Bardo, fausse chronique de quelques vérités
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Val Entin
Val Entin

3 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2023
ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais qu'elle est triste cette époque où Spielberg et Inarritu ne sont plus rentables au point d'être relégué au second plan comme ça sur une plateforme de streaming...Babel, The Revenant, 21 grammes, amours chiennes....Birdman non de dieu, une leçon de cinéma, de mise en scène, de plans séquences etc...et bien Bardo(...) m'a perdu, l'enchaînement des scènes est bancal .. le film a peu de sens, mais en même temps nous suivons un personnage qui se perd...mais il y a une scène au début, un plan dans le métro avec un gars qui tient un sac avec de l'eau et des poissons dedans. échange de regards avec un gamin assis en face, et puis là, plan sur l'eau, et le gars se jette dans l'eau, nage dans le métro entre les sièges, puis il se retrouve dans un salon, puis plan dans eau de la maison sur la plage bref... du cinéma voila, c'est beau, poétique, invraisemblable mais voilà, t'as une caméra entre les mains tu fais quoi ? et bien Inarritu s'amuse avec les plans, la mise en scène, la réalité et puis...une sorte de cauchemar éveillé. Film à voir si vous aimez le cinéma au sens propre du terme, et puis juste pour que des réalisateurs comme Alejandro ne s'éteignent pas dans les méandres de l'oubli.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 janvier 2023
LA CRISE. N'est pas bouddhiste qui veut. Conjuguant le sublime avec l'ennuyeux, Alejandro est à l'agonie. L'ange de la mort s'éveille dans son esprit noyé. La sérénité ça sera pour une autre fois. Les Brigitte ont aimé.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2023
Le dernier Inarritu est donc sorti sur Netflix, dans une relative indifférence. Ce qui n’est pas étonnant quand on voit le contenu, qui ne plaira clairement pas à tous…
Inarritu livre ici une sorte de bilan semi-autobiographique. Il se focalise sur Silverio, un documentariste mexicain clairement calqué sur lui-même. Après des années passées aux USA, Silverio revient dans son pays, alors qu’il va être le premier latino-américain à recevoir un prestigieux prix journalistique états-unien. L’occasion pour lui de réfléchir à de nombreux points.

Je vais le dire d’emblée : c’est beau mais c’est long, tendance prétentieux.

La mise en scène est simplement magnifique. Une très belle photographie, jouant régulièrement avec des lentilles anamorphiques. Des plans séquences millimétrés. Et des idées oniriques aussi déjantées qu’inspirées.
Le scénario, c’est une autre paire de manche. Le bilan dressé par Silverio/Inarritu est un prétexte pour aborder des thèmes très variés : relation USA/Mexique, histoire passée et présente du Mexique, identité culturelle, migration, hypocrisie des médias, deuil parental, relation avec les parents, etc. Une sorte de fourre-tout de ce qui doit traîner dans la tête du réalisateur/scénariste, certaines scènes sentant clairement le vécu.
Le hic c’est que tout ceci nous est envoyé à la figure par des scénettes aux dialogues frontaux, qui tranchent avec la subtilité de la mise en scène. Et ces scénettes n’ont pas grand impact sur le récit… qui est par ailleurs très diffus, la trame n’ayant pas vraiment d’enjeu. La moitié des 2h40 aurait sans doute pu être coupée sans que cela ne nuise au propos. On a surtout l’impression qu’Inarritu se parle à lui-même. A l’image de cette séquence méta où son protagoniste répond à une critique crue que fait un confrère sur son documentaire, tentative grossière de désamorcer les futures critiques envers « Bardo ».
« Bardo » qui est donc un très beau film, bourré de sujets intéressants, mais guère palpitant, et très autocentré.
LaPoesiedAtitla
LaPoesiedAtitla

