Running Man
Note moyenne
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420 critiques spectateurs

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Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Nouveau film attendu d'Edgar Wright, on peut dire que son « Running Man » se révèle assez explosif ! Dans un futur dystopique, Ben Richards va participer à un jeu télévisé dans le but de sauver sa famille de la misère, mais à ses risques et périls... Beaucoup d'action et de rebondissements, c'est dans un rythme effréné que notre héros va tout faire pour survivre. Traqué par des chasseurs de primes, cette course contre la mort, suivi par le pays tout entier, dénonce aussi une lutte des classes et une manipulation de l'opinion publique. Glen Powell est épatant dans ce rôle, tout comme Colman Domingo en présentateur imbu de lui-même. Violent, divertissant et dynamique.
Mon blog : cinephile critique
Séance de minuit
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72 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2025
Running Man version 2025, réussit à moderniser le mythe sans trop le diluer. Plus nerveux que le film culte de 1987, le long-métrage mise sur une satire sociale en phase avec l’ère des plateformes, du voyeurisme et de la violence-spectacle. Si le film sacrifie parfois l’ampleur politique au profit de l’efficacité pure, il compense par un rythme soutenu...
selenie

7 444 abonnés 6 650 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2025
Le premier très bon point du film est qu'il est très fidèle au roman, beaucoup plus que la version 1987, à quelques détails près et surtout à une fin très différente, plus "révolutionnaire" dans l'âme. Le réalisateur donne du peps dès le départ, on sent une effervescence sous-jacente symbolisé aussi par un peuple opprimé sous tension qui n'attend qu'une allumette pour s'embraser. Mais Edgar Wright s'oblige à se tirer une balle dans le pied. En effet, le matériau d'origine est un drame SF qui dénonce les abus de tyrans qui aveuglent le peuple par des jeux télévisés abêtissants comme les Césars le faisaient avec les gladiateurs dans l'arène. Le soucis est que cette partie politique est ici secondaire car ce n'est clairement pas ce qui intéresse le cinéaste. Le cynisme de la société où les costards brident les joggings restent donc primaire et caricatural, pour assumer un divertissement alliant action et humour avec un beau gosse, musclé, l'idéal du héros dans une aventure balisée mais terriblement efficace. Une petite déception pour ce film le plus bancal du réalisateur à ce jour mais qui reste malgré tout un très bon moment cinoche alternant entre scènes (trop) calibrées et séquences de haute volées.
Site : Selenie
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2025
Ça fait plaisir d'avoir enfin une vraie adaptation de Running Man, qui parvient à conserver la trame du roman de Stephen King, tout en illustrant à merveille sa dimension pamphlétaire concernant tput un milieu de l'entertainment et l'omnipotence des médias dans le contrôle des masses. La TV réalité est le nouveau Colisée, et même 40 ans après le matériau de base se veut d'actualité, si ce n'est encore +.
Mais il y a un mais dans cette adaptation signée Edgar Wright, le réalisateur britannique étant régulièrement coincé en terme de tonalité entre son propre style rigolard plus léger, et la noirceur du récit.
Pourtant, les 45 premières minutes sont tout à fait exemplaores, nous présentant un Ben Richards interprêté par un Glen Powell parfait en ordinary action man. Le tput dans un set piece usant à merveille des explosifs, de la topographie des lieux, et du caractère metatextuel des caméras du TV show.
Mais ensuite, The Running Man ne varie pas aussi bien son ton, enchainant les rencontres/scénettes d'action sans réelle tension malgré les enjeux...comme si on regardait ce jeu de la mort par le même prisme que le récit dénonce !
Même en terme de découpage de l'action, connu Wright moins enclin au surdécoupage.
Heureusement, tout se rattrappe dans l'ultime mouvement du récit, via un climax aérien bien tenu. peut-être une fin modifiée dans la veine blockbusteresque de l'ensrmble, mais malgré ses heurts The Running Man ne trahit jamais la substantifique moelle de son histoire, ne sacrifie pas ses enjeux au service de la blague et n'oublie pas d'y injecter la patte de son réalisateur.
Le résultat est perfectible en terme de musicalité, mais en l'état on est heureusement loin du film de 87.
lmc-3

307 abonnés 509 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 novembre 2025
Plus de 12 ans : fuyez !

Épuisant. C’est sans doute le mot qui décrit le mieux ce Running Man.
Les 45 premières minutes sont d’une lenteur abyssale, interminables, sans tension ni enjeu. L’« action » — et le mot mérite de gros guillemets — ne se déclenche que très tard, de façon molle et sporadique, comme si le film lui-même peinait à se réveiller.

