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4,5
Publiée le 26 février 2025
Après The Father qui était déjà particulièrement scotchant et juste, Florian Zeller muscle son jeu avec la nouvelle claque majeure qu'est The Son. Si on voit tout de même venir l'intrigue, spoiler: avec terreur, même si le déni fait garder espoir, , ça ne l'empêche en rien d'être bouleversant. C'est si bien raconté et joué que c'est extrêmement crédible, on reconnait facilement ici et là des situations familiales. Je n'en dirais pas plus car c'est le genre de film à découvrir sans en savoir trop. A conseiller aux jeunes parents et déconseiller aux âmes sensibles.
Des parents divorcés tentent de comprendre pourquoi leur fils se sent si mal dans sa peau, voilà pour le pitch. J'étais curieux de voir Hugh Jackman dans un rôle de père dépassé par les événements, et de ce côté là pas de déception, le jeune acteur qui joue le rôle du fils m'a en revanche m'a beaucoup moins convaincu. Le film se laisse regarder mais il comporte des longueurs inutiles et tourne un peu en rond, on est loin de la première et excellente réalisation de Florian Zeller, qui pour sa deuxième réalisation trébuche légèrment. 6/10
Traitant de la dépression, les acteurs jouent juste. Le tracé du film est très simple, un fil plutôt qu'une descente aux enfers. Il ne faut pas être dépressif pour le regarder. C'est du cinéma d'auteur donc tout est assez épuré et simple. L'histoire est triste et malheureusement, ce qu'on attend pendant tout le film n'arrive pas (spoiler: savoir le pourquoi de cette dépression ) 3/5
J'avais particulièrement apprécié The Father du même réalisateur et donc je voulais voir son deuxième film .
Après hormis le même réalisateur et Anthony Hopkins dans les deux films il faut vraiment vite arrêté la comparaison car les deux opus ne sont pas comparables de par leur histoire mais surtout de par leur montage.
En effet ici ce film dramatique suit une chronologie et un déroulement classique, donc le spectateur ne sera pas surpris.
Là où il faut apprécier ce long métrage et où Florian Zeller a un talent hors du commun c'est par son ancrage dans la réalité et la sincérité des scènes qui font plus vraies les unes que les autres.
Tout cela est sublimé par des acteurs impliqués avec un Hugh Jackman ( et pourtant je trouve parfois qu'il ne joue pas très bien) exceptionnel de justesse et de réalisme.
C'est poignant , touchant le mal être de cet enfant transparait à l'écran et l'impuissance de leur parents est superbement retranscrite.
Ce film se regarde presque comme un documentaire sur les difficultés et le mal de vivre d'un adolescent de 17 ans n'ayant finalement pas su surmonter le divorce de ses parents.
Je n'ai pas vu la pièce. J'espère que les dialogues étaient de meilleur composition. Si vous rentrez dans ce film, je pense que vous pouvez l'apprécier. Cela n'a pas été mon cas. Pauvre petit gosse de riches ( c'est ce que l'on se dit pendant tout le film ). Pourtant la musique est bonne, les acteurs aussi ; juste le gamin qui nous tape sur le système. On ne comprend pas vraiment pourquoi ce mal-être. Je suppose que le père, le fils, la mère en ont discuté... et puis 2 ans après... Patatras, le fils fait des reproches à son père. Si tous les gamins de parents divorcés ( c'est à dire 1 famille sur 2 ) vivaient aussi mal la séparation alors que franchement.... Je suppose que le père, la mère et le fils ont eu une voir deux discussions avant que 2 ans après le divorce ; l'ado ne pète un boulon... Si tous les enfants du monde vivaient 10% de ce que ce gamin vit ; l'UNICEF n'existerait pas... Après, si l'on fait un film sur un enfant heureux... On s'ennuierait et cela n'intéresserait personne. Par contre, regarder la fin du film qui elle est bien faite. Dommage. Regardez plutôt ' Le juge " avec Robert Downey Jr sur le rapport père fils.
The Son est victime d’une certaine critique presse et spectateur assez injuste selon moi. Parce que The Son est souvent comparé au précédent film de Florian Zeller, The Father : chef d’œuvre de mise en scène où le réalisateur nous amène dans la tête d’un homme atteint de dégénérescence sénile.
Dans The Son, pas d’effet de mise en scène, certes. Parce que la volonté du réalisateur n’est pas d’ expliquer la dépression mais de se placer non plus à l’intérieur mais à l’extérieur, du côté de l’entourage, des parents, de ceux qui vivent cela pour l’un de leur proche.
Il pose son regard de cinéaste sur un sujet duquel on détourne souvent le regard et aborde tous les sentiments qui peuvent naître face à la souffrance psychologique de son enfant : l’incompréhension, le déni, l’impuissance, la peur et l’inévitable culpabilité.
Ce film ne plaira pas tout le monde par son aspect tire-larme presque outrancier mais il a le mérite d’exister et nous offre des scènes très poignantes portées par un casting surprenant et convaincant.
