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Petiot L
43 abonnés
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4,0
Publiée le 7 février 2022
Un voyage. Voyage dans un endroit pas facile ! J'avais déjà vu son précédent film the Florida Project. Il est exactement dans la même veine. La psychologie d'un personage da s celui-ci. Pour moi le film fait une boucle. Divinement bien joué et tous les acteurs ont une gueule. Donc très crédibles. Le film est très réaliste. On est séduit par cet homme sans scrupules et c'est le but.
Fabuleux film sur les laissés-pour-compte de l’Amérique, Red Rocket brille par son casting. L’acteur Simon Rex campe énergiquement un loser antipathique au possible dans un film à la plastique sundancienne.
C’est cru, parfois drôle et souvent dérangeant. Un film à voir, et vite.
Après « The Florida Project », le réalisateur Sean Baker nous présente son nouveau film, sur l'histoire d'une ex-star du porno fauchée, retournant chez son ex-femme et sa belle-mère pour avoir un toit et rebondir. Mikey est fauché, squattant dans son ex-belle famille, mais toujours d'un optimiste effarant et très charismatique. On s'attache à cet homme-enfant, puis on se demande s'il est réellement touchant ou tout simplement maître de l'escroquerie et de la manipulation... Ce genre de personne charmeuse, qu'on a envie d'aider par ses belles paroles, mais qui dévaste tout sur son passage et qui s'en va sans une once de culpabilité. Sean Baker arrive à nous faire douter de notre jugement et de nos émotions sur Mikey, jusqu'au moment où l'on cerne enfin ses véritables intentions. Un film traitant de la perversité narcissique, mais avec une touche légère et humoristique, nous plaçant souvent dans la tête du personnage, permettant d'avoir un recul entre sa réalité et la nôtre. Ce qui est certain, c'est que l'acteur qui l'incarne, Simon Rex, est totalement éblouissant.
Le seul point négatif réside dans sa longueur. Encore un film qu'il aurait fallu couper pour que le plaisir de voir ces images restent jusqu'au bout. Sinon le cinéma de Sean Baker est toujours aussi jouissif. Il arrive à observer et raconter les "pauvres" sans les regarder de haut. Et à chaque fois que ça paraît un peu trop facile il parvient à se rattraper avec l'humour ou la poésie.
Partie avant la fin. L'histoire ne génère aucune émotion. Les personnages ne sont aucunement attachants, ils sont à la limite du détestable. Il y a quelque chose de sordide et de malsain qui finit par écœurer. Le décor est minimaliste, voire laid. L'affiche est bien trompeuse. Ce n'est pas une comédie, loin de la. Et c'est d'une longueur ... Bref : fuyez !
Les dithyrambes avec entre autres : « une pépite » pour les Inrocks, figurant sur l’affiche aux couleurs flashy seraient peut être à prendre au second degré, comme si le dynamisme du personnage principal n’était pas essentiellement toxique. Même si j’essaye de ne pas confondre personnage et film, il s’agit d’obscénité, non parce que le mot « pornographique » éborgnerait quelque puritain regard, mais l’ancien acteur porno revenu chez son ex et sa mère va repartir avec une jeune fille qu’il destine à cette industrie. Les diminutifs très chewing-gums n’amoindrissent pas l’âpre réalité, avec raffineries en fond d’écran et pas un rond. « Red Rocket » signifie un sexe (de chien) en érection et c’est bien de chienne de vie dont il s’agit, à tirer des coups à coup de Viagra, de joints roulés dans du papier aux couleurs de l’Amérique, alors que dans les télés toujours allumées parviennent les échos d’un Trump en campagne. Il y a bien longtemps que le terme « rêve américain » a disparu même quand il s’agirait de son envers venu sur les claviers formatés alors que bien d’autres auteurs ont parlé de ces zones déglinguées avec un once de tendresse de plus https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/10/flag-day-sean-penn.html https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/06/nomadland-chloe-zhao.html A voir.
Je comprends les mauvaises critiques et je me démarque par aux autres en mettant 4,5 étoiles, car je viens de voir un film, qui n'est pas dénué d'ntérêt.
Malgré quelques passages vides d'ici et là, on ne voit pas passer le 2h de film, car c'est bien écrit, et surtout c'est magistralement, bien joué. (même le petit rôle de June est joué avec beaucoup de charisme). J'avais peur que je vais voir un film woke sur la misère, mais finalement non.
Personne n'est ni totalement bon ni totalement mauvais. Ils essaient tout simplement essayer de sortir de leur mal être. Au point de faire n'importe quoi.
