre mille et un sourire gouailleur irrésistible.
Le second écueil sur lequel "Revoir Paris" aurait pu s’échouer est son thème. Les attentats terroristes sont en passe de devenir un marronnier du cinéma et de la littérature française. Ce sujet-là a suscité deux des livres les plus réussis de ces derniers mois : "La Mythomane du Bataclan" d’Alexandre Kaufmann et "V13" d’Emmanuel Carrère. Alors que vient de s’achever le procès du V13, on attend le 5 octobre la sortie de "Novembre", le thriller de Cédric Jimenez, avec Jean Dujardin, projeté à Cannes, sur la traque des membres du commando terroriste et celle de "Vous n’aurez pas ma haine" le 2 novembre, adapté de la lettre ouverte déchirante d’humanité d’Antoine Leiris.
L’immense qualité du film d’Alice Winocour – dont on avait aimé "Augustine", "Maryland" et "Proxima" – est sa pudeur. La réalisatrice la doit peut-être à sa propre histoire : son frère faisait partie des otages du Bataclan, miraculeusement épargné. Avec beaucoup de sensibilité, elle montre comment cet attentat a rapproché les victimes, nouant entre elles un lien indéfectible ; elle montre aussi comment elle les a douloureusement éloignées de leurs familles, de leurs amis, qui n’ont pas partagé cette expérience unique. Elle montre aussi l’ampleur du traumatisme subi, la difficulté à le surmonter et les voies, chaque fois différentes, qu’emprunte chacun pour y parvenir. Pour Mia, avec son blouson en cuir et son jean, sur sa Triumph rugissante, cela passera par « revoir Paris » qu’elle sillonne de part en part pour ravauder l’écheveau de sa mémoire parcheminée.
Un moment fort. Le film ne tombe jamais dans la complaisance, le larmoyant ou la simplicité. Cela permet de travailler un sentiment bien plus profond et d'aborder le sujet avec pudeur. Le personnage de Mia est criant de véracité, la performance de Virginie Efira est exceptionnelle.
Je n'ai pas été vraiment conquise par ce film. Il y a une base d'histoire plutôt bonne avec un sujet traité plutôt intéressant et touchant. Mais en regardant le film je n'ai rien ressenti de tout ça, les scènes étaient vides, simple, l'émotion ne se faisait pas tant ressentir. Pour le personnage principale il n'y a même pas de différence entre le début ou elle est encore en état de choc et la fin quand elle a enfin réussi à retracer l'événement, les émotions étaient les mêmes. Les plans ne sont pas vraiment beaux et parfois inutiles. (des zooms longs sur le personnage principale). La bande son est pour moi aussi pas bien utilisée et pas assez présente, ce qui aurait pu aider à renforcer l'empathie envers l'épreuve que surmonte le personnage. Un sujet qui aurait pu être mieux exploité avec plus de sincérité et d'émotions.
Voilà un film plein de cette prétention Artistique. Vu le sujet, on se sent obligé de l'aimer et la réalisatrice le sait. Elle en abuse. Des scènes interminables , des silences pas pesant du tout : juste ennuyeux. Les personnages basculent dans des stéréotypes navrants et vu le manque de dialogue et de partage d'émotions on ne peut que projeter ces stéréotypes opiniâtres et terriblement bien pensant. Il y a les gens biens et les gens pas biens. Bref encore un film ou finalement on se moque du spectateur landa et qui s'adresee à un publique engagé qui acquiessera d'office, comme des photos de famille. Si la prestation de Virginie Eiffira est exemplaire , je déplore la fainéantise intellectuelle de la réalisation et cette manière de surfer sur la vague. Ce film ravivra des souvenirs mais en aucun cas fera bouger, comprendre et même partager ce qui s'est passé dans la tête des victimes.
J'ai aimé parce que La mélancolie de la tranche de vie de ce couple normal nous envahit jusqu'à la tragédie. S'en suit une quête de la vérité de la mémoire aussi émouvante que Mia (Virginie Efira) que j'ai beaucoup apprécié et qui m'a tenu en haleine :D