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Patrick astier
12 critiques
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4,5
Publiée le 23 avril 2025
Quelle magnifique réussite que ce premier film de Christopher Andrews ! Un thriller noir saisissant, qui met en lumière les plus sombres travers de l’âme humaine. Le duo d’acteurs principaux est tout simplement impressionnant, porté par un casting secondaire tout aussi juste qui permette à l'histoire de nous prendre du début à la fin.... c'est un grand OUI !
voilà un bon thriller comme on les aime ! âpre, tendu, qui ne vous lache pas de bout en bout, qui va creuser la noirceur humaine au fond du fond... le tout avec deux acteurs qui crèvent littéralement l'écran et des paysages à couper de souffle voilà un bon film qui fait du bien ! parfait par les temps qui courent...
Vous avez aimé As bestas et The banshees of Insihreen ? Alors vous risquez d'être très déçu ! Qu'est-ce qui peut sauver ce film qui ressemble plus à un pastiche par les Nuls du genre "Red is dead" qu'à un film fait par un Auteur, un vrai Cinéaste quoi ? En tous les cas, pas l'humour et la dérision : on sent bien qu'on est dans un lourd premier degré. Tout semble déjà vu, emprunté à d'autres réalisations, mais sans maîtrise. La caméra qui bouge ? Les plans rapprochés? La crasse et l'obscurité ? Les personnages mutiques et la chronologie déconstruite ? Oui, mais pourquoi faire si c'est juste parce que "ça rendait bien dans les films des autres" ? Le scénario extrêmement mince que l'on essaye de sauver en le rendant obscure et difficilement compréhensible, les personnages sans épaisseurs et parfois peu crédibles, la mise en scène souvent ridicule (les poursuites, et la dernière en particulier, sont assez risibles)... J'ai beau chercher, non, je ne trouve pas. Même Barry Keoghan qu'on avait tant apprécié dans The banshees of Insihreen et à qui on a l'impression que le réalisateur a demandé de refaire "un peu parce que j'aime bien quand tu fais ça", son personnage de simplet alors que ça ne colle avec cette histoire...
Une haine atavique oppose deux fermiers irlandais. Michael (Christopher Abbott) vit seul avec son vieux père handicapé (on reconnaît Colm Meany, second rôle récurrent du cinéma britannique et américain depuis quarante ans). Gary (Paul Ready) a épousé Caroline (Nora-Jane Noone, découverte dans "The Magdalene Sisters"), l'ancienne petite amie de Michael, et donné naissance à Jack (Barry Keoghan, révélée par "Dunkerque"). La haine entre les deux hommes dégénère en guerre ouverte après que Jack vole à Michael deux de ses béliers.
À deux semaines d'écart sont sortis deux films irlandais assez proches qui auront attiré les amoureux de l'île d'Emeraude comme moi. Le 30 avril, "Tu ne mentiras point" qui revient sur l'affaire du couvent de la Madeleine et une semaine plus tôt cet "As Bestas" gaélique. On se souvient de ce film espagnol sorti en 2022 au succès si mérité qui montrait comment la violence dégénérait jusqu'à un apex dramatique, dans les montagnes de Galice, entre un couple de paysans français expatriés et leurs voisins envieux du cru.
C'est la même logique qui est à l'oeuvre ici qui montre une escalade de violence. Chaque infraction appelle en retour une réponse, entraînant les deux familles pétries de haine dans une vendetta toujours plus meurtrière. Cet engrenage est raconté de deux points de vue, à la "Rashomon" (du nom du célèbre film de Kurosawa qui, le premier, a utilisé cette ficelle au tout début des années 50). Le film est coupé en deux en son milieu. Pendant la première partie, l'histoire est racontée du point de vue de Michael ; dans la seconde, elle est racontée du point de vue de Jack. Pas sûr que cette structure originale apporte une plus-value sinon celle de montrer que les torts sont partagés et que cette violence parochiale repose sur des malentendus - le film aurait tout aussi bien pu respecter la linéarité du récit, en se plaçant alternativement du point de vue des deux protagonistes.
"Le Clan des bêtes" est un film noir rural rugueux et captivant. Il lui manque toutefois un je-ne-sais-quoi pour le hisser au-dessus du lot commun.
Divisée en 2 points de vue (façon «Rashomon»), une histoire de bergers, de filiation pesante et d'escalade excessive de la violence qui a eu du mal à me convaincre et m'embarquer sur la durée, malgré une réalisation brute, le jeu tout en intensité rentrée de Christopher Abbott et une séquence d'ouverture marquante.
Une sorte de «As Bestas» irlandais, plus frontale mais plus en surface également.
Les mécanismes de la violence illustrés par la guerre couvante puis débridée entre deux familles d’éleveurs dans la campagne irlandaise. Pas extrêmement aguicheur sur le papier, mais tellement bien écrit et réalisé que l’on se laisse happer par ce thriller glaçant. La guerre des moutons fait mouche.
Très intéressant film de Christopher Andrews , âpre , rude et sans concessions puisque point de Happy End ici ! Ce 1er film du réalisateur impressionne par sa maîtrise esthétique, ainsi que par son art du suspense et de la tension ! Très intelligemment il confronte les points de vu en adoptant d'abord celui de l'un des protagonistes puis de l'autre !
