Red Rocket
Note moyenne
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107 critiques spectateurs

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mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2022
Egocentrique, vantard, mythomane ou lâche, voila comment l'on pourrait qualifier le personnage incarné par l'excellent Simon Rex. De retour chez sa mère et sa femme au Texas, Mickey a mis à profit ses attributs physiques pour faire une carrière à Los Angeles dans le porno, mais il est désormais sur la paille. A travers ce loser irritant, Sean Baker choisit l'humour pour dépeindre la nouvelle vie de Mickey à travers ses petits trafics et sa rencontre avec la jolie serveuse de Donuts (Suzanna Son). C'est très bavard, à l'image de son personnage principal, avec des scènes et des propos assez crus, et la durée du film est un poil trop longue Sinon. Simon Rex illumine, ou agace par moments, dans cette oeuvre grâce à sa prestation avec comme toile de fond les laissés-pour-compte de l'Amérique Trumpiste. Film plus engagé qu'il n'y paraît.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2022
Quand le film se termine, je me  dis qu'il m'a paru long mais que j'ai aimé les images de ce Texas ; puis je m'interroge, quelle finalité ?
C'est l'image figée de Texas City, vision résumée, condensée d'une certaine Amérique ; des personnages souvent caricaturaux et sans nuance : dealer, teenager rêveuse, paumé,  parasite ...
Mikey Saber n'est pas sympathique, ni antipathique. Sale type ? ou paumé  ?  Égoïste certainement et pleinement optimiste.  Le personnage n'est  pas assez barré pour vraiment  permettre  un film déjanté. Retour dans sa ville natale , mal accueilli, il cherche à rebondir en manipulant ; il est arnaqueur, limite pervers, il abuse les naïfs, les crédules, profite des  espoirs et des rêves. Mais que se passe  t'il d'autre  en fait ? Le film ne m'a pas emporté dans son délire trop raisonnable. Il m'a laissé au bord d'un rond point . Ça peut paraître antinomique mais c'est un road movie qui ne bouge pas . On reste sur place voire on tourne en rond.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2022
Excellente réalisation, acteur magnifique, bande-son très réaliste (la musique des raffineries !)
Mais, comme disent les Russes: "za chem?"
sandrine75
sandrine75

64 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2022
la première heure ça passe, mais ensuite c'est long, long. on m'avait promis du hilarant, je le cherche encore. si j'avais su je ne me serai pas fait avoir par l'affiche
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2022
Ça n'est qu'une litanie de performances pornos dont on se fiche. Les acteurs, pour la part inconnus sont convaincants mais le sujet méritait une plus profonde analyse, de même que la situation sociale des habitants du sud Texas. A ne pas mettre entre tous les yeux...
Marc L.
Marc L.

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juin 2022
On y un ex acteur porno plutôt dans la quarantaine, draguer, séduire et coucher avec une gamine de 18;
LA CLASSE QUOI
St Montipel
St Montipel

