Avis : The Barber : l'homme qui n'était pas là - Page 5
The Barber : l'homme qui n'était pas là
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liamsi
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4,0
Publiée le 27 mars 2018
Un film à la touche unique même dans la filmographie des frères Cohen, l'histoire avance à un rythme apaisant sur fond de musique classique ce qui est paradoxal pour spoiler: une histoire de meurtre . Certains moments poussent à réfléchir philosophiquement parlant et on a même droit à des retournements de situations. Bref du très bon Cohen !
Le meilleur film des frères Coen jusqu'à ce jour selon moi. Je l'ai déjà vu 5 fois depuis le début de l'année et je ne m'en lasse pas, bien au contraire. Ce film noir est tout simplement somptueux, c'est comme une machine infernale qui emporte le héros dans une lente descente aux enfers après que celui ci l'ait enclenchée par sa seule signature, sans la moindre marche arrière possible. Le sous titre "l'homme qui n'était pas là" est plus que jamais approprié vu que ce pauvre coiffeur, par son comportement passif et son impuissance face à l'enchaînement des évènements, semble hors du coup, voire complètement abscent des péripéties le concernant directement. Si la trame de ce drame est assez classique, son traitement est unique, tant au niveau des personnages soumis à la sauce Coen que de la mise en scène intensifiant pleinement l'aspect dramatique du propos avec le noir et blanc et un air de piano tranquille mais aux connotations très sombres. Comme d'habitude, l'humour noir si cher aux 2 frères est de pair. Enfin, on peut saluer la performance de Billy Bob Thornton qui tient ici le rôle de sa vie dans ce chef d'oeuvre absolument magistral signé de la main de mes réalisateurs favoris. Mon film préféré jusqu'à présent. DIVIN!!!!!
Les frères Coen n’avaient pas réussi avec O’Brother à faire un film à la hauteur de l’excellente doublette Fargo – The Big Lebowski de 1996 à 1998. The Barber en est-il le digne successeur ?
Alors que les frères Coen cherchaient à faire un vrai film noir et non plus une comédie macabre comme leurs trois précédents films, force est de constater qu’on arrive dans une période où leurs films ne marchent plus aussi bien qu’avant. En effet, on peut considérer The Barber comme le début de la descente de la carrière des deux frangins du Minnesota. Abandonnée la tendresse envers les débiles qu’ils présentaient dans leurs films, ici les personnages sont tous des salopards qui méritent totalement ce qui leur arrive. Impossible alors pour le spectateur de rire avec les frères Coen ou même de s’investir émotionnellement dans une histoire d’une froideur infinie. C’est très dommage car le film est remarquablement bien mis en scène. Tout se répond parfaitement et la photographie est absolument magnifique. De plus, les acteurs sont franchement excellents : Billy Bob Thornton est génial, Frances McDormand et Scarlett Johansson sont vénales à souhait et Tony Shalhoub est parfait en excellent avocat. Le film offre même une belle apparition d’Adam Alexi-Malle.
The Barber est un bon film, sans aucun doute. Mais c’est surtout un film si froid qu’il est impossible de s’attacher aux personnages, ce qui est assez dommage.
Un film surprenant de la part des frères Coen qui abandonne le ton loufoque et décalé pour une austérité à la limite de l'académisme. La mise en scène est soignée mais le parti pris de donner au film une lenteur reflétant la personnalité du personnage principal (par l'utilisation du noir et blanc, par des scènes de silence, par des morceaux de piano...) m'a pas particulièrement plu, tout comme le délire sur les extra-terrestres ou l'obsession de Carl pour la jeune pianiste. Sinon, le scénario est plutôt pas mal et les acteurs sont excellents (Billy Bob Thornton en coiffeur taiseux, l'habituée Frances McDormand, James Gandolfini échappé des "Soprano", Tony Shalhoub épatant en avocat...). En bref, un film pas mal mais je préfère les frères Coen de "Intolérable cruauté" ou "Ladykillers".