J’ai pu voir ce film en avant-première en présence de Florian Zeller : ce qui m’a frappée c’est que ce réalisateur oscarisé, qui convoque dans ces films Hugh Jackman, Anthony Hopkins, Hans Zimmer a répondu aux questions du public pendant près d’une heure avec générosité, simplicité et avec une passion transmissible. Le sujet de The Son lui tenait particulièrement à cœur et il en tire un film émouvant et honnête.
Après le bouleversant « The Father » le dramaturge français François Zeller adapte une autre de ses pièces de théâtre dans ce psychodrame formidablement bien construit traitant cette fois-ci de la dépression adolescente. Dans ce presque huis-clos étouffant, le réalisateur aborde frontalement la détresse et la colère vécue par ce père impuissant face au mal-être que vit son fils. La prestation à l’écran d’Hugh Jackman est vibrante malgré un jeu trop premier degré pour l’acteur.
Bouleversant par le sujet, l'histoire, le jeu des acteurs Le père et la mère sont joués avec justesse et sobriété Une réalisation soignée et apportant un regard très juste sur ce drame
Après The Father, Florian Zeller change de prisme avec The Son. Il livre ici aussi une adaptation touchante de sa pièce, même si The Son n'atteint pas la puissance de sa précédente œuvre. Sans doute à cause des thématiques, plus difficiles à aborder encore.
Après The Father qui avait frappé un grand coup, Florian Zeller revenait en interrogeant cette fois le mal-être adolescent et l'incapacité parentale à adopter la bonne réaction. Moins original ou déconcertant que son précédent film, il repose essentiellement sur la prestation à la fois sobre et intense de Hugh Jackman, qui ne nous a pas souvent habitué à ce type de rôle. Laura Dern, pour sa part, est plutôt dans son élément mais, d'une certaine manière, le résultat final plus académique rend le film globalement moins mémorable car plus attendu.
Florian Zeller m’avait scotché avec « The Father ». J’en attendais autant de sa seconde adaptation de l’une de ses pièces, sauf que le drame qui se joue devant nos yeux se montre moins juste. Les émotions ont beau être présentes, je les ai trouvées quelque peu synthétiques. Que cela soit avec son regard, son attitude ou encore ses mots, tous les marqueurs du mal-être de cet adolescent dépressif (Zen McGrath, pas mal) sont bel et bien au rouge. Conscient que rien n’est plus difficile à déceler dans la vraie vie, la naïveté des parents (Hugh Jackman et Laura Dern) m’a souvent interloqué au contraire des réactions de Vanessa Kirby que j’ai trouvé être les plus tangibles. Bien que l’inévitable se soit rapidement dessiné dans mon esprit, l’ultime scène m’a cueilli avec surprise et s’est avérée être la plus bouleversante du film.
The Son n'est pas un mauvais film du tout, mais forcé de reconnaître qu'il peut paraître décevant après la claque qu'a été The Father (précédent film de Florian Zeller). The Father avait eu l'intelligence de filmer l'intrigue du point de vue du père sénile et de montrer le quotidien terrifiant d'un monde qui change sans logique. Et c'est ce qu'il manque à ce film : une idée de réalisation qui le fait sortir du lot des films mélodramatiques. Car malgré cela, le film n'est pas mauvais. Les acteurs sont excellents, Hugh Jackman, parfait en père complètement impuissant. Son personnage est extrêmement émouvant. L'histoire est plutôt intéressante, même si assez déprimante : un père doit faire face à la dépression de son fils, face à laquelle il est totalement impuissant. Bon film, mais, on aurait pu s'attendre à mieux.
"The Son" est un film que j'ai bien apprécié. L'histoire est intéressante et les personnages sont plutôt convaincants. J'ai trouvé beaucoup de moments longs et j'aurais bien aimé voir un peu plus de dynamisme même si le film reste un drame.
Retrouvez mon avis sur : https://mediashowbydk.com/la-syndicaliste-the-son-mon-crime-65-la-terre-davant/
The Son est le deuxième long-métrage de Florian Zeller, après The Father en 2021. Il s’agit d’un excellent film dramatique qui, après la démence sénile, nous confronte à un sujet très épineux : la dépression adolescente. Une nouvelle fois, plutôt de tenter d’expliquer ou de justifier ce mal-être, le réalisateur français chercher à nous déstabiliser en nous positionnant en tant que membre de la famille de cet adolescent qui n’a plus le goût de vivre. Tout comme ses parents qui ne parviennent pas à l’aider, nous sommes impuissants face à cette tragique situation et cela amène à des scènes très intenses, qu’elles soient déchirantes, émouvantes ou bien sidérantes. Le scénario est maîtrisé de bout en bout aussi bien dans les dialogues que dans sa structure, avec de nombreux renversements de situations qui permettent de maintenir un rythme soutenu.
De plus, la mise en scène est certes moins percutante que celle dans The Father mais demeure redoutable et soignée : l’utilisation du hors champs, la photographie léchée et un montage honorable. Enfin, le réalisateur Florian Zeller s’entoure d’un quintet d’acteurs formidable et tous offrant de puissantes interprétations : Hugh Jackman bouleversant, Laura Dern émouvante, Vanessa Kirby fascinante, Zen McGrath déchirant mais également le retour du charismatique Anthony Hopkins dans son précédent rôle.