8 abonnés 152 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 octobre 2022
La critique plutôt positive m'a donné envie de voir ce film . Erreur, et il est confirmé qu'il de plus en plus difficile de suivre les professionnels du cinéma. Bref entre vulgarité et le néant ,il n'y a qu'une chose à dire s'abstenir d'aller dépenser son argent pour un tel film.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2021
Le coup de cœur du Festival de Deauville 2021 ! Sean Baker et Simon Rex nous ont mis la claque sensible, drôle et émouvante qu'on attendait. Ouverture sur Bye Bye Bye des NSYNC (le summum du tube ringard-attachant, pour ceux qui y ont échappé), avec Simon Rex en gros plan, ancien acteur porno, et assorti d'un titre suggestif (une "red rocket", dans l'industrie porno, désigne le sexe masculin en action...), on sent qu'on va voir un film atypique. Et atypique, Red Rocket l'est, dans le très bon sens du terme. Voici un véritable petit bijou de sensibilité et de tendresse envers les personnes fracassées de la vie, dont le personnage principal est instantanément adorable, qui repart avec les Prix du Jury et de la Critique, et les mérite amplement (ça n'est pas faute d'avoir voté pour qu'il obtienne aussi le Prix du Public... Dommage). L'intrigue est celle d'un acteur porno qui revient dans sa ville natale et se confronte à la mentalité méprisante ou moqueuse des gens sur son ancien métier. Comment se reconstruire, aller de l'avant, croire à une histoire d'amour, quand on a été si longtemps acteur de charme ? On se prend à rire franchement (surtout la seconde séquence "dénudée" sur le tube de NSYNC, un moment où toute la salle a explosé de rire), à s'émouvoir entre temps avec toutes les difficultés que rencontre le personnage (problème érectile dû à sa trop grande pratique, manque de confiance en soi, les gens qui jugent ce métier "impropre", la difficulté à trouver l'amour pour de bon...), à réfléchir avec ce côté "à la Shutter Island" qui nous a été confirmé ensuite en entretien avec le réalisateur et l'acteur (oui, c'est normal que les donuts changent de place en fonction des plans, que le prix soit exactement de 6,32 dollars alors que les commandes ne sont pas les mêmes, que la dernière scène emprunte tous les codes de la séquence rêvée... "Et si tout cela n'était qu'un rêve de Mikey, pour échapper à une réalité trop ingrate avec lui ?", nous suggère astucieusement Sean... Sacré filou, va, maintenant on va cogiter pendant des heures). Et surtout, surtout, surtout : on s'est vite pris à adorer Simon Rex dans ce personnage sur mesure, auquel il a beaucoup apporté par son expérience personnelle. Lui qui a touché à tout (interviewer pour MTV, rappeur avec Adrian Brody... oui, vous avez bien lu) pour finalement rester installé dans l'industrie du cinéma pornographique, et n'en sortir momentanément que grâce à la franchise des Scary Movie. Autant dire que ce film , écrit pour lui (Sean Baker ne voulait personne d'autre), devrait le lancer loin, tel un décollage immédiat qu'il mérite. Quand on le croise en chemise hawaïenne rose sur le festival, le bonhomme a le cœur sur la main avec tous ceux qui lui diront combien son rôle va changer les mentalités et montrer aux gens que les acteurs porno sont à mille kilomètres des clichés des "pervers accros au sexe", et au fond sont ceux qui ont tout à offrir à un drame puissant comme celui-ci. Il en est ému, et fier, on le comprend bien. Red Rocket est une petite révolution, qui passe tout en humour, en délicatesse et intelligence, reste une ouverture d'esprit qui a le visage de grand nounours de Simon Rex. On a adoré.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 851 abonnés 8 176 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2022
Mikey Saber, ex-pornstar, est de retour à Texas City, sa ville natale. Looser pathétique, il n’a pas gardé un seul ami, tous le déconsidèrent, sans argent, il n’a d’autre choix que de retourner vivre chez son ex-femme et sa belle-mère. Pour tenter de rebondir et se faire un peu d’argent, il tente tant bien que mal de trouver un travail…

Sean Baker (The Florida Project - 2017) continue de s’intéresser à « l’Amérique white trash » en nous emmenant à la rencontre d’un looser sans pareil (manipulateur, égoïste & mythomane), qui cache bien son jeu car sous ses airs de pote je-m’en-foutiste, se cache en réalité un « suitcase pimp », un proxénète qui, sans la moindre gêne, s’est fait du blé sur le dos de sa compagne (elle aussi issue du milieu pornographique) et qui tente de faire de même avec une adolescente qu’il va tenter d’embrigader. Entre débrouille, trafic de drogue et prostitution, cet antihéros va exploiter les failles et les faiblesses de celles et ceux qui l’entourent et ce, sans le moindre scrupule.

Red Rocket (2021) est une brillante immersion dans une Amérique que l’on ne voit que trop rarement au cinéma, celle des classes moyennes & précaires qui s’abreuvent des discours de Donald Trump (avant son avènement à la présidence des États-Unis en 2016), dans un Texas de laissés pour compte, en pleine déchéance. Texas City est une ville qui ne survie que grâce à son imposante raffinerie (elle est quasiment présente dans tous les plans, qu’on la voit ou qu’on l’entende, notamment avec cette alarme qui ne cesse de retentir).

A la distribution, on retrouve Simon Rex, peu voire pas connu du grand public, ce dernier a fait ses premières armes (comme son personnage) dans le cinéma pornographique (gay), avant de s’orienter vers le cinéma dit "grand public" à travers notamment quelques comédies parodiques (Scary Movie 3, 4 & 5). Il est bien évidemment la révélation du film, il campe à merveille ce looser pathétique (que l’on peine à détester). A ses côtés, on retrouve aussi Bree Elrod et la ravissante Suzanna Son.

Sean Baker dresse ici un magnifique portrait d’une Amérique en désuétude, les oubliés du rêve américain, exploités par un arnaqueur à la masculinité toxique, superbement campé par un Simon Rex exécrable mais pas détestable. Un personnage haut en couleur qu’il parvient à magnifier par sa présence et son charisme.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2022
Sean Baker signe une chronique sociale à la fois drôle et incisive sur l’Amérique des déclassés, à travers le portrait attachant d’un sex-looser magnifique de retour dans son Texas natal, interprété par l’excellent Simon Rex. 3,75
moket

