Un an, une nuit
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Sergente pepper
Sergente pepper

3 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2024
Comment un couple qui vit le même évènement dévastateur ne réagit pas de la même manière pour s'en sortir et combien cela influe sur leur relation. Très différent de Revoir Paris, mais tout aussi bouleversant et également onirique, car peu à peu on se rend compte que leur mémoire et donc ce que l'on voit sur l'écran, leur joue des tours. Le montage n'est pas non plus chronologique et très subtilement, on sent que ce qui s'est passé n'est autre que ce que les protagonistes ont vécu dans leur coeur et leur chair. Ce ne sont pas des faits intangibles et .rien ne sera plus jamais sûr, à tous points de vue. La reconstitution de "leur" attaque au Bataclan est impressionnante et je trouve ça bien qu' elle soit actée.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2023
Le film met en scène un couple qui a vécu l'attentat du Bataclan, mais chacun a un comportement différent pour accepter cet événement et vivre avec. Ramon a besoin d'en parler tout le temps, de se souvenir de tout exactement, alors que Celine souhaite avancer les yeux fermés et ne plus y penser. Ces deux comportements opposés sont difficilement conciliables au sein du même toit. Ramon quitte même son travail pour prendre du temps pour lui alors que Céline se rapproche de ses collègues pour passer plus de temps dehors.
Noemie Merlant et Nahuel Perez Biscayart réussissent à créer la complicité d'un vrai couple. Mais la chronologie du film est parfois surprenante, des flash back sèment le doute par moments car le spectateur met un moment pour les replacer dans le temps.
Contrairement à "Revoir Paris" qui traite du même sujet (comment vivre après avoir vécu les attentats du Bataclan), "Un an, une nuit" nous fait revivre l'attentat depuis l'intérieur de la salle de concert, des moments sont assez durs, moins pudiques. Il y a quelques longueurs (le film dure plus de 2h).
Françoise P.
Françoise P.

9 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2023
Un jeune couple tente de se reconstruire suite aux attentats du Bataclan
Histoire profondément humaine qui donne de l'espoir.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2023
La petite trentaine, Ramón (Nahuel Perez Biscayart) et Céline (Noémie Merlant) s’aiment d’un amour pur et vivent ensemble depuis quelque temps. Le soir du 13 novembre 2015, ils étaient au Bataclan. leur vie en a été bouleversée à tout jamais.

Un an, une nuit a un défaut majeur qui le condamne à l’invisibilité. Ce film espagnol, adapté du roman autobiographique – et inédit en France – d’un survivant du Bataclan, "Paz, amor y death metal" de Ramón González vient après Amanda, "Revoir Paris", "Novembre" et "Vous n’aurez pas ma haine". Il nous fait craindre une overdose autour du V13.

Pour autant, ce seul motif ne suffit pas à le disqualifier.

J’en ai lu beaucoup de critiques sévères. je les trouve injustes.

Elles ne soulignent pas assez l’immense qualité du jeu de ces deux acteurs, qui comptent à bon droit parmi les meilleurs du moment. J’ai déjà dit l’état liquide dans lequel me mettait la voix de Noémie Merlant. je devrais aussi, pour faire bonne mesure et m’éviter tout procès en sexisme, confesser l’effet causé par les yeux bleus de Nahuel Perez Biscayart.
L’un et l’autre incarnent les deux façons de réagir à un choc traumatique : en le taisant ou en en parlant.

Elles n’évoquent pas l’intelligence d’un montage qui, au lieu de platement se borner à raconter par le menu la funeste nuit du 13 novembre avant, dans une seconde partie, d’en tirer les conséquences, prend le parti assez audacieux d’en mêler les films avec un montage presque stroboscopique. Brutalement, dans la vie de tous les jours de l’Après, une image, un son ramènent brutalement à la fusillade, comme un choc électrique.

Elles ne disent rien – et je prendrai garde de ne pas en dire trop non plus – sur le doute qui bientôt s’insinue dans le récit et qui nous fait sortir de la salle plein d’interrogations sur le sens à donner à ce récit. Question sans réponse et qui, à rebours du cartésianisme qui commande souvent le spectateur, gagne à rester irrésolue.
mousscoco@aol.com
mousscoco@aol.com

