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Agnes L.
231 abonnés
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3,0
Publiée le 22 septembre 2025
Ce que nous montre Sean Baker dans ce film, c'est l'inverse de l’Amérique des paillettes, une peinture d'une Amérique qui survit plus qu'elle ne vit. Chômage, prostitution et drogue, voilà le triptyque de cet univers. On suit Mikey, un paumé, ex acteur de porno qui débarque au Texas, chez Lexi, son ex, pour lui demander l'hospitalité quelques jours. Celle-ci n'est pas spécialement ravie de le revoir mais finit par accepter à condition qu'il paye un loyer à sa mère. Or, trouver un boulot légal pour un gars qui n'a fait que des vidéos pornos dans sa vie, ce n'est pas une sinécure. Comme il est beau parleur, il arrive à trouver un petit job en attendant mieux. Voilà le début du film qui dure plus de deux heures, ce qui s'avère beaucoup trop long pour ce qu'il va raconter ensuite. Tout tourne autour de la personnalité de Mikey, un charmeur un peu mytho qui ne sait pas faire grand chose dans la vie et ramène tout au sexe. Seulement, le film n'a que peu d'atouts à faire valoir. Et n'intéresse que parce qu'il raconte, sans fards, la vie réelle de l’Amérique profonde.
Voilà, c'est le genre de chose qui arrive quand on est spectateur, amateur de cinéma de tout bord. On tombe parfois sur un truc mauvais! Enfin, pas terrible, ne soyons pas trop dur. Pour ma part, je suis très attaché au scénario, et dans l'univers dans lequel il m'emmène. Et ici, c'est la catastrophe. On nous donne à voir une petite vie minable d'un ancien acteur porno, revenu chez lui, et dans une ville toute aussi minable. Et pendant 2 heures, on va assister à pas grand chose. La séduction d'une petite grue qui pourrait bien devenir la prochaine porn star. Ouaouh! Exceptionnel, dites donc! Non, ce film est d'un désintérêt total. On s'y ennuie à mourir. Mais j'ai tenu bon jusqu'au bout, pensant à chaque instant que le film allait s'embraser. Espoir complètement déçu. A voir par personne, ou peut-être ceux qui pense avoir une vie minable, ils pourront comparer.
Un ancien acteur porno retourne dans sa ville natale du Texas et renoue avec son ex-femme tout en magouillant des deals de drogue. Le réalisateur Sean Baker brosse ainsi le portrait d’un looser parfois dérangeant mais aussi attachant grâce à l’énergie de l’acteur Simon Rex livrant une prestation pleine de peps et de nuances. La réalisation solaire imprime un bon rythme au récit malgré sa durée de deux heures glissant en filigrane une critique cinglante d’un rêve américain tombant en décrépitude.
J’ai enfin vu Red Rocket, un film qui me faisait de l’œil depuis un moment. Et encore une fois, Sean Baker parvient à nous plonger dans l’Amérique des laissés-pour-compte avec un regard cru mais jamais condescendant. Ce qui m’a marqué d’entrée, c’est ce ton à la frontière du comique et du tragique, qui donne une ambiance très particulière au film. On se surprend à rire, parfois jaune, devant les situations absurdes dans lesquelles le personnage principal se met.
Simon Rex est vraiment la grande force du film. Son interprétation de Mikey Saber, ex-acteur p*rno sans le sou et manipulateur invétéré, est d’un naturel déconcertant. Il insuffle un mélange de charme et de malaise qui fonctionne parfaitement. On oscille constamment entre fascination et agacement, ce qui rend le personnage d’autant plus intéressant. C’est un vrai anti-héros, et Sean Baker ne cherche jamais à l’excuser ou à le condamner totalement.
Visuellement, le film est très réussi. Le grain de l’image, la lumière texane, les décors banals mais habités… Tout participe à cette impression de réel, presque documentaire. On sent le soin apporté à l’ancrage social et à la représentation d’une Amérique invisible, loin des clichés habituels. En revanche, j’ai trouvé que le rythme faiblissait un peu en milieu de film, avec quelques longueurs qui m’ont un peu sorti de l’histoire. L’intrigue évolue de façon assez linéaire, sans réel enjeu dramatique fort, ce qui finit par atténuer l’impact émotionnel.
Cela dit, Red Rocket reste un film audacieux, provocateur, souvent drôle, parfois dérangeant. Il ne plaira pas à tout le monde, mais il mérite d’être vu pour son ton unique et son regard sans fard sur une certaine réalité américaine. Je n’ai pas été totalement emporté, d’où ma note de 3,5/5, mais je reconnais la cohérence et la singularité de la proposition. Sean Baker continue d’affirmer un style bien à lui, et rien que pour ça, c’est un réalisateur que je vais continuer à suivre de près.
Une comédie dramatique saisissante traitant d'un ancien acteur porno californien tentant un come-back, formidablement joué par Simon Rex. Sean Baker dénonce ce personnage masculiniste, toxique, sans angélisme, mais sans condescendance qui tente de se remettre à flot, quitte à faire couler des membres de son entourage, dans une amérique des laissés-pour-compte dans une petite ville du Texas, comme le résume si bien la scène de chant au piano interprété par Suzanna Son.
