The Killer
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TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2023
Retour tant attendu de David Fincher, peut être mon réalisateur préféré ou en tout cas celui dont j'ai le plus apprécié la filmographie en me découvrant une passion pour le cinéma. Et The Killer sonne pour un retour au source pour lui : un film très froid et démonstratif de son excellente mise en scène, avec un personnage principal avec une âme très noire, pouvant rappeler les monologues d'Edward Norton dans Fight Club. Alors The Killer est plus un film d'ambiance, démonstratif, dans le sens où le scénario du film n'est pas d'une profondeur inouï à mon sens, c'est purement la mise en scène qui porte à elle seule le film. On est plus proche du film à concept comme "Panic Room" que d'un thriller psychologique façon "Gone Girl" ou "Seven". Mais le plaisir reste intact ! Mention spéciale à la bande son des Smiths qui vient détonner du reste du film et qui est assez amusante. Pas une oeuvre majeure de Fincher selon moi mais un très bon retour au source qui fait plaisir à voir. Mon gros regret est surtout qu'en sortant sur Netflix, il n'attire pas du tout la lumière des projecteurs et sera sûrement vite oublié comme Mank, alors même que The Killer aurait vraiment mérité une sortie salles. Quoi qu'il en soit, Fincher oblige, c'est du très bon, je recommande.
Andya K
Andya K

7 abonnés 98 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 novembre 2023
Très surprise de ce Fincher, la cinématographie est maîtrisé, mais quel ennui. Où vas-t'on? Jusqu'à la fin, on en a pas la moindre idée
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2023
Après "Mank", David Fincher est de retour sur Netflix mais cette fois avec une histoire totalement différente puisqu'on y suit un tueur traquer ses "employeurs" après une mission ratée. Tout de suite, ça fait un peu penser à du "John Wick" mais ça m'a en réalité très vite fait penser à un comic à l'univers gore et un peu crado jusqu'à ce que je vois que le film est effectivement adapté de la bande-dessinée "Le Tueur", comme quoi le réalisateur arrive toujours à très bien gérer ses ambiances. Bref, après un biopic consacré au scénariste de "Citizen Kane", Fincher revient à son genre fétiche, c'est-à-dire le thriller. Et on y retrouve complètement sa patte ! En effet, en dehors de l'ambiance bande-dessiné que j’évoquais plus haut, on y découvre un univers sombre et pessimiste propre au réalisateur dans lequel il y dépeint un tueur qui n'est motivé, a priori, que par ses règles qu'il s'oblige à respecter. Sauf que l'on verra que, même si une de ses règles est de ne pas s'impliquer dans la mission, il y mène ici un combat bien personnel. Alors oui du coup, pour en revenir à cette comparaison, ça ressemble légèrement à du "John Wick", dans le fond du moins puisque c'est le film consiste à être une quête de vengeance, de plus également menée par un tueur à gage, mais c'est bien moins pop, bien plus réaliste et surtout bien plus captivant ! Même si c'est moins gore (rappelons que c'est du gore fun donc c'est très édulcoré) que la saga Chad Stahelski, c'est ici bien plus froid et cru, à l'image du personnage principal, et donc bien plus violent. Le film adopte par ailleurs le même rythme que son personnage principal, à savoir la lenteur et le fait de frapper au moment où l'on s'y attend le moins. Ce qui donne un résultat très intéressant puisque d'un côté, nous n'avons donc pas un rythme effréné mais on ne s’ennuie pas pour autant car nous restons toujours sur nos gardes et puis le film à ce petit quelque-chose de captivant et d'hypnotisant qui nous pousse à continuer (et puis c'est assez satisfaisant de voir diminuer la liste de personnes à tuer à l'image d'un "Kill Bill"). Et puis il faut dire que le film est également bien aidé par la mise en scène de Fincher, sobre mais toujours aussi efficace, travaillant avant tout, comme je l'ai dit plus haut, son ambiance. Concernant le casting, nous retrouvons finalement surtout Michael Fassbender qui excelle dans son personnage, de même que les seconds rôles dont Tilda Swinton, toujours marquante, quelle que soit la taille de son rôle. "The Killer" est donc un très bon thriller, tout simplement !
lecinema_clem
lecinema_clem