Le long-métrage vendu par la bande-annonce, promettant rythme, adrénaline et satire musclée, ne démarre réellement… qu’après 1h45. Autant dire bien trop tard.

Le film tente d’introduire un discours politique, mais le fait sans conviction, tout en aseptisant son propos. L’aspect graphique, pourtant au cœur du concept, est édulcoré au maximum, privant l’œuvre de la moindre intensité visuelle ou émotionnelle.

Résultat : un film qui fatigue plus qu’il ne captive, et qui finit par manquer aussi bien de nerf que de substance.
ffred

1 987 abonnés 4 252 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2025
Après avoir revu Le Prix du danger d’Yves Boisset, dont Running Man est en quelque sorte le petit frère illégitime, et après le bon gros nanar avec Schwarzenegger des années 80, on pouvait s’interroger sur l’intérêt d’une nouvelle version. Alors, qu’attendre de celle-ci ?

Côté points positifs, la mise en scène est plutôt convaincante, les effets spéciaux tiennent la route, et Glen Powell est parfaitement casté dans le rôle principal. Il a le physique, la présence, et fait le job. Mais c’est à peu près tout.

Le scénario est franchement faible, beaucoup trop de longueurs pour un film d’action censé être nerveux. 2h14, c’est clairement trop long, et le rythme s’en ressent.

Le côté comédie tombe complètement à plat, le discours politique est à peine effleuré, et on a droit à un sentimentalisme à l’américaine un peu lourd et bien trop présent.

Quant aux scènes d’action, elles sont trop rares, et souvent édulcorées, là où on aurait aimé quelque chose de plus violent, plus viscéral. Résultat : le film ne prend jamais vraiment, l’enjeu dramatique ne décolle pas, et l’ensemble reste très sage.

On a clairement l’impression d’être devant une grosse machine hollywoodienne bien formatée pour plaire au plus grand nombre, mais sans âme. Et c’est bien dommage venant de Edgar Wright, loin ici de la folie de ses débuts, comme Shaun of the Dead, Hot Fuzz ou même Baby Driver. Déception donc. Un film beaucoup trop long, trop lisse, et au final, un résultat plus que mitigé. À oublier, ou à revoir en fond un dimanche, sans trop d’attente.
Cinemadourg

905 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
Dans un futur proche saturé de violence télévisuelle, un père accepte l'impensable pour soigner sa fille malade : courir pour sa vie dans un show TV meurtrier.
La mécanique est simple : 30 jours pour survivre à des chasseurs lancés à sa poursuite, et à une population hostile à son encontre.
J'avais bien aimé le film d'Yves Boisset en 1983 avec Gérard Lanvin et Michel Piccoli "Le Prix du Danger", mettant déjà en scène un jeu TV cruel, dans lequel un candidat doit survivre à des tueurs lâchés à ses trousses au beau milieu de la ville.
Ici, ce "Running Man" est la même histoire dans les grandes largeurs (adapté du roman éponyme de Stephen King), mais bodybuildée à la sauce USA, et il faut reconnaître que ça déménage !
Du coup, pas vraiment de surprise côté scénario, ni de réel engouement émotionnel, mais ce divertissement pop-corn fait le boulot et permet de passer 2h14 à cent à l’heure !
Un trip musclé et assez efficace dans son genre.
Site CINEMADOURG . free . fr
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 novembre 2025
Dans un futur proche, un jeu de survie impitoyable appelé "The Running Man" est l’émission télévisée qui cartonne. Le concept, des candidats doivent survivre pendant 30 jours face à des tueurs professionnels, avec à la clé, une forte somme d’argent. Ça tombe bien, Ben Richards, un ouvrier désespéré en a grand besoin pour soigner sa fille malade…

Le film est adapté du roman éponyme de Stephen King, qui connut une première adaptation par Paul Michael Glaser avec Arnold Schwarzenegger en 1987. D’ailleurs, ce dernier fut accusé de plagiat du film d’Yves Boisset (Le Prix du danger - 1983) et condamné après 11 ans de procès. Bref, c’est ainsi que, près de 40 ans plus tard, on se retrouve avec un remake que l’on n’attend pas, sachant que « l’original » n’était pas une franche réussite.

Cette nouvelle adaptation déçoit sur plusieurs points, à commencer par son scénario qui, certes, s’avère plus fidèle au roman que ne l’était la version de 1987, l’ennui, c’est que le film se complait à brasser du vent là où la précédente adaptation allait droit au but (un peu plus de 90min au compteur). Ici, le film dépasse allègrement les 2h et pour meubler, le réalisateur ne se refuse rien et part dans tous les sens (on aurait clairement préféré s’en passer).

