Red Rocket
Note moyenne
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107 critiques spectateurs

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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2022
Mickey Saber est un vrai looser, mais du type looser magnifique ; de ceux qui parviennent à nous attendrir. Le film commence au moment de son retour dans sa ville natale de l’Amérique profonde après une carrière hollywoodienne de porno star. Il débarque chez son ex-femme, celle avec laquelle il a commencé sa carrière de « comédien », en jean T-shirt, il semble être complétement fauché. Il pourrait rentrer la queue entre les jambes ; mais il est gouailleur, il est d’une audace indécente, il se met dans des histoires rocambolesques pouvant très mal tournées. On comprend que c’est ce comportement qui l’a obligé à quitter L.A. sans un sou.
Et là dans sa petite ville minable, il tombe sur une jeune serveuse rouquine sexy en diable et qui n’a pas froid aux yeux. Très vite, lui le vainqueur de prix pour ses prestations cinématographiques, se sent pousser des ailes ; il veut faire de la jeune fille la future star du X. Le gars est un vrai chat, toujours à essayer de retomber sur ses pattes ; quitte à se casser quelque fois la gueule. Il est drôle mais aussi pathétique et surtout toxique.
Et ce type de personnage incarnant l’Amérique profonde des sans grades qui croient encore au rêve américain dont ils sont pourtant les premières victimes est le fonds de commerce de Sean Baker. Son précédent film « Florida Project » avait été une véritable claque par le style et le ton employé qu’il reproduit ici avec autant de fougue. Il livre un cinéma très singulier. Les couleurs claquantes des façades des maisons sont le symbole de l’Amérique joyeuse qui réussit, mais Sean Baker gratte le vernis pour montrer un envers du décor peu glorieux. On peut être dérangé par ce film qui est cru et glauque, mais le second degré est tellement poussé que çà en est surtout drôle et tragique. La super masculinité pourrait choquer les féministes, mais l’outrance est parfois aussi la meilleure façon de dénoncer. Surtout que dans ce film, la jeune fille qu’il destine à devenir la future star du porno est moins victime de cet homme à l’égo surdimensionné et à l’ambition égoïste que d’un système. En effet, il est l’opportunité de sortir de sa médiocrité de bien gagner sa vie et rapidement ; il lui propose le rêve américain et elle y souscrit. Lui reste honnête, c’est le monde qui est malhonnête et les rêves que l’on instille dans les esprits. Et c’est Simon Rex qui s’y colle, est une ex porno star lui-même. Il a un potentiel comique incroyable qu’il exploite à n’en plus pouvoir, il est hyper séducteur et çà contrebalance le côté antipathique de son personnage.
Sean Baker conserve le ton transgressif de son précédent film pour livrer une histoire qui tourne entre satire et fable réjouissante. A travers ses personnages, il veut montrer aussi la décadence de l’Amérique, mais son propos perd en profondeur par rapport à « Florida Project ». A force d’enchainer les scènes pathétiques, il finit par être répétitif sur la longueur et à devenir auto parodique. C’est une limite à un film hors sentiers battus qui est malgré ce bémol très rafraichissant.
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 226 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2022
Mikey Saber, ex-pornstar, est de retour à Texas City, sa ville natale. Looser pathétique, il n’a pas gardé un seul ami, tous le déconsidèrent, sans argent, il n’a d’autre choix que de retourner vivre chez son ex-femme et sa belle-mère. Pour tenter de rebondir et se faire un peu d’argent, il tente tant bien que mal de trouver un travail…

Sean Baker (The Florida Project - 2017) continue de s’intéresser à « l’Amérique white trash » en nous emmenant à la rencontre d’un looser sans pareil (manipulateur, égoïste & mythomane), qui cache bien son jeu car sous ses airs de pote je-m’en-foutiste, se cache en réalité un « suitcase pimp », un proxénète qui, sans la moindre gêne, s’est fait du blé sur le dos de sa compagne (elle aussi issue du milieu pornographique) et qui tente de faire de même avec une adolescente qu’il va tenter d’embrigader. Entre débrouille, trafic de drogue et prostitution, cet antihéros va exploiter les failles et les faiblesses de celles et ceux qui l’entourent et ce, sans le moindre scrupule.

