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Anne marie
10 abonnés
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1,5
Publiée le 26 septembre 2022
Des moments marrants , des sorties et des situations farfelues sympa mais tout ca pour ca ? petit budget petit scenario , petits decors, très très étriqués tout ca .... Mais les acteurs sont uniques
Ce premier film de Céline Devaux est plutôt réussi.
Blanche Gardin y joue de façon assez drôle (bien qu'un peu monotone) une jeune chef d'entreprise dépressive qui retourne à Lisbonne vider l'appartement de sa mère. Cette dernière s'est jeté d'un pont, après avoir essayé d'appeler ses deux enfants, qui n'ont pas répondu à cette ultime tentative de communication.
Sur la base de ce pitch lugubre, le film parvient à nous attendrir et à nous amuser, notamment par la grâce de petites séances d'animation qui représentent ce qui se passe dans le cerveau de Jeanne. Le petit personnage aux longs cheveux, double de Jeanne, représente successivement mauvaise conscience, pensée évanescente et petit diable tentateur. Ce procédé donne au film un rythme alerte et décalé, qui s'estompe malheureusement un peu dans sa deuxième partie.
Laurent Laffite en histrion kleptomane et Maxence Tual en frère doux et attentionné complète le joli casting de Tout le monde aime Jeanne, qui brille aussi par une jolie direction artistique (l'appartement de la mère est un personnage à part entière). Le point fort du film est aussi en quelque sorte son point faible : la grave légèreté qui séduit initialement menace sur la longueur de se transformer en superficialité un peu vaine.
un récit affligeant de pauvreté et qui piétine. les scènes s'enchainent avec nonchalance, sans rythme, sans conviction des acteurs. en outre, la multiplication des incrustations animées lassent, n'apportant rien. pas vraiment de corps, pas de fin, il n'y a rien à retirer de cette chronique!
Epouvantablement lent, sans enjeu pour porter le film, sans dialogue bien écrit, sans idée de réalisation brillante, entrecoupé de séances animées qui alourdissent encore le récit en supprimant même les sous-entendus, le tout sur fond de mépris de soi, de dépression et de deuil. On se demande ce que la talentueuse Blanche Gardin est venue se compromettre là-dedans.
Il y a des acteurs et des actrices qui sont pour vous des valeurs sûres, leur simple présence au casting d'un film vous assurant presque que vous allez aimer. C'est le cas pour moi de Blanche Gardin. Alors n'ayant pas vu "Tout le monde aime Jeanne", j'ai profité de la présence du film sur Netflix pour rattraper ce retard, et bien que ça ne soit pas exactement ce à quoi je m'attendais, c'est malgré tout plutôt bon.
Au départ pour Lisbonne pour vendre l'appartement de sa mère décédée, Jeanne croise à l'aéroport un ancien camarade de lycée un peu envahissant. Voilà, c'est tout ce qu'il y a à savoir. A partir de ce pitch, Céline Devaux dessine l'histoire de deux personnages atypiques, traitant sobrement du thème de la dépression sans que le film ne soit jamais dépressif. Plusieurs répliques sont même à mourir de rire, notamment pour Blanche Gardin avec ce ton pince sans rire qu'on lui connait, mais surtout Laurent Laffite qui est vraiment hilarant. Son personnage est lunaire, d'un m'en foutisme qu'on lui envie. Leur duo fonctionne plutôt bien, d'abord complètement désaccordé, puis parvenant petit à petit à se comprendre. La mise en scène des plans filmés est classique mais bien faite, mais c'est surtout l'alternance avec ces petites scènes animées, illustrant la petite voix dans la tête de Jeanne, qui donnent au film une personnalité et un ton bien particulier et réussis.
Ca transparait plus que ça n’apparait, mais c’est bien un film sur la dépression que pose de façon assez légère Céline Devaux qui trouve en Blanche Gardin l’interprète idéale et peut-être inattendue d’une femme un brin déglinguée. Sa rencontre avec un spécimen du genre ( Jean évoque son passé en hôpital psychiatrique avec bonne humeur ) fait le pendant à une aventure d’abord chaotique puis ensuite vraisemblablement sentimentale sur laquelle la réalisatrice se penche sans trop se forcer. Laissant à son processus imaginaire, l’incrustation de dessins, le soin de pallier les ressorts qu’auraient sollicité une mise en scène plus inventive. Tout ce que pense l’héroïne passe par ses figurines bien sympathiques. Les interprètes , heureusement , ne bénéficient pas trop de l’artifice. Ils expriment toutes leurs raisons d’être à travers des personnages de cinéma très attachants. Gloire à Blanche Gardin et Laurent Lafitte de nous donner le meilleur d’eux-mêmes. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Comédie douce-amère sur une Jeanne dépressive, le film alterne effectivement sujets graves et humour loufoque. Mais n'est pas Woody Allen qui veut (pas certain que ce soit le modèle de Devaux, ni son ambition, cela dit!) et les élucubrations bluesy d'une trentenaire française à Lisbonne, malgré la recherche formelle (beaucoup d'animation.... originale au début mais vite essoufflée et limite pénible à la fin!) ne sont guère passionnantes. Heureusement, Laurent Laffitte est là et le film devient plus léger, plus tendre également, gentiment burlesque et absurde... Toutefois, cela ne permettra pas au film d'être très drôle, ni émouvant, ni réellement intéressant (ce qui semble être l'ambition de Devaux!). Un petit film décalé, trop dilué pour rester dans les mémoires...