Au lieu de dénoncer (de façon intelligente) l’ultraviolence transformée en spectacle de grande écoute ou la façon dont les États-Unis sont devenus une puissance à la solde d’un network dictatorial, Edgar Wright (Last Night in Soho - 2021) nous offre une pauvre retranscription d’un monde dystopique auquel on ne croit pas et dans lequel Glen Powell (Twisters - 2024) cabotine avec ses gros sabots et où sa palette d’acteur se limite à deux expressions faciales (il serre les dents pour montrer qu’il est en colère et fronce les sourcils pour montrer qu’il peut être méchant), c’est rapidement lourd et indigeste, d’autant plus qu’il nous rejoue la même partition déjà vue dans Hit Man (2024) de Richard Linklater, où il passait le plus clair de son temps à se grimer en différents personnages.

Côté mise en scène, le film alterne maladroitement le film d’action badass et la comédie familiale spoiler: (la séquence parfaitement inutile où Glen Powell se retrouve à poil sur la façade d’un immeuble ou pire, la séquence dans la maison victorienne avec la grand-mère sénile et les pièges façon Maman, j'ai raté l'avion ! - 1990)
. Tout ça n’apporte strictement rien au film, si ce n’est de l'alourdir alors qu’au contraire, il aurait été judicieux de le raccourcir tellement on s'ennuie du début à la fin.

Running Man (2025) se veut faussement cool et badass, sauf que le scénario est turbo-teubé et surtout, bien trop long pour ce que ça raconte. spoiler: Enfin, pour l’anecdote parfaitement inutile, mon côté chauvin s’en retrouve caressé dans le sens du poil, avec dans le dernier tiers, l’Alpine A290 (un ersatz de la R5 électrique)
.

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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2025
Edgar Wright avait annoncé il y a plusieurs années son souhait de tourner un remake du "Running Man" de 1987. Il est vrai qu'il y avait de quoi s'amuser avec le concept de télé-réalité de gladiateurs, tant dans la forme que le fond. D'autant que les idées du film de 1987, bien que peu subtilement amenées, restent pertinentes aujourd'hui.
A l'arrivée, j'avoue avoir eu du mal à sentir la patte de Wright. Si j'ignorais qu'il en était le réalisateur, je n'aurais jamais deviné que le Britannique était derrière "The Running Man" cuvée 2025 !
Pour autant, le long-métrage est bien pêchu, on ne s'ennuie jamais. La mise en scène est dynamique, il y a quelques blagues sympathiques et décalées (loin du compte habituel de Wright). Et des scènes d'action qui fonctionnent bien, dont une idée originale de baston dans un cockpit d'avion alors que l'appareil virevolte.
J'ai par ailleurs apprécié la direction artistique. On nous propose un espèce de futur à la sauce fin des 80's, au niveau des bâtiments, des vêtements, des technologies (gros boutons, importance de la poste, omniprésence des cassettes...). Par exemple internet n'existe pas !!! Ce qui explique pourquoi les gens sont vissés sur la TV.
Quant à Glen Powell, j'ai eu du mal au début, dans sa prestation caricaturale de chômeur énervé contre tous. Heureusement, il est rapidement embauché par la chaîne TV pour être traqué par des tueurs... et l'ensemble des Américains, pendant 30 jours. Il fait alors preuve d'un jeu charismatique et varié, portant bien le film.
Par contre sur le scénario, quelques problèmes à soulever. Le revirement (attendu) du public envers Richards n'est pas vraiment expliqué. Tandis que le tout dernier acte s'avère bancal et confus, beaucoup de choses ne sont pas très bien gérées à ce niveau.