64 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2023
David Fincher à la réalisation et Michael Fassbender à la distribution. Il ne devrait pas vous en falloir plus pour attirer votre attention. C’est en visionnant ce type de film - qui aurait évidemment tout à fait sa place sur grands écrans - que je me réjouis d’avoir mon abonnement Netflix. Les 25/30 premières minutes sont une masterclass de sobre intensité. Pléonasme mais vous comprendrez. Ce côté tueur à gage calme, réfléchi, méthodique à la sauce American Psycho colle parfaitement à l’acteur germano-irlandais. Des dialogues qui se comptent sur les doigts de la main, mais rien de trop dérangeant car c’est remplacé par l’omniprésence de la voix off. C’est l’une des vraies forces du film. Tout y est calmement, sobrement et méthodiquement expliqué au spectateur. Comme si on devenait complice du personnage principal. Un vrai coup de maître. J’ai adoré !

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pascal ventax
pascal ventax

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 novembre 2023
Ben c’est faible, images et esthétique parfait comme d’habitude chez Fincher. Fassbinder toujours bien,
mais c’est lent et on s’en fout en fait de tout les personnages…… Un comble.
Dans le même genre Collatéral de Michael Mann avec Tom Cruise est un Chef d’oeuvre.
Et surtout tout ce tour du monde a la James Bond pour finir avec un café style pub What else !!!!
Cette fin est nulle…. Je suis très déçu…..
Le plus mauvais film de Fincher.... il devait un truc à Netflix, c'est pas possible....

PS Et la blague de l’ours…. Garcia et DeCaunes l’avais fait il y a 20 ans sur Canal+…..
Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2023
"The Killer" - Quand David Fincher joue à cache-cache avec la réalité

Dans ce thriller, David Fincher nous offre une danse délicieuse avec les détails. On pourrait dire qu'il est le Fred Astaire des plans de coupe. Attachez vos ceintures, car charger un chargeur n'a jamais été aussi sensuel. Il en faut trois, trois plans de coupe pour que notre tueur sans nom se prépare à distribuer des cartouches comme s'il lançait des invitations à une soirée meurtrière. Fincher, maestro du voyeurisme, nous plonge dans la tête du tueur avec une voix off qui fait des incursions dans son cerveau plus souvent qu'un vendeur de pop-corn pendant un film Marvel.

Le premier acte a une ambiance "Fenêtre sur cour", mais au lieu d'espionner les voisins, nous espionnons un tueur qui aurait bien besoin d'un coach en relations publiques. La voix off est comme une douce mélodie au début, mais Fincher, insatiable, la ressert à plusieurs reprises comme un refrain qui aurait mieux valu rester en coulisses. On se retrouve à grogner comme lors d'une rediffusion non désirée de votre sitcom préférée, sauf que cette fois-ci, c'est dans notre tête.

Fincher, connu pour être aussi généreux en humour qu'une banque le jour de la paye, saupoudre quelques touches d'humour ici et là. Pas trop, bien sûr, sinon ça pourrait ressembler à un stand-up comique dans un film d'espionnage. Mais assez pour rappeler que même les tueurs ont leur côté blagueur. Les personnages secondaires sont comme des caméos dans une série culte, mais attention, pas de fioritures comiques à la Soderbergh. On est plus dans l'épure de l'humour, comme une pizza sans ananas.

Le globe-trotting, c'est le truc de James Bond, non? Eh bien, Fincher s'y met aussi, mais avec un budget Airbnb. Pas de voitures de luxe ni de casinos glamour, juste des aéroports et des intérieurs bien choisis. Les scènes d'action sont à la "Bourne", mais en moins fréquentes. On dirait que notre tueur a opté pour le forfait économique, mais ça fonctionne. C'est comme si James Bond faisait du camping, mais avec plus de style.

