Red Rocket
Note moyenne
3,4
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108 critiques spectateurs

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mat niro

468 abonnés 2 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2022
Egocentrique, vantard, mythomane ou lâche, voila comment l'on pourrait qualifier le personnage incarné par l'excellent Simon Rex. De retour chez sa mère et sa femme au Texas, Mickey a mis à profit ses attributs physiques pour faire une carrière à Los Angeles dans le porno, mais il est désormais sur la paille. A travers ce loser irritant, Sean Baker choisit l'humour pour dépeindre la nouvelle vie de Mickey à travers ses petits trafics et sa rencontre avec la jolie serveuse de Donuts (Suzanna Son). C'est très bavard, à l'image de son personnage principal, avec des scènes et des propos assez crus, et la durée du film est un poil trop longue Sinon. Simon Rex illumine, ou agace par moments, dans cette oeuvre grâce à sa prestation avec comme toile de fond les laissés-pour-compte de l'Amérique Trumpiste. Film plus engagé qu'il n'y paraît.
Bart Sampson

420 abonnés 868 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2022
ATTENTION !!! FILM HAUTEMENT RECOMMANDABLE ET POTENTIELLEMENT INFLAMMABLE
Sorti ce jour sur nos écrans « Red Rocket » réussit le pari de faire voler en éclat certains des mythes du cinéma américain.
Synopsis : Mikey Saber revient dans sa ville natale du Texas après des années de carrière de pornstar à Los Angeles. Il n'y est pas vraiment le bienvenu... Sans argent, sans emploi, il doit retourner vivre chez son ex-femme et sa belle-mère… Pour payer son loyer, il reprend ses petites combines mais une rencontre va lui donner l’espoir d’un nouveau départ.
A partir de ce pitch, Sean Baker grand habitué des histoires de paumés (parfois magnifiques) qui peuplent les arrière-cour de l’Amérique triomphante nous repeint à la sulfateuse et avec ce qu’il faut de teintes bonbons l’électorat Trumpiste.
Une Amérique ou l’ « Arnaqueur » vend de l’herbe aux ouvriers des raffineries de pétrole et rêve de lancer dans le pornos une « Lolita » qui en connaît déjà plus sur le sexe que les générations précédentes.
Ici on prétend être ce que l’on n’est pas et on espère devenir ce que l’on ne sera jamais. Les mères sniffent du crack tout en rabrouant ceux qui ne font pas leur vaisselle, les jeunes se baladent en fausse veste militaire pour faire croire qu’ils sont vétérans et tout ce beau monde se divertit en regardant les saillies de Donald Trump sur les télévisions allumées quasiment non-stop.
On pense beaucoup à Larry Clark mais également aux frères Farrelly pour l’énormité de certaines situations qui si elles n’étaient pas si glauques prêteraient à rire de bon cœur.
Du grand cinéma indépendant américain
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 mars 2022
J'ai attribué une demi-étoile à ce "film", mais j'aurais pu n'en mettre aucune, tant sa vacuité est la seule chose qu'il me reste à l'esprit à la suite de ces 2 heures interminables. Avec (vraiment) beaucoup d'imagination, peut-être pourrait-on tenter d'entrevoir dans son scénario un portrait de l'Amérique Texane pré-années Trump, avec son lot de misère sociale de tous ordres et ses laissés-pour-compte sur le bas-côté du rêve américain. En réalité, le peu qui ressort de ce film, c'est qu'il s'agit d'un ramassis de clichés machistes, capitalistes et antiféministes (cette pseudo idylle entre le raté Mickey Saber de 40 ans et la pourtant douée "Strawberry" de même pas 18 laisse sans voix, tant celle-ci apparaît rétrograde et malheureusement si conventionnelle d'un point de vue sociétal), le tout d'une lourdeur sans égale et sans épaisseur quelconque. En résumé, l'un des pires films qu'il m'ait été donné de voir (le regard bien souvent dans le vague pour tenter de penser à autre chose), d'une idiotie rarement filmée au cinéma. Le générique de fin, abrupt et sans bande-son, est à l'image de ce film : une erreur.
Sylwish
Sylwish