Red Rocket (2021) est une brillante immersion dans une Amérique que l’on ne voit que trop rarement au cinéma, celle des classes moyennes & précaires qui s’abreuvent des discours de Donald Trump (avant son avènement à la présidence des États-Unis en 2016), dans un Texas de laissés pour compte, en pleine déchéance. Texas City est une ville qui ne survie que grâce à son imposante raffinerie (elle est quasiment présente dans tous les plans, qu’on la voit ou qu’on l’entende, notamment avec cette alarme qui ne cesse de retentir).

A la distribution, on retrouve Simon Rex, peu voire pas connu du grand public, ce dernier a fait ses premières armes (comme son personnage) dans le cinéma pornographique (gay), avant de s’orienter vers le cinéma dit "grand public" à travers notamment quelques comédies parodiques (Scary Movie 3, 4 & 5). Il est bien évidemment la révélation du film, il campe à merveille ce looser pathétique (que l’on peine à détester). A ses côtés, on retrouve aussi Bree Elrod et la ravissante Suzanna Son.

Sean Baker dresse ici un magnifique portrait d’une Amérique en désuétude, les oubliés du rêve américain, exploités par un arnaqueur à la masculinité toxique, superbement campé par un Simon Rex exécrable mais pas détestable. Un personnage haut en couleur qu’il parvient à magnifier par sa présence et son charisme.

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sentenza
sentenza

18 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2022
L'Amérique des déshérités est de nouveau mise en scène par Sean Baker dans un récit poussif et répétitif autour d'un héros, bien interprété et incarné par Simon Rex, mais dont on n'arrive finalement pas à s'attacher et qui s'essouffle durant plus de 2h de film.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2022
Un acteur x rejeté par son milieu et la Cité des Anges revient la queue entre les jambes dans son Texas natal où personne ne l'attend vraiment. Film sur les laissés pour compte de l'American Dream, leurs maisons en fétu de paille, leur absence de soins dentaires, leurs suicides lents à la drogue et alcool bas de gamme. Sean Baker signe une œuvre vive et pop aux couleurs acidulées qui ont du mal à cacher le mal qui rampe sous le vernis bon marché. Un bon film sur la masculinité toxique.
M_wombat
M_wombat

33 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2022
2 heures dans le tréfond du Texas avec des personnages et un décor "post-apocalyptique" mais le scénario du film nous sort de cette morosité avec un personnage principal égoiste/narcissique....et une ingénue...ou pas. Un casting sans faute
Marie-Laure S
Marie-Laure S

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2022
Long, scénario faible, sujets de fond à peine abordés, zéro émotion. J'ai perdu 2h10. En fait, je ne vois guère l'intérêt de ce film, hormis le portrait longuet d'une certaine Amérique.
Ann Ponthieu
Ann Ponthieu

5 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2022
Une plongée dans le Texas très bien menée, qui marque et reste en mémoire. Vraiment très bien. Les acteurs sont parfaits pour incarner ces personnages bien écrits. Je recommande !
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 février 2022
Inutile de blablater 2 heures. Ce film n’a aucun intérêt. Les petites gens de l’Amerique on a vu ça 500 fois. Et la star du porno on s’en fiche totalement.
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 février 2022
Sensationnel, flamboyant, sidérant, une pépite… et j’en passe d’après l’affiche. Hum… Je crois que je me suis rarement aussi ennuyé au cinéma qu’avec ce film ! Je n’ai goûté absolument à rien. En version originale (ça doit être la seule distribuée), accent américain nasillard au possible avec un débit de parole exagérément accéléré. Les sous-titres ont du mal à suivre ! Était-ce pour ne pas ajouter à la longueur déjà interminable pour ce scénario non seulement inintéressant mais creux et insipide ? Un film qui a concouru pour la Palme d’Or à Cannes. Non mais, sérieux ?
Cinévore24

454 abonnés 953 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2022
Une galerie de personnages et des dialogues qui font plutôt mouche, mais desservi par un scénario qui ronronne un peu trop dans son ensemble, dommage.
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2022
Sens des dialogues, du cadrage, du rythme, du montage, ainsi que le talent de cerner les personnages white trash en seulement tois scènes : ce film est une fantaisie plus divertissante que glauque.
Un petit miracle.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2022
C’est une réalisation de Sean Baker à qui on doit notamment The Florida Project. Il a écrit le scénario avec son camarade habituel Chris Bergoch. Red Rocket a reçu le Prix du Jury et Prix de la Critique au Festival du Cinéma Américain de Deauville 202 et il a été dans la sélection du Festival de Cannes 2021.

