Asteroid City
Note moyenne
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326 critiques spectateurs

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Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2023
Après avoir été révélé au monde avec le très hilarant The Grand Budapest Hotel (2013), Wes Anderson semble vouloir se couper du grand public, son style loufoque et décalé devient abscons et austère. Son précédent film, The French Dispatch (2021), en devenait carrément barbant. Ce n’est pas le cas d’Asteroid City qui revient à une narration qui capte l’attention : aux USA dans les années 50, un alien vient récupérer l’astéroïde qui a creusé un cratère, mais tout ceci n’est qu’une pièce jouée pour la télévision (mise en abime, le ticket gagnant pour remporter la critique). Dialogues et situations sont un défi permanent à la rationalité, il faut savoir «suspendre son incrédulité» pour en profiter pleinement. Tout le film est une deconstruction des triomphantes années 50 américaines (mais pas sur le mode wokiste, ouf). Chaque plan est minutieusement construit, c’est du théâtre de l’absurde, et c’est très bien fait. Pour amateurs, ou tout à chacun qui veut expérimenter un dépaysement complet pendant une heure trois quarts. Plus d’infos sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Félix MASSON
Félix MASSON

35 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2023
Wes Anderson ici a choisi de faire un plus petit film que d'habitude. Un film "coquet". Quand le film se finit j'ai eu cette impression de "et ?", "Déjà", "pourquoi ?". Ça ne veut pas dire que c'est nécessairement mauvais mais c'est une sensation un peu déroutante et désagréable. Le film pourtant se voudrait assez ambitieux entre ses 20 personnages, son côté méta, son histoire d'astéroïde. Mais Wes Anderson rigole de ça mais peut être le problème c'est qu'il ne nous fait pas trop rire. On ne comprend rien aux scènes du théâtre qui semblent être pleines de sous entendus métaphoriques, les personnages sont tous des petites poupées sans émotions auquel il est difficile de s'attacher si on ne les a pas créé. Mais le film reste tout de même confortable. C'est joli, c'est simple, ce qui doit arriver arrive (les histoires d'amour), et on n'est pas non plus perdu (en même temps on a pas vraiment envie de s'investir). Encore une fois c'est très joli et le côté maison de poupée trouve ici sa version voyage dans le désert. Tout en couleur et en finesse, Wes Anderson prouve encore une fois qu'il est un maître de l'esthétique ! Bref Astéroïd City n'est pas incroyable mais appréciable, je pense que j'aimerais le revoir en hiver, prêt du feu en sachant que c'est peut être un des Wes Anderson les moins ambitieux et ce n'est pas très grave !
Aldrium
Aldrium

15 abonnés 171 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 juillet 2023
Les seules choses que j'ai apprécié dans ce film sont :
- le look rétro-futuriste des années 50,
- le personnage de Scarlett Johansson, qui est un des rares qui fait part d'un minimum de sensibilité.
Tout le reste est figé, amorphe, les personnages sont creux, les scènes s'enchaînent, mais on se demande quel est le but de ce film (et je me le demande encore), s'il y a un message derrière ces images qui passent, sans lien réel au point de vue scénaristique.
J'ai trouvé ce film très mauvais, et je déconseille d'aller le voir, à part si vous voulez dormir 2h sous clim... Car il est soporifique. Aucun rythme, aucune histoire réelle, moi qui m'attendais à une critique des essais atomiques du style "Un souffle d'enfer, qui est à des années lumières de ce film, j'ai fait chou blanc.
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 juin 2023
Par essence, une fantaisie se caractérise par une certaine légèreté, nonobstant des enjeux qui peuvent ne pas être aussi futiles que cela. Prenez Brigadoon, par exemple, de Vincente Minnelli, un enchantement pour les yeux et l'âme, avec une belle histoire en sus. Dans Asteroid City, et sa mise en abyme pesante et didactique, la fantaisie en place entend évoquer la pandémie, le deuil et même des existences extraterrestres, en utilisant un environnement absurde et des dialogues abscons. Déjà vu chez Wes Anderson, ce petit théâtre de marionnettes humaines, englouties par l'univers propre au cinéaste, s'incarne dans un défilé de stars qui n'ont quasiment rien à jouer. Du cratère à la lune, Asteroid City se regarde comme un énième exercice de style de son auteur, enfermé dans un film concept qui ne suscite hélas ni rêves, ni sourires, ni aucune émotion. Un joli objet pastel qui pourrait passer en boucle dans une galerie d'art moderne, pourquoi pas, et qui ne saurait susciter l'admiration, sous le fallacieux prétexte qu'on y navigue dans des eaux très différentes du commun du flot du cinéma d'aujourd'hui. Ceci étant, Anderson creuse toujours son sillon, sans se préoccuper des modes ou des critiques. C'est à cela que l'on reconnait un auteur, sans doute, mais s'il lui prenait l'envie de nous surprendre à nouveau, en prenant des risques au passage, qu'il ne se gêne surtout pas !
Cinévore24

