Gosford Park
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176 critiques spectateurs

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cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2012
Robert Altman nous plonge dans un domaine anglais dans les années 30 et avec sa caméra virtuose il se faufile d'étages en étages pour nous montrer l'agitation qui y règne avec toute l'hypocrisie et tous les potins qui font partie non seulement de l'aristocratie mais aussi du milieu des domestiques. Personne n'est épargné et le regard qu'il pose sur eux est cynique, nous dévoilant tous leurs petits secrets. Et ensuite vient le meurtre et le film se transforme en une sorte de cluedo rempli de suspects potentiels. A aucun moment le rythme ne faiblit et on doit beaucoup au scénario admirablement bien écrit, naviguant avec brio entre tous ses personnages incarnés par un casting assez impressionnant (Michael Gambon, Emily Watson, Clive Owen, Kristin Scott Thomas pour ne citer que les plus connus). Le tout est parfaitement ficelé et mis en scène par Altman qui signe ici un de ses meilleurs films.
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juillet 2012
Un film policier dans lequel l'ambiance de l'Angleterre des années 1930 et ses inégalités de classes sociales est parfaitement bien dépeinte. Malheureusement, il y a un trop grand nombre de personnages et l'histoire en devient vite confuse. De plus, la réalisation est trop uniforme visuellement et manque de rythme et de vitalité. Les dialogues priment sur l'action, une action quasi inexistante ... On s'ennuie !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 août 2013
Dans une Angleterre des années 1930, Robert Altman recrée l'ambiance des hautes sphères au cœur du domaine (fictif) de Gosford Park, qui devient du même coup son terrain de jeu à taille humaine.

Le pitch ? Un vieil excentrique (Michael Gambon, qui pour son malheur se trouve ici être richissime) convie toute sa famille (qui vit à son crochet) à une partie de chasse dans le domaine sur lequel il règne en maître. Au cours de la soirée, il est assassiné. De là, suspicions et tensions émergent, aussi bien parmi les invités que parmi le personnel des lieux.

En vérité, l'assassinat au centre de l'intrigue ne constitue qu'un principe parmi d'autres, prétexte à une étude anthropologique passionnante que les plans déroulent sous nos yeux comme le fil d'un bon roman. Monde du dessus et monde du dessous ne se côtoient guère, dans cette société d'apparences sur laquelle le premier conflit mondial ne semble pas avoir eu d'emprise. Tout en vérité exprime le suranné, le passé, des candélabres qui illuminent la table du dîner à la relative vétusté des chambres occupées par les dames de compagnie et les valets. Tout exhale un parfum d'antan, jusqu'à la fameuse partie de chasse à pied, digne d'un autre âge, dans la boue visqueuse d'un hiver pluvieux.

Au-delà de ces considérations purement visuelles, c'est un regard critique qu'Altman nous offre avec un certain brio. Dans l'immobilisme des relations maîtres-servants se glissent une poignée de grains de sable annonciateurs des changements en perspective. La limite des deux univers se brouille graduellement avec l'émergence d'une société plus ouverte et moins conservatrice, dont Lady Trentham (Maggie Smith, égale à son niveau d'excellence) représente les derniers vestiges ridés. A Gosford Park, on monte et on descend sans répit les escaliers qui mènent à la surface ou à la pénombre. A Gosford Park, le maître de maison ne dissimule plus les avances qu'il fait à Elsie (Emily Watson), employée fidèle, et la maîtresse des lieux (Kristin Scott Thomas) rend visite aux sous-sols.

Consignés dans la demeure par l'inspecteur en charge de l'enquête (Stephen Fry), les personnages de cette macro-société élitiste évoluent tels des insectes dans une fourmilière, chacun croisant l'autre, chacun épiant l'autre lors de ses allées et venues. Gosford agit comme microcosme d'un groupe infiniment plus vaste, avec ses intrigues amoureuses, ses désirs, ses vénalités, ses rapports de force, ses indiscrétions. Les années 1930 ouvrent la Grande-Bretagne au reste du globe, et à elle-même, tout en la confrontant à ses propres contradictions. "Nous ne sommes plus un empire" dira l'un des résidents, jetant sur la table le constat d'un déclin inévitable.

Au milieu de cette agitation frénétique, Altman trouve encore le temps d'une mise en abyme, lorsque le producteur américain qu'il fait parler (en son nom ?) à table évoque un projet de film concernant un meurtre...qui va se produire exactement de la même manière. Annonce inconsciente de la suite des évènements, il s'agit surtout d'entendre la voix du cinéma à travers celle du personnage, qui passera le reste de son temps à hurler au téléphone en décrivant les scènes qui s'étalent sous nos yeux. A travers l'insolence d'un invité Américain, les conventions figées volent en éclat.

Ce monde est un état de fait qui n'existe plus. Ce monde, c'est par l'objectif de la caméra qu'il renaît. Mais tout ce qui nous est montré restera faux, faux comme les attitudes orgueilleuses et hautaines de ce reste de noblesse qui n'a déjà plus d'influence au dehors, faux comme l'exagération constante du ton, obséquieux. Et c'est pour cette raison que "Gosford Park" est un chef d'œuvre sans pareille, lui qui ose l'imitation, avec la nostalgie feinte d'un XXIe siècle qui ne connaît plus rien de tel.

