2512 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
200 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
82 critiques
3
70 critiques
2
25 critiques
1
7 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mick O.
26 abonnés
78 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 9 mars 2022
Belfast est un film touchant et brillamment interprété, mais l’esthétisme de la mise en scène et du montage, parfois trop proche de l’exercice de style, nous sort un peu de l’émotion. Dommage, car le film est sincère, c’est incontestable.
Un bon film en noir et blanc qui en mon sens rajoute une certaine puissance émotionnelle à suivre cette famille entre la violence d une guerre civile et la fierté d appartenir a une nation qui combat le joug de l angleterre depuis plusieurs années. Les images sont superbes et témoignent de la dureté d un conflit et ajoute une cetraine mélancolie. Un très bon film semi autobiographique.
Belfast en 1969: cette grande ville portuaire, qui a vu naître le tristement célèbre Titanic et où le violent conflit d’Irlande du Nord va saigner cette région pendant plus de 30ans, est l’épicentre d’une belle intrigue simple et romantique. La photographie est magnifique et les interprètes splendides. Un très beau film.
Ce film est excellent, j’encourage le visionnage de ce film, dans de bonnes conditions.
La mise en scène et la réalisation sont au top. Le jeu de couleurs qui s’associe au noir et blanc dès le début est vraiment une bonne nouvelle. En effet, il est assez poétique de revoir une légère teinte de couleur. Dans sa totalité, le film est juste beau, et la direction artistique est magnifique.
Malgré un doublage douteux, le jeu d’acteurs est vraiment pas mal, surtout que le casting est déjà de qualité. Les personnages sont tous superbement bien écrits, mise à part l’antagoniste, chaque personne est attachante et a une évolution cohérente avec ce qu’on nous présente d’eux.
Le récit de base raconte un moment de vie décisif pour le protagoniste, c’est super intéressant. Et les péripéties sont soit prenantes, soit touchantes, soit les 2 en même temps. Sinon, l’immersion et la pression sont vraiment bien intégrées dans le film. Sans compter que le contexte est hyper bien expliqué et chaque petite intrigue dépend presque de ce contexte discriminatoire. Les thèmes abordés sont tous cohérents et fondent dans l’intégralité du scénario.
Comme écrit plus haut, je conseille ce film, car malgré un film qui s’inscrit dans un contexte grave, le film a une ambiance candide et feel-good.
Je note large car ce film aurait pu être bien avec un vrai parti pris. Il commence fort et du coup, le reste semble atone. Je crois me souvenir d'un autre film vraiment bien dont l'action se situait principalement dans un tronçon de maisons ouvrières en brique se faisant face mais il était beaucoup plus incarné que Belfast. Pour moi, il manque quelque chose pour que le film soit convaincant. Il n'y a que le regard de l'adulte sur l'enfant qu'il a été essayant de se réapproprier son innocence mais n'y arrivant visiblement pas.. Faut-il le voir comme un conte qui sublime le vécu et non comme un récit autobiographique nostalgie qui pourrait aussi passer pour de l'autocélébration ? si la rue ressemble de plus en plus à un décor de théâtre en carton pâte est-ce dans ce but? J'ai essayé de comprendre pendant tout le film pourquoi ça prenait pas...ce qui prouve que le film en lui-même m'a laissé un peu de marbre.
Un film à fleur de peau. On peut être très critique sur l'ego du réalisateur, comme on peut l'être sur de nombreux artistes. Ceci ne m'empêchera pas de reconnaître la qualité de cette oeuvre, dans le fond et la forme, comme protestant, et dans le contexte actuel de violence.
Un portrait de la capitale d’Irlande du Nord. Voilà ce que promettent le titre et la scène d’ouverture du nouveau film de Kenneth Branagh. Mais l’on comprend bien vite que le réalisateur a un autre projet : il entend rendre un hommage personnel à la ville dans laquelle il a grandi.
Son enfance, il la passe pendant « Les Troubles », conflit meurtrier qui oppose catholiques et protestants à la fin des années 1960 en Irlande du Nord.
