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tuco-ramirez
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2,0
Publiée le 1 septembre 2023
Décidemment, il faut que j’arrête de visionner les films du japonais Koji Fukada. Celui-ci est le 9ème de ce jeune réalisateur encensé par la critique à chaque sortie et mon 5ème ; c’est à chaque fois une déception devant des films dont je ne comprends l’engouement car je ne comprends pas le message et la finalité. Dans cette chronique familiale dont le cinéma nippon raffole (et moi aussi bien souvent !!!) ; au tiers du film Fukada convoque le drame. Ce dernier est le fondement de son scénario sur la famille et les liens amoureux, mais que faire avec cela tout en gardant de la finesse ? Entre atonie et construction narrative pataude, on décroche dans la seconde partie jusqu’à un twist final incompréhensible qui devrait être signifiant par rapport au sujet abordé ; mais dont a bien du mal à trouver le sens. Les thèmes s’empilent (religion, culpabilité, famille, mort, amour, solitude, mensonge,…) ; certains nous touchent, un instant ; puis s’évaporent. C’est à l’image des plans dont on finit par retenir quelques belles idées et surtout 15 premières minutes nous faisant penser que l’on va passer 2 belles heures devant ce film ; mais on finira par être indifférent par ennui. Kijo Fukada, je boycotte, pas qu’il soit mauvais, mais son cinéma me semble de marbre. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un mélodrame japonais élégant et sensible sur une famille recomposée touchée par un drame terrible. Le film est intéressant dans la mesure où il ne tombe pas dans le manichéisme où ses personnages et son histoire pourraient l'amener. Koji Fukada filme les visages et les situations avec pudeur et la photo est magnifique. L'histoire est très triste mais des moments drôles donnent du charme et de la personnalité à un film qui refuse de tomber dans une vision glauque de l'existence. Cela n'empêche pas une cruauté dans les rapports humains où le sentiment de protection envers une personne fragile mène à des désillusions terribles. Beau film sur les excès dans la culpabilité, Love Life émeut beaucoup dans cette superbe scène sous la pluie où Taeko (Fumino Kimura) comprend qu'elle se trompe en voulant se racheter à tout prix.
Film délicat sur un couple au Japon et leur évolution suite à la mort d'un enfant. Ton assez grave et mélancolique tout au long du film. La vie à deux semble être un fardeau, où se glissent quelques non dits, des réapparitions et des souvenirs du passé.
Remarquable film pas facile à aborder, où la vision de l'amour est très négative, mais les personnages sont victimes de leur incapacité à aimer et jamais tournés en dérision, ils sont victimes d'une situation qui leur échappe.
Belle découverte de un cinéaste japonais que je ne connaissais pas et qui en est pourtant à son dixième film … Comme ses illustres prédécesseurs Ozu et Kore-Eda, il nous plonge au cœur d un des thèmes préférés du cinéma japonais : la famille, et jette un regard sur la société qui l’entoure. L’autre nation de ce regard cinéphile sur la famille est bien sûr le cinéma italien. Mais à la différence des chefs d’œuvres transalpins, on est ici rarement dans la comédie, le sarcasme ou le cynisme. Cette fois on est même dans le drame ( certains critiques ont même parlé de mémo mais je ne trouve pas que Koji Fukada en emprunte les codes) Il nous plonge dans une famille atypique, recomposée et dysfonctionnelle, tout y passe ; beaux parents hostiles, handicap, drame familial, retour envahissant des ex. Raconté ainsi , cela peut ne pas donner envie … mais ce serait oublier la force d’un scénario très riche, fertile en rebondissements , lune mise en scène habile qui sait parfois prendre son temps, parfois opter pour l’elipse, une réalisation qui ne cède jamais à la facilité du flash back mais qui nous bouleverse avec des plans magnifiques : le reflet du soleil sur un balcon, une femme qui danse sous la pluie, un baiser défendu. Et surtout le souvenir d’un enfant inventif, si attachant. C est très émouvant, jamais appuyé, toujours intriguant et surtout cela ne cherche pas à plaquer une morale sur cette description d’une femme japonaise libre A découvrir !
Ce très beau film, d'une grande délicatesse, nous embarque dans son univers fait de petits riens et de grands basculements. L'image est recherchée, les plans, les points de vue caméra aussi. Tout contribue à nous faire entrer dans la vie de cette famille, partager leurs joies et leurs tourments.