454 abonnés 953 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2025
Le cinéma si singulier de Wes Anderson, on finit par le reconnaître entre mille : une mise en scène très ciselée, millimétrée, avec ses travellings et ses mouvements de caméra horizontaux, ses plans symétriques (à la Kubrick) et son mélange de ratios ; une esthétique haute en couleurs, avec ses vrais/faux décors, sorte de mélange entre les codes du cinéma et du théâtre ; un casting impressionnant, interprétant des personnages absurdes, se tenant droits comme des i et parlant d'une manière étrangement monocorde et rapide.

Un cinéma qui, à mes yeux, avait atteint son summum avec le superbement délirant et poétique «The Grand Budapest Hotel» (2014). Un cinéma qu'Anderson répète depuis plusieurs années maintenant, et qui, à mes yeux, commence malheureusement à atteindre ses limites.

Un sentiment de répétition qui commençait déjà un peu à transparaître dans son précédent «The French Dispatch» (revu il y a quelques mois), et qui est encore plus visible dans ce «Asteroid City».

Alors attention, cette histoire d'une toute petite ville américaine dans les 50's, faisant face au passage aussi furtif que marquant d'un alien puis mise en quarantaine par l'armée, n'est pas un mauvais film, loin de là.

Au niveau formel, tout est toujours soigné dans ce nouveau décor désertique et jaunâtre, et chaque plan semble ressembler à une œuvre d'art fourmillant de détails et où tout est à sa place. Et on ne va pas se mentir, ce genre de beauté visuelle est devenue rare au cinéma ces dernières années, et elle fait toujours du bien à nos yeux.

Un bien bel écrin, méticuleusement soigné, mais qui en même temps ne permet jamais vraiment à l'émotion d'émerger tout au long du film.

Voilà la contradiction principale de Wes Anderson : à vouloir tout maîtriser (mise en scène, jeu, rythme) et ne jamais laisser la place à l'imprévu, tout finit par sembler un peu figé à l'intérieur de son cadre.

Certes, j'ai pu esquisser quelques sourires durant la projection, notamment grâce à Jason Schwartzman (acteur fétiche d'Anderson) et aux jeunes acteurs du film.
Mais dans l'ensemble, tout est trop appliqué pour se laisser réellement embarquer dans cette histoire qui tourne assez vite en rond (faite de discussions philosophico-perchées et d'une mise en abyme noir&blanc pas très passionnante), et cela finit par créer une sorte de distance entre le film et le spectateur.

L'impression d'avoir vu un film du "trop" (à l'image de son long casting, dont on ne perçoit certains que durant quelques secondes) et du "pas assez". Du très bel artisanat, mais qui ne surprend plus vraiment, tellement on finit par connaître la formule.

