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3,5
Publiée le 12 décembre 2024
Verre levè, observez le vin à la lumière, notez sa couleur et sa limpiditè! il sera gras, maigre, aqueux, sirupeux...Inclinez le verre et vèrifiez l'intensitè colorante à la couleur de la frange! Maintenant collez votre nez sur le verre, sentez puis posez le verre et aèrez le car l'oxydation ouvre le vin, libère ses arômes, son bouquet! Ressentez le puis dèguster, apprèciez et laissez vous guider vers cette touchante « dègustation » (2022), tournèe dans la belle ville de Troyes! D'après sa propre pièce de thèâtre, Ivan Calbèrac a rèpondu par une rèussite! Quand deux solitudes se croisent, ça peut donner un film agrèable et attachant! De l'humour, du romantisme et un couple talentueux (le caviste Bernard Campan et la catho Isabelle Carrè) qui se retrouve vingt ans après "Se souvenir des belles choses" (2002). Eh oui, quand la vie est un peu grise, ça fait du bien un p'tit coup de rouge...
J'aimerais beaucoup discuter avec certains critiques afin qu'on confronte nos avis concernant certains films. Prenons "La dégustation", le film que Ivan Calbérac a adapté de sa propre pièce de théâtre, Molière 2019 de la meilleure comédie. "Romance à l’eau de rose sans saveur" pour l'un, "adaptation fade et mise en scène illustrative" pour un autre, "film mollasson" pour un 3ème. Quand on voit certains films que les mêmes ne se privent pas d'encenser, on tombe des nues. En réalité, "La dégustation" réunit beaucoup de qualités : c'est adapté d'une pièce de théâtre et on ne s'en aperçoit jamais ; c'est une des meilleures comédies françaises de ces dernières années, on y rit sans aucune honte car ce n'est jamais lourd ou outrancier, c'est juste, parfois, un tout petit peu grivois pour les gens à l'esprit mal tourné qui ont la chance de comprendre ; ce film est drôle mais il est aussi émouvant et il aborde des sujets graves, comme l'addiction, le manque d'enfant, le deuil ; l'interprétation, qui reprend les comédien.ne.s de la pièce, est remarquable ; franchement, qu'est-ce que vous voulez de plus pour passer un bon moment ? Et puis, voir Isabelle Carré devenir complètement ronde lors d'une dégustation de vin, ça vaut le coup, non ?
Un petit cru cinématographique plutôt sympathique pour reprendre le jargon viticole. Associer le toujours impeccable Bernard Campan en caviste légèrement bourru à Ia douce Isabelle Carré en sage-femme catholique un peu naïve pour une comédie romantique autour des dégustations de vins est une jolie idée qui fait mouche. Elle nous offre un long-métrage pour le moins agréable, tantôt drôle et piquant, tantôt instructif mais aussi parfois un peu dramatique (son versant le moins réussi d’ailleurs, tant il aurait dû rester sur l’angle de la fantaisie sentimentale). C’est donc un peu le talon d’Achille de cette gentille histoire : si elle démarre sur les chapeaux de roue dans sa première partie, la seconde faiblit, patine un peu et devient bien plus consensuelle et classique.
Ces deux solitudes que la vie n’a pas gâtées, l’un par la faute d’une tragédie passée et l’autre par un manque insupportable, vont se rencontrer, se chercher et se désirer. Ce sont les meilleurs moments de « La Dégustation ». Les situations sont plutôt cocasses et amusantes et le tempo comique fonctionne à plein régime à travers des situations bien amenées, toujours justes et surtout dotées de répliques très bien écrites qui font bien marrer. La scène de la dégustation est, à ce titre (en plus de donner justement son titre au film), la séquence la plus réussie du long-métrage : instructive sur le vin et la manière de le savourer, bourrée de dialogues succulents qui tiennent en bouche et constituée de petits moments où le rire se déploie naturellement par le biais des réactions des personnages et de leurs interactions. C’est délicat mais aussi frais et rythmé comme une bonne pièce de théâtre. Ce n’est cependant pas la seule séquence qui vaut le coup d’œil et les rires, fort heureusement.
