Red Rocket
Note moyenne
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107 critiques spectateurs

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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2022
La taille ceinte d'un donut géant et rose, un homme nu parade sur l'affiche de Red Rocket. Singulière vision qui encapsule d'assez juste manière le ton sarcastique d'un film racontant le retour piteux au pays d'une star déchue de l'industrie pornographique. Manifestement, sa présence est incongrue dans le paysage désolé d'un coin du Texas, alors que Trump va bientôt accéder à la présidence. Le film joue évidemment sur le contraste entre cet environnement où la population survit dans la précarité et la personnalité flamboyante mais surtout narcissique et manipulatrice de son héros, aussi ridicule que toxique. Les mésaventures de l'ancien étalon sont traitées avec une ironie dévastatrice, nourrie de dialogues sans filtre et de situations délirantes, quoique certaines flirtent dangereusement avec le scabreux. Mais à l'image de son personnage principal, le film ose le mauvais goût avec un aplomb certain, comme pour faire la nique à l'Amérique puritaine sans oublier de s'en prendre, mais c'est une constante du cinéma indépendant, au fameux rêve américain, désormais bien étiolé. Par la grâce d'un montage véloce (qui peut bien trouver le film trop long ?), le rythme effréné ne laisse guère le temps de souffler et, en définitive, le côté pathétique de la vie des protagonistes de Red Rocket, loin d'être édulcorée, en acquiert une vérité grandissante, accentuée par le jeu naturalistes de comédiens à l'authenticité indéniable. Le dénommé Simon Rex, lui-même ancien acteur de porno gay, est sidérant dans le rôle principal, celui d'un individu peu recommandable qu'il parvient à rendre attachant. Même sans squatter les trous des donuts.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2022
2h10 de la vie d'une ex star d'un porno dans une Amérique cramoisie et rurale, tel est ce Red Rocket ni drôle ni triste mais assez poussif. L'absence de scénario n'aidant pas, on suit le déroulé de ce type antipathique, dealer de drogue, menteur et lâche au gré de l'histoire. Des élucubrations peu reluisantes malgré quelques scènes assez pimentées malgré tout. Le soit disant ovni n'a rien d'extra mais reste très terrestre. Beaucoup trop long aussi pour aussi peu à raconter
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 janvier 2022
Film poussif signé Sean Baker. On y suit Mikey, ex pornstar qui retourne vivre chez sa femme - dont il est séparé. Viriliste, goujat, et égoïsme caractérisent bien son personnage. Les deux heures du film paraissent longues en sa compagnie.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2022
C’est le troisième film d’un auteur prometteur et original. Un auteur qu’on aimait beaucoup. En effet, Sean Baker est à l’origine de la petite bombe shootée à l’IPhone, « Tangerine ». Un premier film fou et énergique qui l’a révélé en filmant un Los Angeles interlope baigné par la lumière du coucher du soleil où travestis, prostitués et gangsters interagissaient entre humour et drame. Puis vint « The Florida Project » qui arrivait comme une confirmation du talent particulier de son auteur. Avec cette manière douce et presque poétique d’envelopper la faune bigarrée de Floride du point de vue d’enfants et d’adultes peuplant un motel rococo en bordure d’autoroute, il nous avait également conquis. Et si son nouveau film, « Red Rocket », n’est pas mauvais, il ne tient pas la comparaison avec ses deux précédents opus. On a l’impression qu’il développe tous les défauts inhérents à une première œuvre, le rendant moins qualitatif et parfois même fatigant et répétitif.



Baker continue son exploration de l’Amérique profonde en partant cette fois dans le sud du Texas, près de la côte du Golfe du Mexique. Et à ce niveau, il n’a pas son pareil pour croquer cette population de laissés-pour-compte, de rednecks et de petites gens. Les déclassés de cette Amérique fantasmée, ces exclus du rêve américain, sont filmés comme dans un documentaire ou comme s’il filmait des gens qu’ils connaissaient. On est en immersion totale dans les classes populaires texanes et c’est le principal point positif de « Red Rocket ». C’est du réalisme social poussé à son paroxysme. Pareillement, les paysages et lieux de l’action choisis font plus vrais que nature. Des cheminées fumantes de la raffinerie à ces petites maisons miteuses où vivent les personnages en passant par l’incontournable Dunkin Donuts au milieu de nulle part, on s’y croirait. Notons aussi la prestation impeccable de l’ancien acteur de porno gay Simon Rex. Il est presque de tous les plans et impressionne. Cependant, son personnage est si détestable et antipathique qu’il nous agace au plus haut point.



