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Stone cold steve austin
19 abonnés
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4,0
Publiée le 12 février 2022
Rien ne vaut la sensation de rentrer dans une salle de cinéma sans connaître ni le synopsis du film, ni son réalisateur : finalement sans rien savoir, dans une société où nous sommes pourtant abreuvés d'images et de publicités. Cet espèce de petit miracle qui nous pousse parfois vers l'inconnu m'a amené à visionner "Red Rocket" de Sean S. Baker, une véritable révélation. Petit bijou de cinéma indépendant américain, le long-métrage raconte avec humour les déboires de Mikey, une star du porno sans le sous, qui revient dans sa ville natale du Texas retrouver son ex-femme. Conquis par le grain très old school de l'image qui magnifie à merveille mes visions fantasmées de l'Amérique, je l'ai été aussi par cette histoire aussi touchante qu'amusante. Mikey est un véritable clown, très souvent un sale type qui utilise les autres pour s'élèver. On ne peut pourtant s'empêcher d'apprécier sa sincérité et son indécence à tout égard qui apporte de véritables grands moments de cinéma. La complicité qu'a Simon Rex (qui interprète Mikey) avec les autres acteurs est évidente, surtout Suzanna Son qui campe "Strawberry", un patronyme qui en dit long sur son espièglerie et son envie d'ailleurs. La banalité des situations que vivent ces deux personnages que tout oppose (Mikey a 45 ans, Strawberry 18), ces petits instants de vie et de bonheur où Mikey reprend goût aux choses simples, tout est d'une beauté ébouriffante. La narration vient parfois contrebalancer cette douceur par un montage excessivement brutal et provocateur, ainsi que par des scènes où le réalisateur prend un malin plaisir à déboulonner toutes nos attentes. Le point d'orgue étant la séquence finale qui à l'image de l'affiche, s'avère être un délicieux donut aussi croquant à l'extérieur que fondant à l'intérieur.
2 heures dans le tréfond du Texas avec des personnages et un décor "post-apocalyptique" mais le scénario du film nous sort de cette morosité avec un personnage principal égoiste/narcissique....et une ingénue...ou pas. Un casting sans faute
Dommage que le personnage soit trop détestable pour mettre plus, rien n’enlève que Simon Rex est excellent dans le rôle, et le casting est à niveau égal. J’aime la mise en scène de Sean Baker, ce film vient encore confirmer qu’il maîtrise son sujet, un nouveau portrait des classes sociales américaines, où les gens survivent pour gagneur leur vie, dans un monde où la lumière d’un réel bonheur n’existe pas. L’humour noir est encore présent ici et j’adore la façon naturelle où elle se lie au drame, le réalisateur arrive à faire une satire convaincante d’Hollywood sous toutes ses formes. Il faut souligner que j’ai un coup de cœur pour l’esthétique du film, j’ai beaucoup aimé la représentation du Texas, simple et naturelle, haute en couleur, on sent la pauvreté qui colle bien à l’œuvre, au point d’être un élément fort du film. Merci Sean Baker pour cette patte artistique que j’apprécie, hâte de continuer la filmographie et voir ses projets futurs.
ATTENTION !!! FILM HAUTEMENT RECOMMANDABLE ET POTENTIELLEMENT INFLAMMABLE Sorti ce jour sur nos écrans « Red Rocket » réussit le pari de faire voler en éclat certains des mythes du cinéma américain. Synopsis : Mikey Saber revient dans sa ville natale du Texas après des années de carrière de pornstar à Los Angeles. Il n'y est pas vraiment le bienvenu... Sans argent, sans emploi, il doit retourner vivre chez son ex-femme et sa belle-mère… Pour payer son loyer, il reprend ses petites combines mais une rencontre va lui donner l’espoir d’un nouveau départ. A partir de ce pitch, Sean Baker grand habitué des histoires de paumés (parfois magnifiques) qui peuplent les arrière-cour de l’Amérique triomphante nous repeint à la sulfateuse et avec ce qu’il faut de teintes bonbons l’électorat Trumpiste. Une Amérique ou l’ « Arnaqueur » vend de l’herbe aux ouvriers des raffineries de pétrole et rêve de lancer dans le pornos une « Lolita » qui en connaît déjà plus sur le sexe que les générations précédentes. Ici on prétend être ce que l’on n’est pas et on espère devenir ce que l’on ne sera jamais. Les mères sniffent du crack tout en rabrouant ceux qui ne font pas leur vaisselle, les jeunes se baladent en fausse veste militaire pour faire croire qu’ils sont vétérans et tout ce beau monde se divertit en regardant les saillies de Donald Trump sur les télévisions allumées quasiment non-stop. On pense beaucoup à Larry Clark mais également aux frères Farrelly pour l’énormité de certaines situations qui si elles n’étaient pas si glauques prêteraient à rire de bon cœur. Du grand cinéma indépendant américain
