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fabrice d.
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3,5
Publiée le 11 février 2026
Ce film de R. Altman est très fréquentable, ce qui n'est pas toujours le cas, basé sur des expériences précédentes pas toujours réussies. C'est donc avec un peu d'appréhension que j'ai commencé à regarder Gosford Park et j'ai trouvé ça très bien. La mise en scène et le montage sont maîtrisés dans les moindres détails et donnent au film un rythme parfait qui ne faiblit pas. Mon reproche c'est la belle galerie de personnages, un peu complexe à maîtriser il faut le dire, à moins de le visionner une seconde fois, ayant chacun leurs histoires et déboires. Mais il reste au-delà des détails une intrigue moins complexe, qui repose sur le personnage joué par M. Gambon, celui qui reçoit dans son château pour une belle partie de chasse. C'est un film au charme british indéniable, un peu comme un roman d'A. Christie. Les aristocrates se mélangent avec les domestiques: ce sont deux mondes si différents mais pourtant si proches. C'est un meurtre et une enquête mais ils passent au second plan devant cette critique ouverte de ces années 30 chez les aristocrates.
Un régal que ce chassé-croisé qui nous fait revivre les grandes heures de Downton Abbey bien que ce dernier soit son héritier !!! L’énigme est impossible à deviner tant le mobile est inconnu avant la révélation mais on apprécie tous les secrets et les éventuels suspects qui tournent dans ce manoir proche d’une ruche!! Excellent
Un film d'époque ( les années 30 en Angleterre) qu'il faut voir et revoir pour en apprécier toute la densité et toute les qualités. A la première projection on perçoit bien que cette histoire de meurtre, n'est qu'un prétexte pour nous livrer l'opposition de 2 classes qui sont interdépendantes, les aristocrates et les valets, chacun avec ses faux-semblants, ses bassesses, ses coucheries, ses secrets, souvent dissimulés, parfois partagés. Mais il faut le revoir, pour bien saisir dans ce filme choral qui est qui parmi les uns et les autres, comment les personnages sont intriqués à l'intérieur de chaque classe ou entre classes, et surtout dépendants du Sir James, avec ses propres mobiles pour l'assassiner. Il fait aussi cette seconde lecture pour comprendre cette agitation permanente dans cette ruche qu'est le château où sont accueillies toutes ces personnes pour une partie de chasse, chaque scènes, même courte est un petite merveille de mise en scène, de détails, de dialogues percutants et éclairants qui contribuent à la force su scénario et donnent tout son sel à ce petit bijou, où tout le monde en prend pour son garde, y compris Agatha Christie avec cet inspecteur benêt et pédant en faux Hercule Poirot.
Quel plaisir de revoir cette œuvre typiquement britannique avec une pléiade de grands acteurs ! Difficile de s'en lasser tant les dialogues sont savoureux et les aristocrates détestables. Le film nous plonge dans le passé des années 30 en Angleterre, période où le clivage entre maîtres et valets est source de rancœurs de la part des presque esclaves que sont les valets. Cela nous surprend et nous amuse aujourd'hui d'autant que l'on se rend compte des liens cachés qui unissent les deux groupes sociaux. L'un des personnages, odieusement représentatif de cette époque, m'a beaucoup amusé par ses attitudes, remarques et comportements. Il s'agit de la regrettée Maggie Smith, vieille comtesse, à l'affût des ragots que lui rapporte sa femme de chambre. Ce n'est pas une histoire policière car ici, le meurtre et son élucidation arrivent tard et ne sont pas le centre du film. Ce sont les liens entre toutes ces personnes, leurs habitudes et leurs travers qui forment la trame de ce film et lui donnent tout son relief.
"Gosford Park" nous invite dans un somptueux manoir anglais pour une partie de chasse, avec la promesse d'un meurtre mystérieux à la Agatha Christie. Sur le papier, le film de Robert Altman a tout pour plaire, mais il se révèle être un piège virtuose qui se joue des attentes du spectateur, au risque de le laisser sur le bord du chemin.
