The Pale Blue Eye
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Tetsuo41
Tetsuo41

2 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2023
N'ayant pas lu la nouvelle, je suis parti en totale neutralité sur ce film.
Harry Melling (Neville dans Harry Potter) joue assez bien son rôle de jeune Edgar Allan Poe, il manquait juste un début de moustache...
On se pose 2-3 questions durant le film notamment au sujet spoiler: du livre donné à Landor avec plein de chiffres et mots et aussi le bout de message tenu dans la main du cadavre de Frei
.
Une fin intéressante, casting bien étoffé, ça se laisse regarder, j'ai passé un bon moment.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2023
Sur le papier, « The Pale Bue Eye » évoque fortement les polars militaires des années 80/90. Avec son intrigue de meurtre sordide sur un campus militaire (ici, West Point). Deux enquêteurs, l’un civil, l’autre soldat. Des gérants de la base/académie particulièrement rigides et hautains. Etc.
Sauf que le film se déroule en 1830, et que l’un des enquêteurs n’est autre qu’Edgar Allan Poe ! Un choix original mais à double tranchant. Cela permet d’ajouter une élégance poétique bienvenue aux dialogues, et cela renforce l’aspect polar gothique, proche de l’esprit de l’œuvre de l’auteur. Par contre, l’intrigue s’en trouve évidemment biaisée pour des raisons historiques, car il ne pourra être ni le coupable, ni une victime !
Visuellement, le film est réussi, jouant sur un gothique hivernal. A l’appui, brume et intérieurs (paraissant ?) éclairés à la bougie. Et il est porté par de très bons comédiens. Christian Bale en ex-inspecteur intelligent et froid. Harry Melling, excellent en Edgar Allan Poe littéraire, frêle et morbide. Et une série de bonnes têtes qui apparaissent çà et là (Toby Jones, Robert Duvall, ou Charlotte Gainsbourg !).
Par contre, l’enquête accuse d’un coup de mou en milieu de film, ne semblant aller que lentement dans une direction. Tandis que le tout dernier acte accumule beaucoup d’incohérences.
spoiler: S’il est de notoriété publique que la fille de Landor a été violée par des cadets de l’école, comment ses directeurs peuvent-ils l’embaucher pour une enquête ? Pourquoi Artemus et Lea sont-ils autant impassibles alors que clairement, quelqu’un essaie de leur coller des meurtres sur le dos ? Comprenant qu’il s’agit de meurtre, pourquoi le docteur n’a-t-il pas confronté ses enfants ? Pourquoi Poe cherche à défendre comme non meurtriers des gens qui ont tenté de le sacrifier ? Je passe sur le fait que Landor embauche Poe comme assistant, qui n’est pas vraiment dans son intérêt. Il y a bien une explication donnée à la fin (il cherchait à se faire attraper par quelqu’un qu’il respecte). Mais c’est poussif et surtout là pour justifier l’intrigue…

Bref, « The Pal Blue Eye » est un joli polar gothique, mais qui aurait mérité un écriture plus sérieuse de son final.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2023
Première production Netflix de prestige de l’année, « The Pale Blue Eye » demeure du très bel ouvrage fait avec soin et métier mais il déçoit tout de même quelque peu. Scott Cooper est pourtant un auteur remarqué et remarquable, capable d’asséner une fibre indépendante et une vision d’auteur à des projets dits hollywoodiens. Un artiste orfèvre d’un type de films en voie de disparition, les fameux long-métrages dits du milieu, peu importe le ou les genres qu’ils convoquent. Ceux qui ne font pas partie du sérail indépendant ou même indépendant option luxe comme tous les films à Oscars mais qui ne sont pas non plus des blockbusters à plus de 100 M$. Des productions accessibles à tous mais souvent pointues et produites à des coûts qui restent corrects. On l’a vu avec le drame musical « Crazy Heart », l’excellent film d’horreur « Affamés » mais également avec le polar « Les Brasiers de la colère » et le magistral western « Hostiles », d’ailleurs tous deux déjà avec Christian Bale qui signe donc ici sa troisième collaboration avec le cinéaste.

Justement, l’acteur connu pour ses prestations très physiques et exigeantes apparaît plus en retrait ici avec ce rôle de détective somme toute assez commun. Il est bon mais bien plus trivial qu’à l’accoutumée. Gillian Anderson, qui est tout de même une actrice douée pour tous les genres et à la filmographie flirtant avec le sans-faute, est même presque mauvaise ici dans un second rôle de femme de la bourgeoisie. C’est peut-être Harry Melling en Edgar Allan Poe qui tire ici le plus son épingle du jeu mais « The Pale Blue Eye » ne brille pas majoritairement par ses prestations de comédiens. L’atmosphère lugubre et hivernale créée par Cooper pour son film policier d’époque est en revanche très réussie. Les brumes de la nuit, des meurtres sadiques et gores et le cadre glacial de cette Académie militaire font ressortir un climat singulier, anxiogène et gothique du meilleur effet. Décors, costumes et une très belle photographie terminent de rendre cette œuvre très agréable à l’œil bien que la réalisation soit assez fonctionnelle et qu’on a connu Cooper plus doué (« Affamés » et surtout « Hostiles » en sont témoins).