L'impression que le cinéaste a trouvé sa zone de confort et ne veut plus vraiment en sortir.
Le cinéma, à mes yeux, est une histoire de contrôle ET de lâcher-prise. Voilà ce que je souhaite à Anderson pour son prochain film : revenir quelque part à ses premières œuvres, peut-être plus fragiles, mais plus vivantes aussi. 5,5-6/10.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2023
Le nouveau Wes Anderson est-il à la hauteur de l’épatant « The French Dispatch », est-il aussi inventif, aussi beau visuellement, aussi bien dosé en humour ironique, aussi déconcertant aussi ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que « Astéroïde City » déconcerte même les spectateurs avertis et même peut-être les amateurs de Wes Anderson. Comme d’habitude avec lui, on ne sait jamais top dans quoi on met les pieds. Ici, on le comprend d’emblée, i spoiler: l y a le film (plan 1), ou plutôt la pièce car tout ce qu’on voit à l’écran est une pièce de théâtre. Il y a les coulisses de la pièce : écritures, répétitions, questions de mise en scène et cætera (plan 2). La pièce/film est en couleurs, les coulisses en noir et blanc avec une sorte de « Monsieur Loyal » pour commenter le tout (plan 3). Il y a donc « la pièce dans le film dans le film », vous suivez ? Le plus intéressant, c’est évidemment le plan 1, le reste étant au mieux une petite originalité de mise en scène, au pire des scènes à la limite de l’inutile et de l’ennui, voire du n’importe quoi (la scène avec Willem Dafoe, what the f… ?!). Quant au Monsieur Loyal, pourquoi pas, c’est « une voix qui n’est pas off » et comme elle est tenue par Bryan Cranston, ça le fait.
Tout ce qui se déroule à Astéroïde City est hyper coloré, totalement symétrique, rangé au cordeau et parfaitement empilé, même le champignon atomique au loin est parfaitement rectiligne ! On connait l’obsession de Wes Anderson pour les plans symétriques, les univers de cartons pâte, les couleurs criardes. C’est visuellement très léché, chaque plan est réfléchi la caméra est posé exactement où elle doit être, les décors sont parfaitement pensés, tout est visuellement impeccable, tellement impeccable que ça en devient presque irréel, voire inquiétant. Il y a de l’humour, souvent un humour décalé et ironique, et puis une musique sympathique signée Alexandre Desplat, sympathique mais moins inspirée qu’il a pu en proposer parfois. Le casting est pléthorique est remplis de star qui parfois ne font qu’une simple apparition de quelques minutes, comme Margot Robbie, Willem Dafoe ou Jeff Goldblum. Ceux qui tiennent le haut de l’affiche, comme Scarlett Johansson, Jason Schwartzman, Steve Carell ou encore Matt Dillon d’amusent visiblement a évoluer dans cet univers cartoonesque totalement farfelu, et on peut dire que tout font bien le job, avec peut-être une petite mention spéciale pour Scarlett Johannsonn en actrice hollywoodienne sexy et mère d’une enfant surdouée. Le scénario est difficile à lire, ma foi, et je ne suis pas certaine que le film ne va pas perdre quelques spectateurs, dérouté par les changements de plans incessants : pour moi les scènes en noir et blanc son clairement le point faible du film et je n’arrive pas à y voir autre chose qu’une coquetterie de mise en scène destinée à « faire genre ». spoiler: L’arrivée inopinée d’un extra-terrestre pendant une convention scientifique, au cœur d’un cratère de météorite, qui provoque la mise en quarantaine d’une petite assemblée de gens hétéroclites qui doivent cohabiter,
ça aurait été suffisant en tant que scénario, et ça aurait déjà été un postulat d’étrangeté et d’originalité. Du coup, on se retrouve au final devant un scénario qui ressemble à un château de carte perpétuellement sur le point de s’effondrer sur lui-même : très (trop ?) décalé, très (trop ?) improbable, très (trop ?) compliqué dans sa construction, « Astéroïde City » n’est pas loin de nous larguer sur le bord de la route. Wes Anderson veut faire mieux que bien, du coup il fait trop : trop de star, trop de scènes décalées, trop d’apartés en noir et blanc, pour au final un scénario pas loin d’être illisible et qui ne vas nulle part. Certains critiques y ont vu une parabole du deuil, une critique de l’ « American Way of Life », un hommage aux films des 50’s, franchement moi j’ai beau chercher, je ne vois pas grand-chose de tout cela. « Astéroïde City » représente pour moi une petite déception, d’autant plus désagréable que je gardais des derniers Wes Anderson (« Grand Budapest Hotel » et « The French Dispatch ») un souvenir charmant.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

221 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2023
"Asteroid City", film à sketchs américain réalisé par Wes Anderson et sorti en 2023.
Un film à la facture parfaite, marque de fabrique du réalisateur Wes Anderson. Cadres hyper soignés, photo magnifique (de Robert Yeoman), couleurs, décors, graphisme, musique, tout est propre, millimétré et intelligemment conçu.
Une narration originale, une ambiance particulière typique du réalisateur, drôle et absurde, dialogues bien écrits et de nombreuses références cinématographique. Un film très photographique et théâtrale avec Jason Schwartzman, Scarlett Johansson, Tom Hanks, Tilda Swinton, Adrien Brody, Liev Schreiber, Willem Dafoe, Margot Robbie, Jeff Goldblum, etc.
L'esthétique est le point fort du film, qui dans le contenu et la structure peut perdre aussi le spectateur et qui comprend aussi quelques longueurs, mais c'est beau à voir et cela reste un bon spectacle.
Winslowleaachy
Winslowleaachy