L'intrigue reste centrée sur le tueur, mais attention, il a un gimmick. À chaque fois qu'il montre une pièce d'identité, c'est le nom d'un personnage de sitcom bien connu. Une petite touche mignonne d'humour, mais soyons honnêtes, c'est plus stupide que d'utiliser Windows 95 en 2023. Si une agence de sécurité fait le rapprochement, ils vont se mettre à traquer le tueur avec la même détermination qu'un gamer cherche les Easter eggs dans un jeu vidéo.

Au final, "The Killer" est comme une partie de cache-cache avec Fincher. On se perd dans les détails, on rit avec parcimonie, et on se demande si notre tueur a suivi un cours de stratégie d'évasion dans un jeu vidéo. Pas aussi grandiose que "Fight Club", mais certainement plus divertissant que la dernière saison de "Game of Thrones". "The Killer" obtient un 7 sur 10, car même un tueur a besoin de quelques points bonus pour style.

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ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2025
Après le trop select Mank (pourtant brillant), retour aux sources chez les tueurs, dans la noirceur où la saleté dort sous le vernis d'une civilisation occidentale trop propre sur elle ? C'est oublié que David Fincher a travaillé quinze ans pour rendre l'adaptation de la bande dessinée Le Tueur possible. De quoi parle l'œuvre de Matz et Luc Jacamon ? D'un tueur à gages froid, solitaire et désabusé au bord de la crise de conscience. Ça parait tellement évident pour du Fincher, trop facile n'est-ce pas ? Comme faire un film sur le tueur du Zodiaque, comme faire le remake d'un best-seller scandinave, comme adapter un best-seller féministe, etc etc...Et comme toujours, on s'en mord les doigts à la sortie. Vous en connaissez vous, des petits films signés David Fincher ? Ce ne sera pas le cas The Killer non plus.

Au détour d'une interview fin 2011, pour de la sortie de Millenium : The Girl with Dragon Tattoo, le réalisateur confiait qu'il envoyait souvent ses copies de travail à son ami Steven Soderbergh pour qu'il les regarde et propose son montage. Le cinéaste derrière Traffic ou les Ocean's avait renvoyé un cut de 2h15, vingt minutes en dessous du film découvert en salles. Cela arrivait pile à l'époque où Soderbergh revenait à une forme de cinéma directe, sans gras, limite behavioriste. Dix ans plus tard, l'amitié avec Fincher semble avoir une influence tant The Killer est à la fois l'opus le plus proche et le plus éloigné du metteur en scène. Comme quoi, travailler pour une plateforme de streaming n'est pas antinomique de grosses ambitions cinématographiques. Intrigue dépouillée, peu de dialogues, sound design en guise de bande originale, film sous la barre des deux heures. Un concentré dans lequel l'auteur y glisse toute son expertise et tente même quelques gestes inédits.

Il s'agit du film le plus immersif de David Fincher. Coutumier de la voix-off (Fight Club, Gone Girl), elle est ici pleinement utilisée mais pour d'autres objectifs. Dans la BD, elle est omniprésente pour rendre compte du caractère cynique du personnage principal face à son monde. Fincher axe sa mise en scène pour nous aspirer dans la tête du tueur et orienté chaque département pour en faire de même. Nous sommes ses yeux, ses oreilles, sa conscience professionnelle, sa précision méthodique, son moniteur de fréquence cardiaque,...Un écouteur dans l'oreille droite, on l'entend de l'oreille droite et le son variera en fonction de l'angle (vue subjective ou non). La photographie (sublime) d'Erik Messerschmidt travaille superbement les ambiances nocturnes pour se rapprocher de la vision naturelle de l'obscurité. Et si la situation prend une tournure inattendue, la voix-off s'arrête, les plans chirurgicaux dévissent et on passe souvent en caméra à l'épaule (une vraie révolution stylistique chez Fincher). Un travail d'orfèvre qui confirme que le The Killer est d'abord un film fait pour le cinéma.