Après avoir survolé la ville actuelle, la caméra s’implante dans une rue, et Kenneth Branagh choisit d’abandonner la couleur pour un noir et blanc incarnant la plongée dans le passé. Du Belfast de 1969, nous ne verrons que cette rue (à quelques rares exceptions), qui représente à elle seule toute la capitale irlandaise. Dans cette rue, vit Buddy, neuf ans, enfant d’une famille protestante. Alors que le quartier familial et paisible devient le théâtre des déchirements entre catholiques et protestants, nous suivons les tribulations du jeune garçon de l’école à l’épicerie, en passant par le cinéma – auquel il voue une passion dévorante – et la maison de ses grands-parents.
lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2022/02/28/belfast/
Prenons le regard d'un enfant et essayons de comprendre son vécu pendant la guerre civile irlandaise : Des images floues révèlent qu’il ne comprend pas ce qui va se passer. Entre les moments de violence urbaine, la famille crée un univers partiellement protégé, qui calme l'angoisse et laisse place à des moments de rêve. Il s’ensuit une admiration pour les parents et grands-parents, idéalisés dans le regard de l’enfant, c’est le parti du réalisateur qui s’identifie iciau jeune Buddy. Coup de chapeau aux deux acteurs principaux, Caitriona Balf et Jamie Dornan. La caméra montre également qu’à 9 ans il est parfois difficile de distinguer la violence réelle de celle qui s’expose au cinéma. Mais pour les adultes la violence des événements est totale, l’injonction à prendre parti pour les activistes insupportable, la situation familiale intenable. Avec émotion le scénario transmet l’absurdité de cette guerre civile menée au nom d’un communautarisme religieux (ici dans le souvenir du réalisateur, car les événements d’Irlande prennent racine dans des questions plus politiques)… Et nous fait réfléchir sur la façon dont nous réagirions dans pareil contexte, sur la douleur de partir ou de rester. Bel objet cinématographique : Le film est en noir est blanc, il retransmet remarquablement l’ambiance de la fin des années 60 : les décors, la musique, les jeux, les préoccupations... Beaucoup de choses sont seulement suggérées par l’image comme aux origines du cinéma (il y a un soupçon de Chaplin là-dedans…). Un film fort, moderne par son rythme mais avec les plus beaux atouts du cinéma de l’époque.
Belfast est un film qui ne fera sans doute pas date dans l'Histoire du Cinéma. Pas désagréable à regarder, quoi que parfois un peu trop bavard, quelques bonnes idées de mise en scène viennent éclairer ce récit très (trop?) intime. Certains plans sont très intelligents, et nous plongent non seulement dans le passé de Branagh, mais explique aussi son futur (le clin d'oeil à Thor, comic que l'enfant lit sur le trottoir, explique sans doute pourquoi il fut, étrangement, le réalisateur de son adaptation)
On aurait tout de même voulu un peu plus de dynamise, comme ce que promettait la bande annonce. Le casting est très (trop ?...) professionnel, et la photographie nous donne presque l'impression d'un vrai reportage photo en noir et blanc qui nous plonge dans la réalité sociale d'un quartier. Tout cela valait-il la pluie de nominations aux Oscars ? Pas certain.
Du grand Kenneth Branagh. Une pure merveille à hauteur de la perception d'un enfant. L'insouciance de ce petit garçon très entouré de l'amour des siens et d'obédience protestante, violemment rattrapé par les choix des adultes qui s'avèrent souvent cruels. Un amour de grand-père toujours positif lui confère de conserver le sourire et de croire en l'avenir. Ce film en noir et blanc, les plans rapprochés et en contre-plongée, les musiques bien choisies donnent encore plus d'intensité et de profondeur à ce Belfast. À voir absolument ❤️
Sublime film en noir et blanc sur les émeutes de Belfast qui opposaient protestants et catholiques dans un paisible quartier de la ville où les communautés vivaient jusqu’alors en parfaite harmonie. On y suit Buddy, jeune garçon, prodigieux à l’école, issu d’une famille protestante qui refuse de prendre position contre les catholiques et dont l’insouciance bouleverse. Il semble bien loin des tumultes qui l’entourent et des difficultés financières de ses parents…
50 ans après bloody sunday, K Branagh revisite sa ville et des souvenirs en noir et blanc. On peut apprécier le traitement de l image et la réalisation, le jeune acteur est assez remarquable également. Quand à l histoire ? Traitement sans surprise ou originalité cela prend un tournant assez classique... on reste donc sur une illustration ou témoignage d époque, avec un peu de musique pour relever l ambiance. Cette bande son ne m a pas vraiment semblé appropriée par rapport au thème même si elle est agréable, juste étrange... on gardera l esthétique du film alors ...
