Avis : The Barber : l'homme qui n'était pas là - Page 3
The Barber : l'homme qui n'était pas là
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QBN
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1,5
Publiée le 23 juillet 2016
Je me demande pourquoi les frères Coen ont autant de succès. Je trouve leur film inintéressant, j'arrive pas a accrocher, j'arrive même pas a savoir si c'es le fond, la forme ou les deux que je n'aime pas.
J'ai bien aimé ce film. C'est le 2e des frères Cohen que je vois. J'ai l'impression qu'ils aiment beaucoup la mort de leur personnage! Dans tout les cas, ce film m'a fait passé un bon moment: intrigue, humour décalé. J'ai apprécié!
Un film bien singulier comme les frères Coen en ont le secret. La mise en scène est précise, dans un superbe noir et blanc. Il est question d’un coiffeur qui pour monter une affaire monte un chantage où les choses finiront par déraper, incarné par un taciturne Bill Bob Thornton dont la voix narrative berce tout le long-métrage. D’une grande élégance.
D'ordinaire j'adore les frères Cohen, pour avoir vu une bonne partie de leurs réalisations. Les acteurs sont bons et bien choisis, le personnage principal est atypique, l'ambiance des années 40-50 est bien retranscrite, la bande son est pas mauvaise du tout, le côté noir et blanc est intéressant. Mais ... qu'est ce que je me suis ennuyé. Franchement, l'histoire est trop simple et je trouve que l'on a vite fait le tour. Presque deux heures pour raconter ce scénario, je pense que c'est un peu trop. Pourtant, à la base ça partait super bien car rien ne dépasse, le sens du détail est présent, il y a des "gueules", une certaine ambiance s'installe mais tous ces bons points ne rattrape presque pas le seul défaut de ce film. C'est bien dommage mais je ne peux que dire que j'ai trouvé le temps long. Cela ne m’empêchera pas de regarder d'autres longs métrages de ces fameux réalisateurs mais sur le coup, je suis déçu. Tout simplement pas le meilleur. 11/20.
Il est plutôt barbant ce « Barber » en fait. Un film très surestimé à mon avis. Quand on pense qu’il a été ex aequo à Cannes pour le mise en scène avec « Mulholland drive » de Lynch, je n’ose le croire ! Ce n’est pas un mauvais Coen, ils s’en sortent plutôt bien dans le genre film noir en général mais la narration nonchalante de Billy Bob Norton pèse vraiment sur le rythme de la mise en scène déjà au ralentie. Y’a rien à dire, c’est très bien filmé mais c’est l’histoire qui ne m’a pas passionné. C’est un peu gros, ce coiffeur qui va faire chanter son ami pour investir dans ce projet sentant l’escroquerie à plein nez, j’adhère pas. Et le meurtre et les affaires judiciaires sont encore plus incrédules. Bref, ça se regarde mais ça ne restera pas gravé dans les annales…
Histoire extraordinaire d'un homme ordinaire, The Barber est l'un des tout meilleurs films des frères Coen à ma connaissance et à ce jour. Billy Bob Thornton est prodigieux dans un personnage qui ne fait que refléter le vide de l'existence humaine et l'incapacité de répondre aux questions qui le hantent. La caméra des frères Coen est toujours aussi inquisitrice, toujours aussi serrée sur l'objectif, sans laisser au spectateur la moindre liberté de regarder autre chose que ce qu'elle leur impose. Le scénario est très travaillé et soigné jusqu'au moindre détail, de même que la photo, en noir et blanc, références (au polar) obligent. Un grand film.