L’histoire proposée par Red Rocket est un peu folle et c’est ça qu’on aime. Cet ancien acteur porno retournant dans sa ville natale la “queue entre les jambes”. Ruiné, il va faire preuve de filouterie pour ne pas être à la rue, tout en gardant se rêve de retourner un jour à Los Angeles. L’accueil qu’il va recevoir n’est pas des plus tendres avec le mot “F**k” qui résonne en boucle dans nos oreilles. Mine de rien, Mike Saber est vraiment intéressant à suivre.

Le remettre dans l’Amérique profonde de Texas City va être l’occasion de faire une grosse satire de cette société américaine. Alors que ce pays est censé être l’un des plus développés au monde, on va voir un cadre de vie catastrophique. La photographie est sublime avec ces raffineries côtoyant les habitations. Il est à peine pensable d’imaginer la pollution que doivent respirer les habitants. Nous sommes dans une ville ouvrière où le restaurant local est une boutique de Donuts et les activités se font rares. Le plus gros loisir est de regarder la télévision. On ne pourra pas s’empêcher de voir le “Make America Great Again” alors que c’est justement cette industrialisation effrénée qui donne cette triste vie à ses habitants. Le réalisateur n’oubliera pas d’égratigner l’industrie du porno avec les anecdotes miteuses de Mike et ses problèmes. Un portrait donc au vitriol.




En plus de cette satire, le contenu va être varié et il va en avoir pour tout le monde. Déjà, car il y a une bonne touche d’humour. Une critique qui ne se fait pas sans ironie. Les plans sont parfois exagérés pour mettre en exergue l’exacerbation de ces gens. Les réflexions fusent avec brio. Il est plaisant de voir Mike se disputer avec son ex-femme et ex-belle-mère. On va observer sa débrouille et ses plans souvent foireux. Finalement, c’est celui qui a l’air le plus propre sur lui, qui est le plus pourri en voulant se faire passer pour celui qu’il n’est pas. On peut donc dire que le cadre est plutôt dramatique, mais qu’il est rempli avec un humour acerbe. Dommage que Red Rocket soit particulièrement long. Il y a quelques coups de mou par moments.




