The Son
Note moyenne
3,9
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314 critiques spectateurs

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traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2023
Après la sénescence dans The Father, place à l'adolescence dans The Son, une autre forme de maladie, quand elle semble synonyme de l'âge des impossibles. Florian Zeller poursuit donc l'adaptation de son œuvre théâtrale, toujours en anglais et avec un casting rutilant. Ce deuxième film prend moins de risques que son prédécesseur, avec le souci du réalisme, spoiler: nonobstant une avant-dernière scène en forme de fausse piste, inutile et foncièrement gênante, de par ses implications mélodramatiques
. Malgré son titre, The Son est bien moins centré sur le jeune garçon et sa dépression que sur ses parents, impuissants, et plus particulièrement sur le père, symbole un peu trop parfait et clinquant de la réussite professionnelle. A vrai dire, de ce fils malheureux, nous ne saurons presque rien, et surtout pas de ses longues heures solitaires. Il n'est vu qu'à travers les interactions avec sa famille, ce qui est trop peu pour essayer de le comprendre, voire de s'identifier ou compatir à son mal-être existentiel. S'ajoutent à cela des flashbacks ensoleillés assez incongrus, qui témoignent d'un certain déficit d'inspiration. The Son repose essentiellement sur l'excellence de ses acteurs adultes, Hugh Jackman, en tête, dont les scènes avec Laura Dern, parfaite, sont de loin les plus convaincantes. Vanessa Kirby et Anthony Hopkins, avec une présence moindre, s'en tirent avec les honneurs, bien davantage que Zen McGrath, au jeu minimaliste et réfrigérant.
Shunsui
Shunsui

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2023
Justesse de ton, une descente aux enfers programmée et déchirante, une mise en scène mélodramatique adaptée au propos.
La critique Mondociné dit très justement "2h pour voir le film, 2 jours pour s'en remettre", c'est très juste. Le film vous hante ...
spoiler: Des parents (ou beau-parent) qui interprètent brillamment l'incompréhension, la culpabilité, le déchirement, la (tentative de) transmission, la nostalgie aussi parfois. Un adolescent plongé dans les ténèbres. Un grand-père cynique et carriériste, qui a lui même traumatisé son propre "Son".

La fragilité psychique est très difficile à mettre en scène et, trop souvent, illustrée par la folie la plus acide (Harley Quinn/Joker). Ici, la justesse d'une cellule familiale crédible donne corps à un film poignant et d'utilité publique.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2023
The father sauf que le vieux est remplacé par un jeune.

Dédicace au vigile qui a surveillé la salle debout, dos à l’écran pendant TOUT le film. Il s’est autant ennuyé que moi je pense.

Consternant, c’est le mot. Un drame qui n’est pas triste, et qui est même un peu drôle.

Unique qualité : les performances de Laura Dern (trop forte, comme d’hab) et d’Hugh Jackman (vraiment bon).

Bon, le comédien qui joue le fils, il est ni très bon, ni très investi. Mais en plus le personnage est mal écrit et les dialogues injouables voire ridicules.

Ça serait bien de se documenter avant de réaliser un film. C’est tellement, mais tellement cliché. Et puis c’est bavard, ça parle là où ça devrait pas. La mise en scène est absente, c’est juste des gens qui parlent en champs contre-champs symétriques dans des appartements pendant 2h.

Et puis quelle morale de merde.

Consternant j’vous dis.