C’est d’ailleurs ce qui ne nous aide pas à apprécier « Red Rocket ». Tous les personnages et leurs actions sont insupportables de bêtise, de mauvaise foi ou de ridicule. Contrairement à ces opus précédents, le cinéaste semble les sacrifier sur l’autel de la presque caricature. Ensuite, le long-métrage tourne en rond. Il n’y a pas de véritable ligne narrative et le scénario tire à la ligne. Si cela avait duré une petite heure et demie, peut-être que l’on aurait trouvé cela amusant. Mais Baker s’est laissé aller, beaucoup trop, et son film dure près de deux heures et quinze minutes. Il n’a pas su couper au montage et cela se ressent. Au bout d’un moment, une fois le plaisir de replonger dans cet univers des ploucs du sud des États-Unis, on finit par trouver le temps très long et supporter ses personnages est loin d’être une sinécure. Aucun attachement, aucune empathie et aucune envie de meilleur pour ses protagonistes ne nous étreint. Pire, on souhaite ce qui leur arrive. Une déception donc, qui s’avère presque vulgaire où le rire se fait rare (ou alors jaune) et où l’émotion est aux abonnés absentes.



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PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 février 2022
Sensationnel, flamboyant, sidérant, une pépite… et j’en passe d’après l’affiche. Hum… Je crois que je me suis rarement aussi ennuyé au cinéma qu’avec ce film ! Je n’ai goûté absolument à rien. En version originale (ça doit être la seule distribuée), accent américain nasillard au possible avec un débit de parole exagérément accéléré. Les sous-titres ont du mal à suivre ! Était-ce pour ne pas ajouter à la longueur déjà interminable pour ce scénario non seulement inintéressant mais creux et insipide ? Un film qui a concouru pour la Palme d’Or à Cannes. Non mais, sérieux ?
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 février 2022
Il faut un peu se forcer pour rester assis dans son fauteuil pendant plus de deux heures à voir les piteuses aventures d'un raté narcissique et manipulateur, de retour à la maison au Texas, dans une banlieue miteuse de Texas-city, petite bourgade symbole de l'envers du rêve américain, peuplée de citoyens voulant que l'Amérique soit à nouveau grande.
L'ancienne gloire (?) du cinéma porno revient squatter la bicoque de sa belle-mère dans laquelle il retrouve sa femme perdue de vue depuis des lustres. Il passe ses journées à draguer, à dealer un peu de cannabis et surtout à se laisser vivre en absolu parasite.
Tout ça est assez rythmé mais très répétitif. Aucun personnage n'attire vraiment la sympathie et on n'aura pas envie d'aller passer ses vacances là-bas. Dialogues confits de grossièretés et loin d'atteindre les sommets de drôlerie annoncés par l'affiche.
On peut s'abstenir de voir ce film, doublement primé à Deauville (!) paraît-il.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2022
"Red Rocket", film sur une ancienne star du porno qui essaye de rebondir, prend la suite de "Starlet (2012), un film mettant en scène une actrice porno de 21 ans, de "Tangerine" (2015) un film se déroulant dans le milieu des prostitués transsexuels de West Hollywood, de "The Florida Project" (2017), un film sur une fillette de 6 ans dont la mère se prostitue. Pas de doute, Sean Baker affectionne les sujets plus ou moins scabreux dans lesquels le sexe prend une place importante. Au fait, Red Rocket, savez vous de quoi il s’agit ? Non, ce n’est pas une fusée rouge ! C’est tout simplement le sexe d’un chien en érection. Difficile de faire plus explicite ! Cela étant, le film pourrait avoir de nombreuses qualités. Il en a très peu ! La principale, c’est d’avoir bien choisi un moment précis pour situer son action : 2016, Donald Trump et Hillary Clinton sont en compétition pour le poste de président.e des Etats-Unis. Sean Baker a sans doute voulu mettre en parallèle les destins de deux prédateurs : Trump et Mikey. Le problème, c’est qu’il n’en fait pas grand chose de ce choix a priori intéressant ! Une autre qualité recherchée par le film mais pas vraiment atteinte : une peinture de l’envers du rêve américain. Pas vraiment atteinte car le film s’attarde surtout sur deux personnages plutôt atypiques, Mikey, un personnage donnant à première vue une image de séduction mais dont on comprend vite que c’est un prédateur de la pire espèce que seule sa petite personne intéresse, et sur Strawberry, une fausse oie blanche qu’on arrive difficilement à cerner : est-elle stupide, complètement paumée ou, au contraire, manipulatrice et avide de réussite ? Plutôt bien interprété par Simon Rex (Mikey)et Suzanna Son (Strawberry), Red Rocket souffre beaucoup d’une durée trop importante (128 minutes) vs son contenu et on se demande comment un tel film a pu trouver sa place dans la compétition cannoise de 2021, et, surtout, se voir attribuer le Prix du jury et le Prix de la critique au dernier Festival du cinéma américain de Deauville. Le cinéma américain est-il vraiment tombé aussi bas ? Peut-être, finalement !
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2022
Mikey Saber a quitté la petite ville de Texas City, au bord du golfe du Mexique, pour aller tenter sa chance à Hollywood. Après une vingtaine d'années dans le porno, il y revient un beau jour d'été, la gueule salement amochée et la queue entre les jambes. Il demande à Lexie, sa femme, de l'héberger. Malgré les réticences de Lil, sa belle-mère, elle l'accepte pour quelques jours qui deviendront vite quelques semaines.
Faute de trouver un emploi stable chez des employeurs auquel son CV original n'inspire guère confiance, Mikey redevient dealer pour le compte de Leondria qui contrôle le trafic de cannabis dans le quartier. Dans un magasin de donuts, il se lie avec la vendeuse, Strawberry, une ravissante adolescente de dix-sept ans seulement, qu'il essaie de convaincre de partir avec lui en Californie.

