Red Rocket
Note moyenne
3,4
1352 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

107 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
26 critiques
3
39 critiques
2
22 critiques
1
7 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Alex560
Alex560

5 abonnés 122 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2024
Avec Red Rocket, Sean Baker poursuit son exploration des marges de l'Amérique contemporaine, avec ce mélange de tendresse et de crudité qui le caractérise. Ce film est le cinquième que je découvre de sa filmographie, et il confirme à la fois son talent unique et ses limites occasionnelles.

Simon Rex livre une performance magistrale en incarnant Mikey Saber, un ancien acteur pornographique à la dérive, à la fois pathétique, agaçant et étrangement attachant. Sean Baker filme son retour dans sa ville natale avec un réalisme brut et une ironie mordante, transformant le décor industriel texan en une toile vivante, presque poétique.

Cependant, malgré ses qualités, Red Rocket m'a semblé légèrement en retrait par rapport à d'autres œuvres du réalisateur. L’histoire, bien qu’engageante, peine parfois à maintenir son rythme et s’étire un peu trop dans certaines séquences. De plus, le personnage principal, par sa toxicité assumée, peut parfois freiner l'empathie que l'on pourrait ressentir pour lui, même si c’est probablement le but recherché.

En classant les films de Sean Baker que j’ai vus, Red Rocket se situe à égalité avec Tangerine (3,5/5). Voici mon classement complet :

1. Anora (5/5) – Un chef-d'œuvre bouleversant.


2. The Florida Project (4/5) – Une peinture tendre et lumineuse.


3. Starlet (4/5) – Une œuvre touchante et délicate.


4. Tangerine et Red Rocket (3,5/5) – Intéressants mais légèrement inégaux.

Sean Baker reste un réalisateur que je prends plaisir à découvrir film après film, et je suis curieux de voir ce qu’il nous réserve à l’avenir. Red Rocket, avec ses défauts et ses qualités, confirme son statut de cinéaste précieux du cinéma indépendant américain.
Nicolas L.
Nicolas L.

3 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2024
Juste génial. J'avais déjà adoré son Florida Project, qui restait pour moi l'une des réfs de ces 10 dernières années du ciné indé américain que j'aime tant.
Je ne sais pas encore si celui-ci est juste mieux ou tout aussi bien.
J'adore. L'ambiance poisseuse et chaude d'un été dans l'amérique profonde. Le jeu d'acteur si spontané que je me suis demandé quelle était la part d'impro. Des persos qui font si vrais...
On est tellement à 10000 bornes de ce que le cinéma us peut produire de pire aujourd'hui.
Des films comme ça j'en mangerai tous les jours.
Bafff Vincent
Bafff Vincent

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2023
c'est bien joué mais franchement l'histoire est vraiment bof et une fois le film fini j'ai la désagréable impression d'avoir perdu 2 heures
HenriIV
HenriIV

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2022
Je comprends les mauvaises critiques et je me démarque par aux autres en mettant 4,5 étoiles, car je viens de voir un film, qui n'est pas dénué d'ntérêt.

Malgré quelques passages vides d'ici et là, on ne voit pas passer le 2h de film, car c'est bien écrit, et surtout c'est magistralement, bien joué. (même le petit rôle de June est joué avec beaucoup de charisme). J'avais peur que je vais voir un film woke sur la misère, mais finalement non.

Personne n'est ni totalement bon ni totalement mauvais. Ils essaient tout simplement essayer de sortir de leur mal être. Au point de faire n'importe quoi.

Rare sont des films où on voit un héros qui est détesté par toutes les femmes avec qui il vient en contact malgré ses charmes, sauf la jeune...et encore on ne sait pas si elle le manipule.
Timothé G.
Timothé G.

1 abonné 44 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2025
Une comédie dramatique saisissante traitant d'un ancien acteur porno californien tentant un come-back, formidablement joué par Simon Rex. Sean Baker dénonce ce personnage masculiniste, toxique, sans angélisme, mais sans condescendance qui tente de se remettre à flot, quitte à faire couler des membres de son entourage, dans une amérique des laissés-pour-compte dans une petite ville du Texas, comme le résume si bien la scène de chant au piano interprété par Suzanna Son.
Francois S
Francois S

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2024
Un film OVNI rejouissant porte par la personalite de cet improbable personnage de vedette sur le declin du film adulte... A voir
Romain Bauvillard
Romain Bauvillard

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2023
De très belles images, une très belle performance de Simon Rex mais on ne comprend pas trop où veut aller le film ...
Alexandre
Alexandre

4 abonnés 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2025
J’ai enfin vu Red Rocket, un film qui me faisait de l’œil depuis un moment. Et encore une fois, Sean Baker parvient à nous plonger dans l’Amérique des laissés-pour-compte avec un regard cru mais jamais condescendant. Ce qui m’a marqué d’entrée, c’est ce ton à la frontière du comique et du tragique, qui donne une ambiance très particulière au film. On se surprend à rire, parfois jaune, devant les situations absurdes dans lesquelles le personnage principal se met.