Il faut reconnaître au film des qualités immenses, celles d'un très grand cinéma. Le scénario de Julian Fellowes est un chef-d'œuvre d'écriture, une toile d'araignée d'intrigues et de secrets qui dresse une satire féroce du système de classes britannique. La mise en scène de Robert Altman est d'une virtuosité folle, sa caméra flottant au milieu des conversations qui se chevauchent avec un réalisme saisissant. Le tout est servi par un casting cinq étoiles absolument impeccable, où chaque acteur brille au sein d'un ensemble parfait.
Pourtant, c'est précisément cette virtuosité qui constitue la plus grande faiblesse du film pour le spectateur moyen. La richesse de l'intrigue la rend terriblement déroutante. Avec des dizaines de personnages et des dialogues qui s'entremêlent, il est quasi impossible de suivre qui est qui, ce qui crée une frustration constante. De plus, le film est un ""whodunnit"" qui décevra les amateurs du genre. L'enquête est une farce et la résolution n'en est pas vraiment une. Le film se moque des conventions au lieu de les satisfaire.
Ce choix intellectuel est accentué par un rythme d'une grande lenteur et une froideur émotionnelle palpable. Altman nous place en observateur, mais jamais en complice. On admire la mécanique brillante, mais on peine à ressentir la moindre empathie pour ces personnages, qu'ils soient maîtres ou valets.
Au final, "Gosford Park" est un objet cinématographique fascinant mais frustrant. On admire l'intelligence de la construction et la perfection technique, mais on peine à se sentir concerné ou simplement diverti. C'est un film qui se regarde comme une prouesse à analyser plus qu'une histoire à apprécier, laissant une impression d'exercice de style brillant mais terriblement distant.
Cette comédie "Policière" de Robert Altman nous propose un très riche casting, une agréable BO, de jolis décors de reconstitution, et une Belle étude de mœurs ; j'ai malheureusement été déçu par ce film à l'ambiance pompeuse et au rythme trop lent de son scénario.
entre dontown abbey et agatha christie - toute cette aristocratie anglaise est un peu ennuyeuse - le seul intérêt du film, c'est de se dire que tout ça persiste dans la jet-set - cf l'affaire epstein en cours
L’ambiance les acteurs et l’histoire en elle même ( le monde des prolétaires versus le monde des servants ) est pas mal , agrémentées de ragots et d’un huit clos , mais on s’embrouille assez vite sur qui est qui et l’intrigue qui arrive très loin dans le film nous laisse en fait dans une impression de ah enfin , pour en fin de compte on s’en fiche un peu . même la révélation de la fin ne nous a même plus donné envie … très dommage
A l'image de la société anglaise des années 1930 et de ses conventions, R. Altman décortique avec ironie, la face cachée d'une famille bourgeoise. Après une longue mise en place, le métrage vire à l'enquête de type d'un roman d'Agatha Christie mais de pacotille et sans panache. Si la distribution d'apparence est prestigieuse, la multiplication de personnages et donc de petits secrets brouille également l'intrigue.
Robert Altram convoque une distribution de luxe dans un long-métrage qui dresse un portrait au vitriol mais sans cruauté de l’aristocratie anglaise. Le scénario est d’une précision remarquable même si les éléments mettent un certain temps à se mettre en place.