Le réalisateur signe un vrai mélodrame entre un Douglas Sirk et un Kinji Mizoguchi. Il y a ainsi tout un pan de la société japonaise qui s'impose dans cette histoire qui peut être compliqué à comprendre ou à accepter par un occidental. Ainsi, après le drame, les âmes meurtries se retrouvent dans un flou émotionnel et complexe. Outre le jeu des "chaises musicales" on est bluffé par un scénario qui aborde autant de sujets sans jamais dévier de sa ligne directrice, avec entre autre la langue des signes, la dimension sociale, la famille recomposée... etc... Le tout dans un récit fluide même si certains passages restent plus ou moins agaçants ou peu compréhensibles mais qui sont surtout dus à notre vision sans doute trop occidental ; comme les pardons et les excuses systématiques pour tout, les discussions qui ne se poursuivent jamais, cette impossibilité ou cette incapacité à parler... etc... Mais d'un autre côté on aime cette finesse et cette sensibilité qui évite tout pathos avec des détails plus ou moins subtils comme la fuite du chaton ou la double vie. Le voyage au sein du Japon n'est pas pour rien non plus dans l'intérêt qu'on porte à ce mélo qui reste sur le fond universel et déchirant même si les non-dits sont un poids lourd et fatidique. Site : Selenie.fr
Un évènement tragique remet en question la vie d’une femme. La chanson finale du film donne la morale qui peut être un peu naïve en vérité. Malgré le distance, je t'aimerai toujours. Cependant le ton du film et l'émotion que l'on ressent sont suffisants pour plaire. C'est touchant et beau.
Je découvre Koji Fukada avec "Love Life". Un drame japonais sensible, à la fois beau et difficile. Les relations humaines (deuil, amour, famille,... ) entre les différents personnages y sont au centre de cette intrigue. Le film est intéressant sans être passionnant. Peut-être un peu trop froid au niveau des émotions. Le cinéaste ne tombe toutefois pas dans la surenchère mélodramatique et aborde un tas de sujets de manière suffisamment intelligente et subtile. Agréable sans être vraiment marquant.
Avec finesse, subtilité et sobriété, ce film décrit admirablement les différentes réactions face au drame. Un scénario assez malin malgré quelques longueurs.
Voilà un film dans la pure veine du cinéma japonais dont Hirokazu Kore-Eda serait la figure de proue. Ce cinéma tout en sensibilité, qui prend son temps pour se focaliser sur les rapports humains. Qualifié de mélodrame par son réalisateur, il est préférable de ne pas trop en dévoiler l'histoire et que le spectateur se laisse surprendre par le scénario, très bien écrit, et mis en scène avec beaucoup de finesse, comme de la dentelle.
Faux film de deuil, le long métrage est davantage un film sur les fantômes du passé et sur les difficultés à avancer, voire même à exister pour certain(e)s dans une société Japonaise toujours plombée par les traditions patriarcales. C'est également une réflexion intéressante sur la difficulté à communiquer, à se comprendre, à verbaliser ses émotions, notamment à travers l'utilisation de trois langues dans le film, la langue des signes, le japonais et le coréen, qui, à chaque fois, permettent le rapprochement de certains pour en exclure d'autres. Le langage comme une possibilité de rompre, au moins temporairement, avec sa solitude.
La subtilité de la mise en scène, qui mise davantage sur l'évocation et le non dit, peut toutefois entrainer quelques problèmes de rythme et un sentiment de longueur mais le film est suffisamment intelligent pour parvenir à maintenir l'intérêt du spectateur par des trouvailles scénaristiques ou de mise en scène, toujours au service du sens.
Fukada n'a pas été très inspiré avec ce drame où la dureté des situations, des dialogues, des regards, s'avère totalement plombante. Le film navigue du début à la fin dans cet océan de morosité léthargique duquel rien ne semble émerger, jusqu'au dénouement salvateur.
Un mélodrame d’une remarquable acuité dans son écriture des personnages tout en nuance dont le regard derrière la caméra du réalisateur nippon Koji Fukada est empreint de douceur et d’empathie sans qu’il n’ait jamais besoin de forcer son trait. En effet, ce récit autour d’amour, de deuil et de mensonges tire sa force de la composition d’une distribution au jeu subtile autant que dans sa réalisation distancée au sein de laquelle le silence et le hors champ sont tout aussi éloquent que les dialogues. Un beau drame épuré maniant les émotions sans verser dans le mélo facile.
Je n’avais pas vu le précédent film de Koji Fukada, le dytique Suis-moi je te fuis/Fuis-moi je te suis, mais c’est un réalisateur que je trouve passionnant depuis que je l’ai découvert en 2017 avec Harmonium... tout en haut de mon top films cette année là.
Ici, il est encore question de rapports familiaux, de non-dits, de secrets du passé qui refont surface. Comme chez Kore-Eda et d’autres cinéastes japonais, il se dégage immédiatement beaucoup d’humanité dans ce long-métrage, mais aussi beaucoup de pudeur et de retenue de la part des personnages, tous filmés avec finesse par Fukada.
Des hommes et des femmes qu’il met en scène dans un univers très contemporain, avec cette capacité à mettre de la beauté et de la douceur là où l'on n'en trouvera pas forcément de prime abord, comme avec cet ensemble d’immeubles ou vit le couple. C’est là tout l’art de la mise en scène, à la fois discrète et subtile, d’un réalisateur qui a choisi comme thème central de son film, la difficulté à communiquer. Un beau mélodrame à la fois simple et touchant. https://www.hop-blog.fr/love-life-film-de-koji-fukada/