/!\ Spoiler

J’ai attendu qu’il crève pendant tout le film. Et j’ai explosé de rire au générique.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2023
Florian Zeller continue à adapter ses pièces de théâtre et, après le succès critique et commercial de « The Son » avec Anthony Hopkins et Olivia Colman sorti en 2021, c’est au tour de « The Son » dans lequel on retrouve un Anthony Hopkins en chef de tribu pas encore saisi par la maladie d’Alzheimer.
À dix-sept ans, Nicholas semble en pleine dérive, il n'est plus cet enfant lumineux qui souriait tout le temps. Que lui arrive-t-il ? Dépassée par la situation, sa mère accepte qu’il aille vivre chez son père, Peter. Remarié depuis peu et père d’un nouveau-né, il va tenter de dépasser l’incompréhension, la colère et l’impuissance dans l’espoir de retrouver son fils.
Film encore une fois centré sur un drame familial – ici la dépression d’un adolescent. Le film est traversé dès les premières images par une sorte d’inquiétude face à une fin qu’on sent inéluctable.
La mise en scène est sobre et certains longs dialogues rappellent le matériau théâtral.
On peut regretter que l’ensemble fonctionne un peu moins bien que son précédent film qui bénéficiait du face à face de deux immenses acteurs, Olivia Colman et Anthony Hopkins.
Zen McGrath, sorte de Timothée Chalamet est néanmoins bouleversant dans le rôle du fils et on retrouve avec plaisir Laura Dern qui excelle dans ce rôle de mère désarmé face à la maladie mental de son enfant.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2023
Film très prenant de Florian Zeller qui a repris sa pièce de théâtre joliment interprète en 2018 par Yvan Attal et Rod Paradot...ici la relève est prise avec brio par Hugh Jackman loin de son rôle culte de Wolverine et Laura Dern qui sort de son registre de David Lynch...Le film est dure et analyse les relations père / fils et les dépressions qui peuvent en suivre...à découvrir...triste à souhait mais réaliste..
Mimi la fourmi
Mimi la fourmi

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2023
Que dire de ce film..? Difficile, je viens de le voir et suis encore sous le choc. J'avais adoré "Le père", je suis bouleversé par "Le fils". Un film extraordinaire et poignant, porté par un casting magnifique. Hugh Jackman fait partie de mes acteurs préférés, de même qu'Anthony Hopkins, même si ce dernier y fait une apparition plutôt courte (pour autant la scène père-fils est incroyable. Cruelle). Ayant projeté ma situation sur le fils, je manque clairement d'objectivité et j'aurais aimé en savoir plus, mais le déroulement est parfait. La problématique de la dépression est abordée avec intelligence et justesse. J'ai lu par le passé un roman de Florian Zeller (Les amants du n'importe quoi), que j'avais beaucoup apprécié, et cette fois c'est sûr, je vais lire toute son oeuvre. Courez voir ce film, c'est une pépite ! Merci.
minuit
minuit

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2023
Vulgairement surjoué, on se croirait dans un mauvais téléfilm américain, sauf que là le film est récompensé et que la bande originale (aussi mielleuse soit elle) est composée par Hans Zimmer.
Hugh Jackman fait cependant l’unanime et se démarque.
La caméra est utilisée plus ou moins simplement, des plans droits et crus qui ne nécessitent pas de prise de risques.
Ce film est curieusement trop récompensé à l’instar d’Aftersun, magnifique chef d’oeuvre de Charlotte Wells, qui traite tout autant du drame familial. On est presque choqué de voir un film aussi banal et presque publicitaire, cliché dans ses décors, son jeu, sa photographie.
Il n’est même pas nécessaire de parler du jeu du jeune Zen McGrath, sans conviction et pareil, sans prise de risque.
Je ne recommande pas.
eldarkstone

305 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2023
Les Acteurs sont incroyables et bouleversants, mais ne sauvent pas le film d'une longueur et lenteur assez difficiles ...
Slay S.
Slay S.