17 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2023
Très beau film sur le deuil après un événement dramatique. Film puissant, interprétation des acteurs parfaites, justes pleine d émotion. Je conseille
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2023
On sait tous de quel attentat il s’agit. La fiction se limite ici au couple que le spectateur va suivre dans sa vie quotidienne, dans son environnement professionnel, dans leur famille, encore que le scénario soit inspiré du récit d’une victime qui a vécu ces évènements. La reconstitution par le recours à des flash-back répétés se mêlant au présent est stressante. A la différence d’un récit / reconstitution de type « Novembre » (2022), il ne s’agit pas ici d’une plongée dans les évènements mais plutôt d’une exploration des traumatismes laissés chez les échappés (ou survivants). Dans ce couple, l’homme en réelle souffrance visible qui craque, qui pleure, qui n’arrive pas à se concentrer sur autre chose, à s’investir dans son travail. La femme qui intériorise beaucoup plus, qui laisse moins paraitre et s’accroche mais il n’est pas dit qu’elle souffre moins. Les relations quotidiennes entre les deux finissent par en pâtir. Le problème c’est que c’est long (2 heures et 10 minutes), qu’il y a peu d’action et qu’il n’y a même guère de vulgarisation sur le traitement et la prise en charge de ces séquelles psychologiques post-traumatiques. De ce point de vue « Revoir Paris » (2022) était beaucoup plus démonstratif et convaincant.
selenie

7 460 abonnés 6 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2023
Dès le départ on a bien du mal à y croire, ou plutôt à accepter ce couple Nahuel Pérez Biscayart-Noémie Merlant. Effectivement, c'est d'abord physique, donc très subjectif, on ne croit pas à ce couple pas très assorti. Ensuite ça se confirme, quand ils se regardent normalement amoureusement on ne voit aucune étincelle, pas d'attachement qui surpasse le jeu. On a droit à tout un montage narratif alternant entre présent et passé, entre la reconstruction et les flash-backs jusqu'à nous replonger au centre des attentats. Le parallèle se fait donc et renvoie au titre, le temps de revivre une nuit tragique, le couple passe un an à revivre. L'idée est bonne sans doute, mais on aurait aimé que le récit se focalise réellement sur le couple où l'intimité se mêle à une nouvelle psychologie inhérente aux événements. A contrario les personnages sont nombreux, les messages ou propos politisés et/ou moralisateurs parsèment l'histoire décalant d'autant notre intérêt pour ce couple déjà peu inspirant. Le film est une autre facette d'une gestion post-trauma de ce drame, pourquoi pas, mais on préférera nettement la subtilité du scénario, la finesse de la mise en scène de Alice Winocour pour "Revoir Paris" (2022).
Site : Selenie.fr
Bart Sampson

416 abonnés 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2023
Déception après la projection de "Un an, une nuit" qui fait bien pâle figure à côté de "Revoir Paris" qui arrivait à transcender le drame intime par une direction d'acteur de haute volée et un scénario inspiré.

Ici :

Le soir du 13 novembre 2015, Ramón et Céline, un jeune couple, assistent au concert du Bataclan. Ils réchappent à l’attaque terroriste, mais ne parviennent pas à reprendre une vie normale. Tandis que Céline cherche désespérément à oublier cette nuit cauchemardesque, Ramón se repasse inlassablement les événements dans la tête, comme pour trouver un sens à l’horreur. ​ ​Pourtant, ils doivent désormais affronter la même question : comment surmonter l’épreuve et se tourner de nouveau, ensemble, vers la vie ?

On est plongée dans la banalité du quotidien d'un couple qui ne fait pas grand chose de passionnant devant la caméra et autant le dire, on s'ennuie ferme devant des scénettes sans grand intérêt, comme descendre à l'épicerie chercher des cigarettes, être en visio avec son patron et lui dire qu' on va lui envoyer le dossier lambda le temps que cela aille mieux.

On n'éprouve aucune empathie pour ce couple et on se demande tout simplement l'intérêt même du film qui est d'ailleurs produit par... la télé espagnole.

Bref.

Gagnez 2h10 de votre vie.
Dchd
Dchd

14 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mai 2023
Dommage le thème était intéressant, mais c'est Très décevant, 100 fois trop long, scènes bidons artificiels, mise en scène fastidieuse, les 2 acteurs masculins étaient pathétiques à en devenir même énervant. Heureusement que N Merlant relève un peu le niveau. Au moins elle joue bien. On a tenue le coup jusqu'au bout mais vraiment a éviter. Je suis pourtant sûre qu'il devait avoir des victimes plus intéressantes à révéler dans cette tragédie.
Guiciné
Guiciné

208 abonnés 1 350 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2023
Un film qui m'a pas vraiment convaincu, malgré un sujet qui pouvait amener maintes émotions, ou des scènes fortes d'une belle puissance, hélas il n'en est rien, les dialogues m'ont semblé trop théâtral ou peut-être surjoués.
Dommage car le potentiel était présent, décevant me concernant.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2023
Les premières images du film montrent Ramon et Céline marchant dans Paris, titubant et hagards sous une couverture de survie. Ils sortent du Bataclan le 13 novembre 2015. Chacun·e d'entre eux réagira de manière différente dans les mois qui suivront. Le couple finira par spoiler: se déchirer, avant de se retrouver lors de la journée commémorative un an après.