Au résumé, on pensait le sujet frigorifique, il est terriblement ludique à l'image. Une sorte de croisement entre Le Samouraï de Melville et Collateral de Mann, avec une grosse pincée d'Hitchcock dans sa formidable intro en hommage à Fenêtre sur cour. Et un générique rappelant le formidable jeu vidéo Hitman. Du reste, il y a peu d'action et rassurez-vous elle n'est pas nécessaire au plaisir de voir la maestria technique d'un Fincher s'accorder avec la minutie de son héros négatif. D'autant plus quand il est campée par un Michael Fassbender qui excelle à faire passer beaucoup dans le très peu. Fincher/Fassbender, une association évidente, avec le recul. Il y a cependant une scène énervée, le temps d'un combat incroyablement féroce dans une maison en Floride où l'essentiel du mobilier va "servir". Une séquence rare chez Fincher, incroyable dans son découpage et sa brutalité, qui va rapidement rejoindre le top 5 des meilleures scènes de son réalisateur. Et probablement inspirer bon nombre dans les années à venir. Certes, il y a une linéarité dans la structure, mais le montage comme toujours imparable rend fascinant la moindre étape.

En fixant tout sur le tueur, on désosse ses méthodes, ses approches, ses habitudes de "consommation" (beaucoup de marques référencées), ses grands principes et ses contradictions. Dès que le grain de sable infiltre la mécanique de ce train-train mortifère, les évènements et le comportement trahissent l'attitude de ce tueur supposément implacable. Ce qui reste, c'est l'égocentrisme d'un type qui aime à se penser à part mais finalement très bien intégré au genre humain et à une civilisation occidentale ultra-connectée, insensibilisée par le tout en ligne, où la mort n'est qu'un marché parmi tant d'autres et dans lequel chacun peut avoir sa part. C'est à la fois grinçant et glaçant quand on y pense. En poussant un peu l'interprétation, on pourrait y déceler un autoportrait du cinéaste, moquant cette idée de perfection dans une entreprise impliquant tant de paramètres et d'inconnues. Mais finalement, ce ne serait pas tant un portrait d'un homme que celui de la multitude attachée à l'idée absurde et vaine de contrôle absolu dans un monde où le facteur humain est synonyme de chaos.

Ce qui manque à The Killer pour atteindre les chefs-d'œuvres de son réalisateur, c'est un épilogue moins lambda. L'idée est parfaitement comprise et en soi, l'objectif de déromantiser la figure du tueur le temps d'une farce très noire est accompli haut la main. Et Tilda Swinton n'a pas besoin de plus que quelques minutes pour maintenir le film à son plus haut niveau. Mais on a l'impression d'une fin expédiée, comme si la recherche d'épure avaient perturbé Andrew Kevin Walker et David Fincher pour trouver le bon épilogue (en dépit de ce dernier plan évocateur). À défaut d'atteindre les plus haut sommets dans la carrière du cinéaste, on peut tout à fait classer le film dans la catégorie où l'on retrouve Millenium, Panic Room et Mank (choix personnel). En se rappelant qu'un Fincher mineur, ça reste tout de même un film majeur.
Marie Le Gars
Marie Le Gars

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 novembre 2023
J'ai perdu mon temps avec ce film
C'est John Wick en très très bas de gamme
Ça parle trop pour ne rien dire,( les monologues de fight club ne vont qu a fight club...)
C'est creux, sans aucun intérêt.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2023
"L'empathie est une faiblesse", c'est la devise du tueur à gages du dernier film de David Fincher. Celui-ci rate une mission dans un premier temps et doit en assumer les conséquences. On peut le suivre à travers des chapitres dans diverses villes. Avec sa voix off, Michael Fassbender fait preuve d'une zénitude à toute épreuve, et David Fincher livre une version épurée, voire clinique de ce personnage peu bavard mais redoutable par son flair spoiler: (la seule scène de baston du film est avec le bodybuilder
).Au final, on a l'impression de rentrer dans la tête du Killer pendant près de deux heures et c'est assez haletant.
Raph
Raph

7 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2023
“Jusqu’ici tout va bien !”