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
Une pépite dans le genre "préparez vos mouchoirs", Hugh Jackman comme on l'aime ainsi que les autres acteurs, le film est un peu long par moment et lent d'où ma note de 4/5.
spoiler: Peut être plus sensible pour les parents donc prévoyez vos mouchoirs !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 février 2023
VUE EN AVANT-PREMIERE : Le dramaturge français Florien Zeller poursuit sa transposition cinématographique de sa trilogie théâtrale consacrer à la famille avec ce second long-métrage. Après avoir évoquer les affres de la maladie d’alzheimer avec l’excellent «The Feather» et volé un Oscar de la meilleure adaptation, c’était peu dire que le français était attendu au tournant. Néanmoins, l’écran éteint, un goût amer vous reste dans la bouche car disons le franchement après le tourbillon de force que fus «The Feather», «The Son» (Le Fils) est une énorme déception. L’histoire est inspidie, vue milles fois au cinéma, mais si ce n’était que ça. Florien Zeller semble avoir perdu la passion de la caméra et de ses personnages et transpose bêtement sa pièce sans l’animé. Tout n’est pas à jeter mais globalement on préfèrera à «The Son» d’autres films sur la filiation paternel bien mieux développer et moins caricaturaux à commencer par le génial «My Beautiful Boy» avec Chalamet et Steve Carrel sur la même thématique. Zen McGrath est une coquille vide sans talent. Laura Dern (juste épatante dans BLL et Marriage Story) fait du surplace. Ne reste alors que Hugh Jackman qui offre une composition marquante et étonnante qui aurait mériter toute sa place dans la sélection de l’Oscar du meilleur acteur. Décidément, ce mec est l’un des meilleurs acteurs américain des dernières années, et la britannique Vanessa Kirby. Plus en retrait par apport aux inoubliables «Pieces of a Woman» et «Italian Studies», elle offre une performance juste et sobre qui constraste parfaitement avec celle de Jackman. Leurs alchimie à l’écran est d’ailleurs merveilleuse. En dehors de Kirby et Jackman et peut-être leurs petite scène de danse, il n’y a pas grand-chose à tirer de ce petit film, qu’on finira par oublier. Dommage j’attendais vraiment avec hate le retour de Zeller. Tant mieux pour ceux qui aime.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 février 2023
La pièce ici adaptée traite de l’incapacité d’un adolescent à communiquer avec son entourage et à lui partager son mal-être, ses préoccupations, ses désirs et ses peines ; elle se construit en miroir d’une autre crise, parentale cette fois, qui paraît délaisser l’enfant au profit d’arrangements sentimentaux que ce dernier, parce qu’il n’y participe pas, subit tel un couteau dans le cœur. En cela, Le Fils prolonge l’étude d’une crise de la parole, dont l’espace légitime est le théâtre, et d’une faillite des mots à viser juste, deux enjeux essentiels à la tragédie et au drame. Le découpage en courtes scènes organisées de manière chronologique permettait d’écarter les artifices pour simplement suivre les louvoiements d’individus distincts qui ne savaient plus comment recouvrer une unité ; la montée en puissance de chacune fragilisait un peu plus une cellule qui jamais n’implosait, du fait de la disparition, à terme, de l’un de ses membres. Le mouvement est alors assuré par les entrées et sorties d’acteurs qui essaient de se lier par des câlins, des danses ou des discussions anodines qui évoluent toujours en choc.
Rien de tout cela ne gouverne le second long métrage de Florian Zeller, qui détruit la singularité de son œuvre théâtrale en lui octroyant une forme quelconque digne d’un mauvais téléfilm, une musique sirupeuse signée Hans Zimmer, une interprétation artificielle que dessert une mise en scène en sauts de puces incessants entre les différents partis. Il manque un prisme cinématographique par lequel rendre filmique une production théâtrale, comme l’était le huis clos habile de The Father. The Son met en images la pièce comme un industriel met en boîtes des sardines. Le pire étant les incessants flashbacks baignés de soleil, sommet du ringard, cliché parmi les clichés, qui l’enferme dans une esthétique publicitaire. Nous sommes loin, très loin du geste de Xavier Dolan dans Mommy (2014), œuvre matricielle en ce qu’elle offrait déjà et analepses et prolepses fictives – pensons à cette séquence de rêve maternel sur fond de Ludovico Einaudi au cours de laquelle Diane projetait son enfant dans une vie idéale avant de revenir à la dure réalité.
Voilà donc un long métrage racoleur et incapable de traiter son sujet, aussi douloureux et important soit-il, par le cinéma. Il faut savoir laisser au théâtre ce qui ne revient qu’au théâtre.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2023
Comme « THE FATHER », ce nouveau film d’Adrien ZELLER lui aussi adapté d’une pièce de théâtre est tout autant réussi. Sur un sujet fort, le réalisateur évoque les grosses difficultés existentielles d’un ado qui, suite au divorce de ses parents, n’a plus le goût de vivre. Ses parents vont vivre un véritable enfer pour tenter de le sauver. Le film est extrêmement dur et oppressant et on en ressort sonné. Hugh JACKMAN qui joue le rôle du père y fait une composition d’acteur radicalement différente de ses rôles habituels et est tout à fait crédible.