Ce qui cloche dans « The Pale Blue Eye » est donc difficile à discerner mais la réponse est somme toute assez simple. Cooper (ou son scénario adapté d’un roman de Louis Bayard qui aime à mélanger personnes réelles ayant existé et fiction) ne sont guère palpitants. Et notamment sur le versant du suspense et de l’enquête policière. Le film est déjà un peu trop long et l’enquête prend bien trop son temps, elle manque de liant et peut-être d’une ou deux séquences mouvementées ou qui réveilleraient notre attention. Ensuite, le double final semble quelque peu tarabiscoté. La résolution de l’enquête fait virer ce film policier gothique vers un autre genre (le fantastique) de manière un peu maladroite. Quant au twist final qui clôt le film, il est vraiment inattendu mais se compare à un greffon tardif sur une intrigue qui semblait pourtant terminée. C’est donc également mal agencé à ce niveau et ces diverses errances narratives rendent ce long-métrage appréciable, regardable mais loin des espoirs placés en lui. Comme si ce film avait tous les ingrédients pour être génial mais que son exécution laissait fortement à désirer et surtout que son intrigue manque de vraiment nous captiver.

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ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juillet 2025
Un bon polar très original qui se passe à l'académie de West Point . Une bonne intrigue , un bon suspens , pour une réalisation très soignée, avec une qualité d'image et de couleurs très travaillé. Les acteurs sont bons , surtout Christian Bale qui donne toujours beaucoup de densité à son jeu.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2023
Un polar historique à suspense dans une ambiance brumeuse et gothique, peuplé de personnages forts et interprété par d'excellents acteurs, Christian Bale en tête évidemment. Si le rythme est un peu languissant, on se laisse emporter dans cette enquête mystérieuse qui semble tout droit sortie de l'imaginaire d'Edgar Poe.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2023
Si la froideur d’un Christian Bale dépressif est parfaitement à sa place dans cette enquête au milieu de froids décors enneigés, l’opposition avec le tempérament plus sanguin d’un jeune Edgar Allan Poe ne fonctionne pas. Malgré toute la sympathie que l’on peut avoir pour Harry Melling, son interprétation sonne toujours faux.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2023
Un début prometteur sur la scène de la country (Crazy Heart), de violents bras de fer avec la pègre rurale puis urbaine (Les Brasiers de la Colère, Strictly Criminal), de retour pour enterrer la hache de guerre (Hostiles) et pas vraiment à l’aise dans l’incarnation spirituelle d’un wendigo (Affamés), Scott Cooper prend étonnamment le virage serré vers Netflix. Avec le cadre du « Nom de la rose » dans le collimateur et le roman éponyme de Louis Bayard à l’esprit, il resserre l’étau sur une nouvelle fable, dont il continue de questionner l’héritage, à travers sa part d’ombre et de glace. Il prend ainsi conscience de la mesure littéraire de l’auteur, qui a su assimiler des personnalités d’Edgar Allan Poe et d’Eugène-François Vidocq sous sa plume. Il n’est donc pas étonnant de voir le cinéaste s’emparer d’une telle opportunité afin d’étudier la criminalité et la violence sous toutes ses coutures.

Dans la vallée de l’Hudson, à l’académie militaire de West Point, il n’y a que l’hiver et le froid pour nous accueillir. Un cadavre d’un jeune aspirant y trône, la corde autour du cou et c’est au détective local que l’on fait appel, afin d’élucider le meurtre qui entoure cette institution prestigieuse. Augustus Landor (Christian Bale) s’abrite ainsi dans une cage sentimentale, qu’on n’ouvrira qu’une fois le dernier mot posé sur cette affaire, mais avant cela, c’est tout un dédale de pistes qui attend le spectateur et le mordu littéraire, qui attend de voir son modèle d’inspiration à l’œuvre. L’enquête pousse ainsi ce père, sans enfant à abriter, à trouver du soutien du côté du jeune poète, Edgar Allan Poe (Harry Melling), encore méconnu et qui sera reconnu comme frère littéraire de Charles Baudelaire de ce côté-ci de l’Atlantique.

Le camarade de la victime ne recule devant rien pour se distinguer et faire-valoir son verbe, aussi brillant que décalé. Ce personnage vole ainsi la vedette à son associé, qui préfère puiser du côté rationnel de la science et de l’observation, au lieu de se laisser porter par le dynamisme romantique, voire macabre par instant. Malheureusement, le jeu du whudonit s’essouffle après une première partie rigoureuse, qui prend le soin d’analyser la structure institutionnelle qui irrite fortement Landor. Le cinéaste commente ainsi la même violence qu’il a déjà présentée dans ces précédentes œuvres, quand il se permet d’autopsier les corps, qu’ils soient encore chauds ou rigides. Le reste de l’intrigue tombe dans la facilité d’un mélodrame, qui ampute toute émotion ou suspense qui devaient cristalliser les enjeux psychologiques des personnages.

