Géant
Note moyenne
4,0
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74 critiques spectateurs

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Elgringo
Elgringo

2 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2022
James Dean dans un rôle cousu main pour lui , rock Hudson parfait pour la répartie et Elisabeth Taylor magnifique pour la romance , a eux trois ils magnifient le film sans oublié les comédiens qui gravitent autour . Quand à la photographie c est du grand art . A voir et à revoir .
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 950 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2021
Géant pourrait quasiment apparaître comme un diptyque, la seconde partie se faisant contre-point de la première et exposant les conséquences des agissements antérieurs. Nous constatons ainsi les deux trajectoires inversées des deux antagonistes masculins tandis que les enfants réagissent à la double éducation reçue; si chaque scène se justifie par son dessein moral et psychologique, la présentation de la deuxième génération se révèle moins intéressante, d'autant que les contours des personnages se montrent plus flous que ceux du couple parental, flamboyant et dense. Car au-delà du portrait critique d'un Texas enfermé dans ses préjugés et ses relents esclavagistes se dessine la peinture d'une héroïne en lutte contre les pensées misogynes et pour le libre développement de la sensibilité de ses enfants (songer à la scène très avant-gardiste du repas de Thanksgiving!). Ces études de caractère sont soutenues par une excellente mise en scène où cadrages, détails et jeux de regards révèlent parfois plus que les mots (l'exemple des enfants déguisés en cow-boy au ranch et en Indiens dans la maison maternelle le symbolise particulièrement) tandis que les paysages sont élégamment mis en lumière. Outre la valeur sociétale et historique de l'intrigue se manifeste le talent des comédiens, de la puissance d'Elizabeth Taylor à la complexité de Rick Hudson en passant par le charme magnétique de James Dean. Une œuvre qui atteint ses ambitions techniques, analytiques et réflexives, quitte à manquer parfois de souffle émotionnel. A visionner pour un cinéphile!
Fêtons le cinéma

862 abonnés 3 744 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2020
Il n’est pas anodin qu’un film nommé Giant s’achève sur le visage d’un jeune enfant, cadré en gros plan, né du mariage entre « deux races » – comme l’indique Jordan à son épouse. Du géant à l’enfant, du gigantisme d’une exploitation pétrolière aux nouveau-nés qui jalonnent cette odyssée familiale sur trois générations, chacune faisant subir au modèle paternel un infléchissement sévère. Aussi le long métrage de George Stevens pense-t-il l’irruption de chaque nouveau personnage jusqu’alors étranger au microcosme Benedict comme une menace planant non seulement sur les possessions, mais surtout sur la lignée et son nom. Giant s’intéresse à l’intégration, qu’il décline de diverses manières selon le point de vue adopté : elle est perçue comme un élan naturel de la part de Leslie, elle-même fraîchement débarquée du Maryland, de Jordan fils qui épouse une femme d’origine mexicaine ; elle apparaît comme une contamination, et donc comme un danger, pour des Texans soucieux de conserver leur mainmise sur le territoire, conservatisme tout entier incarné par la réussite individuelle de Jet Rink bientôt rebaptisé « Jetexas » du fait de sa richesse. Un nom-état pour un personnage qui représente l’idéologie texane dans ce qu’elle a de plus grandiloquente et éphémère – le phénix se brûle rapidement les ailes au point de s’écrouler lors de sa soirée d’inauguration. Le film avance en démolissant les grands discours sur la race supérieure, l’éloge de la terre de ses ancêtres, l’hymne des confédérés devenu piste musicale sur laquelle on se tabasse dans un diner, les prénoms donnés en hommage au père, grand-père ou autre édenté de la famille, pour défendre un service de la patrie axé sur le travail, le sacrifice de soi, tenu hors de toute considération relative à la couleur de peau ; et l’intégration ne constitue rien d’autre qu’une manière de partager les valeurs américaines, offrant à ceux nés ailleurs une chance de renaître ici, en Amérique. Giant est donc un film qui, en épousant le mouvement générationnel de l’odyssée familiale, corrige la notion de grandeur américaine. Une grandeur qui n’est pas à chercher dans la réussite matérielle ou financière, mais dans la remise en cause de ses idéaux au nom de l’humanité et de sa défense, valeur dont il importe aujourd’hui de continuer à en rappeler l’importance. Il est porté par d’excellents acteurs qui réussissent à mûrir avec les personnages qu’ils interprètent, offrant une évolution psychologique aussi complexe que précieuse. Une œuvre immense, pour ne pas dire géante.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 774 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2020
Géant c'est autant en emporte le vent en charentaises!!!
C'est lent et mou. Ça manque cruellement d'énergie et de souffle mais ça se regarde en dégustant le thé !!!!
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2020
Dans un Texas en pleine mutation et régit par de riches propriétaires terriens, une femme de caractère et de bienveillance va agir comme un élément purificateur envers un mari étroit et borné (Rock Hudson, très bon). Il serait réducteur de considérer uniquement « Géant » comme étant le dernier film de James Dean, tant cette longue fresque familiale est prospère. Mais bien plus que ce rôle mythique de garçon de ferme et futur magnat du pétrole, il faut reconnaître que celui, solidement tenu par Elizabeth Taylor, reste la pièce maîtresse du film de George Stevens.
Ricco92
Ricco92

