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Eva C.
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4,0
Publiée le 11 novembre 2025
" Vu en avant première Allocine" Edgar Wright nous entraîne dans ce classique avec talent et brio. Au lieu de se contenter d’imiter le précédent film et de nous laisser en terrain connu, il nous invite à une épopée mêlant colère, espoir et tension. Dans une société actuelle toujours plus injuste, le film sonne comme une véritable invitation à la rébellion. Ayez le coeur bien accroché pour ce film haut en couleurs et en émotions !
On connaissait "Running Man" à travers le film de 1987 avec Arnold Schwarzenegger, une mauvaise adaptation d'une nouvelle de Stephen King (publiée sous le pseudonyme de Richard Bachman). Edgar Wright prend ici le contre-pied total de cette version : il revient au cœur politique et dystopique du livre, tout en choisissant d’aller plus loin que la simple transposition de la nouvelle. L’histoire se déroule dans une société ultra-médiatisée où la misère est transformée en divertissement. Des candidats désespérés participent à un jeu télévisé mortel, traqués en direct pour satisfaire l’appétit voyeuriste du public. Mais Wright enrichit considérablement l’intrigue. Edgar Wright maîtrise parfaitement le rythme avec un montage nerveux et un sens du spectacle qui ne sacrifie jamais le fond à la forme. Glen Powell est charismatique dans le rôle du héros pris au piège d’un système qui le dépasse. Ce "Running Man" est un film d’action intelligent qui respecte l’esprit de King tout en l’élargissant avec une vraie vision de cinéaste.
Ah il divise ce film. Oui Powell n'est pas le meilleur choix, oui son physique pour un gars au bas de l'échelle sociale est incohérent, oui pour un running man il ne court pas beaucoup, oui ses passages d'énervements sonnent un peu faux.... Mais.... whaou.... C'est tellement pêchu. On ne s'arrêt pas un instant en fait, malgré les planques, on est tout le temps sous tension, on est avec lui et on ne sait jamais comment il va s'en sortir et sur quoi il va tomber. Non vraiment, j'ai beaucoup aimé ce film d'action qui s'éloigne beaucoup de la version des années 80 avec Arnold, et il dénonce malgré tout beaucoup de choses à travers cette société uchronique totalitaire.
Grosse déception #TheRunningMan Un concept génial, un réalisateur talentueux à la barre, et pourtant, un film impersonnel, brouillon, bruyant, qui ne va jamais au fond de son potentiel social et politique. Cliché et insipide, à peine divertissant...
La charge politique est vraiment bourrine mais c’est justement ce côté très direct, rentre-dedans, qui fonctionne, notamment le temps des premiers actes. Mais lorsqu’il quitte le compte-à-rebours lors de son climax, abandonnant la quête de survie, il perd de son souffle.
"Il y a des films qui surgissent dans l’actualité hollywoodienne comme des électrochocs, rappelant soudain que le blockbuster peut encore avoir un peu de cœur et quelque chose en tête. Running Man version 2025, orchestré par un Edgar Wright qui a troqué la pop ludique de Baby Driver pour une dystopie acerbe, appartient à cette famille-là : un divertissement honnête, nerveux et parfois grisant… même s’il trébuche ici et là dans ses propres ambitions. Car s’il y a une chose que Wright comprend, c’est le mouvement. Pas seulement celui de ses personnages, mais celui du monde : écrans, flux numériques, signaux contradictoires, saturation visuelle et panique permanente. Avec Running Man, il reconvoque le roman de Stephen King – qu’il aborde ici avec un respect surprenant et une énergie toute contemporaine – comme si cette histoire de chasse à l’homme, déjà visionnaire en 1982, n’attendait que notre époque de live-streams et de deepfakes pour reprendre sens."
"La mise en scène d’Edgar Wright embrasse cette frénésie. Trop, parfois. Le film file comme une décharge électrique, ne s’accordant quasiment jamais le luxe du silence. Montages syncopés, drones intrusifs, voix-off d’un présentateur antipathique : Wright veut nous faire sentir la suffocation d’un monde devenu commentaire permanent. C’est brillant dans l’intention, souvent efficace dans l’exécution, mais cela finit parfois par saper sa propre dramaturgie. Certaines scènes auraient gagné à respirer, à laisser la peur s’installer, à devenir moins démonstratives, même si on s’approprie de manière caricaturale le langage des réseaux sociaux. Wright reste cependant l’un des rares cinéastes capables de rendre lisible un chaos total. Cette virtuosité contrôlée donne au film sa texture propre. L’énergie, parfois excessive, fait aussi partie de son charme. Elle témoigne d’un cinéma qui refuse de s’endormir, qui préfère le risque au ronronnement."
"Wright s’efforce d’ailleurs de montrer l’emprise des citoyens dans une société fascisante par le pouvoir des médias et de l’image. Le rôle de Dan Killian, producteur cynique et architecte du mensonge institutionnalisé, cristallise cette idée : il orchestre témoignages truqués, fabrications de preuves et récits destinés à sculpter l’opinion. Il incarne un capitalisme-spectacle poussé à son point de rupture, exactement ce que Stephen King redoutait dans les années 80, à une époque où la télévision devenait déjà un laboratoire du contrôle de masse. La problématique reste étrangement actuelle dans un monde gouverné par les statistiques, car ce sont les chiffres d’audience – plus que la vérité – qui définissent ce qui mérite d’exister. Wright traduit cela dans chaque interstice du film : les écrans omniprésents, les foules connectées en permanence, le culte du buzz qui dévore tout."
