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2,5
Publiée le 31 décembre 2023
Après avoir réalisé eux-mêmes le court-métrage qu'ils avaient écrit en 2016, Phil Drinkwater et Tim Woodall ont cette fois-ci laissé les manettes à Jacob Gentry pour l'adaptation de leur scénario en long-métrage. Le casting change, mais l'histoire reste la même avec un archiviste qui tombe sur une série d'émissions pirates étranges et qui va tenter de percer leur mystère. "Broadcast Signal Intrusion" s'inspire de véritables incidents comme celui de Max headroom durant le journal télévisé puis pendant un épisode de "Doctor Who". Ces vidéos qui ont été diffusées pendant les programmes ressemblent un peu à celles que l'on dit venir du dark web de nos jours alors que ce n'est même pas le cas. Des vidéos dérangeantes pour notre esprit alors qu'elles n'ont rien de vraiment spécial. Il n'y a qu'à voir celle "Tara the Android" qui a notamment inspiré les scénaristes. C'est d'ailleurs plus le son qui perturbe que ce qui est montré. Les deux scénaristes partent donc d'un point de départ assez intéressant pour introduire leur personnage principal, un archiviste fragile psychologiquement qui va littéralement devenir obsédé par ces vidéos. Pas que puisqu'il va également devenir parano et penser qu'il est traqué et espionné alors qu'il avance dans son enquête. Il est vrai que l'histoire est très intrigante, mais j'ai toujours eu cette sensation en regardant le film que j'allais être déçu par la résolution et ce fut le cas. L'enquête n'est jamais réellement captivante, mais le film n'est jamais ennuyeux grâce à son ambiance sinistre et aussi parce qu'on a autant envie que James de savoir ce qui se cache derrière ces vidéos. Malheureusement, on a toujours l'impression de foncer dans le mur et ce dénouement décevant ne fait que confirmer cette impression. Bref, un film qui se laisse voir, mais sans plus.
A la fin des 90’s, un archiviste vidéo déterre une série d’émissions de pirates sinistres et en devient obsédé…
Il y a un petit quelque chose de Blow Up (1967) (et de Blow Out (1981) évidemment) à travers ce thriller paranoïaque et conspirationniste, mais les comparaisons s’arrêtent là. Avec Broadcast Signal Intrusion (2021), Jacob Gentry peine durablement à convaincre, si bien que ses 90 petites minutes nous en paraissent le double. La mise en scène est soporifique (les lignes de dialogues se font rares et l’enchaînement des rebondissements n’a aucune valeur ajoutée).
Enfin, côté interprétation, c’est la douche froide avec Harry Shum Jr., trop inexpressif pour convaincre, on ne parvient jamais à s’identifier ou à ressentir la moindre émotion. Malgré cela, il faudra néanmoins reconnaître une belle photo et d’excellents effets visuels (notamment le traitement de l’image, typique des VHS).