87 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juin 2023
Asteroid City. De Wes Anderson.
D'habitude j'apprécie ce que fais ce réalisateur. Mais ici il a vraiment fait un film qui peut s'avérer totalement hermétique pour le spectateur. C'est l'exemple même du réal qui n'a visiblement eu personne pour lui faire des retours sur ce qu'il était en train de faire. Et encore moins de la part de ses acteurs qui sont je pense très content d'avoir la sensation de faire du cinéma indépendant expérimental.
C'est un film totalement plat, avec de jolis cadres très composés et une photographie, un décor très maîtrisés, et des acteurs qui font bien leur job. Mais alors, c'est d'une émotion sous le zéro.
Il n'y a rien qui passe, juste un vague sentiment d'être intrigué par ce que l'on voit à l'écran. Il faut être prévenu que la plupart des dialogues sont une accumulation de nom propres ou de termes techniques assez compliqués, et que du moindre enfant aux adultes, tout le monde parle plus ou moins comme un autiste brillant. Il s'ensuit alors un flot de paroles incessant et souvent pas suffisamment compréhensible ou tout simplement abscons, n'apportant pas grand chose émotionnellement mais pas forcément non plus en terme d'intrigue. D'ailleurs je mets au défis n'importe qui d'arriver à dire dans une scènes avec plus de trois acteurs dans ce film, qui est qui, de quoi ils parlent et de pouvoir orthographier leurs noms...je doute que ça marche.
C'est vraiment dommage car tout était réuni pour en faire un film léger, poétique et original, et c'est tout le contraire! Le pire étant peut être que l'on a la sensation que son réalisateur pense nous avoir fait rire, nous avoir ému à certains moments...alors que non, rien ne va.
Un film à l'image de ce BIP-BIP qui traverse le film de façon incongrue jusqu'au générique de fin, et qui n’aboutit sur aucune idée intéressante. Et pourtant étrangement en toile de fond, il y a de très nombreux thèmes abordés, mais cela aurait certainement fait un meilleur petit roman que cette chose.
En fait l'on a juste l'impression d'assister à une conférence de Stephen Hawking. C'est vaguement fascinant, mais laborieux et au final assez chiant, même si l'on a essayé de s'enthousiasmer.
cineccita
cineccita

63 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 juillet 2023
Un festival de dialogues pompeux, un goût pour la bizarrerie qui devient ridicule. Il n'y a pas grand chose à dire si ce n'est qu'il n'est pas certain que tous les acteurs aient compris ce qu'on leur a fait dire.
Benevaaucine
Benevaaucine

24 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2023
Dès les premières secondes du film, on est plongé dans l’univers si caractéristique de Wes Anderson. C’est là bien une des grandes forces de ce réalisateur : il a son style, unique et inimitable. Visuellement ce film aux couleurs pastels est une splendeur, porté par un casting d’exception, même si beaucoup d’acteurs font office de figurants.

Encore une fois Wes Anderson use de son génie de mise en scène pour filmer les relations humaines, les rencontres, les coups de foudre, sonder les âmes et explorer les cerveaux. Dans chaque plan, ce sont des idées nouvelles et on regarde avec fascination son sens aigu du cadre et ses mouvements de caméra.

