Red Rocket
Note moyenne
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Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 012 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2025
Ce que nous montre Sean Baker dans ce film, c'est l'inverse de l’Amérique des paillettes, une peinture d'une Amérique qui survit plus qu'elle ne vit. Chômage, prostitution et drogue, voilà le triptyque de cet univers. On suit Mikey, un paumé, ex acteur de porno qui débarque au Texas, chez Lexi, son ex, pour lui demander l'hospitalité quelques jours. Celle-ci n'est pas spécialement ravie de le revoir mais finit par accepter à condition qu'il paye un loyer à sa mère. Or, trouver un boulot légal pour un gars qui n'a fait que des vidéos pornos dans sa vie, ce n'est pas une sinécure. Comme il est beau parleur, il arrive à trouver un petit job en attendant mieux. Voilà le début du film qui dure plus de deux heures, ce qui s'avère beaucoup trop long pour ce qu'il va raconter ensuite. Tout tourne autour de la personnalité de Mikey, un charmeur un peu mytho qui ne sait pas faire grand chose dans la vie et ramène tout au sexe. Seulement, le film n'a que peu d'atouts à faire valoir. Et n'intéresse que parce qu'il raconte, sans fards, la vie réelle de l’Amérique profonde.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2022
Sean Baker sait filmer ses acteurs. Il y a des plans magnifiques dans red rocket son nouveau film ayant pour cadre, une fois n'est pas coutume, l'Amérique profonde et ses déshérités. Si le film flirt moins avec la suresthétisation de la misère que the florida project, il n'en demeure pas moins assez convenu dans son déroulement narratif. Pourvu de longueurs, dans sa seconde partie, le film fait, à l'instar de son héros, du surplace jusqu'à un final à la fois optimiste et désespérée. Si la critiqué sociale est un peu en berne, le film est avant tout le sublime portrait d'un looser magnifique incarné par la révélation Simon Rex, un acteur absolument excellent. Son interprétation est l'intérêt majeur d'un film souvent drôle et parfois amer qui aurait gagné à durer une bonne demi heure de moins. Sans être une grande réussite, le nouveau Sean Baker évite la surenchère trash ou le misérabilisme souvent propres aux films sur l'Amérique profonde et c'est déjà pas si mal.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 302 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mars 2024
spoiler: C'est l'histoire d'un mec qui devient fan de donut. Il a toujours aimé les trous.


- Cette critique contient des spoilers -

On est pas dans un univers bourgeois mais pas non plus dans le quotidien de l'Amérique profonde tant le job et les aspirations de son héro ex-pornstar sont singulières.
J'ai bien sûr détesté Mickey dont chaque action m'a dégouté. Mais j'ai aussi été déçu que Sean Baker moralise son film par une invraisemblable justice immanente digne des contes de fée Disney d'autant qu'elle sacrifie le peu de crédibilité qui restait à son interminable scénario. Pourquoi Mickey préviendrait sa femme la veille de son départ alors qu'il n'a aucune valeur morale, n'a cessé de lui mentir, qu'il sait qu'elle est en lien avec ses fournisseurs/dealers à qui il a également menti et désobéit (en vendant aux employés) ?
C'est d'ailleurs la seule fois du film où Mickey n'utilise pas sa femme (ou n'importe qui d'autre d'ailleurs) comme un outil mais comme un être vivant doué de sensibilité et c'est ce qui entrainera sa chute. Superbe morale pour ce qui se révèle une ode à l'individualisme.
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2022
Portait acide d'une Amérique euthanasiée par de ses fausses certitudes, à commencer par celle de la toute puissance du mâle (blanc) alpha.
Corrosif donc, voir borderline, "Red Rocket" ne peut que susciter débats et contradictions. Évident sur le fond, mais maladroit sur la forme, entre longueurs et seconds rôles à la dérangeante caricature.
benitoberlon
benitoberlon

