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remyll
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1,5
Publiée le 15 novembre 2025
L’histoire dite de « proche » science-fiction aborde un thème vu et revu maintes fois : un homme accablé par le malheur et la malchance se résout à un acte désespéré pour se procurer l'argent qui lui manque tant. Comme le monsieur est bien musclé, et qu’à priori il est assez astucieux, il devrait arriver à ses fins pour aider ses proches en grande souffrance et en profiter pour…défier tout le système. S’il y a quelques passages potaches assez amusants, le scénario dont l’ambition est de dénoncer une société cruelle et cynique est réalisé de manière tellement grotesque qu’on ne manque pas de s’ennuyer très rapidement. La bande-annonce, qui pouvait laisser à penser que la musique du film allait être plutôt sympa, induit le spectateur en erreur, car de fait la musique est balourde et très décevante. Au final il faut endurer ce spectacle plus de 2 heures et il semble en durer plus de 3…heures!
Dans ce film, on ne court pas tant que ça, malgré le titre. Des tueurs (adorés) courent après un mec (honni), qui court après l'argent (mais pour une raison noble) - ceux qui adorent ou honnissent, c'est un pauvre peuple manipulé, rivé sur ses écrans, qui a besoin d'adorer et honnir. L'addiction (d'un peuple déprimé) à la violence visuelle est une terreur qui, aujourd'hui, ne demande même plus un effort d'imagination : on en est en effet à deux doigts ; certains sont même déjà dedans.
Après le presque navet de 1987 (avec Schwarzenegger), l'auteur du film adapte de nouveau le bouquin de Stephen King. Ceci et cela donne envie de le voir. Voir aujourd'hui ce que Stephen King imaginait il y a cinquante ans. Sauf si le film en rajoute ou en enlève. Sans avoir lu le livre, on ne sait pas si son imagination allait jusqu'aux terrifiants fakes en temps réel, renifleurs de molécules biologiques, etc.
Justement, on craint que le réalisateur en ait trop inventé, et qu'il se prend les pieds dans le tapis. Ayant affublé les "chasseurs" (et l'entreprise dont ils relèvent) d'une telle supériorité technologique, on ne voit pas bien comment celui qui était détesté par les gens finit par en devenir le héros. Après avoir lu le synopsis, c'est pourtant ce qu'on venait voir. Il y a donc de sacrées maladresses dans ce film, qui était pourtant bien parti (l'ambiance de début donne la nausée). L'acteur principal (Glen Powell) incarne super bien la rage et la noblesse d'âme. Il n'est pas en cause. Le problème est ailleurs : scénario ? montage ? invraisemblances ? illogismes ? De plus, la fin est carrément bâclée,. Où est passé l'auteur du génial et simplissime Baby Driver ?
Je suis un peu attristé de devoir dire cela car on sent que Edgar Wright a eu de bonnes intentions en faisant cette nouvelle adaptation, mais son Running Man est plutôt raté. Le monde futuriste où se déroule l’histoire possède une esthétique très réussie, mais en dehors de la réussite formelle il faut dire que le fond est particulièrement catastrophique. Tout est insipide, cliché et prévisible. Les personnages sont des caricatures ambulantes et la structure du film est vachement artificielle donc bon c’est peut-être le moins bon projet du réalisateur…
Un pur plaisir ! Running Man nous plonge dans une univers futuriste divisé entre riches et pauvres et dont l'information est contrôlée par la société "The Network" dirigée par le détestable Dan Killian (campé par le très bon Josh Brolin). Entre la vibe Hunger Games, Glen Powell dans le rôle principal et Edgar Wright aux manettes, je ne pouvais qu'adhérer à cette adaptation du livre de Stephen King. Contrairement aux trailers, le ton du film est relativement sérieux même si on n'échappe pas à quelques touches d'humour et une bonne dose de wtf. Le décor et les enjeux sont extrêmement bien posés lors de la première heure, nous permettant d'être immédiatement impliqués lorsque cette traque débute. Au rayon des qualités, on peut souligner une mise en scène