En titre de ma critique, je paraphrase la tagline du film “Assassin(s)” de Mathieu Kassovitz à savoir : “Jusqu’ici tout va bien”. Effectivement, tout va pour le mieux dans la vie de celui que l’on surnomme “The Killer”. Durant un prologue parisien et nocturne du plus bel effet, en attendant l’arrivé de son contrat, ce tueur à gages campé par le formidable Michael Fassbender, nous fait partager - à l’aide d’une voix off (la sienne) - avec un mélange de philosophie et de pragmatisme, les rouages du monde de ce que j’appelerai “l’assassinat tarifé”. En bon monomaniaque, il nous fait aussi partager sa playlist musicale consacrée intégralement au groupe “The Smiths” et son iconique chanteur Morrissey. En quelques minutes - qui pourront paraître une éternité pour celui qui s’attend à du défouraillage tous azimuts - David Fincher - par l’entremise de son anti(héros) principal - nous assène un cours magistral sur la longévité (voire plutôt la survie), dans un milieu professionnel hostile, parce que versatile. Et puis, sans crier gare, l’impensable vient de se produire sous nos yeux. Pour la première fois, le tueur rate sa cible. La mécanique bien huilée - tant vantée - dans cette malicieuse entrée en matière, vient de subir les assauts de l’infortune. spoiler: Les représailles ne tarderont pas à arriver, à commencer par la compagne du tueur.
Dès lors, devenu lui-même la cible, le tueur remonte pas à pas la voie hiérarchique jusqu’au commanditaire de son contrat en semant la mort sur son passage.
Durant 1h45 (le prologue en moins), David Fincher filme l’expédition punitive d’une impitoyable machine à tuer. Rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance, pas même certaines personnes innocentes, au mauvais moment, au mauvais endroit. De Paris, à la Nouvelle Orléan, de la Floride à Chicago en passant par la République Dominicaine, “The Killer” puise toute sa puissance narrative, pas forcément dans ses scènes d’exécutions, tant le cinéma nous en a abreuvé au fil du temps - mais plutôt dans ses instants de traques, quand le tueur et nous spectateurs, savons que la proie n’est pas loin. Il n’en reste pas moins que certaines scènes de confrontation sont impressionnantes (voir la baston nocturne dans une villa de Floride). Parfois dans une posture James-Bondesque, “Skyfallienne”, on en viendrait presque à fantasmer que Fassbinder endosse le costume d’un 007 à l’aura aussi dangereuse et mystérieuse que ce tueur façon Fincher.
Comme si le côté thriller brut ne suffisait pas, le récit - comme en prolongement des dénonciations du prophétique “Fight Club”, dresse un cinglant portrait d’un monde violent, ultra-connecté et soi-disant ultra-sécurisé, que le réalisateur et Andrew Kevin Walker, son scénariste - au travers du parcours du tueur - ne cesseront d’en démontrer les failles et les faiblesses !
Morvandieu
Morvandieu

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 novembre 2023
Ca se voulait plein de promesses et finalement ça fait pschitt ! C'est divertissant mais ne se classera pas dans la catégorie des grands films. Le rythme est lent, il y a peu de dialogues qui contribuent à nous tenir en haleine, beaucoup de scènes filmées dans la pénombre et donc pénibles à regarder, le scénario trop minimaliste ne permet pas au suspense de s'installer, le jeu d'acteurs est correct mais sans relief.
Pour finir le placement de marques à outrance fait vraiment vraiment cheap !!!! Fincher a fait beaucoup mieux.
Guillaume N.
Guillaume N.