En rendant un certain hommage aux films noirs des années 1940 ("Tueurs à gages" et "Le dahlia bleu", tous deux avec Alan Ladd (immortalisé dans "L'homme des vallées perdues"), ont été visionnés par le directeur de la photographie pour un rendu le plus esthétique possible), les très écletiques frères Coen livrent une histoire bien ancrée dans le contexte des 40's, à savoir un coiffeur qui veut pimenter sa vie d'homme marié dans des affaires d'argent sale et dans laquelle la justice à du mal à faire son travail. Véritable réquisitoire contre la justice américaine, Bill Bob Thornton ("Armageddon") excelle dans son rôle impressionnant de coiffeur. Chaque partie de son visage illuminée tour à tour l'impose comme un acteur charismatique de premier plan sans aucun doute. Ensuite, même si le scénario s'égare et s'embourbe dans le genre policier et judiciaire, le film se laisse regarder en dépit d'une réalisation-narration complètement molle, lente, et donc forcément désagréable au possible. La construction de "The Barber" en pâtit, ce qui rend un décalage entre l'interprétation de Thornton et de la mise en scène. Cela dit, ça se laisse regarder jusqu'à la fin. Messieurs les frangins, je n'ai vu que "No country for old men" que j'avais super bien aimé, et ce n'est surement pas votre dernier film que je regarderai, soyez en assuré ! A noter : "The Barber, the man wasn't here" a reçu le Prix de la mise en scène à Cannes en 2001.
Ce qui est bien avec les Frères Coen c'est qu'ils font prendre des sentiers au spectateur que celui-ci n'aurait pas idée d'emprunter autrement et sans qu'il se pose de question, on suit tout simplement... Donc on suit ce film sans ennui, sans réfléchir ce qui s'avère au fond un pamphlet ironique contre la peine de mort, de savourer le noir et blanc velouté, les dialogues fluides, les personnages décalés, les rebondissements imprévisibles, le jeu des acteurs, le ton mélancolique de l'ensemble baigné dans du mélancolique Beethoven. A noter une mémorable Scarlett Johansson qui ne m'a jamais autant troublante érotiquement sous des airs de fille sage. Une oeuvre étrange, bizarrement apaisante, qui se regarde comme une sorte de songe éveillé.
Un grand film noir à l'ancienne, pleine d'ironie, de références et de bonne idées. Le scénario est habile et fluide et la lenteur du film est suave. Et n'oublions pas un casting splendide, Billy Bob Thornton en tête, absolument magnifique en coiffeur zen.
Oh les Coco vous avez encore frapper fort, enfin vous aviez frapper fort car ce film date de 2001 mais quel bonheur de voir un film policier comme eux seuls savent les faire, avec un Billy Bob Thornton incroyablement parfait, une Frances McDormand toujours aussi génialement ravagé, un regretté James Gandolfini grandiose, un excellent Jon Polito, un génial Michael Badalucco, un superbe Richard Jenkins, un splendide Tony Shalhoub et une jeune et déjà très talentueuse Scarlett Johansson, autant dire qu'un casting en or plus un scénario en or plus une réalisation et une bande son en or ne font pas un film de bronze au contraire, et les Coen tout génie qu'ils sont l'ont bien compris et c'est pour ça que tout leurs film sont si monumentaux, the barber est encore une preuve de leur Génie.
Un polar à l'ancienne en noir et blanc magistralement mis en scène par les frères Cohen avec élégance, esthétisme et intelligence. L'utilisation de la voix off pour suivre le cheminement intérieur de ce coiffeur, homme quasi invisible et quelconque, qui se retrouve embarqué dans la spirale du chantage et du meurtre. Billy Bob Norton géant, à la Boggart , sobre et charismatique malgré son inaction, emporté malgré lui par les évènements qu'il subit avec placidite mais contrôle de ses émotions. Scarlett Johansson dans un petit rôle, déjà envoûtante. Un diamant noir, superbe exercice de style réalisé avec maestria.