Petit effet de paresse sûrement, l’aspect formel m’a suffi pour passer un bon moment et trouver que c’était un beau film.
Je me suis moins attachée à l’histoire qui m’était racontée sous forme de pièce de théâtre en 3 actes, mise en abyme déjà réalisée de nombreuses fois au cinéma. C’est sur le fond que Asteroïd City risque de moins convaincre. Wes Anderson connaît surement trop bien ces talents de metteur en scène et s’en sert de prétexte pour ne plus rien nous raconter et noyer volontairement le spectateur dans un scénario sans réel propos.
Le risque c’est qu’on va finir par ne plus le lui pardonner et la beauté esthétique de ces films n’y changera rien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 janvier 2025
Il faut être touché par son esthétique, pour pouvoir aimer ce film. À travers ce pastiche des années 50, et par le filtre du théâtre, comme un dialogue entre les deux arts , Anderson nous pousse dans des rouages complexes afin de nous laisser nous abandonner au messages les plus simples. Une très grande maîtrise de son art que l'on aime ou pas.
Sylvain Garcia
Sylvain Garcia

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 juin 2023
Ce film est vraiment décevant....Et pourtant j'aime bien l'univers de Wes Anderson. J'ai même pas envie de broder pour compléter cet avis tellement j'ai été déçu par ce film ... payer 14€ pour ça !
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2023
« Asteroid city » (2023) m’attiré car c’est un film de Wes Anderson dont j’avais fort apprécié « The Grand Budapest Hotel sorti en 2013 et j’avoue que j’ignorais que ce réalisateur américain avait sorti d’autres films depuis ! C’est l’histoire d’une tout petite bourgade dans le fin fond du sud-ouest de USA où une astéroïde est tombée en 1955 et a creusé un grand cratère qui a été bordé d’un observatoire astronomique. C’est une période singulière car 5 enfants prodiges en termes de sciences viennent concourir sous les yeux de l’armée… mais un extra-terrestre va atterrir et reprendre la météorite. Le site est bouclé par l’armée mais…
Un film très singulier avec des aspects de BD et de théâtre (le scénariste et le narrateur apparaissent en noir & blanc, le film est découpé en 3 actes) et des décors très simples baignés par des tons pastel acidulés comme dans le grand hôtel de Budapest et les petites cabanes d’un motel où 2 acteurs tombent amoureux de façon singulière : le père de l’enfant prodige prisonnier de la mort de son épouse et une pseudo-Maryline Moreau brune qui ne cessent de se voir dans réellement se parler. L’intrigue est mineure et tout se joue dans la « nonchalance » de l’action malgré les esbroufes des militaires avec des acteurs pourtant renommés et jouant comme des marionnettes ! Un film troublant ressemblant plus à une pièce de théâtre montrant qu’une autre voie est possible pour le cinéma !
Romaric R.
Romaric R.

30 abonnés 17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 juillet 2023
Ce film est un vase clot contenant tous les ingrédients favoris du réalisateur, mais dans lequel le spectateur n'est pas invité...très frustrant à regarder et faussement profond
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 décembre 2025
Asteroid City représente, de façon paradoxale, la peur panique qu’éprouvent tous ses personnages pour le vide – absence d’un être cher, moment de transition entre deux rôles et de création pour un dramaturge, désert américain qui semble arrêter la marche du temps – par une surcharge permanente d’effets de style et de mouvements de caméra associés : comment dès lors éprouver ce vertige ? réduit à l’état abstrait de thématique verbeuse, ce dernier se heurte au balisage inutile du récit avec découpage en actes et en scènes, unités de lieux et de temps, ainsi qu’à la maîtrise démiurgique d’une mise en scène qui écrase ses êtres et ses enjeux sous des vignettes par ailleurs magnifiquement composées, la photographie étant une fois encore sublime.
La volonté d’investir le confinement, par la quarantaine imposée à la bourgade, emprunte à diverses œuvres de science-fiction, depuis . et ses tunnels (Steven Spielberg, 1982) jusqu’à la chanson mémorable de Mars Attacks! (Tim Burton, 1996) ; pour autant, elle atrophie la révolte de fantoches dévitalisés, réduits à leur fonction sociale – l’un est grand-père, l’autre photographe de guerre, l’une est scientifique en charge de l’observatoire, l’autre maîtresse d’école – sans que les circonstances ne conduisent à une implosion. L’irruption répétée de l’alien surprend moins que la végétation des corps dans un décor sans âge ; là réside la prétention auteuriste du film à constamment nous décevoir : Wes Anderson apparaît donc comme un avatar de Jordan Peele qui, dans le récent Nope (2022), s’amusait avec les codes de différents genres (western, science-fiction) et avec nos attentes affiliées ; mais un avatar désabusé de ce cinéaste qui plaçait son geste sous le patronage du spectacle et du collectif, loin du livre de belles images où le cinéma n’est qu’accessoire.
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