Avec son très beau noir et blanc, l'époque à laquelle il se passe, et sa voix off, "The barber" est une référence évidente aux films noirs des années cinquante. Comme presque toujours, les Coen proposent un film original, bien réalisé, au scénario très travaillé. Et on se laisse séduire par cette histoire de chantage aux conséquences dramatiques imprévues.
Parfois, on ne sait pas trop à quoi s'attendre d'un film des frères Coen, ces derniers lorgnant souvent vers quelque chose d'inclassable. On pourrait bien dire que The Barber fait partie de cette catégorie. En effet, je trouve que le film ne fait pas grand chose pour aider le spectateur à entrer dans son univers, avec des scènes "bizarres" (sur les martiens!!), un manque de puissance dans les images... Et surtout, j'ai eu vraiment du mal à savoir s'il fallait regarder ce film avec sérieux ou bien avec un second degré. Bref, ce n'est pas superbement définit... Par contre, et c'est là que The Barber l'emporte, le casting est excellent (imposant Billy Bob Thornton), il y a une ambiance musicale hypnotique et surtout un noir et blanc de toute beauté, qui nous permettent de ne pas décrocher une seule seconde malgré ce que j'ai dit précédemment. Bref, un film à voir pour se faire une idée !
Les frères Coen se donnent un malin plaisir à revoir et corriger tous les genres de l'histoire du cinéma! Ici, le film Noir! Et tout y est! Ils s'en donnent à coeur joie. Déjà dans un scénario béton presque aussi bien ficelé que celui de Barton Fink. Ensuite pour une mise en scène Néo noir avant de partir dans un délire onirique avec une soucoupe volante. Bref tout est là pour l'éclate cinéphilique sauf que voilà Billy bob Thornton ça passe mal! Ce n'est pas forcément le meilleur choix pour se rôle là.
Magnifique! un rythme et des images magnétiques, je suis resté scotché. Un bon dosage du scénario à l'alambic Cohen (toujours délicat) permet au film de garder une véritable cohérence. En prime le film ridiculise la justice américaine.
The Barber vaut d'être vu pour l'intelligence de sa mise en scène et de son scénario empêchant l'ennuie au bout de 2H ! J'aime bien Billy Bob Thornton ici excellent encore une fois, Frances McDormand fidèle à elle même, excellente également. Un film assez pessimiste sur la nature humaine très bien maitrisé par les frères Cohen, qui comme à leur habitude, arrivent à y rajouter la dose d'humour qui a aussi fait lmeur marque de fabrique. Cependant le film peut paraitre mou par moment sur 2h quand même.
"The Barber : The Man Who Was Not There" ; l'homme qui n'était pas là, voici sans doute la meilleure épithète pour définir le (anti) héros Coenien. Les cinéastes ont toujours privilégié des loosers, des hommes normaux, des hommes de la rue, des hommes sans histoire. Cette fois-ci, on a affaire à un coiffeur dont la vie est terriblement banale. Il "n'est pas là", car il est transparent. Son visage ne traduit aucune émotion, il ne parle presque jamais, il erre tel un fantôme. Jusqu'au jour où il prend une décision qui, pense-t-il, va relancer son existence. Mais ceci ne fera qu'enclencher une lente descente aux enfers. Et surtout, une révélation de l'absurdité de la vie. On peut ici faire un lien avec "A Serious Man", entre autre, en référence à cette déconstruction de la vérité. Il n'y a pas de vérité, il n'y a pas de justice, le rêve américain n'existe pas. Tout le monde ment, on trompe son conjoint, on fraude, on est innocenté pour un crime véritablement commis avant d'être condamné pour un crime non commis, on invente même des histoires d'extra-terrestre! Lorsque le héros confesse la vérité, personne ne le croit. Et lorsqu'il est condamné, son avocat plaide en le désignant comme "l'homme moderne", l'homme normal qui ne peut pas avoir commis de crime. Le procès du personnage qui devient comme un procès de la condition humaine, dans la lignée du Procès de Kafka, qui inspire les frangins depuis toujours. La vie est un labyrinthe, et l'homme ne peut trouver de réponses à ses questions. Billy Bob Thornton excelle en homme fantôme pourtant attachant. Pour contraster avec ce fantôme, les Coens proposent des personnages secondaires hauts en couleur, excessifs,comme l'avocat ou le prof de musique, sans oublier la jeune Scarlett Johansson en Lolita. Nous ne retrouvons pas le même humour irrésistible de Big Lebowski ou Barton Fink, malheureusement. Mais on prend du plaisir et on a quand même droit à une mise en scène extraordinaire dont le noir et blanc nous replonge dans l'age d'or hollywoodien, et permet des jeux d'ombre-lumière jouissifs! The Barber, encore une grande oeuvre dans la filmographie des frères Coen, qui, en prenant comme point de départ un hommage au film noir des années 40, créent un film intemporel!