Un film original et drôle, tendrement drôle. Une réalisatrice à suivre. C'est un rôle parfait pour Blanche Gardin .... et aussi pour Laurent Laffite, 2 perdants de la vie, qui s'attirent finalement. Le cadre de Lisbonne convient bien à l'histoire et permet de donner des couleurs à l'intrigue, faite de décès et pertes.
« Tout le monde aime Jeanne » est le premier long métrage franco-portugais de Céline Devaux (2022). Jeanne Mayer (Blanche Gardin), quadragénaire, a porté à bout de bras le projet Nausicaa visant à épurer les océans de toutes les matières plastiques mais elle a subi un échec cuisant faisant la risée sur le net. Elle se retrouve seule, dépressive et en faillite mais avec l’accord de son frère, elle part à Lisbonne pour vendre l’appartement de sa mère qui s’est suicidée il y a un an (motif ?). A l’aéroport, elle est accostée par Jean (Laurent Lafitte), un ancien camarade de lycée sans-gêne, naïf et lui-même ancien dépressif qui lui dit qu’au lycée tout le monde l’aimait – elle qui se déteste actuellement - et Jean de s’incruster lourdement dans la vie de Jeanne … Nous voilà partis sur une histoire digne d’un téléfilm mais avec 2 particularités : • La présence de dessins traduisant la pensée réelle de Jeanne … petits dessins amusants au début mais devenant rapidement trop fréquents et envahissants. • Le talent de Laurent Lafitte de la Comédie Française, qui nonchalant et parfois tête-à-claques, vient « sauver » le film par ses mimiques, ses gestuelles et ses propos souvent décalés avec la situation. Ces 2 particularités font que cette comédie se laisse finalement regarder avec plaisir ! Attendons le second film de cette jeune réalisatrice de 35 ans.
Ce film part d'une idée intéressante mais échoue à la concrétiser. Jeanne, interprétée par Blanche Gardin, est une inventrice dont le projet ambitieux de nettoyer les océans des déchets plastiques tourne au fiasco. Dès le début, le scénario manque de conviction et de rythme.
La machine de Jeanne, d'abord encensée, spoiler: finit par couler devant les caméras, symbolisant l'échec cuisant du projet. Au lieu de rebondir, le film s'enlise dans une série de malheurs prévisibles. Jeanne tente désespérément de sauver sa machine, devenant la risée des réseaux sociaux. Les investisseurs l'abandonnent, et sa mère se suicide, ajoutant une couche de tragédie mal exploitée.
La rencontre avec un ancien camarade de classe, Jean, joué par Laurent Laffite, est censée apporter un peu de lumière, mais cela ne fait que souligner l'inutilité de leur interaction. spoiler: Le voyage au Portugal pour vendre l'appartement de sa mère est une tentative désespérée de Jeanne pour se sortir de sa situation financière désastreuse.
Les séquences dessinées, supposées ajouter de l'humour, sont maladroites et déplacées. Elles ne font qu'alourdir un film déjà lent. Les conflits intérieurs de Jeanne sont mal développés, et ses hésitations deviennent rapidement agaçantes.
En fin de compte, ce film tragi-comique repose trop sur la performance de Blanche Gardin, qui, malgré ses efforts, ne peut sauver un scénario faible et mal exécuté. Une occasion manquée
Blanche gardin et Laurent laffite ne déméritent pas, mais a par ca, pas grand chose a se mettre sous la dent.. Un scénario sans grand intérêt, des animations qui énervent plus qu’autre chose, beaucoup de longueurs et d’ennui… Bref pas terrible ….
Céline Devaux est une artiste complète qui a réalisé un film atypique où l'action est entrecoupée de scènes animées qu'elle a elle-même conçues et auxquelles elle a prêté sa voix. C'est à la fois l'originalité et la faiblesse du film. Trop nombreux (en particulier au début du film), ces intermèdes finissent pas lasser car ils laissent moins d'espace à l'intrigue et au jeu des acteurs. Trop de choses sont dites durant ces petites séquences alors que le jeu de Blanche Gardin, tout en retenu, permet facilement de comprendre les tourments qu'elle éprouve après la mort de sa mère. Saluons la nouvelle prestation décalée et hilarante de l'extraordinaire Laurent Lafitte.
Des acteurs principaux pour qui semblent avoir été écrits chaque scène à la virgule prêt. Dont acte, cela fonctionne rigoureusement. Je suis curieux les voir dans un registre rigoureusement différent. La partie dessin a fini par me lasser, vers je voulais être dans l'histoire moins dans la pensée.
Derrière une apparente légèreté et des touches d'humour c'est un film profondément triste qui traite de la solitude des cœurs trop tendres, qui montre la difficulté de l'oublie dans le deuil et comment deux fragilités peuvent se trouver ... malgré tout on sourit. Les personnages sont touchants voire naïfs et leurs regards sur les moments de leurs existences donnent des notes de gaité de loufoquerie mais jamais dans l'excès. Le duo Blanche Gardin et Laurent Lafitte marche bien. Peu de bavardages en fait, dialogues discrets et pourtant une voix ne cesse de nous interpeller : drôle et perturbante. Ses interventions remettent en question les choix de l'héroïne avec dérision. Cet aspect animation rythme le film agréablement. J'ai bien plus aimé que je ne le pensai. Il y a tant de délicatesse et de pudeur.