au top, des acteurs impliqués et crédibles, des messages intéressants et très bien exploités. La bande son est efficace et dynamique. Enfin l'une des forces majeures de ce Running Man est son côté immersif. En effet, l'oeuvre fourmille de détails, Ben interagit à de nombreuses reprises avec des personnes rendant cette traque crédible et palpitante. Au rayon des défauts (car oui même si j'ai vraiment aimé il y en a) : le personnage de Bobby T (très bien interprété par l'excellent Colman Domingo). Bien qu'il ait des similitudes avec le déjanté Caesar Flickerman de la saga Hunger games, je trouve qu'il n'arrive jamais vraiment à prendre place dans ce récit et devenir l'antagoniste qu'il aurait dû être. Le potentiel est là, mais ce personnage n'est finalement pas tant exploité et ne prend que peu de place (contrairement à l'affiche qui le place au centre). Autre problème majeur pour moi : le film est finalement trop timide. Alors oui c'est généreux en action, oui ça n'édulcore pas la violence psychologique et l'horrible manipulation que cette émission est capable de faire juste pour du divertissement. Néanmoins vu le build up du personnage de Ben (qui pour le coup est superbement iconisé et on ressent bien toute sa colère qu'il contient en lui), et bien finalement on ne retrouve pas cette haine au moment du jeu. La violence graphique est assez soft, il n'y a pas de scène d'une violence extrême (sûrement car ça devait rester un blockbuster tout public). Alors non pas que je suis un adepte de la violence, mais s'il y avait bien un film où le réalisateur aurait pu se lâcher (vu l'histoire et le personnage), c'est bien celui-ci. Pour conclure, c'est un très bon divertissement qui remplit largement son rôle de blockbuster. Le film aborde bon nombre de thématiques telles que la manipulation de l'information par les médias, le décalage de la perception du monde entre les riches et les pauvres, le curiosité morbide de certaines personnes qui prennent plaisir à voir des gens se faire tuer, etc. Glen Powell confirme qu'il a l'étoffe pour devenir le prochain Tom Cruise ! Allez moi je vais éteindre ma télé et faire un petit footing...
Film long à démarrer...la mise en place est laborieuse....Glen Powell semble en faire trop, il manque quelque chose d indéfinissable tout au long du film qui fait que je ne suis pas rentrer dedans, cela m'a juste envie de revoir l excellent prix du danger avec Gérard Lanvin. Trop de second degré je pense et une fin définitivement....inconcevable.
Et bien ma fois, force est de constater, que ce film, s'avère être, de bonne facture. Le scénario est vraiment bon, l'acteur principal incarne à merveille son rôle. Bref, c'est une très bonne surprise. Autre point intéressant, le film ne possède pas de longueurs, on ne voit pas le temps passer. Et çà, c'est vraiment bien. Je n'attendais rien de ce film, je suis donc agréablement satisfait du résultat.
Une catastrophe. Je pensais tellement que ce film allait être bien, vu toute la promotion qu'il y a eue dessus. Mais cela n'a été qu'erreur sur erreur. Ayant lu le roman du nom, j'attendais certains moments clés du livre. Il y a eu quelques passages intéressants, mais d'autres catastrophiques. Sans oublier les rajouts inutiles et incohérents. Ce qui m'a le plus achevé, c'est la fin, ça a été le coup de grâce. Un vrai nanard lol.
Il y a, dès les premières minutes du Running Man d’Edgar Wright, cette manière singulière de vous saisir par l’image avant même que le récit n’ait véritablement commencé ; comme si le réalisateur, fidèle à son goût pour les rythmes serrés et les éclats visuels, posait d’emblée son monde tel un décor trop brillant pour ne pas cacher quelque chose. Dans cette nouvelle adaptation du roman de Richard Bachman — que le film ne cite jamais, mais dont l’ombre plane comme une conscience du danger —, Wright ne cherche pas la simple modernisation : il semble vouloir nous tendre un miroir, non pas pour nous montrer un futur effrayant, mais pour nous révéler ce que le présent contient déjà de redoutable.