10 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2022
Le portrait féroce d'un désaxé de l'Amérique profonde. Tous plus losers les uns que les autres, les personnages vivent dans la torpeur d'un quotidien en stagnation : ils regardent la télévision, font l'amour, se trompent, se droguent. On les suit, guidé par l'œil bienveillant et pétillant de Sean Baker. On ne les déteste pas, ces personnages. On les plaindrait presque. Ils sont attachants, ces adultes qui n'en sont pas vraiment. Les situations, parfois tout sauf réalistes, restent crédibles - et c'est là le génie du réalisateur. Son regard fait mouche. Le Texas est filmé dans toute sa chaleur, sa lourdeur, sa désolation. La photographie, les couleurs sont superbes, mais les paysages eux-mêmes peinent à faire rêver. Mikey Saber, notre héros, parle vite, parle trop, parle tout le temps. On suit ses errances quotidiennes, diurnes et nocturnes, on croit deviner ses combines foireuses, on croit entrevoir les intentions des protagonistes, et on se trompe. Sean Baker nous surprend avec un récit tenu qui s'autorise quelques pas de côté. On ne sait jamais à quoi s'attendre. On rit beaucoup, les personnages, profondément bons, sont plein de surprises. Pouvait-on en attendre moins de la part du réalisateur qui nous avait déjà régalé d'un Tangerine explosif en 2015 et du fabuleux conte en couleurs, The Florida Project, en 2017? Pour ne citer qu'eux ! C'est certain : Sean filme mieux que personne les paumés des États-Unis... et on a hâte d'en voir d'autres.
Leïla T.
Leïla T.

88 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2022
Film indépendant américain a faible budget (1M$) qui a été en Selection Officielle Cannes 2021! Ma Palme d'Or ! Très drôle et subtile.
Un ancien acteur porno d'Hollywood revient dans sa petite ville natale du Texas pour reprendre une vie "normale"... dans une société américaine où tout le monde se drogue (les blancs comme les noirs) pour supporter la médiocrité d'une réalité animée par cette valeur - qui tourne a vide - de la performance. Perf. physique, perf. Intellectuelle, rentabilité, donner un prix a tout, vendre tout, corrompre tout jusqu'au sacré : quel est le prix de la beauté de l'adolescence ? Inestimable. Nous rappelle Sean Backer. C'est hors champs du capitalisme. Meme si ce dernier fait tout pour le récupérer... malheureusement.
AZZZO

366 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2022
Le décor est planté dès la première scène du film : on est au coeur du Texas, dans l'Amérique profonde, chez les ploucs, les "redneck" et on comprend immédiatement que Mikey n'est pas qu'un loser, c'est un aimant à emmerdes. On devine ce qui va arriver, tout est limpide, et c'est la volonté de Sean Baker. Car derrière cette histoire de bonimenteur qui n'ait mu que par le désir de satisfaction de ses désirs primaires : le sexe, l'argent et la gloire, il y a une description cinglante de l'Amérique contemporaine.
L'action se passe en 2016, pendant la campagne électorale, et les seuls échos du reste du monde viennent de la télé et de la radio par la voix de Donald Trump. Ici, l'arnaqueur se prénomme Mikey, il est resté bloqué au stade du moi et ne cherche qu'à manipuler son entourage pour son unique profit. Le talent de San Baker est de décrire la folie de cette Amérique sans simplification ni explicite. Si Mikey, petit Trump de province, est méprisable, les Américains qu'il arnaque le sont tout autant : gentils mais naïfs, ils se laissent faire et en redemandent !
C'est un film politique rythmé, atypique, qui critique l'Amérique moderne en évitant les pièges de l'explicite et de la facilité. Brillant.
Ludovic Centonze
Ludovic Centonze

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2022
Le cinéma indépendant américain sort de très grand film poisseux mais dingue... dés acteurs et actrices d'un très grand talent
Jean-Pierre B.
Jean-Pierre B.

6 abonnés 20 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2022
Ce portrait d'une ex-star du porno qui cherche à trouver sa place dans la société ne m'a pas vraiment convaincu. Si l'acteur principal, issu lui-même de ce système, offre une interprétation juste ; l'histoire me semble déjà vue et revue. Le scénario ne met pas en valeur chaque personnage en jouant grossièrement avec les stéréotypes. Au final, je me suis pas mal ennuyé en le regardant.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 février 2022
Je me suis fait avoir par l’affiche aux critiques élogieuses alors qu’on a affaire à un navet. L’histoire d’un acteur porno menteur , drogué qui veut relancer sa carrière avec une jeune de 17 ans. Pathétique et nullissime. Aucun personnage n’est attachant, la bo est inexistante.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