50 abonnés 283 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 décembre 2023
Franchement déçu. David Fincher nous avait habitué à mieux. Film ennuyeux et lent. Une scène de bagarre en 2h. Personnages sans intérêt. Scénario déjà vu mille fois.
kenshura
kenshura

4 abonnés 50 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 décembre 2023
Lent, ennuyeux, pompeux, monolithique. Que ces films ennuyeux comme jamais d'indiquent dans d'autres genres que ceux-ci. Passez votre chemin pour éviter un ennui total, un scénario de pacotille. Les monologues du héros que vous aurez au début seront les chants du cygne qui annonceront votre déclin. Si i n'était pas réalisé par Fincher, la presse aurait demonté cette bouse pour faire en sorte que vous ne considériez jamais cet ennui sur patte. Fuyez, pauvres fous
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2023
David Fincher va sans doute laisser sur le carreau une partie de son public. Avec d'une part, un protagoniste mono-expressif, et une histoire de vengeance d'une simplicité absurde, par ailleurs déjà vue (énième film de tueur mutique depuis "Le Samouraï").
Néanmoins, la maîtrise de David Fincher est incontestable. Montage, cadrages, photographie, sound design... Ce récit sur un assassin commettant de petites erreurs qu'il paiera cher se voit en prime doté de quelques touches d'humour noir très réussies.
En outre, ça fait grand plaisir de revoir Michael Fassbender, qui avait quelques peu délaissé les caméras pour les pistes automobiles. Si son personnage paraît stoïque, ses émotions passeront dans les tonalités de sa voix-off, et ses diverses postures et démarches.
spoiler: Sans compter une séquence de combat surprenante, où la mise en scène fait ressortir les coups et la différence de gabarit.

Je terminerai en signalant l'hallucinante montagne de placement produits (!). Y compris pour des entreprises concurrentes de Netflix ! Nécessité de boucler le budget, ou volonté d'ancrer dans notre réalité cet univers d'assassins redoutables ?
Toujours est-il que "The Killer" demeure un bon film d'ambiance, et une œuvre d'orfèvrerie sur la forme.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2023
La dernière image ? Le divin face à face Fassbinder / Swinton dans un restaurant cossu où ne subsistent que le superflu, les apparences, les plaisirs de la table pour oublier, de petits expédients de circonstances dans un cadre aussi fastueux que glacial. Sorte de purgatoire avant l'heure. Qui juge ? Qui est jugé ? Fabuleux moment où chacun devient le miroir de l'autre, où la mort imminente de l'un préfigure déjà celle à venir de l'autre, où l'un fait siennes les pensées de l'autre spoiler: , où l'Ours de l'histoire (le destin) sussure au chasseur devenu chassé : "Il n'y a pas de fumée sans feu, tout ce qui arrive, ne l'aurais-tu pas un peu cherché après tout ?".


The Killer comme souvent avec Fincher est en avance sur son temps. Il prend les devants et à rebours un genre immortalisé par Melville dans Le Samouraï. Point Blank et Boorman ne sont pas loin non plus d'ailleurs, Lee Marvin transfiguré pour l'occasion tirant le fil d'Ariane pour remonter jusqu'à sa cible éparpillée sur le globe dans un mouvement artistique qui tend vers l'abstration, l'immatériel, l'écume d'une idée de vengeance. Transfiguration géniale de la lutte des classes où l'ouvrier revanchard découvre que l'exploitant n'a pas forcément de visage dans une société de la dématérialisation, de l'internationalisation, de la mondialisation, de la bulle spéculative prête à chaque nouvelle seconde à éclater au bord de ses lèvres. Lui qui parLe si peu. Qui pense si fort. Aussi fort que les habitudes censées conjurer le sort.