70 abonnés 971 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2022
C'est frais, complètement décalé, Sean Barker nous emmène dans le sillage d'un ancien acteur porno, un peu paumé, un peu lâche, un peu sympa, mais finalement attachant, qui tente de se "réinsérer". Sa rencontre avec une jeune femme va complétement le chambouler. et nous aussi. car le personnage de Strawberry, campé par Suzanna Son est assez réussi et incroyable. Avec Simon Rex, ils sont les véritables révélations de ce film. Bref, le film ne raconte pas grand chose, hormis la vie "merdique" d'américains moyens mais j'ai trouvé excellent!
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2022
Un voyage.
Voyage dans un endroit pas facile !
J'avais déjà vu son précédent film the Florida Project.
Il est exactement dans la même veine.
La psychologie d'un personage da s celui-ci.
Pour moi le film fait une boucle.
Divinement bien joué et tous les acteurs ont une gueule.
Donc très crédibles. Le film est très réaliste.
On est séduit par cet homme sans scrupules et c'est le but.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2022
Les dithyrambes avec entre autres : « une pépite » pour les Inrocks, figurant sur l’affiche aux couleurs flashy seraient peut être à prendre au second degré, comme si le dynamisme du personnage principal n’était pas essentiellement toxique. Même si j’essaye de ne pas confondre personnage et film, il s’agit d’obscénité, non parce que le mot « pornographique » éborgnerait quelque puritain regard, mais l’ancien acteur porno revenu chez son ex et sa mère va repartir avec une jeune fille qu’il destine à cette industrie. Les diminutifs très chewing-gums n’amoindrissent pas l’âpre réalité, avec raffineries en fond d’écran et pas un rond. « Red Rocket » signifie un sexe (de chien) en érection et c’est bien de chienne de vie dont il s’agit, à tirer des coups à coup de Viagra, de joints roulés dans du papier aux couleurs de l’Amérique, alors que dans les télés toujours allumées parviennent les échos d’un Trump en campagne. Il y a bien longtemps que le terme « rêve américain » a disparu même quand il s’agirait de son envers venu sur les claviers formatés alors que bien d’autres auteurs ont parlé de ces zones déglinguées avec un once de tendresse de plus
https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/10/flag-day-sean-penn.html
https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/06/nomadland-chloe-zhao.html
A voir.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Un ancien acteur porno retourne dans sa ville natale du Texas et renoue avec son ex-femme tout en magouillant des deals de drogue. Le réalisateur Sean Baker brosse ainsi le portrait d’un looser parfois dérangeant mais aussi attachant grâce à l’énergie de l’acteur Simon Rex livrant une prestation pleine de peps et de nuances. La réalisation solaire imprime un bon rythme au récit malgré sa durée de deux heures glissant en filigrane une critique cinglante d’un rêve américain tombant en décrépitude.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2022
Sept ans après “Tangerine “et cinq ans après “The Florida project”, Sean Baker revient avec une nouvelle comédie pop et déjantée. “Red Rocket” suit un raté, ex-star pornstar à Los Angeles, obligé de revenir vivre chez son ex-femme et belle-mère sans un sou et sans travail. Pour se donner un semblant de vie, Miley drague une très jeune vendeuse de donuts et reprend ses vieilles combines de dealer pour payer le loyer. Mais si il a bien un cinéma dans lequel il est bon d’être un looser, c’est bien celui de Sean Baker. Le méprisable et ignoble Miley est ici un charismatique délaissé à qui on veut donner de l’attention. Entre naïveté et manipulation, le personnage crève l’écran. “Red Rocket” est le portrait fascinant et satirique d’un pathétique beauf.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2022
Non, j'avoue ne vraiment pas avoir partagé l'engouement général envers ce film réalisé par Sean S. Baker et sorti en 2022. C'est ici l'histoire d'un ancien acteur porno qui revient habiter chez son ex-femme, avec qui il est toujours marié. On suit donc un loser qui est un enfoiré au début du film et qui reste un enfoiré à la fin. Bon, pourquoi pas, le synopsis avait honnêtement l'air attrayant et je me suis dit que ce serait une bonne occasion pour me plonger dans la filmographie du réalisateur (dont celui-ci est donc le premier que je vois). Mais malheureusement, je n'ai jamais vraiment accroché au film, tout simplement car je trouve l'intrigue relativement vide. Le début de l'histoire est relativement attrayant, on se prend plutôt d'affection pour ce bouffon sympathique tentant de retrouver du travail par tous les moyens. Puis, plus le temps passe, plus ça traine en longueur et plus on a l'impression que le rythme se ralentit de plus en plus. De plus, le scénario n'est franchement pas palpitant ! On suit le personnage principal dans ses petites combines à droite, à gauche, on passe de temps à temps à des scènes de sexe puis on revient aux combines, entre-coupé de disputes avec sa femme ou de tours en voiture avec son voisin. Pour être honnête, je n'ai même pas vraiment vu d'intérêt au film puisque le personnage principal n'évolue pas. Alors certes, le film joue sur un humour noir, virant parfois au drame, ce qui est assez intéressant surtout que c'est un des aspects maitrisés du film mais ça ne rempli pas le scénario pour autant. De même que la mise en scène qui est très réussie, il faut le reconnaitre ; le réalisateur s'amuse à filmer le Texas - l'Amérique profonde donc - entre-coupé de discours de Trump. Concernant les acteurs, nous avons Simon Rex qui endosse enfin un rôle "sérieux" mais qui continue tout de même à faire le bouffon sympathique, quelques fois débile et méchant. Enfin, tout ce que je vois dans son jeu, c'est du "Scary Movie" déguisé en film d'auteur. "Red Rocket" est donc un film que je n'ai pas non plus trouvé mauvais mais que j'oublierai en tout cas assez vite !
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2022
"Red Rocket" sélectionné l'an dernier au festival de Cannes est une tragicomédie qui se regarde. En effet le réalisateur Sean S. Baker qui m'avait enchanté avec le merveilleux "Tangerine" revient à la réalisation avec une comédie sociale trash qui malheureusement tourne en rond au bout de 1h , les séquences s'enchainent parfois sans fil conducteur, c'est dommage car l'histoire avait tout pour plaire (Mikey Saber revient dans sa ville natale du Texas après des années de carrière de pornstar à Los Angeles), l'acteur principal Simon Rex joue à merveille et quelques séquences sortent du lot.
eldarkstone

