Monster High, c'est une franchise de Mattel (poupées, dessins animés, livres... tout le toutim) sortie en 2010 et qui s'est implantée presque instantanément chez les jeunes filles (et garçons) de l'école et du début collège (on se rappelle des sacs à motifs têtes de mort à nœud pap' rose qui faisaient fureur... Chaque génération, sa mode immonde). On n'a jamais eu qu'un poli respect (totalement ignare) de cet univers, aussi si vous cherchez une critique de fin connaisseur de la saga, tournez-vous vers les notes catastrophiques de fans outrés (apparemment, ça trahit plusieurs fondamentaux... "Ah ?"). Pour notre part, et avec autant de maîtrise du sujet qu'un novice à ski qu'on pousse sur une piste noire, on s'est lancé dans ce film au petit bonheur, avec beaucoup d'appréhensions, et finalement, on est arrivé au bout sans accident majeur (ça alors). Oui, les tenues et les maquillages sont criards et cheap (on sait qu'on est dans un téléfilm jeunesse, on ne peut pas l'oublier), oui c'est assez moche dans les effets numériques (l'école au gros neuneuil, les serpents sous le bonnet du garçon Gorgone...), mais pour le reste, les chansons et chorés ne sont pas trop vilaines, les actrices sont plutôt bien choisies (elles ont une bonne tête), le message de l'acceptation de soi et des autres est forcément bon à prendre (la fin est téléphonée, mais...c'est quand même agréable), et surtout les runnings-gags de Frankie "qui a toujours le bout de corps d'une célébrité adaptée pour résoudre les problèmes", ça marche très bien pour les adultes. On doute qu'un gamin sache qui sont les gens cités par la Miss : "J'ai un peu du cerveau de Alan Turing !" (l'inventeur principal de l'Enigma) quand elle doit déchiffrer un message codé, "J'ai la main de Frida Khalo !" quand elle doit se montrer artiste... Les réf' citées nous ont fait rire, faisant de cette Frankie notre personnage préféré et "non-binaire" (elle est faite de cadavres féminins et masculins, donc évidemment... La logique imparable nous a encore fait sourire). C'est bien rythmé, l'enquête est assez légère pour les enfants, rien ne fait peur mais le thème s'adapte vraiment bien à une soirée Halloween entre jeunes filles (le public-cible est plutôt féminin, ce qui n'exclue en rien les garçons d'accrocher aux aventures des trois héroïnes "monstrueuses"). C'est peut-être sa place de rêve (ou de cauchemar), une soirée entre gamins pour la fin octobre (merci Gulli qui nous a fait souvenir que Halloween, c'est aussi pour les petits avec des bonbecs pleins les chicots). Sortez votre team de copines, baissez la lumière, et profitez de cette soirée "girly" assez attachante !