"Red Rocket" est un film déconcertant. Son affiche niaiseuse et sa bande-annonce augurent une énième comédie américaine façon "American Pie". Les précédents films de Sean Baker, "Tangerine" (2015) et "The Florida Project" (2017), sont plutôt des drames sociaux, quasi-documentaires à la rencontre des couches les plus défavorisées de la population américaine comme les films de l'autre côté de l'Atlantique de Ken Loach ou de Robert Guédiguian.

spoiler: Mais "Red Rocket" est beaucoup plus ambigu que cela. Son objet se dessine progressivement. Il s'agit de faire le portrait d'un "suitcase pimp", expression américaine intraduisible. Le "suitcase pimp", le « proxénète de plateau », est un parasite du X, qui vit au crochet de sa compagne, elle-même actrice, à laquelle il fait office d'agent et dont il empoche les confortables revenus. Mikey Saber est lui-même acteur X (le rôle est interprété par Simon Rex qui commença sa carrière au cinéma dans le porno gay). Il n'en est d'ailleurs pas peu fier. Mais on comprend vite qu'il a abusé de sa femme, qui l'avait candidement accompagné en Californie et y avait tourné avec lui quelques films X avant d'en revenir rapidement. Il entend faire de même avec la jeune Strawberry, interprété par la ravissante Suzanna Son, une sorte de Lolita, aussi fraîche, jeune et désirable que l'était Sue Lyon dans le rôle de l'héroïne du livre de Nabokov adapté par Kubrick. L'histoire de Mikey est censée se dérouler en 2016, pendant la campagne électorale qui verra, on le sait, la victoire de Donald Trump. Rien n'en est exprimé dans le film proprement dit ; mais la télévision, allumée en permanence, laisse entendre quelques-uns des slogans les plus populistes du candidat républicain, comme si la séduction qu'exerçait devant nous Mikey Saber et la subornation dont il est sur le point de se rendre coupable faisaient écho avec celles du futur président américain. Toute l’ambiguïté et toute l'efficacité du film sont qu'il est entièrement tourné du point de vue de Mikey, qui immanquablement gagne notre sympathie. Du début à la fin, on prend parti pour lui, on compatit à ses déboires, on se réjouit de le voir remonter la pente et on se lamente quand il la dégringole. "Red Rocket" se termine par deux scènes marquantes sur la signification desquelles on peut s'interroger. Signent-elles la défaite de notre sympathique héros ? ou la victoire de ce parasite haïssable ?
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 février 2022
Inutile de blablater 2 heures. Ce film n’a aucun intérêt. Les petites gens de l’Amerique on a vu ça 500 fois. Et la star du porno on s’en fiche totalement.
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 février 2022
Partie avant la fin. L'histoire ne génère aucune émotion. Les personnages ne sont aucunement attachants, ils sont à la limite du détestable. Il y a quelque chose de sordide et de malsain qui finit par écœurer. Le décor est minimaliste, voire laid.
L'affiche est bien trompeuse. Ce n'est pas une comédie, loin de la. Et c'est d'une longueur ... Bref : fuyez !