Rare sont des films où on voit un héros qui est détesté par toutes les femmes avec qui il vient en contact malgré ses charmes, sauf la jeune...et encore on ne sait pas si elle le manipule.
la première heure ça passe, mais ensuite c'est long, long. on m'avait promis du hilarant, je le cherche encore. si j'avais su je ne me serai pas fait avoir par l'affiche
Mikey Saber a quitté la petite ville de Texas City, au bord du golfe du Mexique, pour aller tenter sa chance à Hollywood. Après une vingtaine d'années dans le porno, il y revient un beau jour d'été, la gueule salement amochée et la queue entre les jambes. Il demande à Lexie, sa femme, de l'héberger. Malgré les réticences de Lil, sa belle-mère, elle l'accepte pour quelques jours qui deviendront vite quelques semaines. Faute de trouver un emploi stable chez des employeurs auquel son CV original n'inspire guère confiance, Mikey redevient dealer pour le compte de Leondria qui contrôle le trafic de cannabis dans le quartier. Dans un magasin de donuts, il se lie avec la vendeuse, Strawberry, une ravissante adolescente de dix-sept ans seulement, qu'il essaie de convaincre de partir avec lui en Californie.
"Red Rocket" est un film déconcertant. Son affiche niaiseuse et sa bande-annonce augurent une énième comédie américaine façon "American Pie". Les précédents films de Sean Baker, "Tangerine" (2015) et "The Florida Project" (2017), sont plutôt des drames sociaux, quasi-documentaires à la rencontre des couches les plus défavorisées de la population américaine comme les films de l'autre côté de l'Atlantique de Ken Loach ou de Robert Guédiguian.
spoiler: Mais "Red Rocket" est beaucoup plus ambigu que cela. Son objet se dessine progressivement. Il s'agit de faire le portrait d'un "suitcase pimp", expression américaine intraduisible. Le "suitcase pimp", le « proxénète de plateau », est un parasite du X, qui vit au crochet de sa compagne, elle-même actrice, à laquelle il fait office d'agent et dont il empoche les confortables revenus.
Mikey Saber est lui-même acteur X (le rôle est interprété par Simon Rex qui commença sa carrière au cinéma dans le porno gay). Il n'en est d'ailleurs pas peu fier. Mais on comprend vite qu'il a abusé de sa femme, qui l'avait candidement accompagné en Californie et y avait tourné avec lui quelques films X avant d'en revenir rapidement. Il entend faire de même avec la jeune Strawberry, interprété par la ravissante Suzanna Son, une sorte de Lolita, aussi fraîche, jeune et désirable que l'était Sue Lyon dans le rôle de l'héroïne du livre de Nabokov adapté par Kubrick.
L'histoire de Mikey est censée se dérouler en 2016, pendant la campagne électorale qui verra, on le sait, la victoire de Donald Trump. Rien n'en est exprimé dans le film proprement dit ; mais la télévision, allumée en permanence, laisse entendre quelques-uns des slogans les plus populistes du candidat républicain, comme si la séduction qu'exerçait devant nous Mikey Saber et la subornation dont il est sur le point de se rendre coupable faisaient écho avec celles du futur président américain.
Toute l’ambiguïté et toute l'efficacité du film sont qu'il est entièrement tourné du point de vue de Mikey, qui immanquablement gagne notre sympathie. Du début à la fin, on prend parti pour lui, on compatit à ses déboires, on se réjouit de le voir remonter la pente et on se lamente quand il la dégringole.
"Red Rocket" se termine par deux scènes marquantes sur la signification desquelles on peut s'interroger. Signent-elles la défaite de notre sympathique héros ? ou la victoire de ce parasite haïssable ?
Le film est singulier. Une humanité triste avec des horizons minables mais montrée avec une certaines tendresse. Les raffineries en toile de fond. Un monde de merde au Texas... mais ce Texas là est un peu partout.
Le rêve américain de l'Amérique white trash par Sean Baker . Après the Florida project, ce rêve est toujours aussi pourri. Une réalisation où l'espace fait sens, mordante, drôle et intelligente, jamais condescendante sur ceux qui font cette Amérique white trash.
"Red Rocket" sélectionné l'an dernier au festival de Cannes est une tragicomédie qui se regarde. En effet le réalisateur Sean S. Baker qui m'avait enchanté avec le merveilleux "Tangerine" revient à la réalisation avec une comédie sociale trash qui malheureusement tourne en rond au bout de 1h , les séquences s'enchainent parfois sans fil conducteur, c'est dommage car l'histoire avait tout pour plaire (Mikey Saber revient dans sa ville natale du Texas après des années de carrière de pornstar à Los Angeles), l'acteur principal Simon Rex joue à merveille et quelques séquences sortent du lot.