Inspiré du livre "Paix, amour et death metal" de l’Espagnol Ramón González, rescapé du Bataclan, Un an une nuit relate cette année sans chronologie linéaire, en enchaînant flashbacks et juxtapositions de scènes, comme pour mieux suivre les errements et les doutes des personnages. La reconstitution du 13 novembre suit, elle aussi, le point de vue de Ramon et de Céline, sans montrer la moindre image de corps, mais en rendant parfaitement l'hébétude et l'automatisme des personnes présentes au concert. Le son est particulièrement travaillé tout au long du film et contribue grandement à restituer l'augmentation du stress, à l'intérieur du Bataclan ou dans les rues de Paris.
En rappelant forcément le récent Au Revoir Paris d'Alice Winocour, le film d'Isaki Lacuesta apporte un nouvel éclairage sur cet événement traumatique, une démarche admirablement mise en valeur par Noémie Merlant et Nahuel Pérez Biscayart, excellent·es.
Audrey L

817 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 avril 2023
Un an, une nuit ressemble à une lointaine version espagnole du récent Au Revoir Paris d'Alice Winocour. On y suit également un couple après les attentats du Bataclan, traumatisés profondément, vivant par flashbacks cruels leur soirée atroce, ne sachant plus trop comment rester ensemble malgré tout. Oui, le lien avec le film de Winocour ne nous a pas quitté jusqu'à la fin. La différence ? On s'ennuie ferme. Le projet espagnol est vraiment interminable, avec ses 2h05 de personnes bourrées qui font de la philosophie de comptoir (on vous promets : on ne caricature pas, le film est réellement aussi balourd et vain que cela), on sera donc blasé rapidement par les soirées arrosées qui finissent indubitablement sur des cris, sur des phrases toutes faites, piquées à des revues philo ou psy de table de salle d'attente, qui ne nous touchent jamais, à l'inverse des rares flashbacks stressants (étrangement, les seules scènes où l'on ressent quelque chose). Ce n'est pas de gaité de cœur qu'on dit que même notre chouchou Noémie Merlant ne nous a pas sauvé, ni même son partenaire d'écran Naturel Perez Biscayart, car leurs efforts de jeu se perdent dans un rythme inexistant et des sophismes sur la résilience qui nous soûlent, sans besoin de s'enchaîner dix verres dans le buffet. On a une pensée sincère pour les témoignages réels dont le film s'inspire, mais l'adaptation est vraiment fatigante et fastidieuse.
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2023
Adapté du livre de Ramon González, survivant de l'attaque terroriste du Bataclan de 2015, Un an, une nuit raconte comment un couple survit après le traumatisme, avec une méthode différente selon chacune de ses deux composantes. Après Novembre et Revoir Paris, le film du Catalan Isaki Lacuesta se rapproche du deuxième pour le travail de deuil mais s'en éloigne, dans un traitement plus dur, et même souvent éprouvant, dès lors que le montage, haché dans toute sa première partie, fait une large place à des flashbacks qui ne montrent heureusement pas tout de cette nuit de terreur mais suffisamment pour mettre les nerfs à rude épreuve. Reconstruction en cours pour existences en péril : chacun ressentira à sa manière les réactions de ses deux personnages principaux même s'il est impossible, pour quiconque n'a pas vécu une telle tragédie, de se projeter. Un an, une nuit est tout sauf confortable, moins généreux et empathique que Revoir Paris, sans doute, mais puissant dans son exécution et justifiant pleinement sa durée de 2 heures 10. Le film doit beaucoup aux interprétations exceptionnelles de Nahuel Pérez Biscayart et Noémie Merlant, dont le couple n'est pourtant pas, a priori, aussi évident que cela. C'est un chemin difficile que celui emprunté par les deux protagonistes d'Un an, une nuit, montré à la fois avec violence et pudeur. Il leur en restera forcément des séquelles et même si la douleur n'est pas la même, elle est aussi partagée par les spectateurs de ce film volontairement peu aimable.
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