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2022
Après « The Florida Project », le réalisateur Sean Baker nous présente son nouveau film, sur l'histoire d'une ex-star du porno fauchée, retournant chez son ex-femme et sa belle-mère pour avoir un toit et rebondir.
Mikey est fauché, squattant dans son ex-belle famille, mais toujours d'un optimiste effarant et très charismatique. On s'attache à cet homme-enfant, puis on se demande s'il est réellement touchant ou tout simplement maître de l'escroquerie et de la manipulation...
Ce genre de personne charmeuse, qu'on a envie d'aider par ses belles paroles, mais qui dévaste tout sur son passage et qui s'en va sans une once de culpabilité.
Sean Baker arrive à nous faire douter de notre jugement et de nos émotions sur Mikey, jusqu'au moment où l'on cerne enfin ses véritables intentions. Un film traitant de la perversité narcissique, mais avec une touche légère et humoristique, nous plaçant souvent dans la tête du personnage, permettant d'avoir un recul entre sa réalité et la nôtre. Ce qui est certain, c'est que l'acteur qui l'incarne, Simon Rex, est totalement éblouissant.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Fargo Boy
Fargo Boy

104 abonnés 181 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 février 2022
Il y a un décalage immense entre l'affiche qui est magnifique et qui donne irrésistiblement envie de voir ce film… Et le vide et le néant de ce film où il ne se passe absolument rien. C'est très très dur de tenir jusqu'à la fin.
Leïla T.
Leïla T.

88 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2022
Film indépendant américain a faible budget (1M$) qui a été en Selection Officielle Cannes 2021! Ma Palme d'Or ! Très drôle et subtile.
Un ancien acteur porno d'Hollywood revient dans sa petite ville natale du Texas pour reprendre une vie "normale"... dans une société américaine où tout le monde se drogue (les blancs comme les noirs) pour supporter la médiocrité d'une réalité animée par cette valeur - qui tourne a vide - de la performance. Perf. physique, perf. Intellectuelle, rentabilité, donner un prix a tout, vendre tout, corrompre tout jusqu'au sacré : quel est le prix de la beauté de l'adolescence ? Inestimable. Nous rappelle Sean Backer. C'est hors champs du capitalisme. Meme si ce dernier fait tout pour le récupérer... malheureusement.
Stéphanie G
Stéphanie G

22 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2022
Le rêve américain de l'Amérique white trash par Sean Baker . Après the Florida project, ce rêve est toujours aussi pourri. Une réalisation où l'espace fait sens, mordante, drôle et intelligente, jamais condescendante sur ceux qui font cette Amérique white trash.
Romain P
Romain P

32 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2022
Le film de Sean Baker est un petit bijou de comédie indé américaine : c'est pop, drôle, beau, sexy et terriblement bien mis en scène. Mention spéciale aux deux comédiens principaux... Foncez le découvrir en salles !
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