Film typiquement japonais autour de la famille et des relations amoureuses; filmé en quasi huis clos dans un petit appartement familial. C'est très lent mais on ne s'ennuie a aucun moment (...si tant est qu'on aime le cinéma japonais et pas Mission Impossible :-)) .Bien joué, bien filmé , un beau film émouvant qui vous transporte ailleurs
Love Life, la dernière œuvre de Kôji Fukada est un film à voir. on retrouve une certaine maîtrise de la mise en scène et de l'écriture. Le film peut paraître long surtout au milieu en fonction des goûts de chacun mais si on s'accroche bien à cette histoire plus que prenante on ne peut que passer un bon moment. La rupture, la perte d'un être cher et la culpabilité sont les thèmes dominants et soulève un réel questionnement. C'est le genre de film où l'on sort sans mots de la salle de cinéma et c'était bien mon cas.
Love Life est d’un richesse rare, il traite avec finesse des multiples relations qui ne sont ni toutes noires ni toutes blanches comme dans l’Othello, mais bien colorées, ou du moins contrastées. Il pose aussi plein de questions sur de grand thèmes comme l’amour, l’acceptation, le pardon, etc. sans qu’on ait de réponses tellement ces thèmes sont entrecroisés. C’est un méli-mélo de sentiments qui traverse les personnages, où on ne sait pas vraiment qui est l’arroseur et qui est l’arrosé.
Fumino Kimura interprète son rôle très justement, ainsi que le font les autres acteurs & actrices qui l’entourent. Ce mélange entre langue orale et langue des signes, ainsi que l’idée de mixer culture japonaise & coréenne ponctuent le long-métrage, même si ce n’est pas le plus fort point (d’exclamation)!
Le cadre est, comme dans la plupart des films japonais, théâtralisé sans être pour autant très beau, peut-être que c’est ce qui fait que le film peut peser par sa lenteur à certains moments, comme le plan final interminable…
L'histoire est pas mal on découvre la culture de ce pays l'actrice principale est attachante par sa bienveillance envers les sans abris surprise par ce qui va arriver par la suite on est touché par l'événement par contre j'ai trouvé que c'était un peu trop long.
Voilà un film dans la pure veine du cinéma japonais dont Hirokazu Kore-Eda serait la figure de proue. Ce cinéma tout en sensibilité, qui prend son temps pour se focaliser sur les rapports humains. Qualifié de mélodrame par son réalisateur, il est préférable de ne pas trop en dévoiler l'histoire et que le spectateur se laisse surprendre par le scénario, très bien écrit, et mis en scène avec beaucoup de finesse, comme de la dentelle.
Faux film de deuil, le long métrage est davantage un film sur les fantômes du passé et sur les difficultés à avancer, voire même à exister pour certain(e)s dans une société Japonaise toujours plombée par les traditions patriarcales. C'est également une réflexion intéressante sur la difficulté à communiquer, à se comprendre, à verbaliser ses émotions, notamment à travers l'utilisation de trois langues dans le film, la langue des signes, le japonais et le coréen, qui, à chaque fois, permettent le rapprochement de certains pour en exclure d'autres. Le langage comme une possibilité de rompre, au moins temporairement, avec sa solitude.
La subtilité de la mise en scène, qui mise davantage sur l'évocation et le non dit, peut toutefois entrainer quelques problèmes de rythme et un sentiment de longueur mais le film est suffisamment intelligent pour parvenir à maintenir l'intérêt du spectateur par des trouvailles scénaristiques ou de mise en scène, toujours au service du sens.
Love Life est un film japonais racontant l’histoire de Taeko, son fils Keith et son conjoint Jiro. Ce long métrage dont la bande annonce réclamait de ne rien dévoilait de l’intrigue pouvait laisser supposer une intrigue incroyable… laissant poindre la déception une fois le film visionné. C’est sympathique mais pas révolutionnaire.
Un peu déçue par le scénario mais bien filmé. Je ne me suis pas ennuyée pendant ces deux heures. A la fin j ai même ri quand on comprend que l un des personnages est un toquard manipulateur et que l héroïne s est fait avoir encore une fois... On se demande d ailleurs comment elle a pu être séduite, entre les deux hommes de sa vie comme on dit, "y a pas photo !". ..
film ennuyeux, on attend toujours qu'il se passe quelque chose , c'est long, long, des visages lisses sans expression aussi bien dans la joie que dans le chagrin . 2h pour nous faire comprendre que quoiqu'il se passe, la vie continue, c'est plat et super ennuyeux, on ne comprend pas les éloges des "spécialistes ". NUL de NUL
Si les 40 premières minutes, réussies, laissent supposer qu'on va avoir affaire à un film de grande qualité, la suite malheureusement déçoit.