Sur le fond, j'ai eu l'impression de revoir la même chose que le film de 1987. Certes en (un peu) plus subtil, mieux joué, mieux réalisé. Critique de la TV spectacle cynique, des images truquées, des "narratives" construits par les chaînes, etc. Il y a bien quelques piques supplémentaires sur la TV réalité de riches, mais c'est assez inoffensif.
Non pas que ce soit obsolète (loin de là), mais c'est sans grande surprise, et amené avec des gros sabots qui désamorcent quelques peu le propos. Ce qui finalement n'est guère étonnant... car "The Running Man" c'est finalement une histoire de révolutionnaire, du peuple contre une industrie d'état du show business. Je vois mal comment un gros studio américain peut mettre en avant de manière sincère et corrosive une telle intrigue !
La version 1987 avait le même problème. Le "Prix du Danger", davantage amer et noir, fonctionne beaucoup mieux à ce niveau.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2025
The Running Man n’est composé, pour l’essentiel, que de plans rapprochés captant spoiler: la tension du protagoniste engagé dans une fuite, la bravoure des personnes qui lui viennent en aide, la cruauté des organisateurs du jeu télévisé
: visiblement sous influence vidéoludique, Edgar Wright nous confine en compagnie de Ben Richards, brave gars dont l’insubordination initiale annonce un destin à retombée collective et symbolique. Dès lors, deux films tentent de cohabiter : le premier, réussi, retranscrit avec énergie la lutte d’un homme pour rester en vie dans une société sous surveillance où le divertissement, entendu comme industrie, dévoile ses coulisses ensanglantées ; le deuxième, similaire à la trajectoire d’un Arthur Fleck dans Joker (Todd Phillips, 2019), s’efforce de spoiler: convertir le héros en martyr d’une cause qui le dépasse, à savoir la reconquête farouche d’une liberté qu’une Amérique totalitaire a volée à ses citoyens
, lui substituant panem et circenses. Le souci, c’est que cet axe politique et allégorique ne sait comment advenir et emprunte divers chemins de traverse tous plus farfelus et invraisemblables les uns que les autres.
Surtout, le long métrage ne sait comment revenir sur son statut même d’œuvre visuelle qui, par sa mise en scène, participe au spectacle qu’il entend dénoncer… Les images retranscrites sont principalement les siennes – exception faite des retouches par intelligence artificielle – et ne parviennent pas à déconstruire jusqu’au bout cette masculinité triomphante qui, par la nécessité d’un héroïsme stéréotypé, revient à la charge : le second degré est délégué à d’inutiles personnages secondaires, et c’est alors un schéma tout tracé que le film finit par retrouver, sans surprises ni subtilité. The Running Man s’est perdu en route et nous a perdus avec lui. Dommage.
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 398 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2025
Cind pour la qualité principale du film qui est l'action. Une réadaptation du scénario qui met loin derrière les deux précédentes versions même si le film avec Schwarsi de 1987 concerve son charme kitch. L'humour noir affectionné par le réalisateur est bien dosé et laisse la place à une mise en scène intelligente et très intense. Un casting au top dans des décors dystopiques premium. 2 h 15 d'une chasse à l'homme palpitante pour animer un show tv trés inspiré du style artistique des années 80 90 et la BO qui va avec. Un des grands film SF de cette fin 2025 à voir SUR GRAND ECRAN.
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