Décevant. On s attend à un film d auteur mais la mayonnaise ne prend pas. Pas drôle. Peu de scénario. Dialogues creux. Redondant. Du déjà vu. Bref ça manque de talent.
Dommage que le personnage soit trop détestable pour mettre plus, rien n’enlève que Simon Rex est excellent dans le rôle, et le casting est à niveau égal. J’aime la mise en scène de Sean Baker, ce film vient encore confirmer qu’il maîtrise son sujet, un nouveau portrait des classes sociales américaines, où les gens survivent pour gagneur leur vie, dans un monde où la lumière d’un réel bonheur n’existe pas. L’humour noir est encore présent ici et j’adore la façon naturelle où elle se lie au drame, le réalisateur arrive à faire une satire convaincante d’Hollywood sous toutes ses formes. Il faut souligner que j’ai un coup de cœur pour l’esthétique du film, j’ai beaucoup aimé la représentation du Texas, simple et naturelle, haute en couleur, on sent la pauvreté qui colle bien à l’œuvre, au point d’être un élément fort du film. Merci Sean Baker pour cette patte artistique que j’apprécie, hâte de continuer la filmographie et voir ses projets futurs.
Avec Red Rocket, Sean Baker poursuit son exploration des marges de l'Amérique contemporaine, avec ce mélange de tendresse et de crudité qui le caractérise. Ce film est le cinquième que je découvre de sa filmographie, et il confirme à la fois son talent unique et ses limites occasionnelles.
Simon Rex livre une performance magistrale en incarnant Mikey Saber, un ancien acteur pornographique à la dérive, à la fois pathétique, agaçant et étrangement attachant. Sean Baker filme son retour dans sa ville natale avec un réalisme brut et une ironie mordante, transformant le décor industriel texan en une toile vivante, presque poétique.
Cependant, malgré ses qualités, Red Rocket m'a semblé légèrement en retrait par rapport à d'autres œuvres du réalisateur. L’histoire, bien qu’engageante, peine parfois à maintenir son rythme et s’étire un peu trop dans certaines séquences. De plus, le personnage principal, par sa toxicité assumée, peut parfois freiner l'empathie que l'on pourrait ressentir pour lui, même si c’est probablement le but recherché.
En classant les films de Sean Baker que j’ai vus, Red Rocket se situe à égalité avec Tangerine (3,5/5). Voici mon classement complet :
1. Anora (5/5) – Un chef-d'œuvre bouleversant.
2. The Florida Project (4/5) – Une peinture tendre et lumineuse.
3. Starlet (4/5) – Une œuvre touchante et délicate.
4. Tangerine et Red Rocket (3,5/5) – Intéressants mais légèrement inégaux.
Sean Baker reste un réalisateur que je prends plaisir à découvrir film après film, et je suis curieux de voir ce qu’il nous réserve à l’avenir. Red Rocket, avec ses défauts et ses qualités, confirme son statut de cinéaste précieux du cinéma indépendant américain.
La mise en scène est sympa mais j’ai trouvé très dur de s’attacher au personnage principal qui devient assez vite très antipathique. On commence bien avec un looser sympa, à la dèche, comme une comédie. Mais du drôle du début il devient vraiment border et énervant. Et donc quand la comédie disparaît j’ai eu du mal à rester accroché au personnage et donc de m’intéresser à l’histoire.
Bonjour tout le monde, Voici un réaliste portrait d ' un homme , de retour au pays. après une quinzaine d' années comme hardeur dans des films pornographiques . De très pertinents plans séquences colorés et un regard vraiment humain sur les marginaux des Etats - Unis d'Amérique. Cordialement. Gérard Michel
Le cinéma indépendant US a réussi à sublimer le génie Sean Baker dans une comédie satirique, dénonçant par les images et les personnages, une chute du niveau de vie américain. Dans ce cas là, le film se déroule au Texas, qui est un état pro Republicain. Sa mise en scène est une dénonciation de l'Amérique par tous les instants ; la comédie amplifie cela, notamment sur sa fin. Les personnages sont des "caricatures" bien écrites et une vision de cette Amérique qui veut "réussir" dans un état en perte de vitesse ; Le mieux pour réussir c est d'être horrible dans sa pensée. Le personnage principal est l exemple parfait : un pervers prêt à tout, accompagné par une l'autre personnage principal, perdu dans son avenir, où elle se verra dépendant de ce personnage. Sean Baker réussi à dramatiser parfaitement ces films, quand la tension est à son paroxysme. C etait le cas dans "Tangerine", c est le cas pour "Red Rocket". Une très bonne surprise et un très bon film venant du cinéma indépendant américain
Sean Baker aime visiblement filmer la misère sociale et le désoeuvrement. Mais il faut reconnaître qu'il le fait plutôt bien, et qu'une fois encore son film est emprunt d'humour, d'ironie et d'émotion.
La réputation d'acteur du X ne peut suffire à trouver son parcours dans cette société américaine tolérante mais prude et revancharde. Sean Baker expose son personnage joué par un jubilatoire Simon Riley aux mirages des petites débrouilles.