Simon Rex est vraiment la grande force du film. Son interprétation de Mikey Saber, ex-acteur p*rno sans le sou et manipulateur invétéré, est d’un naturel déconcertant. Il insuffle un mélange de charme et de malaise qui fonctionne parfaitement. On oscille constamment entre fascination et agacement, ce qui rend le personnage d’autant plus intéressant. C’est un vrai anti-héros, et Sean Baker ne cherche jamais à l’excuser ou à le condamner totalement.

Visuellement, le film est très réussi. Le grain de l’image, la lumière texane, les décors banals mais habités… Tout participe à cette impression de réel, presque documentaire. On sent le soin apporté à l’ancrage social et à la représentation d’une Amérique invisible, loin des clichés habituels. En revanche, j’ai trouvé que le rythme faiblissait un peu en milieu de film, avec quelques longueurs qui m’ont un peu sorti de l’histoire. L’intrigue évolue de façon assez linéaire, sans réel enjeu dramatique fort, ce qui finit par atténuer l’impact émotionnel.

Cela dit, Red Rocket reste un film audacieux, provocateur, souvent drôle, parfois dérangeant. Il ne plaira pas à tout le monde, mais il mérite d’être vu pour son ton unique et son regard sans fard sur une certaine réalité américaine. Je n’ai pas été totalement emporté, d’où ma note de 3,5/5, mais je reconnais la cohérence et la singularité de la proposition. Sean Baker continue d’affirmer un style bien à lui, et rien que pour ça, c’est un réalisateur que je vais continuer à suivre de près.
Caprese
Caprese

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2024
Pas le meilleur film de Sean Baker. Malgré quelques stéréotypes, le film n'est pas banal mais il manque de quelque chose.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 février 2022
intéressant mais un peu long par moments, je me suis un peu ennuyé même si le sujet est bien traité, bons acteurs aussi
Marie-Laure S
Marie-Laure S

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2022
Long, scénario faible, sujets de fond à peine abordés, zéro émotion. J'ai perdu 2h10. En fait, je ne vois guère l'intérêt de ce film, hormis le portrait longuet d'une certaine Amérique.
B_Will
B_Will

17 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2024
La mise en scène est sympa mais j’ai trouvé très dur de s’attacher au personnage principal qui devient assez vite très antipathique. On commence bien avec un looser sympa, à la dèche, comme une comédie. Mais du drôle du début il devient vraiment border et énervant. Et donc quand la comédie disparaît j’ai eu du mal à rester accroché au personnage et donc de m’intéresser à l’histoire.
1critique
1critique

11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2022
Mon analyse en vidéo: https://youtu.be/LI6lPz4igRo

Sorti en salle le 2 Février 2022 en France, et précédé d’une opinion générale largement favorable
voire laudative, Red Rocket n’entre pas tout à fait en terre inconnue. Remarqué par son long-métrage Florida Project en 2017, le réalisateur Sean Baker, dont on qualifie volontiers les films d’OVNI, a su cristalliser l’attention outre-atlantique par la fraîcheur de sa mise en scène et le ton résolument affranchi de son scénario. Et c’est avec l’étiquette très franco-compatible de comédie cynique et grinçante que Red Rocket fait son immixtion dans l’hexagone. Or, qu’en est-il? Peu de chose. Du moins du côté de l’outrage. Côté mise en scène, on attribuera à Sean Baker une aisance certaine qui tombera trop souvent dans une désinvolture in fine plutôt ordinaire. Pas un mauvais film, mais pas un bon non plus. La comédie américaine survoltée nous laisse dans la tiédeur. Jusqu’à la surchauffe.

Car la structure du film est taillée à la mesure de Mikey: déchaînée, multi-directionnelle, chaotique,
spontanée, à l’attention trouble qui tente tant bien que mal à se focaliser – littéralement, à suivre son personnage qu’une surcharge libidineuse entraîne. La pornstar masculine désuette, nourrie au viagra, comme le film l’est à l’elliptique et au short-cut, tente par tous les moyens de s’ouvrir une voie; une ligne de crête existentiel, un horizon. Une stabilité. Mais le court-termisme, le rythme effréné des pulsions et leur caractère ambivalent, n’aspirent à aucun projet durable dans le temps long d’une vie. C’est tout le mal qu’il s’inflige, aux désirs mouvants comme la queue du chien, et tout le mal qu’il inflige autour de lui. **Car Red Rocket est un film dont la préoccupation première est l’éthique. Peut-être l’heuristique.** La confrontation du temps long nécessaire de la sagesse et de la construction personnelle contre les mâchoires du besoin et de la consommation. Et un film sur le déterminisme, sur les chaînes de causalité, contre l’idéologie profondément individualiste d’une Amérique en déclin.