89 abonnés 1 706 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2025
Running Man, s'il propose de l'action efficace et rythmée, ne propose malheureusement pas grand chose de plus. Tout est caricaturé a l'extrême, ce qui retire tout de même pas mal de légitimité a l'ensemble. Le film ne prend jamais vraiment le tremplin qu'on attend, et s'enlise dans une histoire qui peine a toucher.
DarkSchneider
DarkSchneider

1 abonné 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Etonnant, je m'attendais à un fade reboot, et en faite c'est vraiment bien foutu, tellement que par moment je me demande si c'est pas meilleur que l'original.
C'est plus axé jeux, plus réfléchi sur le coté politique, et évidemment on évite pas la critique ia et fake news.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2025
Une analyse comparée entre "The Running Man" de 1987 et "The Running Man" de 2025 s'impose. Le 1er, dans lequel joue Shwartzy, est extrêmement kitch. Il a pris pas mal de rides, du point de vue des effets spéciaux, des cascades, et des chorégraphies de bastons. Seulement voilà, Paul Michael Glaser, le réalisateur, et accessoirement acteur, dans la série "Starsky et Hutch", ne s'est jamais pris très au sérieux, à l'image de son personnage fantasque de Starsky. Sa diatribe de la vacuité morale et culturelle de la télé-réalité, ainsi que de la collusion entre média et pouvoir politique, était parfois un peu caricaturale. Sauf, qu'elle sonnait juste et clair. En outre, elle n'avait pas l'air d'un tract politique, car Glaser avait systématiquement recours à l'humour. Et cela, non seulement dans les situations, parfois totalement scabreuses, mais surtout dans les jeux de mots, d'une grande richesse linguistique (à voir en VO, pliiizzz). Et c'est précisément ce recours récurrent à l'humour, qui donnait au Running man 87, à la fois une grande pertinence, mais aussi une forme d'auto-dérision prophylactique. Dans le "Running Man" 25, Edgar Wright a moins de recours à l'humour. Il ne fait pas vraiment preuve d'auto-dérision. Il se prend au contraire très au sérieux. Quasiment tout, est pris au 1er degré. La preuve indiscutable de ce parti pris sérieux et militant, se résume au personnage du "méchant". Dans la version de Glaser, ce méchant est incarné par Richard Dawson. Ce dernier était un vrai animateur télé, faisait rire, et incarnait parfois au cinéma des rôles de comique. D'où le côté un peu dilettante de la critique de Glaser. Wright, en revanche, a choisi un acteur "sérieux", Coleman Domingo, pour incarner cet animateur. L'acteur ne fait pas franchement rire, mais il est identifié par le public d'aujourd'hui, comme un acteur très engagé à gauche. À tel point qu'il a été choisi pour incarner le présentateur de CNN dans la série "The Madness". Série dont le thème principal est la dénonciation du supposé et principal fléau de la société Américaine, le complot d'extrême droite, ourdi par les blancs suprémacistes. Jeter un cil à notre critique de la série peut mieux éclairer le présent propos. Autre élément intéressant concernant ce rôle du méchant. Dans la version de Glaser, ce méchant est un seul et même personnage. À la fois animateur mais aussi producteur du show. Dans la version de Wright, le rôle a été scindé en deux. De sorte que la "méchanceté" ne vient pas du présentateur racisé, incarné par Domingo. Cette "méchanté" vient uniquement du producteur bl... , incarné par Josh Rolin. Ce choix n'est évidemment pas fortuit. En parfait "militant de l'éveil", Wright n'aurait pas permis à un racisé d'incarner un rôle négatif. D'ailleurs, tous les racisés dans le film n'ont que des rôles positifs. Autre élément de comparaison en faveur du 1er "The Running Man" : sa bande-son. Elle est sans doute un peu kitch dans la version de Glaser, mais elle n'est pas aussi tonitruante que celle de Wright. En outre, elle est plus personnalisée chez Glaser à l'instar de l'extraordinaire chanson titre de John Parr qui constitue le générique de fin. Mais le plus gros reproche que l'on peut faire à ce Running Man 25, c'est qu'on ne perçoit pas les tenants et les aboutissants, avec autant de clarté que dans le Running Man 87. Certes Wright ajoute une complexité intéressante dans le déroulement du show, mais les agendas des uns et des autres ne sont pas compréhensibles immédiatement. Du coup, la multiplication des rebondissements, toujours plus improbables, les uns que les autres, donnent l'impression que tout pétarade de partout et on finit par fatiguer. Pour finir, on peut être surpris pour un militant de l'éveil bon teint comme l'est Wright, du traitement qu'il a du personnage féminin se ralliant au héros. Si ce traitement pouvait paraître un peu kitch dans Running Man 87, le rôle donné à Maria Conchita Alonso était celui d'une femme de poigne rétive. Wright, donne à Emilia Jones le rôle de jolie bécasse de service. Étonnant que les féministes n'aient pas tiqué. Bref, décevant, au final.
Shawn777

804 abonnés 3 928 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2025
Décidément, l'action chez Stephen King a la côte en ce moment au cinéma puisqu'après "Marche ou Crève", c'est au tour d'un autre de ses romans bien dystopiques éloignés de l'horreur d'être porté à l'écran. Et c'est cette fois Edgar Wright qui dépoussière "Running Man", la première adaptation de 1987 ayant bien vieillie, voire même un peu trop. Je ne me souviens plus bien du roman mais on en garde en tout cas bien-sûr l'essence en nous présentant un émission télévisée bien perverse puisqu'il est question d'un jeu mortel financé par le gouvernement pour calmer et amuser les masses dans lequel les participants sont dupés. Le concept n'est franchement pas nouveau et même à la sortie du roman, la nouvelle "Le Prix du danger" était déjà passé par là dans les années 50. Si le film de 87 était bien kitsch avec ses costumes assez ridicules et ses arènes, ici, c'est de l'action pure et dure pendant plus de deux heures, sans compter sur la touche de folie propre au réalisateur. Ainsi sur fond de satire politique avec des discours quelques-fois balancés à la va-vite et surtout très grossiers (la scène dans la R5 - oui il y a une Renault et ça fait plaisir - illustre bien cette écriture maladroite et surtout collée là parce-qu'il faut la coller quelque-part), le réalisateur s'en donne à cœur joie pour exploiter le concept à fond et nous donner des scènes particulièrement jouissives, notamment celle dans la maison qui part dans un délire "Maman, j'ai raté l'avion" avec des pièges létaux. Ainsi, la mise en scène est très bonne, le réalisateur a toujours excellé dans le domaine et le prouve encore une fois ici ! Si "Running Man" n'est donc certes pas très subtil dans son discours (très manichéen, les pauvres doivent se révolter contre les méchants riches qui manipulent le monde blablabla), il est en tout cas très efficace en tant que film d'action !
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