Alors, tout se met en place avec une évidence troublante. Ce jeu télévisé où des êtres humains deviennent des proies n’a plus rien de fantastique ; il ressemble plutôt à l’aboutissement logique d’une époque qui préfère l’émotion instantanée à la pensée, la violence réglée à la complexité du réel. Les écrans se superposent aux écrans, les regards s’empilent comme des strates de voyeurisme, et l’on a cette sensation, presque étouffante, que le spectacle a fini par absorber toute possibilité de silence intérieur. Wright filme cela non pas avec colère, mais avec une sorte de lucidité mélancolique : il ne dénonce pas, il observe.
Glen Powell, dans le rôle de Ben Richards, porte ce monde sur son visage comme un poids ancien. Ce n’est pas seulement un homme traqué : c’est un homme qui semble s’être perdu dans le récit qu’on écrit à sa place. Il avance avec cette hésitation propre aux personnages qui savent qu’ils ne contrôlent plus la manière dont ils seront perçus, et qu’il leur reste une unique bataille, la plus fragile : celle de conserver, malgré tout, un noyau de vérité personnelle. Dans plusieurs scènes, un simple mouvement de ses yeux suffit à suggérer cette fatigue morale, ce doute profond sur la légitimité de se battre quand l’ennemi n’est pas un adversaire, mais une mise en scène.
Face à lui, Josh Brolin compose une présence presque sacerdotale. Il n’est pas seulement un producteur cynique ; il est l’architecte d’un monde qui croit fermement à sa propre logique, comme un officiant sûr de ses rituels. Chaque mot qu’il prononce semble calibré pour nourrir le spectacle, chaque geste pour maintenir l’illusion que tout est sous contrôle. C’est peut-être là que le film touche le plus juste : dans cette confrontation entre deux hommes, l’un cherchant désespérément à rester humain, l’autre convaincu qu’il ne reste de l’humanité que ce que l’audience peut absorber.
Et pourtant, au milieu de cette mécanique implacable, il existe des instants de fragilité qui trahissent la main d’Edgar Wright. Des moments où le tumulte se retire, où un visage apparaît dans toute sa nudité, où le bruit des machines semble soudain trop distant pour effacer la dignité d’un personnage. Ces secondes suspendues, presque volées au chaos, donnent au film une profondeur inattendue ; elles suggèrent que la véritable rébellion n’est peut-être pas dans l’action, mais dans la persistance intérieure d’un sentiment que rien ne peut écraser.
Les chasseurs lancés contre Richards, figures grotesques et stylisées jusqu’à la caricature, paraissent d’abord n’être que des excroissances du spectacle ; mais en les observant, on se surprend à reconnaître des fragments de notre propre époque : influenceurs armés de slogans, icônes marketing devenues monstres, masques publics qui ont oublié le visage qui se trouvait dessous. Wright n’insiste pas : il montre, et c’est suffisant.
À la fin, lorsque les dernières images se succèdent comme autant de pulsations, on quitte la salle avec ce sentiment ambigu que seuls les films les plus lucides parviennent à produire : l’impression d’avoir assisté à un divertissement d’une précision remarquable, tout en ayant été renvoyé, presque malgré soi, à notre propre participation à une culture qui dévore ce qu’elle prétend célébrer. On ne sait plus exactement si l’effroi vient du film ou du monde qu’il décrit. Peut-être des deux.