Bernard CORIC
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2023
Florian Zeller revient avec un nouveau drame adapté d’une de ses illustres pièces de théâtre, domaine où il a fortement brillé en tant que dramaturge. Et, certainement un peu consciemment, ce nouveau film développe beaucoup d’accointances avec « The Father », voire paraissent se ressembler sur bien des aspects. De prime abord en tout cas. En effet, l’auteur a écrit, parmi de nombreuses autres pièces, une trilogie dramatique qui lui a permis de se faire connaître à l’international: « Le Père », « La Mère » et « Le Fils ». C’est d’ailleurs sans doute ce qui a permis à Zeller de réaliser ses adaptations outre-Atlantique avec des castings aussi prestigieux. Et donc, après avoir été acclamé pour le beau « The Father » (qui a permis à Hopkins de recevoir un nouvel Oscar), il revient donc logiquement avec « The Son », et peut-être plus tard, « The Mother ». Certes, les deux films partagent l’aspect familial et parlent d’une maladie mais hormis cela et une finesse commune dans l’écriture et l’interprétation, la parenté s’arrête là. Et ce second essai est, à notre sens, bien supérieur à son prédécesseur pourtant déjà plutôt bon : dans le jeu des comédiens, dans la puissance de l’émotion et dans une thématique moins vue sur les écrans, « The Son » émerveille, émeut, interpelle et nous déchire le cœur.

Le quintet d’acteurs choisis par Zeller pour incarner les personnages de sa pièce est d’une puissance de jeu indéniable. « The Son » est un film de comédiens, on ne peut le nier, et ils sont tous au diapason pour nous offrir des prestations hors du commun, d’une sincérité et d’une justesse désarmante. On a d’ailleurs du mal à comprendre pourquoi le film a vu sa date de sortie modifiée à la dernière minute. Initialement prévu pour novembre dernier, le long-métrage ne pourra ainsi pas concourir pour les prochains Oscars et il sera certainement oublier pour ceux de l’année suivante, alors que la prestation de Hugh Jackman est tellement excellente qu’il pourrait tout à fait être mis à l’égal de celle de Brendan Fraser pour « The Whale » ou de Colin Farrell pour le chef-d’œuvre « The Banshees of Inisherin ». Peut-être moins remarquable de prime abord certes, mais tout aussi sensationnelle dans les nuances et l’investissement dans le rôle. Et de voir le bide que fait le film aux Etats-Unis, bazardé sur seulement 500 salles en plein milieu du mois de janvier, on n’y comprend rien. L’acteur donne tout en père perdu face à la dépression de son fils et il nous émeut par sa prestation d’un naturel et d’une force rare. En face, le jeune Zen McGrath est une révélation incontestable dans le rôle pas facile du fils adolescent en proie à la dépression. Les seconds rôles joués par une Vanessa Kirby impeccable, une Laura Dern poignante qu’on ne cesse de redécouvrir depuis son Oscar et son come-back et un Anthony Hopkins royla qui, avec une seule scène, nous glace le sang et dresse un parallèle étonnant avec son rôle dans « The Father ».

« The Son » est beaucoup fait de confrontations entre acteurs. Des face à face qui s’assimilent presque aux scènes spectaculaires de certains blockbusters par leur intensité. Qu’elles soient déchirantes, émouvantes ou sidérantes, elles appellent à nos émotions propres et nous touchent en plein cœur. Après l’Alzeihmer dans « The Father », Zeller parle ici d’une autre maladie, bien plus sournoise et mise de côté, une maladie que les mesures sanitaires excessives et aberrantes ont de plus remis au goût du jour dans leurs excès à ne voir que le Covid : la dépression adolescente. Et c’est tellement juste dans la vision de la maladie que c’en est presque bon. Rien que la séquence de liesse en musique entre un fils, son père et sa belle-mère, une scène à priori anodine et censé être un miroir de bonheur, se révèlera finalement d’une tristesse insondable juste par le biais d’un regard évocateur. Du grand art! Le pouls de cette pathologie si dure à déceler qu’est la dépression est parfaitement rendu et plane sur ce film sublime, fort et parfaitement incarné par des acteurs en état de grâce. « The Son » est le premier coup de cœur cinématographique de 2023 et c’est un drame aussi prestigieux qu’il est maîtrisé, intense et réussi.

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Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2023
Après The Father, Florian Zeller change de prisme avec The Son. Il livre ici aussi une adaptation touchante de sa pièce, même si The Son n'atteint pas la puissance de sa précédente œuvre. Sans doute à cause des thématiques, plus difficiles à aborder encore.

https://www.justfocus.fr/cinema/the-son-une-oeuvre-touchante-pourtant-moins-percutante-que-the-father.html
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