Un très bon film, bien tourné et avec un bon scénario. L'histoire n'est pas particulièrement originale mais les personnages sont bien plantés et l'intrigue bien présente. On ne s'ennuie pas une seconde, un beau film en noir et blanc, à la fois moderne et classique!
belle galerie de personnage tous habités par la poésie grave et drôle des frères Cohen une histoire tragique ou le grotesque le pathétique et l absurde font jaillir la comédie . un film élégant et sobre; drôle et tragique.
Wahou ! Les Frères Coen (ou ici Joel) n'ont pas encore fini de vous étonner, en proposant un thriller noir et blanc machiavélique où se mèlent adultères & corruptions, où les gentils deviennent des méchants, où le bien côtoie le mal. Grâce à un scénario habile et dont ils ont la parfaite maitrise, ils parviennent sans difficultés à vous captiver : les rebondissements sont nombreux, variés et surprenants pour leur grande majorité et ce malgré un manque de rythme un peu trop net. Mais cette absence se révèle vite compréhensible et se marie très harmonieusement avec le fond de ce thriller. L'esthétique y est tout simplement parfaite, à commencer par la photographie et la mise en scène des Coen, qui en plus de participer à cette ambiance glaciale, a le don de sublimer un Billy Bob Thornton magistral. Mais la bande originale n'est pas en reste, et l'idée d'intervertir musique originale composée par Carter Burwell & morceaux de Beethoven se révèle bénéfique au possible. Enfin, les dialogues sont extrêmement fins et recherchés et ce ton monocorde sur lequel ils sont prononcés... Ici, pas de happy ending, pas de paroles réconfortantes, on fait ce dans quoi on excelle : l'humour noir est de rigueur, les personnages aussi malheureux soient-ils au début du film le sont tout autant voire plus à la fin. Et quelle fin... Maitrisé de bout en bout, parfaitement interprété et captivant grâce à son esthétique d'une beauté rare, Joel & Ethan savent comment réaliser une bête de film, et ils vous le prouvent, encore une fois.
Bobines de noir et blanc à l'ancienne, acteurs aux petits oignons (l'éberlué B.B. Thornton, le massif James Gandolfini...), mise en scène noire et enfumée, personnage principal qui descend aux enfers, petites sautes de rythme parfois aussi, mais dernier grand film des frères Coen.
Dans une esthétique résolument différente de leurs autres films, les frères Coen nous offrent un film, apparament hommage aux films des années 40/50 avec comme première preuve le style et l'attitude de Billy Bob Thornton qui fait tout de suite penser a Humphrey Bogart, la seconde preuve étant bien sur le noir et blanc qui habite le film. J'ai été assez déçu par le film, le scénario peu inventif et peu original ne nous réserve guère de bonnes surprises ou de situations fortes, le seul gros point positif de film est la prestation de Billy Bob toute en retenue, un regard expressif qui vaut toutes les paroles du monde, grâce a son regard on arrive a comprendre autant ce qu'il dit que ce qu'il ne dit pas, toute en élégance et en économie de mouvement Billy Bob réussit une prestation pas aussi simple qu'on pourrait le croire. Malheureusement les seconds rôles restent trop en arrière par rapport au personnage principal même si James Gandolfini et Tony Shalhoub s'en tirent a merveille. Le film ressemble beaucoup trop a une coquille vide, un sublime emballage sans réel interet autre que la prestation de Billy Bob Thornton et de l'esthétique.