Tout comme dans l'excellente série " Patria", nous voici plongés dans l'horreur du terrorisme de l'ETA. Ici encore, il s'agit de courage, de résistance comme de résilience vis à vis de cette absurdité meurtrière, mais aussi et surtout de culpabilité et de pardon. L'austérité comme la rigueur du scénario, l'absence de musique redondante offre un moment de cinéma dur et émouvant, l'actrice principale est juste parfaite et a d'ailleurs été récompensée d'un Goya pour son interprétation.
Entre l’idéologie et l’Histoire, la réalisatrice se faufile sur un chemin périlleux où juste avant elle des repentis ont voulu reprendre le cours de leur histoire. Les années 2000, le pays basque est secoué par les attentats et les assassinats. L’un d’entre eux va réveiller les consciences de leurs acteurs et susciter de la part de la victime le besoin d’approfondir cette injustice qui la touche, la comprendre peut-être et pourquoi pas pardonner. C’est la direction engagée par cette histoire vraie au cours de laquelle les terroristes repentis se proposent de rencontrer leur victime. Du remords au pardon, la réalisatrice intervient sur tous les épisodes de cette possible réconciliation, donnant aux victimes le temps de la compréhension, aux assassins celui de l’introspection. Le spectateur est pris à témoin ! AVIS BONUS Rencontre avec la réalisatrice et la femme qui a inspiré ce film Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Maixabel ou les Repentis est un film espagnol sur l'ETA. Il parle de l'après ETA, des remords qu'on put éprouver les terroristes. Il n'explique pas le pourquoi du comment mais décrit simplement l'avant et l'après. Et notamment les rencontres entre les assassins et les familles des victimes. Ce film donne un éclairage différent sur ce qu'on connait (peu) de l'ETA, de l'ampleur de leur action et de la souffrance des familles.
C’est un beau sujet dont s’est emparé la réalisatrice espagnole Icíar Bollaín. Une histoire vraie dans laquelle Maixabel Lasa, (Blanca Portillo, impressionnante de justesse), veuve de Juan Maria Jauregui, accepte de rencontrer un repenti, un criminel d’un autre temps, désormais coupé de l’organisation ETA.
En se confrontant à l’assassin de son mari, la veuve va tenter de comprendre mais aussi de retrouver une forme paix intérieure, de faire table rase du passé. Cette rencontre va donner lieu à une des scènes clés du film, permettant au spectateur de découvrir les attentes, les aspirations, les réactions de chacun.
Un film (couronné de trois Goyas), sans le moindre jugement moral, au ton juste, où il est question de pardon, de réconciliation, mais aussi d’incompréhension chez les proches de la veuve, et chez les anciens camarades de l’homme assassiné.
Dans une mise en scène discrète, l’accent est mis avant tout sur les échanges, les regards entre des personnages portés par des interprètes pour le moins convaincants. Un film d’une belle humanité. https://www.hop-blog.fr/les-repentis-film-de-iciar-bollain/
Un film très fort sur la violence politique de l'état qui a commandité plus de 850 assassinats de beaucoup de personnes innocentes civiles. Le difficile parcours des victimes face à des assassins qui cherchent un pardon pour mieux vivre et finir libérés.
Un film fort et émouvant sur la repentance de 2 membres de l’eta, et sur leurs rencontres et leurs echanges avec la femme d’un des hommes qu’ils ont assassine. La mise en scène n’en fait jamais trop et le film nous captive jusqu’a la fin sans jamais tomber dans le melo facile. A voir
ETA, Espagne et des repentis d un attentat, inspiré de faits réels ce témoignage permet de suivre le cheminement qui aboutit à la repentance. Bien joué et realise on rentre dans un univers qui m était inconnu avec un certain degré d immersion réaliste.
Les repentis ou "Maixabel" est un très beau film plein d'humanité et qui revient avec objectivité sur une période sombre de l'espagne contemporaine. C'est l’histoire réelle de Maixabel Lasa, la veuve de Juan Maria Jauregui, ancien gouverneur et homme politique assassiné par l’organisation terroriste ETA en 2000. Onze ans plus tard, l’un des auteurs du crime qui purge sa peine en prison demande à la rencontrer, après avoir rompu ses liens avec le groupe terroriste. Je n'ai pu m'empêcher de repenser au film de Jeanne Herry "Je verrai toujours vos visages" qui revient également sur le parcours de la réparation judiciaire, même si ici le contexte est évidemment complètement différent. Grâce à la grande subtilité avec lequel le film monte en émotion jusqu'à une conclusion qui arrachera une larme aux plus bourrus d'entre nous, il remplit excellemment son oeuvre. Il est également porté par deux excellents acteurs ( récompensés d'ailleurs ) Blanca Portillo et Luis Tosar.
Maixabel est un très bon film interprété avec justesse par Blanca Portillo et Luis Tosar. Ce film explique comment le pardon a pu mener l'ETA à déposer les armes. A voir sans hésiter pour sa valeur cinématographique et historique.
Rares sont les films aussi sobres et aussi intimes sur des actes de violence. Pari réussi, le spectateur ressent à 100% les sentiments de la victime autant que ceux du repenti. Chapeau !
Basé sur une histoire vraie, un très beau film, émouvant à plus d’un titre, abordant un thème peu connu hors de l'Espagne et peu exploité au cinéma, les rapports entre les terroristes indépendantistes basques espagnols et leurs victimes. Le sujet est ici traité avec beaucoup d’humanité et touche le spectateur, sans verser pour autant dans le larmoyant facile. Les acteurs sont sur le même registre, avec un jeu efficace, mais sobre, donnant toute leur puissance évocatrice aux différents rôles.
Iciar Bollain traite ici d'un sujet assez proche de celui du film Je verrai toujours vos visages, sur un mode encore plus casse-gueule puisqu'il s'agit d'une veuve qui rencontre le véritable assassin de son mari.
Il est amusant de constater que les deux films présentent des qualités semblables : une sécheresse dans la construction et le montage, une capacité à éviter les écueils d'un sentimentalisme trop lacrymal.
Les repentis est dans cette optique encore plus dépouillé et plus âpre que le film français : on est ici dans l'exposé froid et absolument pas psychologisant d'un rapprochement entre deux êtres que tout devrait opposer. C'est vertigineux et souvent extrêmement beau. Les sentiments que le film génère sont très nombreux : incompréhension, curiosité, étonnement, émotion, peur, révolte.
Un film d'une grande beauté, sec et musculeux, servi par un couple Tosar / Portillo de très haut niveau.
Excellent film, bien construit, et émouvant. Pas un temps mort. Excellents dialogues, excellents acteurs. L'âme de l'Espagne, pays déchiré en plusieurs pays. On est scotché du début à la fin par le courage de cette femme et de ces hommes et par la tragédie extrémiste.
Les cinéastes espagnols assument l histoire de leur pays Des garottes de Bourges à la déclaration de la fin de la lutte armée de l ETA ce sont près de cinquante ans du pays Basque qui défilent sous nos yeux Avec des interprètes lumineux qui portent in fine les valeurs d humanité Courrez y!!!