Ce qui fait mouche avec Fincher c'est cette certitude que le "killer" n'est pas qu'une série B bien troussée (deux ou trois séquences déjà mémorables : l'introduction, le combat dans la pénombre, le restaurant, toute la séquence finale sans un coup de feu, résilience quand tu nous tiens). The Killer est une métaphore filée de la génération start-up avide de gros sous, de ces "killers in the corp" prêts à nous vendre du vent pour se remplir les poches... En France, dans les années 80, on avait déjà coutume de dire, "lui là, c'est un killer"... Valeur cardinale ! Comme si être un tueur et gagner beaucoup d'argent valaient mieux que d'avoir une colonne vertébrale, des valeurs, un refuge moral. Mais dans The Killer comme dans les affaires, pas de sentiments, loi du marché, les paradis fiscaux prévalent, font rêver, pas d'autre ancrage que le cloud, des miles en veux-tu en voilà dans toutes les têtes jusqu'à rendre jalouse une hôtesse d'accueil de l'aéroport. Au programme ? Désincarcération, décorporation jusqu'au 77ème étage avec vue imprenable sur un nombril, chacun ici est seul, vit collé serré avec ses écrans, son chauffeur, ses places attitrées dans les beaux restaurants, ses voix de (ré)confort au bout de la ligne.... Le tout technologique boucle l'âme, libère l'égo pour une déconnexion progressive de chacune et chacun par rapport au réel... Et dans ce chaos millimétré, le personnage incarné par Fassbinder qui campe si bien l'obsolescence, l'absence à soi (ces paroles répétées a l'envi pour exécuter mécaniquement son programme de nettoyage), l'appât du gain sans jamais essayer de comprendre pourquoi il fait ce qu'il fait, commence à comprendre enfin une fois son heure passée, une fois l'erreur commise, dès que le grain de sable enraye sa belle machine. Il retrouve alors une forme d'enracinement, d'étincelle d'humanité, dès lors qu'il prend l'engagement (viscéral) auprès du frère de sa compagne de casser le cycle infernal à l'oeuvre. spoiler: Cycle qui s'achèvera d'ailleur sans la moindre effusion de sang.


Ainsi, de déchets en postiches, de poubelles (nuimériques ou pas) en fausses identités, d'hacking en irruption bien physique dans une propriété cossue de Los Angeles, The Killer démontre comment le capitalisme a vidé de sa substance l'interaction fondamentale des êtres entre eux. C'est ainsi que la valeur d'une parole (cette promesse finale de la cheville ouvrière au grand patron) prend toute sa force car une poignée de main, un mot, un regard, valent chacune signature en bas d'un contrat virtuel entre deux hommes qui se voient, s'écoutent et se comprennent. L'obéissance s'est faite autonomie, la routine de sang est devenu prise de conscience puis nouvelle habitude. La culture de l'échange et l'engagement commun dont il ne reste aucune autre trace que ce dont nous, le spectateur, avons été les témoins privilégiés.

Il s'agit donc pour finir de revenir à l'essentiel. L'interaction de deux humains réinjectant le temps d'un échange au sommet d'une tour un peu d'humanité, dans ce monde arctique, désossé, où chacun finit par ne plus savoir qui est l'autre, quel est son visage ou son nom, où plus personne ne sait où il habite, d'où il vient, ce qui le porte, quel est au fond le sens de sa présence au monde...

La forme et la narration, brillantes, permettent à l'instar d'Un tueur sur la route (James Ellroy) d'entrer opportunément dans les pensées de ce tueur à gages. Opération rendue possible par cette séquence d'introduction qui ne fait pas que rendre brillamment hommage à Fenêtre sur cour d'Hitchcock. Nous sommes bien dans sa tête, écoutant sa musique, pour mieux entrer non pas en empathie (quoi que) mais en résonnance, en intelligence avec tout ce que la problématique de The Killer met en branle par la suite, pour lui, ses valeurs (quelles sont-elles ?) et la finalité supposée du capitalisme : pour mieux amasser, effaçons l'Homme, notre trace, qui sait ?
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