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2023
Une succession d’images magnifiques et d’idées de mise en scène pleines de créativité faisant appel à de l’onirisme.
Au delà de la beauté formelle et de la profondeur (néanmoins) du props, je me suis un peu ennuyé.
InêsM
InêsM

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2023
où est la réalité où est le rêve
passé présent futur se mélange
des airs de Birdman (artiste en dépression) kusturika (rythme rapide et effets poétiques) la vie est belle (humanité du personnage principal)
difficile de suivre le fil mais esthétique et caméra très inventive
critique de la colonisation du peuple indien au Mexique
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2022
Avant de recevoir un prix au Etats-Unis où il habite désormais un journaliste mexicain rentre dans son pays natal afin de trouver matière à écrire son discours. Film visiblement largement autobiographique d'Inarritu qui énerve franchement puisqu'il avait toute les cartes en main pour réaliser un chef d'œuvre mais qui passe à côté par son lyrisme pompeux et sa grandiloquence. C'est dommage car la mise en scène est souvent sublime, certaines séquences coupent le souffle mais au final on retient le côté prétentieux et trop verbeux de l'objet. Et à quoi ça sert de tourner un film en 65mm pour qu'il termine sur Netflix, une hérésie.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2022
A la fois grandiose et prétentieux, ce nouvel Iñárritu est une épopée surréaliste dans le psychisme d'un homme sans émotion.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2022
"Bardo" est visuellement magnifique grace au travail remarquable du directeur de la photographie Darius Khondji, même si l'usage exclusif d'un objectif grand angle donne quelque chose d'assez curieux. Inarritu ponctue son très - trop - long film de quelques rares fulgurances oniriques et surréalistes, 2h40 c'est beaucoup trop pour ce que ça a à raconter, il meuble en étirant des dialogues pas très intéressants. "Bardo" est une déception, la bande annonce promettait quelque chose d'assez dingue et on en est loin, c'est pour moi son moins bon film.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2022
L'an prochain, Alejandro González Iñárritu aura 60 ans. Et n'aura tourné que peu de films (5) entre 2000 et 2015, en s'éloignant de plus en plus du Mexique pour de lourdes productions internationales. Qu'il soit à un moment de sa carrière où il a besoin de faire le point et de revenir à ses racines semble évident à la vision de Bardo, sachant que Netflix lui a donné les (grands) moyens pour s'exprimer dans un film qui est son plus personnel et le plus libre sur les plans esthétique et narratif. Le héros de Bardo lui ressemble fort, un journaliste/documentariste qui s'interroge sur la célébrité, la famille; son rapport avec les États-Unis et puis, plus largement, sur l'histoire de son pays natal, jusqu'à convoquer la figure du conquistador Hernán Cortés. Cela fait beaucoup de sujets, même pour un long-métrage de plus de 150 minutes, et la salade mexicaine préparée par le cinéaste surprend par une fadeur occasionnelle et un net manque de fluidité dans un récit plus intellectuel que émotionnel et qui s'évade parfois dans des visions oniriques ou surréalistes (pas totalement felliniennes mais un peu quand même) qui ne sont pas toujours passionnantes. Bien entendu, il y a des fulgurances, car Iñárritu reste un grand styliste, et des scènes remarquables, pas nécessairement les plus sophistiquées d'ailleurs, à l'image de celle de l'aéroport, qui sent diablement le vécu. Impression mitigée, donc, et frustrante aussi, car c'est un film qui mériterait les plus grands écrans. A l'aube de la soixantaine, pourquoi le réalisateur de Babel, après cette mise au point un peu floue, ne repartirait-il pas avec un nouvel élan vers des fictions où son savoir-faire, son humanisme et sa créativité brillent de mille feux ?
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 octobre 2023
Netflix visiblement prêt à tout pour enrôler des cinéastes prestigieux a donné carte blanche à Alejandro González Iñárritu avec un budget conséquent pour faire un film introspectif sur ses rapports avec sa famille, le Mexique et sa carrière. La narration est répétitive avec une alternance entre des scènes surréalistes balourdes et des dialogues pesants et interminables.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 décembre 2022
Le réalisateur de « 21 Grammes », « Babel », « Birdman » ou encore « The Revanant » n’est plus à présenter, du moins sur la scène intermédiaire, qui le situe entre son pays d’origine et le pays voisin, voire d’accueil, de ses passions et ses désirs. Alejandro González Iñárritu est pourtant cet homme qui a migré vers les tabous californiens pour ne laisser paraître que l’ombre de lui-même en face de sa personne. Son approche est donc bien semi-autobiographique, à l’instar de nombreux cinéastes, qui peuvent se sentir perdus dans un océan ou une redondance de créativité. C’est pourquoi, il serait fastidieux d’accabler cette œuvre de réutiliser tout ce qui constitue la sève de son cinéma, fluide et dynamique, contrairement à son discours, plus dissonant et qui questionne également la légitimité de cette démarche introspective.