305 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2022
Pas mal. Une comédie dramatique qui joue aussi sur le social, avec un bon acteur. Quelques scènes et dialogues légèrement trop longs, mais c'est intéressant !
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2022
L'ambiance est guillerette, les interprètes enthousiastes mais l'histoire tourne quand même en rond.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 510 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2022
Avant tout, l'affiche est mensongère : le film n'est ni frais ni sensationnel. Il suit un ex-acteur porno qui retourne dans sa ville natale industrielle, ravagée par le chômage. Le personnage est un beauf, lâche et malaisant qui traîne, ment, deale, chauffe une mineure pour la faire tourner dans le X... bref un modèle de vertu. C'est sale dans le fond et la forme. Le film ne raconte rien et est horriblement long. L'aspect le plus intéressant réside dans cet instantané d'une Amérique en plein déclin.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 août 2022
Après avoir apprécié « The Florida Project » contraste entre pauvreté et Disneyland aux couleurs acidulées, « Red Rocket ». Encore une Amérique de déclassés vivotant au milieu de raffineries de pétrole. Ici pas vraiment de contraste, les couleurs sont tristes, le son des raffineries est là, en sourdine, omniprésent à la fois lointain et proche.

Encore une fois, Baker nous peint un tableau peu reluisant d’une Amérique délaissée, livrée à elle-même, faite de combines, forcée à survivre, à paresser dans l’alcool, la drogue et l’ennui.
Après la Floride, le Texas.

Sean Baker emprunte le ton de la comédie amère voire glauque avec le personnage Mikey Saber (Simon Rex), ex-star de porno qui se réfugie pour un temps chez son ex-femme qui vit avec sa mère dans une bicoque indépendante.
L’arrivée de Mikey Saber va donner quelques couleurs, quelque énergie et au film et à son entourage. Ça dispute, ça discute, ça séduit, ça manipule, ça combine, ça menace.

Aussi étrange que cela puisse paraître, aussi troublant que cela puisse vous paraître, je n’ai pas le même regard aussi catégorique sur Mikey Saber.
J’avoue être embarrassé sur le comportement de Mikey.
Certes, il est loin d’être bienveillant, mais sa relation que l’on peut juger manipulatrice voire prédatrice ne me semble pas si saisissante que ça dans la mesure où la demoiselle Strawberry (Suzanna Son ) est consentante. C’est elle qui engage les premiers gestes. Qu’elle finisse par croire aux rêves enchantés de Mikey est une chose, mais ce n’est pas mademoiselle Cécile de Volanges des « Liaisons Dangereuses » comme Mikey n’est pas Valmont !
spoiler: Il est vrai qu'il se fait un pari de la séduire...


Sans doute me suis-je fait manipuler dans toutes les grandes largeurs !
En tout cas, je salue les bonnes prestations de tous les acteurs.
A voir en V.O si possible.
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