Le scénariste a fait le choix de deconstruire le récit ce qui rend l histoire difficile à suivre. De plus c est filmé dans le noir et le tremblement de la caméra est aussi pénible qu inutile et prétentieux. Enfin la bande son qui se veut percutante est surtout épuisante. Très décevant et ennuyeux.
On démarre par une montée en tension et une intrigue captivante, le tout soutenu par des personnages énigmatiques. L'environnement rurale anxiogène et l'interprétation des acteurs nous immergent complètement dans l'histoire. Mais passé la première partie, le changement narratif pris par le film fait retomber l’intérêt jusqu'à un final décevant.
Christopher Andrews nous plonge dans la ruralité et décortique les mécaniques de la violence d’une manière aussi rustre que radicale. Des interprétations honorables et une intrigue efficace. Thriller haletant plutôt réussi.
En Irlande, la cohabitation entre bergers n'est pas d'actualité dans ce thriller. Michael s'occupe de son troupeau sous les yeux de son père malade. Quand des bêtes sont attaquées ou mutilées, la guerre est déclarée. En choisissant de filmer cette escalade de violence sous deux angles différents, Christopher Andrews livre un récit subtil avec une bonne dose de noirceur. Ce drame se jouant en famille ou entre voisins transpire la testostérone et la colère refoulée pour atteindre une intensité qui captive. spoiler: Dommage que le film se termine si subitement, laissant la place à de nombreux questionnements.
Dans ‘As bestas’ de Rodrigo Sorogoyen, des éleveurs arriérés et paupérisés faisaient payer à un couple d’étrangers leur installation réussie dans la région. Dans ‘Le clan des bêtes’, qui se déroule au fin fond de l’Irlande, ces mêmes éleveurs se tournent les uns contre les autres, sur fond de jalousie, de rancune et de haine cuite et recuite. On devine l’engrenage, les coups bas de plus en plus vicieux, les représailles de plus en plus sanglantes. On repère aussi les clichés : la femme est forte parce qu’elle n’a pas le choix, et elle seule pourrait arrêter la machine si elle se rendait compte de ce qui se joue en coulisses, tandis que l’homme, quel que ce soit sa génération, porte en lui la violence et les péchés du père comme une malédiction. ‘As bestas’ avait pour lui de fonctionner un peu comme un Thriller, et c’est sans doute ce qui manque à ce ‘Clan des bêtes’, malgré sa tentative méritoire de muscler et ensanglanter le drame à portée sociale.
Un film qui n’est pas mauvais, dans le cadre des magnifiques paysages irlandais mais où malheureusement trop de temps faibles et de longueurs empêchent de donner une critique positive. Cela se regarde mais non sans ennui à plusieurs moments …
A vu le film irlandais « Le clan des bêtes » (« Bring them down ») de Christopher Andrews. Le tempo allegro-furioso du film nous prend dès sa séquence d’ouverture vertigineuse. Le réalisateur surprend tout le temps par l’emplacement de sa caméra et par l’étrangeté de ses cadres. La mise en scène est totalement au service du scénario qui de la tragédie shakespearienne passe aussi par le thriller tout en frôlant le film d’horreur. Christopher Andrews utilise le principe de la caméra subjective à bon escient et nous fait revivre la même scène en changeant de point de vue sous forme de flashbacks réjouissants. C’est extrêmement habile et efficace. La musique pratiquement que des percussions, amène encore plus de tension. L’action se joue sur une vingtaine d’années, où comment un drame peut en amener un autre des années plus tard. La jalousie, la rancoeur, l’avidité, l’aigreur, la vengeance, la perfidie, le mensonge tous ces affects sont vécus par les personnages. En Irlande, Michael (Christopher Abbott) un berger en conflit avec le couple de fermier, Gary (Paul Ready) et Caroline (Nora-Jane Noone) voisin et leur fils Jack (Barry Keoghan excellent) voit son troupeau massacré, petit à petit il est pris dans un engrenage qu’il ne maitrise plus. La caméra est souvent au plus proche des visages des comédiens qui sont hallucinants de puissance tout en restant très sobres dans leurs interprétations malgré les sentiments extrêmes qu’ils doivent convoquer. Les humains sont filmés parfois comme des animaux sauvages et les moutons comme des êtres doux et inoffensifs (qu’ils sont). La beauté et le calme des paysages sont en constante contradiction avec le drame rocailleux qui se noue. Un film intense qui peut faire penser au tout aussi excellent « As Bestias » de Rodrigo Sorogoyen.
Un film radical, qui rappelle As Bestas. Cette fois ce n’est pas l’Espagne mais une Irlande rurale ou l’on parle dans une langue rugueuse , difficile à comprendre. Le film l’est aussi, rugueux. Violent. Cruel. Totalement sauvage. Le metteur ne se laisse jamais distraire de son histoire de famille et de vengeance, à tel point qu’on étouffe assez vite,,avec le sentiment que c’est un peu too luch. Du coup on perd un peu en attention et l’on attend la fin du massacre, faute d’un véritable enjeu. Reste une très belle réalisation, des plans somptueux même dans l’horreur et une interprétation au cordeau.