5/5, un film d'une beauté manifeste, auquel le scénario sans faille de Julian Fellowes (récompensé par un Oscar) confère toute sa puissance
chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2011
Grand spècialiste des films de groupe, le regrettè Robert Altman a rèuni avec ce "Gosford Park" une distribution particulièrement prestigieuse (Kristin Scott Thomas, Maggie Smith, Helen Mirren, Michael Gambon, Alan Bates...) pour camper les hôtes d'un manoir anglais durant un week-end! Dèfinissant son oeuvre comme la rencontre des "Dix petits nègres" d'Agatha Christie et le classique maudit de Jean Renoir "La règle du jeu", Altman prend prètexte d'un crime pour montrer les interactions entre le monde des maîtres et celui de leurs valets! Un film esthètiquement beau et brillant qui oppose donc maîtres et serviteurs dans une dialectique très hègèlienne avec une comèdienne superbe qu'on voit trop peu au cinèma: la magnifique Kelly Macdonald...
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2021
Tableau corrosif et jubilatoire de l’aristocratie britannique régie par d’impitoyables rapports de classe, servi par une mise en scène super fluide, un scénario riche et une troupe d’acteurs impeccables.
Lucahuete
Lucahuete

19 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2011
Au moment du générique de fin, on en demande encore ! Un scénario brillant qui a mérité son Oscar et un casting anglais du même niveau. Altman a retranscrit à merveille l'ambiance des années 30. QUel plaisir de retrouver Kristin Scott Thomas, Maggie Smith et Michael Gambon !
Juliette-Moins-Clyde
Juliette-Moins-Clyde