77 abonnés 645 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2022
Plutôt un documentaire qu'un film.
Sur l'Amérique de Trump. Abrutie par la télévision, les drogues, l'ignorance et des jobs difficiles et déclassés.
Misérable, crédule et cruelle.
Ouverte aux idées simplistes et aux beaux discours.
Un témoignage implacable mais parfois long sur le déclin de l'Empire Américain.
Margauxcornetto
Margauxcornetto

14 abonnés 67 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2022
J'ai dormi.
Ps : je dors rarement devant un film.
Sinon les acteurs sont cools.
La réalisation est plutot cool aussi j'ai bien aimé la photographie donc le visuel est chouette mais appart ça, le manque de scenario est pas terrible.
Jerome
Jerome

50 abonnés 208 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2022
Bien filmé, bien joué, bien rythmé mais un peu en dessous des performances brillantes des précédents films (Tangerine, Florida project). Il reste une bonne fresque sociologique d'américains en dérive, mais on regarde tout cela avec un certain détachement ... peut-être parce qu'il ne s'y passe pas grand chose...
Ralf Vogel
Ralf Vogel

33 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2022
Film très spécial...histoire d un homme déjanté qui veut vivre se réinsérer malgré son parcours initial... puis l amour inattendu surgit bouleversant son existence et ses repères...mérite d être vu en ce début d année. La bande son est super !
Christoblog

928 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2022
C'est un raccourci un peu commode de qualifier Sean Baker (Tangerine, The Florida project) de cinéaste des marges du rêve US.

Il est bien plus que ça : c'est aussi un formidable directeur d'acteurs qui sait donner à sentir l'énergie brute qui peut se dégager d'une situation, d'un caractère ou d'une confrontation.

Le héros de Red rocket est une ex-star du porno (ce qu'est aussi par ailleurs le formidable Simon Rex, qui joue ce personnage) qui essaye de refaire sa vie dans un bled paumé du Texas, à l'ombre d'une gigantesque usine. Il n'est pas vraiment le bienvenu auprès de son ex femme, mais son énergie débordante et sa gouaille semble l'entraîner irrésistiblement vers une rédemption inespérée.

Le film est à la fois sombre et acidulé, drôle et touchant, sensuel et déprimant. Il est merveilleusement mis en scène et on ne s'ennuie pas une seconde. L'utilisation des décors naturels est formidable, et mérite à elle seule qu'on se déplace pour ce film.

Du beau, du grand Sean Baker.
Stone cold steve austin
Stone cold steve austin

19 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2022
Rien ne vaut la sensation de rentrer dans une salle de cinéma sans connaître ni le synopsis du film, ni son réalisateur : finalement sans rien savoir, dans une société où nous sommes pourtant abreuvés d'images et de publicités. Cet espèce de petit miracle qui nous pousse parfois vers l'inconnu m'a amené à visionner "Red Rocket" de Sean S. Baker, une véritable révélation. Petit bijou de cinéma indépendant américain, le long-métrage raconte avec humour les déboires de Mikey, une star du porno sans le sous, qui revient dans sa ville natale du Texas retrouver son ex-femme. Conquis par le grain très old school de l'image qui magnifie à merveille mes visions fantasmées de l'Amérique, je l'ai été aussi par cette histoire aussi touchante qu'amusante. Mikey est un véritable clown, très souvent un sale type qui utilise les autres pour s'élèver. On ne peut pourtant s'empêcher d'apprécier sa sincérité et son indécence à tout égard qui apporte de véritables grands moments de cinéma. La complicité qu'a Simon Rex (qui interprète Mikey) avec les autres acteurs est évidente, surtout Suzanna Son qui campe "Strawberry", un patronyme qui en dit long sur son espièglerie et son envie d'ailleurs. La banalité des situations que vivent ces deux personnages que tout oppose (Mikey a 45 ans, Strawberry 18), ces petits instants de vie et de bonheur où Mikey reprend goût aux choses simples, tout est d'une beauté ébouriffante. La narration vient parfois contrebalancer cette douceur par un montage excessivement brutal et provocateur, ainsi que par des scènes où le réalisateur prend un malin plaisir à déboulonner toutes nos attentes. Le point d'orgue étant la séquence finale qui à l'image de l'affiche, s'avère être un délicieux donut aussi croquant à l'extérieur que fondant à l'intérieur.
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