Les personnages de ce film sont un vrai délice à commencer à Mike. Il est incroyable de mauvaise foi, de vanité, et de stupidité. C’est tout simplement génial de le voir évoluer avec un grand Simon Rex. Lui aussi a commencé dans la pornographie pour ensuite être rappeur et animateur TV. Les personnages secondaires sont géniaux. Ils vont donner tout le piment à cette comédie. Que ce soit Ethan Darbone, Suzanna Son, Brittney Rodriguez ou encore Bree Elrod, ils font tous leurs premiers rôles au cinéma. On aura une belle brochette avec le jeune voisin pur produit Texan, la petite lolita, la dealeuse de la ville et l’ex-femme. De quoi se régaler.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2022
La première chose à dire sur « Red Rocket », c’est que j’ai beau chercher, je ne vois pas du tout le pourquoi du comment du titre. Quant à l’affiche, je préfère ne pas en parler tellement elle est improbable. Pour faire court, ni le titre ni l’affiche ne donne la moindre idée de qu’est réellement le film de Sean Baker. La réalisation est un peu étrange, la musique est sous-exploitée (ce qui n’est pas un problème en soi mais c’est inhabituel), certaines scènes sans intérêts dure beaucoup trop longtemps, d’autres sont tellement bavardes que ça en devient pénible. Et puis le cadrage est un peu étrange, Baker use beaucoup de la technique consistant à positionner sa camera trop bas et filmer le vers la haut, c’est déroutant. J’imagine que cela doit avoir un intérêt, pour un film en compétition à Cannes c’est surement une démarche volontaire de filmer ainsi, même si personnellement cela m’échappe. Mais le problème numéro 1 du film de Sean Baker c’est qu’il parait interminable. Il dure 2h10 et franchement, on lui aurait enlevé 20 minutes qu’il serait déjà trop long ! 2h10 à suivre les aventures totalement pathétiques d’un type qui, malgré son physique avantageux et ses efforts, ne nous sera jamais sympathique. Simon Rex a beau faire tout ce qu’il faut dans son travail d’acteur, il ne parvient pas à camper un Mikey Saber autre chose que minable : viriliste, inconséquent, lâche, profiteur et pour tout dire, toxique, ce type est à fuir absolument, surtout quand on est une femme. Beau parleur et sur de ses prouesses viriles, il se sert des femmes dans tous les domaines, sans jamais avoir réellement de scrupules. Aux côtés de Simon Rex, on a toute une pléiade de comédiens peu connus comme Bree Elrod, Ethan Darbonne ou Suzanna Son. Je ne trouve rien à redire sur leur performance, mais ils ne sont pas aidés par un scénario qui visiblement tourne à vide après 20 minutes. La réalisation étrange et le peu d’empathie qu’on éprouve pour le personnage principal ne serait pas problématiques si on avait sous la main un vrai scénario qui va quelque part et qui nous tienne en haleine. spoiler: Voilà un type qui a passé 15 ans à Los Angeles à se perdre dans le monde impitoyable du porno et qui après avoir tout gagné, à tout perdu. On pourrait éventuellement creuser la dedans : une industrie sans scrupules ni complexe qui broie ses acteurs et surtout ses actrices ? Non, il n’en sera pas réellement question. Voilà un type qui revient dans son Texas natal et qui n’arrive pas à trouver du travail dans une petite ville sinistrée, entourée de raffineries. On pourrait creuser la dedans, dépeindre une Amérique en perdition, des texans jeunes et moins jeunes laissés pour comptes, sans assurance santé, sans autre perspectives que de travailler dans le pétrole ou dealer du shit. Non, il n’en sera pas réellement question non plus. Puisqu’on est en 2016, au moment des Conventions Démocrates et Républicaines, que l’on voit sans arrêt des images de Trump sur des TV perpétuellement allumées, des panneaux «Make America Great Again » fleurir, on pourrait creuser un peu la dedans, montrer qu’elle est là, sous nos yeux, cette Amérique que l’on le comprend plus, prête à voter comme un seul homme pour un type qui aggravera encore un peu plus sa situation. Mais non, là non plus, on se contente d’en faire une vague toile de fond. On préfère montrer un quadragénaire toxique baratiner une gamine de 17 ans dans l’espoir de l’emmener faire du porno à Los Angeles et du coup, se refaire la cerise sur son dos !
Si vous ajoutez à cela un certain nombre de personnage à la limite de la caricature (celui de June notamment, même dans « The Wire » on en voyait pas des comme çà !), on se dit qu’on est en train de perdre deux (très) longues heures devant un film dont on ne comprend décidément pas l’intérêt. Si encore c’était un peu drôle par moment, mais même pas… On peut se dispenser de « Red Rocket », en tous cas, moi c’est clair, j’aurais été mieux inspirée d’aller voir autre chose.
Fargo Boy
Fargo Boy

104 abonnés 185 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 février 2022
Il y a un décalage immense entre l'affiche qui est magnifique et qui donne irrésistiblement envie de voir ce film… Et le vide et le néant de ce film où il ne se passe absolument rien. C'est très très dur de tenir jusqu'à la fin.
Grain2Sable
Grain2Sable

8 abonnés 40 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2022
Présenté comme une comédie de cinéma indépendant US qui dresse le portrait d'une Amérique profonde en crise ...
Je ne suis pas parvenue à apprécier ce film. Rien à dire sur le jeu des acteurs, mais la présentation neutre voire complaisante du narcissisme et de la médiocrité qu'elle soit sociale ou psychologique m'a laissée hors du film.
Mon impression oscille donc entre ennui et malaise.
à voir pour se faire un avis personnel.
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