660 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2022
Chronique d'une Amérique profonde avec ce portrait d'une star du porno déchue. Le ton est à la fois grave et léger pour un résultat plutôt fun et une belle composition d'acteur.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2024
Sean Baker aime visiblement filmer la misère sociale et le désoeuvrement. Mais il faut reconnaître qu'il le fait plutôt bien, et qu'une fois encore son film est emprunt d'humour, d'ironie et d'émotion.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2022
Toujours bien de voir des films américain mais pas hollywoodien. Mais celui ci montre une amerique profonde pas reluisante avec une série de personnage pas vraiment sympathique même pour le personnage principal et donc difficile de rester accroché a cette histoire.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2022
Une galerie de personnages et des dialogues qui font plutôt mouche, mais desservi par un scénario qui ronronne un peu trop dans son ensemble, dommage.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2022
La première chose à dire sur « Red Rocket », c’est que j’ai beau chercher, je ne vois pas du tout le pourquoi du comment du titre. Quant à l’affiche, je préfère ne pas en parler tellement elle est improbable. Pour faire court, ni le titre ni l’affiche ne donne la moindre idée de qu’est réellement le film de Sean Baker. La réalisation est un peu étrange, la musique est sous-exploitée (ce qui n’est pas un problème en soi mais c’est inhabituel), certaines scènes sans intérêts dure beaucoup trop longtemps, d’autres sont tellement bavardes que ça en devient pénible. Et puis le cadrage est un peu étrange, Baker use beaucoup de la technique consistant à positionner sa camera trop bas et filmer le vers la haut, c’est déroutant. J’imagine que cela doit avoir un intérêt, pour un film en compétition à Cannes c’est surement une démarche volontaire de filmer ainsi, même si personnellement cela m’échappe. Mais le problème numéro 1 du film de Sean Baker c’est qu’il parait interminable. Il dure 2h10 et franchement, on lui aurait enlevé 20 minutes qu’il serait déjà trop long ! 2h10 à suivre les aventures totalement pathétiques d’un type qui, malgré son physique avantageux et ses efforts, ne nous sera jamais sympathique. Simon Rex a beau faire tout ce qu’il faut dans son travail d’acteur, il ne parvient pas à camper un Mikey Saber autre chose que minable : viriliste, inconséquent, lâche, profiteur et pour tout dire, toxique, ce type est à fuir absolument, surtout quand on est une femme. Beau parleur et sur de ses prouesses viriles, il se sert des femmes dans tous les domaines, sans jamais avoir réellement de scrupules. Aux côtés de Simon Rex, on a toute une pléiade de comédiens peu connus comme Bree Elrod, Ethan Darbonne ou Suzanna Son. Je ne trouve rien à redire sur leur performance, mais ils ne sont pas aidés par un scénario qui visiblement tourne à vide après 20 minutes. La réalisation étrange et le peu d’empathie qu’on éprouve pour le personnage principal ne serait pas problématiques si on avait sous la main un vrai scénario qui va quelque part et qui nous tienne en haleine. spoiler: Voilà un type qui a passé 15 ans à Los Angeles à se perdre dans le monde impitoyable du porno et qui après avoir tout gagné, à tout perdu. On pourrait éventuellement creuser la dedans : une industrie sans scrupules ni complexe qui broie ses acteurs et surtout ses actrices ? Non, il n’en sera pas réellement question. Voilà un type qui revient dans son Texas natal et qui n’arrive pas à trouver du travail dans une petite ville sinistrée, entourée de raffineries. On pourrait creuser la dedans, dépeindre une Amérique en perdition, des texans jeunes et moins jeunes laissés pour comptes, sans assurance santé, sans autre perspectives que de travailler dans le pétrole ou dealer du shit. Non, il n’en sera pas réellement question non plus. Puisqu’on est en 2016, au moment des Conventions Démocrates et Républicaines, que l’on voit sans arrêt des images de Trump sur des TV perpétuellement allumées, des panneaux «Make America Great Again » fleurir, on pourrait creuser un peu la dedans, montrer qu’elle est là, sous nos yeux, cette Amérique que l’on le comprend plus, prête à voter comme un seul homme pour un type qui aggravera encore un peu plus sa situation. Mais non, là non plus, on se contente d’en faire une vague toile de fond. On préfère montrer un quadragénaire toxique baratiner une gamine de 17 ans dans l’espoir de l’emmener faire du porno à Los Angeles et du coup, se refaire la cerise sur son dos !
Si vous ajoutez à cela un certain nombre de personnage à la limite de la caricature (celui de June notamment, même dans « The Wire » on en voyait pas des comme çà !), on se dit qu’on est en train de perdre deux (très) longues heures devant un film dont on ne comprend décidément pas l’intérêt. Si encore c’était un peu drôle par moment, mais même pas… On peut se dispenser de « Red Rocket », en tous cas, moi c’est clair, j’aurais été mieux inspirée d’aller voir autre chose.
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