Néanmoins, une fois que les deux tourtereaux se sont trouvés, la machine se grippe un peu. Le scénario prend un tournant plus classique, récurrents de la comédie romantique, avec les embûches propres à ce genre avant que l’amour ne reprenne le dessus. C’est plus attendu, moins drôle et surtout ça patine un peu en longueur tout en perdant de son intérêt. Heureusement, « La Dégustation » n’est pas trop long et le charme des comédiens fait le reste. Pétillante et solaire, Carré est parfaite tout comme son partenaire, un peu rustre et maladroit mais plein de tendresse. Dommage aussi qu’une sous-intrigue prévisible et caricaturale avec un personnage à la limite du cliché s’insère inutilement dans le scénario (celui du jeune en réinsertion). Une petite bobine qui reste tout de même plaisante, avec son charme suranné tout comme un film aussi pétillant qu’un bon petit champagne!
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C'est tendre et très bien joué. Les 2 personnages sont parfaitement dans leur rôle. On passe un bon moment. Comme quoi pas besoin de violence, d'action ou d'effets spéciaux pour profiter d'une séance de cinéma.
Film léger, aériens, on voit que les 2 acteurs sont amis à la ville, joli couple au départ improbable et même si l'histoire est gentillette, on passe un bon moment, de plus j'adore le bon vin et la Bourgogne, je n'ai pas boudé mon plaisir
J avoue avoir ressenti un peu de déception en voyant ce film. En voyant les notes allo ciné , je m attendais à quelque chose de plus original. Le scénario est assez convenu , " gentillet " mais il tombe souvent dans des clichés et la caricature. Très bien joué par Isabelle carré , très douce et touchante
Je suis le réalisateur Ivan Calbérac depuis ses débuts avec « Irène » en 2001 et dernièrement il a pris l’habitude d’adapter ses propres pièces de théâtre en film et, comme pour « L’étudiante et Monsieur Henri » (2015), cette approche fonctionne plutôt bien avec une histoire solide, une interprétation de qualité et des dialogues qui font mouche. Je suis plutôt bon public pour les comédies romantiques et celle-ci correspond à mes critères sans être cependant extraordinaire.
"La Dégustation", comédie romantique française réalisée en 2022 par Ivan Calbérac d'après sa pièce de théâtre de 2019. Un film très bien réalisé. Un magnifique duo Bernard Campan / Isabelle Carré. Avec aussi Mounir Amamra et Raphaël Thiery. Une comédie, une romance, mais aussi des drames dans la vie de ces personnages. Un beau film, beau et touchant.
Au début du film, on se demande pourquoi on s'est laissé séduire par cette comédie au scénario écrit d'avance. Plus le film avance plus il s'enrichit et plus les personnages prennent de l'épaisseur. Un bon cru finalement que ce film avec de bons dialogues, une belle histoire et des acteurs tous excellents.
Un petit film mignon, tendre et plaisant. Tout tient dans le charme d'Isabelle CARRÉ/Hortense qui donne son pétillant et son émotion à cette tranche de vie.
Excellente comédie française comme on les aime, une belle histoire, une belle histoire, et une belle histoire… mais aussi, une réalisation rapide, efficace, et d’excellents acteur qui jouent juste !
Très agréablement surprise! J’y suis allée pour les acteurs sans savoir de quoi ça parlait et j’ai vraiment eu un coup de cœur. Le duo joue juste et nous émeut. L’histoire est belle et les sujets abordés d’actualité.
En adaptant au cinéma sa propre pièce de théâtre, Ivan Calbérac offre un film rempli de tendresse. Sorti en 2022, ce long-métrage aborde une multitude de thèmes (l’alcoolisme, l’insertion professionnelle, l'assistance médicale à la procréation, la religion, les SDF, etc.) avec en toile de fond une douce romance entre deux êtres perdus (Isabelle Carré et Bernard Campan). Le traitement superficiel de ces sujets de société est compensé par un ton volontairement léger qui évite toute forme de dramatisation. Le réalisateur vise clairement la comédie et non la critique sociale. Ajoutons à cela quelques touches d’humour et nous sommes devant un sympathique divertissement. Bref, pas un grand cru mais loin d’être de la piquette.
Une comédie délicieuse magnifiée par deux personnages hantés par leurs douleurs intimes: Isabelle Carré au charisme rayonnant et Bernard Campan qui ne se pardonne pas un lourd passé.