La guerre civile à Belfast vue à travers les yeux d'un petit garçon protestant amoureux d'une petite fille catholique. Ce qui en fait un film très rafraîchissant malgré la toile de fond, la guerre civile. Des enfants qui jouent à la guerre et qui font des bêtises car ils ne comprennent pas la gravité des enjeux. Très bon film, très bien interprété. A voir.
Ce film nous retrace une partie de l’enfance du réalisateur au début des années 60 en Irlande du Nord dans un quartier de Belfast. Le réalisateur décrit avec réalisme sa vie d’enfant de 9 ans dans cette ville tumultueuse sur fond de guerre civile entre protestants et catholique mais au sein d’une communauté et d’une famille chaleureuse et solidaire. On voit le Jeune BRANAGH évoluer dans ce quartier où il se sent heureux entre sa famille et aussi les séances de cinéma qui constituent son loisir de prédilection. Il retrace bien l’atmosphère de cette époque où l’humour n’est pas absent. Les chansons de VAN MORRISON ponctuent aussi avec bonheur ce film digne d’intérêt;
Kenneth Branagh ces 100 minutes comme son film le plus personnel. Il lui aura fallu 50 ans pour trouver comment raconter son enfance et la période tumultueuse que traversait sa ville natale à cette époque. Été 1969 : Buddy, 9 ans, sait parfaitement qui il est et à quel monde il appartient, celui de la classe ouvrière des quartiers nord de Belfast où il vit heureux, choyé et en sécurité. Mais vers la fin des années 60, alors que le premier homme pose le pied sur la Lune et que la chaleur du mois d’août se fait encore sentir, les rêves d’enfant de Buddy virent au cauchemar. La grogne sociale latente se transforme soudain en violence dans les rues du quartier. Buddy découvre le chaos et l’hystérie, un nouveau paysage urbain fait de barrières et de contrôles, et peuplé de bons et de méchants. Raconter l’histoire à travers le regard d’un petit garçon est, à coup sûr, une idée de génie. Ce film bouleversant est une merveille. Brannagh l’avoue, il s’agit ici d’une auto-fiction, car il a puisé dans sa propre vie tout en la romançant. Les expériences vécues par le petit héros passent par le filtre des nombreux films, programmes télévisés et autres histoires auxquels il est exposé. Ces images de cinéma ont eu un effet considérable sur le développement de mon imaginaire. Pour lui, la vie réelle est un western grandeur nature. L’imagination d’un garçon de 9 ans fait le reste. Le sublime noir et blanc parachève le miracle de ce très grand film. Voilà donc une des plus belles chroniques intimistes vues depuis longtemps. La musique est belle, la photographie fait penser à Cartier-Bresson et les acteurs sont lumineux. A voir sans attendre. Que ce soit les « parents », Caitriona Balfe et Jamie Dornan, ou les « grands-parents », Ciaran Hinds et l’immense Judi Dench, - 88 ans -, ils sont tous les 4 parfaits, - ils ont d’ailleurs tous du sang irlandais dans les veines -, mais que dire de Jude Hill, admirable petit bout d’homme qui nous raconte la grande Histoire à travers son regard ? Sir Kenneth Brannagh sait transformer l’émotion pure en spectacle. Attention, chef d’œuvre !