Les années 30 dans un domaine anglais. Lord McCordle reçoit quelques proches ou connaissances pour un week-end de chasse. Chacun est accompagné de son domestique. Le sujet, les personnages, ne sont pas inédits mais cette histoire de "maitres et valets" constitue une habile comédie de moeurs où s'exercent la sagacité et la discrète ironie de Robert Altman. "Gosford Park" est une comédie à deux étages. D'abord il y a les maitres dans les salons, dont la distinction et les manières à l'anglaise peinent à cacher les hypocrisies, les rancoeurs et les querelles. Et puis, en dessous, dans les cuisines et dépendances, il y a le petit monde de la domesticité, lui aussi astreint à ses codes, à une hiérarchie, et où il arrive qu'on devise sur son "patron" en des termes pas toujours aimables. Ces descriptions parallèles, ou superposées, établissent nettement le contraste entre les deux classes, y compris sur un plan formel -aux uns l'élégance et les salons dorés, aux autres la rigueur vestimentaire et les salles grises de service- et l'activité du personnel s'oppose au prélassement et divertissements des maitres. Pour autant, le cinéaste ne porte pas de jugement, ne prend pas parti ni n'appelle à la révolution. Les positions sont ainsi faites et sont dans l'ordre des choses. D'ailleurs, tout autant que leurs employeurs, les valets entendent garder leurs distances...à l'exception de quelques rapprochements nocturnes. Les ridicules affectations des uns, les petites histoires des autres forment toute une comédie humaine où se dévoilent les faux-semblants. Au dernier tiers du film, Altman ajoute au caractère ludique du sujet en intégrant une très british intrigue policière, façon Agatha Christie. Le film est une caustique galerie de portraits, comme sait les imaginer depuis toujours le cinéaste.
Bof, les acteurs sont pas mauvais, des beau dialogues mais beaucoup trop long, le film met beaucoup beaucoup de temps a démarrer pour une fin décevante. Je ne comprends pas pourquoi les gens disent que c'est un des meilleurs whodunit, pour moi ca rentre même pas dans la catégorie, c'est plus un drame policier qu'autre chose, il n'y a même pas une enquête apart a la fin avec le flic horrible et l'acteur était bien nul, je ne comprends pas certaines scènes, est-ce voulu, une ironie ou ? Trop de personnages... pour au final rien servir, on met des scènes de parlotes qui ne servent a rien, des scènes vulgaires qui n'ont rien a faire dans un thriller surtout que c'est même pas exploité dans l'intrigue, c'est la pour être la, je ne comprends pas ce film. C'est juste 2h de personnes qui se rencontrent une soirée, si on filmait chez moi ca serait exatement pareille, franchement on regarde, on écoute, on essaye d'être vigilant par rapport aux détails tout ca pour rien, la fin est évidente, dès les premières scènes j'ai su qui allait être le,la,les meurtriers, c'étais nul franchement, je met 2 étoiles pour le jeu d'acteur car le film est une abomination, vraiment ne vous fiez jamais sur reddit ou les avis '' chef d'oeuvre '', ce film est juste 2h de pur parlottes qui ne mènent a rien, c'est une honte aux vrais histoires d'Agatha Christie, même les nouveaux avec Kenneth Branaght sont largement mais largement mieux, aucun suspens, aucune intrigue, niveau scénario c'est le vide intemporelle, c'est vraiment dommage avec un casting digne de ce nom.
Ça n'est pas une première, mais ça m'énerve toujours autant : me trouver face à un film jouissant d'une si bonne réputation, ayant son lot de distinctions et pouvant compter sur une très solide base d'admirateurs, mais qui, en ce qui me concerne, m'a laissé de glace. Selon moi, "Gosford Park" n'a que deux défauts, mais ils le desservent du début à la fin. Il y a d'abord une histoire assez faible (et donc la conclusion laisse sérieusement à désirer) couplée à un ton lisse, ce qui est très rare chez Robert Altman, lui qui était un véritable cinéaste dynamiteur de carcans. Et il y a surtout une surabondance de personnages. Ils vont et viennent pendant 2h10 et quand on arrive à la fin, il en est certains dont on n'a pas eu le temps de retenir l'identité. Par conséquent, le casting royal ici convoqué (pensez donc, Helen Mirren, Kristin Scott Thomas, Clive Owen, Alan Bates, Maggie Smith etc...) n'a pas vraiment l'occasion de briller. Venant d'un réalisateur lambda, ça pourrait passer, mais venant de quelqu'un comme Altman, on était tout à fait en droit d'attendre nettement mieux.