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Tanezir
44 abonnés
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4,0
Publiée le 31 décembre 2009
Contrairement à ce à quoi je m’attendais j’ai été vraiment agréablement surprise. Le début à été un peu lent et l’histoire longue à mettre en route pour au final pas grand-chose, mais cette histoire est assez captivante, je l’ai ressentie un peu comme une tranquille balade, une berceuse apaisante avec une musique assez envoutante. La photographie n’est pas géniale mais on ne peut pas en vouloir au film qui compense ce « défaut » par un jeu des acteurs plutôt riche. Attention peut-être à ne pas en faire trop cependant. Un autre bémol : certaines ellipses ne sont pas bien mises en évidence. D’un plan à l’autre on a quatre ans d’écart et on s’en rend compte au milieu de la suite et c’est vraiment dommage, un peu trop rapide à mon goût. Une agréable découverte.
La déchéance d'un bourgeois Indien mettant en scéne tout l'orgueil d'un homme. Un film lent pour apprécier chaque détail, un film dense pour souffrir avec l'acteur principal. Un beau film.
Une allégorie politique sur l'effondrement du monde des anciens princes indiens balayés par l'émergence des nouveaux riches. Le film décrit avec délectation et raffinement cet effondrement dû en grande partie à l'arrogance d'une caste jadis supérieure. C'est élégant, contemplatif et triste. Un film éblouissant.
Avec Le Salon de musique, Satyajit Ray compose une élégie d’une beauté sublime sur le déclin d’un monde aristocratique incapable d’accepter sa propre disparition. Le personnage de Biswambhar Roy fascine autant qu’il attriste, figure orgueilleuse qui s’accroche à l’art, au prestige et aux souvenirs comme à des remparts contre le temps. Ray filme les récitals musicaux avec une patience et une sensibilité exceptionnelles, faisant de chaque performance un instant suspendu où la splendeur passée semble brièvement renaître avant de s’évanouir. Derrière la chronique sociale, le film devient une méditation universelle sur la vanité, la nostalgie et l’illusion de pouvoir retenir ce qui nous échappe. Un chef-d’œuvre d’une mélancolie souveraine, où chaque note de musique paraît accompagner l’agonie silencieuse d’un monde condamné.