De retour à Mexico, certains y verront la nostalgie de « Amours chiennes », tourné plus de 20 ans auparavant. Et au détour de ce regard en arrière, sa caméra continue d’être au service du présent, métaphorisé par de nombreux effets de style, allant d’une vue subjective, jumelé à une perte de gravité, jusqu’à venir citer Luis Buñuel dans le ton merveilleux qu’il emploie, en harmonie avec la structure de chronique, propice à la juxtaposition d’émotions et de réactions, continuellement à la frontière du réel. L’alter ego du cinéaste mexicain, Silverio Gama (Daniel Giménez Cacho), est donc suivi de près, part une courte focale à grand-angle, qui désarçonne dans un premier temps, mais qui peine à renouveler l’étrangeté de ce dispositif, qui dévoilera rapidement ses limites. Les ruptures de ton peuvent évidemment accroître la force de ce cadre, qui joue avec la symétrie, que ce soit dans le rêve ou dans le cauchemar, des mondes de vie et de mort.

Il ne reste donc plus qu’à venir explorer la psyché du protagoniste, soucieux et inquiet de son statut en tant qu’ambassadeur culturel. Sa crise identitaire vient alors alimenter la confusion qui règne dans son esprit torturé, qui l’oblige à confronter ses traumatismes et sa famille. La charge mentale qui pèse sur le documentaliste l’amène ainsi à repenser sa narration, pour enfin se dévoiler, laisser couler ses sentiments en les cristallisant à l’image. Le titre du film jouait déjà sur une ambivalence, basée sur un précepte bouddhiste, qui évoque l’état intermédiaire entre la mort et la renaissance. Tout ce méli-mélo stylisé, entre l’histoire d’une nation qui perd son identité et un homme qui cherche son véritable reflet, justifie l’errance de Silverio, père de famille en deuil, à la fois d’êtres disparus, de sa notoriété qu’il ne contrôle plus et de ses origines. Cependant, il est bien seul dans ce no man’s land, à contempler son œuvre, très personnelle et qui encourage pourtant peu le spectateur à s’immerger.

Comme pour son protagoniste, Iñárritu ne cesse d’ouvrir des portes et de bâtir des ponts vers son passé. De cette manière, « Bardo : Fausse chronique de quelques vérités » viendra questionner sa part de créativité et de ses désirs en tant que cinéastes, dans un milieu factice qui lui semble détenir un certain charme et une certaine zone de confort. Il utilise la fiction pour raconter le réel, il le démontre de nouveau, mais en déchirant le voile sur ses cicatrices et sa mélancolie. Malgré le défaut de trop vouloir étirer son voyage, dont la destination ne peut qu’être le point de départ, le film parvient tout de même à entretenir la sensibilité, qui se déforme et se reforme, avec autant d’humour que d’amour. Reste à savoir si l’on est passif ou réceptif devant un spectacle dont la durée de vie est aussi limitée qu’un axolotl hors de l’eau.
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