24 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2011
Fable à la sauce hitchcockienne, Gosford Park est un film magique, qui absorbe son spectateur jusqu’au point de lui briser le cœur au générique de fin. La multitude de personnages, leurs problèmes, leur passé, leurs faux-semblants, forment un tumulte, mais une famille aussi. Les deux niveaux se côtoient, se cherchent, se flairent pendant que le spectateur apprivoise une intrigue étendue, une demeure sublime et un casting époustouflant. La fin surprend, heureusement, et cloue à merveille un film qui mérite tous les compliments.
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2014
L'un des derniers long-métrages de Robert Altman est un petit bijou d'observation satirique de la bonne société anglaise des années 30. En étudiant parallèlement le petit monde des maîtres et de leurs serviteurs, Altman reconstitue avec brio et un humour grinçant le tableau d'une époque qui s'achève, sans que les uns et les autres n'en aient tellement conscience.
Sous le prétexte d'un cluedo géant dans la campagne anglaise, "Gosford Park" (2001) réunit les aristocrates et leurs valets, oppose la vieille noblesse et les nouveaux riches, confronte les moeurs anglaises et américaines, dévoilant aux passage les secrets et les bassesses de chacun... La réalisation virtuose d'Altman ne fait que renforcer cette approche, avec ses montages parallèles et ses plans symétriques entre l'étage réservé aux maîtres et le quartier des domestiques.
On peut reprocher au film de multiplier les personnages à outrance, au point de perdre le spectateur qui passe la 1ère partie du film à identifier les protagonistes et surtout leurs liens respectifs. Mais cela fait partie du charme de cette oeuvre foisonnante, même si certains seront désappointés. N'attendez pas non plus une véritable enquête façon Agatha Christie ; l'énigme existe, elle est bien ficelée, mais ce n'est pas le coeur du film (d'ailleurs le meurtre survient très tard, et l'inspecteur est un incapable, rien à voir avec Poirot ou Holmes).
Si ces précisions ne vous ont pas refroidi, précipitez vous sur "Gosford Park", c'est un petit bijou, doté d'un casting formidable : Kristin Scott-Thomas, Clive Owen, Ryan Philippe, Helen Mirren, et la fine fleur des acteurs britanniques.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2009
Si on ne regarde que l'emballage, on croit n'avoir qu'à faire à une sorte de Cluedo à la différence que l'on connaît d'avance le lieu et l'arme du crime. Mais en fait l'intrigue policière n'est qu'un menu prétexte pour Robert Altman pour réaliser une critique sociale fondée sur le parallèle entre les domestiques et leurs maîtres, à la façon de Jean Renoir pour "La Règle du jeu". Mais si le film n'arrive pas au niveau de son illustre ainé français, en partie à cause du fait que l'intrigue est longue à se mettre en place et aussi parce que on s'emmèle un peu les pinceaux avec ses nombreux personnages, l'ensemble n'en est pas moins savoureux grâce à l'élégance de la mise en scène et à un casting sans faute. Une réussite indéniable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Vous voilà laché dans un espèce de Cluedo grandeur nature ... un scénario retors, des personnages chargés de principes et de préjugés ... une vision d'une société anglaise révolue ?
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2013
Le film est ambitieux, trop peut-être car quand le mot fin apparaît on se demande ce qu'on a réellement regardé ! Une énigme policière à la façon d'Agatha Christie ? Certainement pas, et d'ailleurs le réalisateur nous le montre bien en rendant son inspecteur grotesque. Alors une peinture de la haute bourgeoisie anglaise de l'entre deux guerre ? De ce point de vue ça se laisse regarder mais on reste vraiment sur sa faim.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2015
“Gosford Park” est sans doute la dernière œuvre importante de Robert Altman qui à près de 76 ans et plus de trente films derrière lui, montre que le cinéaste parfois un peu brouillon qu’on lui reprochait d’être, était capable d’une totale maitrise de son art. Rarement en effet, l’œil du cinéaste aura été aussi avisé et incisif, ne laissant rien au hasard dans cette histoire concoctée avec Julian Fellows auteur britannique (spécialiste de l’époque "édouardienne" de la société anglaise), qui derrière une intrigue policière dans l’esprit cher à Agatha Christie décortique les relations entremêlées entre maîtres et domestiques qui étaient encore de mise en 1932. La partie de chasse qui s’organise dans ce château tenu par un despote (formidable Michael Gambon) avec sa multitude d’invités de tous rangs venus pour la plupart « taper » le richissime maitre des lieux, est une occasion de plus pour Altman de dessiner ces portraits de groupe qu’il affectionnait tant. Une personne de bonne famille se déplaçant sans domestique est quelque chose d’impensable à cette époque et c’est, presque honteuse qu’une invitée avoue à la vénérable mais aussi impitoyable Comtesse de Trenham (Maggie Smith succulente) qu’elle n’a plus les moyens d’une telle charge. C’est donc un ballet étourdissant mais virtuose que nous offre Altman où, malgré l’immensité de la bâtisse et la répartition clairement établie des deux castes sur différents étages, il nous semble que rien de ce qui se passe en haut ne peut être ignoré en bas. La confusion est en premier entretenue par les maîtres eux-mêmes qui demandent à leurs domestiques de changer leur patronyme pour l’occasion en adoptant à des fins pratiques celui de leur employeur. C’est le tour de force du scénario, tout en nous distrayant, de nous montrer au-delà du mépris presque inconscient de cette classe privilégiée pour ceux qui la servent, que le rapport de force n’est pas si déséquilibré qu’on voudrait bien le croire. N’ayant aucune vie privée car étant au service de jour comme de nuit, ces gens de maison finissent par s’identifier à la vie de leur maître avec cet avantage de pouvoir traîner leurs oreilles où et quand il le faut. C’est donc une mine d’informations qui est drainée au quotidien, qu’il leur revient d’utiliser judicieusement pour améliorer leur sort à travers un statut de confident indispensable. Ce jeu relationnel captivant dont Altman se délecte et nous avec lui, ne peut faire oublier, on l’a déjà dit, le mépris qui revient au galop dès qu’une initiative est jugée malheureuse ou inconvenante, ni la faculté de la communauté mâle des dominants à considérer que la moindre des politesses est d’user à sa guise des charmes ancillaires. Altman et Fellows n’ont bien sûr rien caché des pratiques délétères récurrentes qui s’installent fatalement avec le pouvoir trop grand que délivre une domination sociale trop marquée. L’ensemble est magnifiquement filmé par Altman qui toujours iconoclaste a volontairement choisi de laisser un peu derrière lui l’intrigue policière, jugeant sans doute que d’autres avant lui comme Sidney Lumet («Le crime de l’Orient Express » en 1974) ou Guy Hamilton (« Le miroir se brisa » en 1980, « Meurtre au soleil » en 1982) avaient correctement exploré le genre. L’aura d’Altman revenue à son maximum à ce stade de sa carrière et depuis le succès critique de « Short Cuts » (1993), attira à lui sans problème une pluie de stars anglaises ravies, dont un Alan Bates sur le retour, d’endosser les costumes d’époques et d’être dirigées par le maître.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2006
Un joyau d'étude psychologique des personnages, qui se croisent et se mêlent en un joyeux capharnaüm de sentiments et de rapports de force. La caméra de Altman se promène de pièce en pièce, comme si elle n'avait qu'à capter les murmures pour fixer sur l'image les prémices d'un meurtre qu'on nous promet dès le début et qui finalement n'advient que vers la fin du film, comme si l'important ne se situait pas dans le prétexte policier à cette peinture de la nature humaine. Du pur plaisir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 février 2007
Pour une fois je vais être concis, car que dire à part que ce film est, à mes yeux, un véritable CHEF-D'OEUVRE... Vous ne pouvez pas ne pas le voir...
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2013
Un film noir comme je les aime aux franches allures de roman d'Agatha Christie et aux rapports humains magnifiquement complexes. Casting impérial. Pas un chef d'oeuvre en soi car on progresse là en terrain connu mais un excellent travail d'écriture au charme désuet et à la mise en scène jubilatoire si on aime le genre.
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