The Barber, l’homme qui n’était pas là (The Man who wasn’t there), 2001, des frères Coen, avec Billy Bob Thornton, Frances McDormand et…une petite débutante, Scarlett Johanson. La forme de ce film (inspiré des films noirs des années 40) m’a autant séduite que le fond : esthétique glaciale, au service d’une belle intelligence dans le traitement de l’absurde qui conduit une parodie de L’Etranger (Camus) droit dans le mur, ou plus exactement sur la chaise électrique. Mais quand le Meursault de Camus « meurt sot », l’anti-héros des Coen, qui nous la joue magnifiquement étranger au monde et à lui-même, aura au moins tenté sa chance (parce que le hasard la lui proposait) pour sortir d’une vie lamentable en extirpant du fin fond de sa personnalité, une once d’audace. Ca ne lui a pas été facile, au coiffeur trompé qui, en plus, souffre de devoir supporter les tronches de demeurés de ces clients, que les coupes tendance n’arrangent pas, et ça lui sera fatal. Il y a un décalage génial entre le classicisme du film épuré, en noir et blanc, et les personnages, Ed Crâne en tête, mus par des ressorts psychologiques qui balayent la palette du minable au surréaliste. Plus les actes sont lamentables, plus les images sont belles, plus les évènements nous tirent vers l’amorce d’une émotion, plus la mise en scène s’aseptise. De ces oppositions, mettant en relief des dialogues soignés, et des silences terriblement parlant, naît un humour distancié, élégant, qui signe une très belle œuvre, nettement moins déjantée que d’autres productions des Coen.
Magnifique. Je ne m'attendais pas à un film aussi bon en insérant le DVD. Dieu sait que j'aime les frères Cohen mais je ne pensais pas que ce film qui paraît anodin dans leur filmographie serait un tel chef d'œuvre. Dans l'habitude des réalisateurs, c'est un film qui parle d'une personne normale qui se retrouve dans une situation incontrôlable. Cependant en plus d'être normal, notre héros est invisible, absent aux yeux de la société et de ses proches et c'est finalement son plus grand malheur. La mise en scène se fait sur la voix off monocorde du coiffeur qui raconte les faits avec une passivité et une compréhension tout à fait compréhensible. Tout comme lui, on est exaspéré par la stupidité du monde qui l'entoure, un monde fait de petits capitalistes rapias qui veulent contrôler leur monde sans réfléchir. Un monde de con dépeint une fois de plus par les frères Cohen mais cette fois avec un beau ton et un noir et blanc qui rajoute à l'atmosphère. Un film chargé d'émotions dont l'attirance peut être inexplicable. Non franchement, c'est magnifique, j'ai passé un bon moment de cinéma, un beau moment de cinéma.
L'anti-héros de cette histoire narrée à la 1ère personne ressemble à un détective privé tout droit sorti d'un film des années '40-'50, habillé de cette manière, parlant (peu) de cette manière, fumant de cette manière, en noir et blanc. Concrètement, pourtant, il est à l'exact opposé du cliché viriliste à la Humphrey Bogart. Il subit. Sa femme, son boulot, son patron, le patron et amant de sa femme, la veuve de celui-ci, sa belle-famille, l'escroc qui l'arnaque. The Barber est une histoire sordide dans une routine qui ne l'est pas moins, celle de petits boutiquiers qui rêvent juste d'ouvrir une autre boutique.
Ed s'emmerde et ne parle quasiment pas, entouré de gens qui parlent trop de choses inutiles. Et Ed rêve d'un nouveau départ, actionnaire majoritaire d'une boutique de nettoyage à sec ou impresario de la fille de son ami, celle qui joue gentiment des sonates de Beethoven.
On sait l'importance des points de vue chez les frères Coen. Cette fois, le film est entièrement tourné selon celui du personnage principal, qui subit ce qu'il a engendré comme il a subi sa vie. On retrouve ainsi l'absurde kafkaïen et la satire sociale chère aux réalisateurs, avec un détour assez malsain du côté de chez Nabokov et Kubrick, un autre du côté de chez Camus. Notons que l'histoire se déroule à Santa Rosa où Hitchcock, autre figure inspiratrice des deux frères, situait l'action de L'Ombre d'un doute.
Au final, c'est un film des frères Coen, bourré de références, lent mais jamais ennuyeux, une chronique du dérisoire, un conte moral immoral.
Encore un excellent film des frères Coen porté par un talentueux et charismatique Billy Bob Thornton. Petit polar sombre digne du cinéma des années 50 ou des romans de Jim Thompson. Tony Shalhoub et Frances MacDormand sont également très bons sans oublier la présence charmeuse de Scarlett Johansson. Une perle de noirceur, de photographie. Très bon film noir au charme suranné.