"Seul véritable accroc : cet aparté étrange et presque burlesque dans une maison perdue dans les bois. Wright y glisse une parenthèse comique et musicale très personnelle, portée par un Michael Cera volontairement hystérisé, comme une transition absurde dans un film qui n’en propose presque jamais. Une expérimentation, pas forcément indispensable, mais cohérente avec son goût du contretemps."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Du rythme, de l'action, de l'humour, on ne s'ennuie pas un instant dans ce blockbuster calibré dont le scénario n'offre pas de surprise, mais de toute façon, qu'espérer de plus dans ce genre de film... Pas de temps mort, un soupçon de morale où les riches exploitent les pauvres pour leur divertissement dans cette dystopie souvent violente. Un bon moment qui ne restera pas dans les annales du cinéma.
Un jeu de survie sous forme de télé-réalité mais grandeur nature et qui évolue dans la vraie vie. Traque, courses poursuites, tueries, les cascades et le rythme sont intenses alors qu'il est annoncé que "personne ne survie à Running man". le message d'avilissement de la population par la manipulation médiatique pour le divertissement est bien vu. Néanmoins, ce métrage d'action fun (basé sur une nouvelle de S. King) ne fait guère dans la finesse, dans les combats, les dialogues, les personnages.
On pourrait débattre longtemps sur l'opportunité de porter à l'écran une nouvelle adaptation de « Running man », un antique roman de Richard Bachman (alias Stephen King). En effet, la précédente version datant de 1987, avec Arnold Scharzenegger dans le rôle principal, n'était pas vraiment un modèle du genre et avait plutôt laissé les fans du célèbre romancier US sur leur faim. Pourtant, dès les premières images on est rassuré sur les intentions du réalisateur Edgar Wright (« Baby Driver », « Shaun of the dead » etc...). L'action est trépidante, les effets spéciaux spectaculaires... Mais surtout, les messages dénonçant la fracture sociale et les vilaines manipulations orchestrées par les médias se révèlent d'une brûlante actualité. A une époque inquiétante, où on ne sait plus que penser de l'intelligence artificielle et des images montées de toutes pièces qu'elle nous propose, ce film n'est pas fait pour rassurer les foules. En revanche, l'acteur Glen Powell crève littéralement l'écran. Il court à toute vitesse, « défonce » les vilains avec vigueur et régularité... Et fait même preuve d'un certain charisme (par moment). Bref, dans l'ensemble, ce nouveau « Running man » fait réfléchir, mais surtout il fait le job avec efficacité et le plaisir est bel et bien au rendez-vous.
On aurait pu s'attendre à pire, il s'avère que Glenn Powell n'est pas l'erreur de casting annoncée et qu'il est plutôt sympathique, pour le reste ça ne vole pas très haut. Beaucoup d'action et quelques passages cool.
Plus humain et personnel que le film d'origine, mais tout aussi fou, fun et burné ! avec en prime un Film qui depoussiere complètement son prédécesseur, qui a un peu mal vieillit. Une critique du monde de consommation télévisuelle très intéressante !
Un version 2025 qui s'étire et s'étiole pour ne rien prétendre de mieux que la version parfaitement sombre de 87. Elle y perd d'évidence en tonalité, malgré les raisons nouvelles qui l'amènent à participer au jeu et qui en soit collent cette-fois parfaitement au bouquin d'origine. Le jeu se devait toutefois d'être le miroir de l'âme humaine mais on se croirait débarqué sur le plateau de la Roue De La Fortune. Malgré un esprit pop renouvellé et un côté savoureusement kitsch façon Death Race voir Rollerball pour l'ambiance, la légèreté n'a vraiment pas sa place dans cette univers. La vengeance et la survie seules devraient l'emporter. Même le style est finalement assez décevant, là où Edgar Wright avait pour habitude de surprendre. Les mises à mort ne renforcent pas la distopie et rien ne semble vraiment inquiéter notre héro en serviette qui cherche surtout un lit douillet pour la nuit. Une version insipide et vaine pourtant très attendue... peut-être trop.
Les nostalgiques de la saga Die Hard trouveront dans cette nouvelle adaptation de Running Man tout ce qu’ils avaient aimé dans les films de Bruce Willis. De l’action, du fun et une bonne dose de violence qui assurent le grand spectacle. Si le film compte pas mal de scènes survoltées, il y manque malgré tout le grain de folie des précédents longs métrages d’Edgar Wright. Tellement fan de Stephen King, le réalisateur semble avoir privilégié la fidélité à l’histoire aux délires visuels mais Running Man aura largement de quoi satisfaire tous les amateurs d’action.
Beaucoup plus proche du livre et bien meilleur que l’adaptation ratée de 1987 avec Schwarzenegger, cette nouvelle version, portée par Glen Powell, se montre néanmoins trop sage. Très divertissant durant 90 minutes, le film d’Edgar Wright ne parvient pas, à l’approche de sa conclusion, à porter l’estocade, ni à transformer ce dyptique satirique en brûlot contestataire politique et sociale. Il y a bien ici et là quelques tentatives de dénonciations mais elles se montrent trop timorées pour être pertinentes.
Ce nouveau remake du Prix du danger de Boisset tient la route. On est dans l'univers de Carpenter, voire de Verhoeven. Certes les codes du "blockbuster d'action" sont respectés, avec un déluge de poursuites et de fusillades, mais le réalisateur a su aussi ménager des séquences plus calmes agrémentées d'humour noir. Avec des moyens beaucoup plus importants, Ben Richards a réussi ce que Francis Lawrence a raté avec Marche ou crève. Un film commercial qui vise le grand public, mais dont le discours subversif est bien venu dans les Etat d'aujourd'hui.