Inspiré par le roman éponyme de Stephen King, j’ai retrouvé dans ce film souvent violent, les fantasmes politiques de l’écrivain, sur une société futuriste où les médias seraient tout puissants...C’est ma lecture et peut être que mieux vaut prévenir que guérir, se dit le romancier King….Pour en revenir au film, mis à part la première demie heure, c’est un film d’action, avec un scénario plutôt intéressant et efficace. Où Glen Powell tente d’échapper à des tueurs ( les hunters) tous plus chevronnés les uns que les autres…..Josh Broslin, excellent dans le rôle du président de société télévision….Cela donne des scènes spectaculaires, mais peu créatives, avec profusion de fusillades et de cascades…..In fine, il faut rester pour le générique de fin, très réussi et qui délivre le message du film…...La philosophie de Stephen King, sur une société violente et sans pitié….. Je conseille aux amateurs d’adrénaline, à un public averti et relativement jeune ( étudiants)
Glen Powell ne sait pas sur quel pieds danser entre jouer la Comédie dramatique ou un Gamer Survivaliste.. le réalisateur semble lui meme hésitant également, le film est empêtré dans un sable mouvant.. le scénario n'est pas clair et on ne s'est pas dans quel genre de film on est empêtrer... J'ai regardé.. j'ai apprécié l'action mais on m'a amenait nulle part.. le Game Over se termine dans une Impasse du coin de la ville.. le film est fade.. ceci dit l'action se déguste plutôt bien avec quelques cadrages et explosions bienvenues.. la photographie se devine de temps en temps.. mais ils se sont pas trop attardé dessus.. dommage ils auraient put faire de belles choses.. ce running Man ne court pas assez longtemps pour moi pour que je m'en souvienne..
Le film nous offre ce qu'on attend et tient ses promesses. C'est bien là l'essentiel ! Les cascades sont bonnes, les acteurs sont parfaits dans leurs rôles. Que demander de plus ?!
Glen Pweel, Emlilia Jones et Josh Brolin sont parfaits. Coup de coeur pour les personnages de Ben et Amelia (un peu trop discret), qui forment un idéal héroïque !
Running Man version Edgar Wright, pour moi qui suis fan depuis tout petit de ces films sur le pouvoir des médias dans une dictature – du Prix du danger au premier Running Man porté par Starsky – c’est clairement une belle réussite. On est immédiatement au-dessus de la version avec Schwarzy : le futur est décrit avec précision, parfois même avec humour, et le clin d’œil à l’Alpine électrique m’a fait sourire.
Glen Powell porte le film sur ses épaules. Il incarne un type nerveux, tendu, qui lutte contre une injustice écrasante. Bon, ce n’est pas le personnage le plus fouillé de l’année, mais il remplit parfaitement son rôle dans ce film d’action-anticipation pur jus. Pendant une heure trente, j’ai été complètement embarqué dans cette course mortelle orchestrée par des médias tout-puissants.
La dernière demi-heure baisse un peu en intensité : dès que la foule commence à l’aimer, le film perd un peu de son identité plus brutale et cynique. Mais malgré ce fléchissement, l’ensemble reste très efficace, nerveux et cohérent dans sa vision dystopique.
Un très bon divertissement futuriste, intelligent sans trop en faire, et qui coche toutes les cases du genre que j’aime depuis toujours.
The Running Man version Edgar Wright avec Glenn Powell, c’est vite vu : jpp de Glenn Powell, toujours la même tronche, il dégage rien, et ça n’aide pas un début déjà trop long, qui s’étire pour expliquer le principe de l’émission « The Running Man ». Le rythme est mal géré du début à la fin : scène d’action, ça retombe, scène d’action, ça retombe… catastrophique. Quant au scénario, c’est un film post-it, collé à droite à gauche sans vraie idée.
Dans la catégorie action ça tient la corde, avec un tempo satisfaisant. Néanmoins question scénario on reste très proche de l’opus avec Swarzi, un peu plus niais. Sur le jeu d acteurs malheureusement on est loin du charisme du casting précédent. Résultat assez moyen, divertissant mais ce sera un film vite oublié
Le divertissement est bodybuildé US à l’extrême et les télespectateurs américains pris pour des loups assoiffés (« le Colisée des Temps Modernes »). POWELL devient véritablement enragé et BROLIN aveuglément obsédé par l’audimat. Le système de soins US est lourdement dénoncé : c’est à cause de l’impéritie à soigner sans ruiner que notre héros s’engage ! Les séquences spectaculaires s’enchaînent. On pourra noter la faiblesse scénaristique des aides miracles : rencontre d’un expert du jeu justicier taré ou d’un vengeur familial avec véhicule tout terrain ou d’une gentille très bonne conductrice qui n’a pas peur de l’avion. L’IA est au coeur des fake vidéos données en pâture aux télespectateurs. Et l’épilogue satisfera tous ceux qui n’aiment pas les méchants !