293 abonnés 2 347 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2019
Géant est surtout connu pour être le dernier film où apparaît James Dean (il se tua en voiture pendant la postsynchronisation du film, ce qui obligera à faire doubler certaines de ses séquences par la voix de l’acteur Nick Adams). Toutefois, ce comédien de génie n’est qu’un personnage secondaire dans cette épopée familiale de plus de trois heures (on peut même se demander si Dennis Hopper, encore peu connu, n’est pas plus présent à l’écran que lui) dont les deux principaux rôles sont tenus par Elizabeth Taylor et Rock Hudson.
On suit, en effet, l’évolution d’une famille texane à travers plusieurs décennies qui est à mettre en parallèle du développement du pétrole dans cet état (cela explique que le film est souvent considéré comme un précurseur de la série Dallas).
Mais ce changement économique spoiler: (créant des nouveaux riches comme Jett Rink, interprété par James Dean, qui passe du statut de looser touchant à celui de gros industriel assez détestable)
n’est pas le seul thème abordé par George Stevens. En effet, Géant possède un discours antiraciste très prononcé et assez courageux pour l’époque aux États-Unis. spoiler: Leslie, originaire du Maryland, état du Nord, s’oppose ainsi très régulièrement au conservatisme texan et aide à faire évoluer progressivement son mari qui passe progressivement d’une mentalité traditionaliste (il veut absolument que son fils reprenne ses terres derrière lui) et ségrégationniste, reprochant à celle-ci de ne pas se comporter en colon, à une plus grande ouverture d’esprit allant jusqu’à l’égalité totale entre les peuples (il faut dire que le mariage de son fils avec une mexicaine va beaucoup l’aider dans cette évolution).
Si c’est le racisme anti-mexicain qui est mis en avant, on peut penser sans problème que George Stevens l’associe au racisme anti-noir spoiler: comme le montre une des premières séquences où un serviteur noir se retourne lorsqu’il entend Leslie dire que le Texas a été volé aux mexicains
.
De plus, l’évolution des mentalités passe aussi par l’évocation de la sexualité. Si le couple principal dort toujours dans des lits séparés (comme l’exige le code Hays), de nombreux sous-entendus évoquent des relations sexuelles entre hommes et femmes. Celle-ci est également visible par la présence d’un couple mixte blanc-mexicaine qui aurait été impensable une dizaine d’années auparavant (La Flèche brisée et son couple blanc-indienne est évidemment passé par là).
D’un point de vue purement cinématographique, George Stevens offre une réalisation empreinte de classicisme mais néanmoins splendide spoiler: (on peut notamment noter la séquence où le fils Benedict se confie à sa mère alors que parallèlement une des filles de la famille en fait de même avec son père)
et offre des paysages d’une grande beauté. Les acteurs, quant à eux, sont tous parfaits et arrivent à rendre crédible le vieillissement de leurs personnages (il fallait oser faire dire à une Elizabeth Taylor, alors âgée de 24 ans, qu’elle et son mari sont la vieille génération).
On pourra donc regretter que le décès de James Dean est souvent l’élément le plus retenu de ce film car Géant est une magnifique fresque familiale possédant toutes les qualités du classicisme hollywoodien mais étant également le symbole de l’évolution de la mentalité américaine de cette époque.
que du cinéma
que du cinéma

7 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2019
Film épique où on passe d'un paysage à l'autre. Film qui fait voyagé en plein Texas avec des personnages hauts en couleurs. A voir
christophe M.
christophe M.