Le portrait féroce d'un désaxé de l'Amérique profonde. Tous plus losers les uns que les autres, les personnages vivent dans la torpeur d'un quotidien en stagnation : ils regardent la télévision, font l'amour, se trompent, se droguent. On les suit, guidé par l'œil bienveillant et pétillant de Sean Baker. On ne les déteste pas, ces personnages. On les plaindrait presque. Ils sont attachants, ces adultes qui n'en sont pas vraiment. Les situations, parfois tout sauf réalistes, restent crédibles - et c'est là le génie du réalisateur. Son regard fait mouche. Le Texas est filmé dans toute sa chaleur, sa lourdeur, sa désolation. La photographie, les couleurs sont superbes, mais les paysages eux-mêmes peinent à faire rêver. Mikey Saber, notre héros, parle vite, parle trop, parle tout le temps. On suit ses errances quotidiennes, diurnes et nocturnes, on croit deviner ses combines foireuses, on croit entrevoir les intentions des protagonistes, et on se trompe. Sean Baker nous surprend avec un récit tenu qui s'autorise quelques pas de côté. On ne sait jamais à quoi s'attendre. On rit beaucoup, les personnages, profondément bons, sont plein de surprises. Pouvait-on en attendre moins de la part du réalisateur qui nous avait déjà régalé d'un Tangerine explosif en 2015 et du fabuleux conte en couleurs, The Florida Project, en 2017? Pour ne citer qu'eux ! C'est certain : Sean filme mieux que personne les paumés des États-Unis... et on a hâte d'en voir d'autres.
J'ai dormi. Ps : je dors rarement devant un film. Sinon les acteurs sont cools. La réalisation est plutot cool aussi j'ai bien aimé la photographie donc le visuel est chouette mais appart ça, le manque de scenario est pas terrible.
Bonjour tout le monde, Voici un réaliste portrait d ' un homme , de retour au pays. après une quinzaine d' années comme hardeur dans des films pornographiques . De très pertinents plans séquences colorés et un regard vraiment humain sur les marginaux des Etats - Unis d'Amérique. Cordialement. Gérard Michel
Film très spécial...histoire d un homme déjanté qui veut vivre se réinsérer malgré son parcours initial... puis l amour inattendu surgit bouleversant son existence et ses repères...mérite d être vu en ce début d année. La bande son est super !
J'ai attribué une demi-étoile à ce "film", mais j'aurais pu n'en mettre aucune, tant sa vacuité est la seule chose qu'il me reste à l'esprit à la suite de ces 2 heures interminables. Avec (vraiment) beaucoup d'imagination, peut-être pourrait-on tenter d'entrevoir dans son scénario un portrait de l'Amérique Texane pré-années Trump, avec son lot de misère sociale de tous ordres et ses laissés-pour-compte sur le bas-côté du rêve américain. En réalité, le peu qui ressort de ce film, c'est qu'il s'agit d'un ramassis de clichés machistes, capitalistes et antiféministes (cette pseudo idylle entre le raté Mickey Saber de 40 ans et la pourtant douée "Strawberry" de même pas 18 laisse sans voix, tant celle-ci apparaît rétrograde et malheureusement si conventionnelle d'un point de vue sociétal), le tout d'une lourdeur sans égale et sans épaisseur quelconque. En résumé, l'un des pires films qu'il m'ait été donné de voir (le regard bien souvent dans le vague pour tenter de penser à autre chose), d'une idiotie rarement filmée au cinéma. Le générique de fin, abrupt et sans bande-son, est à l'image de ce film : une erreur.
La réputation d'acteur du X ne peut suffire à trouver son parcours dans cette société américaine tolérante mais prude et revancharde. Sean Baker expose son personnage joué par un jubilatoire Simon Riley aux mirages des petites débrouilles.
Ce portrait d'une ex-star du porno qui cherche à trouver sa place dans la société ne m'a pas vraiment convaincu. Si l'acteur principal, issu lui-même de ce système, offre une interprétation juste ; l'histoire me semble déjà vue et revue. Le scénario ne met pas en valeur chaque personnage en jouant grossièrement avec les stéréotypes. Au final, je me suis pas mal ennuyé en le regardant.
Une plongée dans le Texas très bien menée, qui marque et reste en mémoire. Vraiment très bien. Les acteurs sont parfaits pour incarner ces personnages bien écrits. Je recommande !