" love life" se délite peu à peu ( le dernier quart d'heure relève un peu la tête) en proposant un scénario qui s'étire inutilement en raison d'un contenu trop évanescent.
Un couple recomposé perd accidentellement le fils de la jeune femme. Le scénario porte notamment sur la culpabilité, la difficulté du choix et du chemin à suivre dans son existence, la résilience et l'acceptation de son destin ( d'où le titre).
Si l'on se réfère au jeune cinéma japonais, Fukada n'atteint pas et de loin, le niveau de perfection d'écriture des films de son compatriote Hamaguchi.
On a l'impression que le cinéaste hésite sur son propos, ou ne parvient pas à communiquer ses intentions avec suffisamment de sens de la précision.
Ceci dit, " love life" se laisse voir, mais sans susciter ( à mes yeux du moins) d'émotion. Cet opus du cinéaste, ne m'apparaît pas comme indispensable à voir, car trop inégal pour susciter mon adhésion véritable.
Un petit bijou de finesse et de délicatesse ! Du superbe cinéma japonais comme on aime avec des personnages de la psychologie des histoires d'amour et de famille et de vrais axes de réflexion sur la vie. A déguster :-)
Ai vu le très beau film du réalisateur japonais Kôji Fukada "Love Life". Une histoire intimiste et originale autour de la cellule familiale qui peut être anxiogène et imprévisible. Sa construction est assez proche du jeu des chaises musicales mais l'idéal est d'en savoir le moins possible sur le scénario tant celui-ci contient des rebondissements tous plus inattendus les uns que les autres. Aucun pathos, aucune mièvrerie, rien n'est jamais souligné et l'émotion nous cueille à des moments très fortuits. La mise en scène est elle aussi très subtile, souple et originale. La moitié du film se déroule dans un minuscule appartement et Fukada regorge d'idées pour ne jamais tourner en rond. Une vraie prouesse. L'autre grande réussite de ce film est l'interprétation de Fumino Kimura qui porte tout le film sur ses épaules avec beaucoup de délicatesse, de retenue. Sa façon d'alterner plusieurs formes de langage avec fluidité est une vraie performance. Un vrai dépaysement de deux heures où la jeune génération japonaise emprisonnée entre tradition et modernité se perd mais aussi rebondi. Assurément un des meilleurs films actuellement sur les écrans.
C'est un film de somnolence comme il y a Indiana Jones, film d'action. La somnolence, trouée par des dérangements auxquels on ne s'attend jamais dans la vie, à la différence de l'action. Il n'y a ni de quoi s'étonner ni de quoi se nourrir.
Ce film c'est comme ouvrir un dictionnaire ou mieux, surfer sur internet. Des sujets s'imposent (c'est l'aspect surprise), ils vous interpellent, parfois ils vous touchent, puis ils s'en vont (la famille, la mort, l'amour, la culpabilité, la solitude, la religion, le mensonge).
Par exemple : sur la belle mission de protéger l'autre ; plus simplement, sur le besoin de se parler dans les yeux (le mec en est incapable) ; ou encore, après une mort soudaine, quand on entend : "tout le monde veut vite s'habituer a un monde sans lui [...] les gens te diront d'avancer, ne l'oublie surtout pas, car cette épreuve fait partie de ta vie"... Mais les sujets s'évanouissent... Par évaporation, ou parce que l'ubuesque surgit.
Dehors tout est gris, alors on continue. Comme ce film, qui a l'art de magnifier l'ordinaire de la vie, dont c'est le décor à la fois changeant et permanent.
"Quand la tristesse devient joie"... Ils le disent. Mais ça s'expérimente, ça ne peut pas se raconter. La chanson du générique de fin est là pour positiver : "Même si tu ne me souris pas, reste en vie avec moi"...
Plongée captivante dans la culture japonaise, avec pour thème les façons diverses des personnages d'aborder un deuil brutal et ce en fonction de leurs histoires personnelles. Un peu long, un peu lent mais dépaysant.