11 abonnés 483 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2018
un classique incontestable de l'Amérique du début du XXe. Un film qui montre comment on peut facilement fonder une fortune aux États-Unis et un film humaniste qui dénonce le racisme.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 110 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2018
Très (trop) long : 3h20. Le film aurait mérité une coupe d'une bonne heure au moins. Ultra académique dans sa forme, il y a tout de même un point de vue plutôt original et intéressant dans la composition du couple que forme Hudson et Taylor. À ma grande surprise, James Dean n'a qu'un second rôle alors que l'on représente toujours ce film avec sa gueule d'amour en avant. Ceci dit, il a un talent fou et perce littéralement l'écran quand il apparaît.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2018
Porté par un trio d'acteurs exceptionnel - Elizabeth Taylor, Rock Hudson et James Dean, dont c'est le dernier rôle avant sa mort tragique dans un accident de voiture, le 30 septembre 1955 - Géant raconte sur près de trois heures le destin mouvementé d'une riche famille texane, les Benedict, et l'ascension de leur ennemi Jett Rink. Histoires d'amour, de rivalité, de trahison, d'élévation sociale, de frustration, de désillusions... beaucoup de sentiments s'entrechoquent dans cette superproduction hollywoodienne qui évoque la mutation du Texas après la découverte des champs de pétrole, et qui n'oublie pas de décrire le racisme anti-mexicain et l'évolution du rôle des femmes dans les sociétés patriarcales du sud des États-Unis. Une fresque monumentale dans laquelle on se laisse embarquer bien volontiers.
Fabien S.

693 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2018
Un très grand film classique. James Dean incarnait un jeune protégé d'un riche propriétaire interprété par Rock Hudson. Un chef d'œuvre. Une belle mise en scène. Le dernier grand film d'un jeune acteur meurt trop vite. Une grande épopée dans le monde américain.
py314159
py314159

2 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2017
Chronique d'une famille texane sur près de 40 ans, Géant est un film épique. Avec son casting de stars, il ne manque de moments de bravoure mais il est trop long. Il évoque la montée du pétrole dans l'économie texane et le racisme envers les mexicains. Bon film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 janvier 2017
Un bon film avec des moyens techniques déjà remarquable pour l'époque. Les acteurs sont grandioses et interprète bien leur rôle.
Une Amérique en développement que l'on nous montres dans cette fresque intéressantes. Un démarrage quelques peu assez long puis une deuxième partie qui reprend des couleurs pour finir par un final superbe
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2017
Géant est un très beau film.
L'histoire est très prenante. Le film retrace magnifiquement l'histoire du Texas le cours d'une à deux générations : ses évolutions économiques, démographiques, sociales, … à travers les yeux de trois individus.
Les acteurs sont très bons. Il n'y a pas vraiment de surprise concernant Elizabeth Taylor et James Dean dont le talent n'est plus à prouver à la sortie de ce film. J'ai trouvé Rock Hudson, que je ne connaissais pas auparavant, excellent.
Les maquillages sont plutôt bons et arrivent à rendre à peu près crédibles (même si le subterfuge est facilement perceptible) les marques de vieillissement sur le visage des acteurs (puisque le film retrace la vie des personnages principaux entre environ les âges de vingt et soixante ans). Les décors sont convaincants.
Par contre, le film est d'une longueur à la limite de l'indécence (3h 20, autant avoir du temps devant soi).
C'est une vraie épopée.
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2016
Un riche propriétaire terrien texan, conservateur des traditions familiales d’élevage, de machisme et de ségrégation ethnique, épouse une jeune femme libérée et progressiste de la côte Est. Ils mettront des années à comprendre chacun ce que signifient tolérance et évolution. Un de leurs pauvres employés se voit hériter d’un petit lopin de terre aride, qui s’avère pétrolifère et fera en quelques années de lui l’homme le plus riche du pays. Mais y a-t-il assez d’envergure et de sérénité en lui pour assumer un tel pouvoir ? Le fils ainé infligera au sérail la gifle consistant à épouser un Mexicaine, induisant par là un progressif basculement de bord du scandale.
Cette longue fresque familiale de 3H20, datant de plus de 60 ans, s’étalant sur 50 ans et deux générations, est précurseur des sagas familiales qui s’hypertrophieront plus tard en séries télé qui n’en finissent pas. L’histoire narre des destins qui s’entre-bouleversent tout du long, dans le cadre de l’évolution texane de ses mœurs, son élevage intensif, son explosion pétrolière d’après-guerre, et sous fond permanant d’apartheid à l’encontre des Mexicains. Aventures sentimentales et progressions de plusieurs personnages différents et attachants, joués par Rock Hudson, Elisabeth Taylor, Dennis Hooper en jeune premier, et dernier film avec James Dean.
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