Le film se dissipe alors peu à peu, tel un fantôme dont on cherche à deviner les contours, sans succès. Il est d’ailleurs noté qu’Howard Shore est de la partie. Sa discrétion n’est qu’un argument de plus en faveur de cette longue affaire brumeuse, aux airs faussement glaciaux. « The Pale Blue Eye » évoque ainsi la chute du confort des colons américains, par le biais d’une culture de la violence et vengeresse, que certains continuent de piller à leur avantage. Si le propos est tenu dans un premier temps, on regrettera que cette piste, soit rapidement écartée, afin de se centrer sur le romantisme foudroyant de Poe. Cooper rend donc hommage au célèbre auteur de romans policiers qu’il deviendra par la suite, ce qui nous donne une folle et curieuse envie de se glisser entre les pages de l’écrivain, au lieu de maintenir notre intérêt autour des sapins enneigés et endeuillés par le caprice des mortels.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2023
Décidément, le style Scott Cooper ne m'atteint que moyennement, déjà avec Les Brasiers de la Colère et Hostiles, je me suis retrouvé perdu dans un faux rythme, c'est identique avec The Pale Blue Eye. Malgré un casting et des interprétations de qualité ainsi qu'une bonne réalisation et une ambiance intéressante avec une belle reconstitution d'époque, le temps se fait long. L'enquête est pourtant intéressante à suivre mais elle s'étire inlassablement. J'ai aussi, il faut le reconnaître, beaucoup de mal avec Harry Melling qui me fait toujours plus sourire qu'autre chose. Le métrage a des qualités indéniables mais il reste très difficile de rester concentré tout du long, heureusement la partie finale est très réussie et attise un net regain d'intérêt, un peu tard tout de même.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2023
Intrigue bien ficelée, mise en scène de qualité et photographie d'une grande beauté. Le casting est top. Une sorte de Sleepy Hollow moins rythmé mais agréable à visionner.
stallonefan62

373 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2023
Une enquête policière dans les année 1800 intéressante dans sa 1ère partie avant de devenir trop long dans sa narration avec un dénouement assez surprenant !! C'est le genre de film où la durée ne doit pas être excessive pour tenir en haleine mais 2h c'est trop !! Le casting n'est pas mauvais et la photographie léchée !!
dahbou
dahbou

247 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2023
Malgré son casting reussi, le film s ecroule au fur et á mesure que son intrigue se déroule. Tout cela se termine dans des twists toujours plus alambiqués pour ne pas dire ridicule.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2026
J'ai vu un film *The Pale Blue Eye* de Scott Cooper… qui nous entraîne dans les méandres brumeux l'Académie militaire de West Point au début du XIXe siècle... Ce lieu lugubre est le théâtre de crimes aussi sordides qu'énigmatiques. L'atmosphère gothique et un peu glauque est magnifiée par la photographie enneigée et onirique. On se croirait dans un livre d'Edgar Allan Poe — et pour cause, puisque le jeune poète y apparaît en personne, mélancolique et visionnaire, aux côtés de l'inspecteur Landor (Incroyable Christian Bale...), homme brisé portant le poids de ses propres fantômes.

Christian Bale incarne ce détective avec une sobriété remarquable, avec un état d'errance intérieure douloureux... Une âme hantée, oscillant entre passé douloureux et quête de rédemption. J'ai aimé la rigueur de la mise en scène et une fin véritablement inattendue... Parfois le rythme un peu lent, et quelques facilités scénaristiques pénalise le film...

Dommage que ce ne soit sorti que sur Netflix, ce polar historique ambitieux aurait mérité les honneurs d'une sortie dans les salles obscures.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2023
Aussi agréable soit-il de passer 2h en compagnie du génie Christian Bale, ce film immensément bavard m'a semblé interminable. Le plaisir de créer un film en costumes au début du XIXe siècle avec de l'ésotérisme (un peu comme Le Pacte Des Loups chez nous qui bouge un peu plus) est plus du côté de l'équipe que du côté spectateur...
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2023
J'ai eu du mal à accrocher à l'histoire mais les acteurs sont tellement bons que ça donne envie de le voir jusqu'au bout.
Harry Melling, en particulier est impeccable dans son rôle. Il l'interprète sans omettre de détail (le regard, l'attitude..), c'est très agréable à voir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 janvier 2023
Christian Bale retrouve son metteur en scène de « Hostile », film que j’avais énormément apprécié.
Ici, sous les traits de Landor, Christian Bale enquête sur un crime crapuleux à West Point.
Comme pour « Hostile », et dernièrement « Affamés », Scott Cooper aime prendre son temps. Temps qui traduit souvent la réflexion. Temps qui permet de créer une intensité. Et de la réflexion, il en faut pour conduire une enquête au sein d’une institution qui se veut irréprochable. A cela s’ajoute une ambiance gothique avec la présence d’Edgar Allen Poe joué par Harry Mailing.
Si ma petite idée sur l’identité de ou des meurtriers s’est confirmée, je dois avouer que je ne m’attendais pas à l’intervention d’Edgar Allen Poe ; il lui revient l’honneur de signer le twist final.
A voir en V.O si possible…
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