Cette l’Amérique déchue s’incarne comme le veut la tradition au Texas, état témoin de la ségrégation sociale et économique, marginalité où Sean Baker aime étendre sa filmographie. Ruralité désabusée, championne de la consommation de drogues, campée sur un patriotisme aveugle. Mais aussi l’état de Trump, le vivier de ses électeurs, dont les apparitions télévisuelles font une toile de fond au film. Un Texas du désœuvrement, préoccupé avant tout de ses besoins, c’est-à-dire l’intervalle le plus court de l’existence.

Mikey est un bad-guy déguisé en mec cool et branché, alimentant le porn-dreaming starifié depuis
quelques années aux états-unis. Derrière ce nouvel américan-dream se cache un exploitant, maquereau légalisé, ondulant ses belles promesses comme le serpent d’Eden, qui précipitera des jeunes femmes immatures au cœur d’un système marchand où le corps n’est rien qu’une location. Là encore s’agite le feu du besoin: la promesse d’une gloire rapide, d’une célébrité facile -il ne suffit que de donner son corps, le règne du fantasme sur une réalité glauque et destructrice. Et une nouvelle apparition de Trump à la télévision, marchand de rêve où règne le fantasme de la solution facile, écran de fumée sur une réalité glauque et destructrice.

Mais on ne pourrait réduire Mikey à un simple manipulateur factice. Mikey est avant tout une proie de son système de valeur et de son habitus social. Réalité déformée par une surabondance obscène et pulsionnelle, que le réalisateur excite chez le spectateur dans le décor d’un magasin de donuts: où le trou – du cul, la pénétration, sont des allusions pour qui veut bien les trouver. Un prisme déformant par l’omniprésence de son conditionnement mental chez Mikey: une rousse apparaît comme une ginger, une femme, une fille même, comme une sexe-addict délurée, et rien d’autres. Faute d’aptitude à les concevoir par une autre voie. Le règne de l’imbécilité, et une nouvelle apparition de Trump...

L’irresponsabilité entraîne de nombreux maux, des réactions en chaîne insoupçonnables et irréversibles. C’est la synthèse de la vie de Mikey, qui après avoir détruit la vie de sa femme, s’évertue à plonger à son insu une jeune fille dans les méandres, et causera un accident de masse par son inconséquence. Accident, réaction en chaîne incontrôlée, qui causera la mort et la réclusion pour son nouvel ami. Un exemple de déterminisme, d’inter-relations entre soi et l’environnement, dans une Amérique individualiste, ultra-libérale, libertarienne, qui promeut le self-made man, à l’opposée de la complexité sociétale où tout est noué. Et une nouvelle apparition de Trump, climato-sceptique cette fois... réaction en chaîne et causalité
irréversibles?

L’assertion du self-made man battue en brèche sur le thème de la propriété: nous sommes
tout autant agent actif qu’agent passif, dans une relation perpétuelle d’exploitant-exploité, de maître et d’esclaves: car enfin le succès de Mikey tient tout autant à ses performances qu’à celles de ses
partenaires, en témoigne le dialogue sur le l’AVN Award pour la meilleure fellation, Mikey agent de ses rêves de gloires mais esclaves de ses pulsions et de ses choix de vie infondés, une mère et sa fille maître de leur propriété mais dont le libre-arbitre est esclave de l’argent rapporté par Mikey, gang tupacisé, maître su secteur mais pourtant régi par l’autorité de leur maman. Donald Trump maître du monde mais dont le succès appartient davantage à un tournant de l’Histoire qu’à sa propre volonté.
Thierry13
Thierry13

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2022
Un petit ovni comme souvent dans ce genre de film le casting est extraordinaire
Et les acteurs jouent au top.
Surtout à ne pas manquer.
Titoph Titoph
Titoph Titoph

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2023
Excellent, enfin un film sur la VRAIE Amérique, pas celle des studios d'Hollywood dans des appartements ou maisons somptueuses et des actrices et acteurs sortis tout droit d'un magazine de mode avec des histoires insipides et un humour au raz des pâquerettes . L'histoire de ce mytho est bien ficelée , c'est bien simple ,on dirait un film Français ou Italien. Je conseille donc à tous ceux qui ne connaissent que le côté maquillé des USA regardent ce semi documentaire semi film comique qui sort des images d'Epinal du cinéma US habituel
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse